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	<title>Tribuna Libre &#187; Islam y Mundo Árabe</title>
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	<description>Revista de Prensa: Tribuna Libre</description>
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		<title>Le monde arabe est-il vraiment en &#8220;hiver&#8221; ?</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Peter Harling</strong>, directeur des activités de l&#8217;International Crisis Group en Egypte, en Syrie et au Liban (LE MONDE, 01/02/12):</p>
<p>Si le <em>&#8220;printemps arabe&#8221;</em> suscitait l&#8217;enthousiasme aux beaux jours, le pessimisme est désormais de saison. Dans les médias, un glissement sémantique s&#8217;est opéré du thème révolutionnaire vers un registre à connotations négatives, où le triomphe des islamistes, les dynamiques de guerre civile, la désillusion et l&#8217;impuissance figurent en bonne place. Aussi les commentaires donnent-ils la part belle aux clivages identitaires, au retour en force des réactionnaires, aux ingérences étrangères jugées nécessaires ou désastreuses, ou encore à des processus de &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39962/le-monde-arabe-est-il-vraiment-en-hiver/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Peter Harling</strong>, directeur des activités de l&#8217;International Crisis Group en Egypte, en Syrie et au Liban (LE MONDE, 01/02/12):</p>
<p>Si le <em>&#8220;printemps arabe&#8221;</em> suscitait l&#8217;enthousiasme aux beaux jours, le pessimisme est désormais de saison. Dans les médias, un glissement sémantique s&#8217;est opéré du thème révolutionnaire vers un registre à connotations négatives, où le triomphe des islamistes, les dynamiques de guerre civile, la désillusion et l&#8217;impuissance figurent en bonne place. Aussi les commentaires donnent-ils la part belle aux clivages identitaires, au retour en force des réactionnaires, aux ingérences étrangères jugées nécessaires ou désastreuses, ou encore à des processus de réforme en trompe-l&#8217;œil.</p>
<p>Il n&#8217;y a rien d&#8217;étonnant à ce que le moment fulgurant des révolutions éclairs, en Tunisie et en Egypte, cède le pas à une grande confusion. Presque partout dans le monde arabe, nous assistons à une renégociation, plus ou moins ambitieuse et violente, de tout un contrat social. A la complexité des cas individuels s&#8217;ajoutent leurs fortes corrélations, dans une région en ébullition, où le <em>&#8220;modèle tunisien&#8221;</em> est discuté jusqu&#8217;au fin fond des campagnes syriennes.</p>
<p>L&#8217;articulation de crises domestiques profondes et d&#8217;enjeux stratégiques cruciaux, renvoyant à la place de l&#8217;Iran et d&#8217;Israël sur la scène internationale. Enfin, face à des bouleversements historiques, dont l&#8217;ampleur et la nature ne nous seront intelligibles qu&#8217;a posteriori, les acteurs sociaux et politiques – y compris les plus rationnels et les plus dangereux – en sont réduits à l&#8217;improvisation, faisant de leurs erreurs de jugement un inquiétant facteur d&#8217;incertitude.</p>
<p>Ce qui est frappant n&#8217;est pas tant le désordre qu&#8217;un désir de le clarifier. Un an après la fuite du président Ben Ali, beaucoup aimeraient que l&#8217;heure des bilans ait déjà sonné. Au lieu de tirer des conclusions au moment où il est plus que jamais difficile de le faire, il s&#8217;agit plutôt de s&#8217;arracher à une temporalité journalistique – qui, quand elle ne réduit pas des processus historiques à des crises, est prompte à les qualifier d&#8217;impasse.</p>
<p>Ce qui rend les transitions en cours impossibles à juger, c&#8217;est qu&#8217;elles font apparaître d&#8217;innombrables tensions latentes au sein des sociétés de la région, au moment même où elles font disparaître les moyens traditionnels de leur gestion, puisque les procédés habituels des régimes sont très exactement ce que leurs sujets ne tolèrent plus. L&#8217;enjeu de ces renégociations consiste justement à recréer des mécanismes de règlement des conflits sociaux, sur des bases nouvelles elles-mêmes source de conflits. Il n&#8217;est dons pas surprenant de les voir susciter des désaccords, voire des violences. Le véritable point d&#8217;interrogation porte sur l&#8217;apparition de systèmes politiques accordant une importance centrale à la légitimité populaire, dans une région qui en a jusqu&#8217;à présent été dépourvue.</p>
<p>Dans l&#8217;ère postcoloniale, les pouvoirs en place dans le monde arabe ont mobilisé trois formes de légitimité, à savoir stratégique, clientéliste et autoritaire. Tout d&#8217;abord, ils se sont établis dans un certain rapport avec le jeu des grandes puissances, en tant que garants de leurs intérêts ou, au contraire, symboles d&#8217;émancipation et de résistance. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, de cette posture dérivait des ressources (alliances politiques, soutien financier, fournitures d&#8217;armes) indispensables à la perpétuation des régimes.</p>
<p>Ensuite, ils ont assuré une meilleure répartition des ressources disponibles au sein de leurs sociétés, après des siècles de concentration des richesses entre les mains d&#8217;une élite circonscrite et de pillage par des puissances extérieures. Enfin, et dans le prolongement d&#8217;une tradition coloniale bien ancrée, tous ont justifié l&#8217;autoritarisme comme le seul ciment de sociétés fragiles, menacées de régression et d&#8217;éclatement par des forces obscurantistes, de l&#8217;islamisme au tribalisme en passant par les clivages communautaires. L&#8217;Etat s&#8217;est ainsi construit comme un appareil de redistribution et de contrôle, à l&#8217;encontre de toute notion de citoyenneté.</p>
<p>Les rares expériences démocratiques tentées ces dernières décennies, susceptibles d&#8217;introduire un nouveau rapport à l&#8217;Etat, ont toutes été sabordées. Au Liban et en Irak, l&#8217;institutionnalisation du partage communautaire des prérogatives politiques, sous le mandat français et l&#8217;occupation américaine réciproquement, enferme les électeurs dans un système qui renforce les fractures ethniques et confessionnelles. En Algérie et en Palestine, les tentatives d&#8217;ouverture du jeu politique à la participation populaire ont fait long feu suite au rejet brutal du vote islamiste, débouchant dans les deux cas sur des affrontements laissant des séquelles durables.</p>
<p>Les transitions qui se jouent aujourd&#8217;hui reflètent naturellement cet héritage. Les régimes, mis au défi des mobilisations populaires, n&#8217;ont pas hésité à jouer sur les registres habituels : ils appellent leurs alliés au secours et crient au complot étranger ; paternalistes, ils distribuent avantages et concessions ; et ils agitent la peur du chaos, en se référant notamment à l&#8217;Algérie et à l&#8217;Irak. Ils répriment certes, mais ils tentent surtout de saborder les expressions de citoyenneté que sont des manifestations non violentes et socialement transversales en tâchant de réintroduire les clivages dont ils ont toujours su jouer. Les sociétés, elles, tentent instinctivement de les dépasser, travail ardu compte tenu des anxiétés profondément ancrées et des structures (sociales, religieuses, médiatiques, politiques) qui tendent traditionnellement à les enraciner.</p>
<p>Ce n&#8217;est donc pas un hasard si les questions identitaires – notamment les relations intercommunautaires, les particularismes régionaux, et le rôle de l&#8217;Islam dans l&#8217;Etat – sont déterminantes dans les transformations enclenchées à travers la région, qu&#8217;il s&#8217;agisse de révolutions ou de réformes. Car ces tensions régimes les exacerbaient, les manipulaient et les maîtrisaient tout à la fois. Aujourd&#8217;hui au moins, une chance se dessine de voir émerger des systèmes politiques n&#8217;excluant pas tout sentiment de citoyenneté. Déjà, un foisonnement d&#8217;initiatives citoyennes fourmille dans toute la région. C&#8217;est le versant caché de l&#8217;histoire, occulté par la violence de la répression, le triomphe électoral des islamistes et les grands enjeux stratégiques.</p>
<p>Pour l&#8217;heure, les sociétés se trouvent mises à nu, transparentes à elles-mêmes et au reste du monde, et pour la première fois contraintes de faire face à leurs propres démons. Plus moyen d&#8217;ignorer le quasi-apartheid qui s&#8217;est instauré à Bahreïn entre minorité sunnite au pouvoir et majorité shiite. Le sécularisme de l&#8217;Etat et des élites tunisiennes va bien devoir s&#8217;accommoder d&#8217;une société conservatrice longtemps méprisée. Le caractère pluriel de la société syrienne exige de repenser le pacte social plutôt que de miser, qui sur le prétendu garde-fou que constituerait le régime actuel, qui sur une mythique convivialité intercommunautaire que le régime serait le seul à menacer. En Libye, l&#8217;absence d&#8217;un Etat, et même d&#8217;un centre autour duquel il pourrait s&#8217;organiser, n&#8217;est plus escamotée par l&#8217;utopie d&#8217;un tyran. Et l&#8217;Egypte, où la société aime tant s&#8217;imaginer homogène et consensuelle, ne pourra résoudre ses conflits – sur la place à accorder à l&#8217;armée, à l&#8217;Islam et aux Chrétiens notamment – sans d&#8217;abord accepter leur existence de plus en plus flagrante. Les lignes de faille des sociétés arabes sont désormais béantes et manifestes ; il s&#8217;agit maintenant de les reconnaître et de les assumer.</p>
<p>En Occident, l&#8217;obsession de l&#8217;islamisme continue à orienter les perceptions de ces changements pourtant complexes. Le succès de tout processus de démocratisation reposera pourtant sur sa capacité à produire une image relativement fidèle et nuancée de la société. Accepter le produit de décennies d&#8217;islamisation insidieuse des sociétés arabes, encouragée par la fermeture des systèmes politiques et exploitée comme justification du statu quo, en fera partie, à moins de précipiter des conflits qui se feront au détriment de toute démocratie. Dans la recherche d&#8217;une représentation plus juste des sociétés, il est du reste absurde de se référer à la seule aune de l&#8217;Islam. De graves déséquilibres géographiques (entre la côte et l&#8217;arrière-pays tunisien par exemple) pourraient être réparés. Par endroits, la résurgence des élites urbaines (en Libye et en Syrie notamment) s&#8217;articule avec la réaffirmation des masses populaires, dans une région où leurs relations ont généralement été antagoniques. Et le rapport des diasporas à leurs pays d&#8217;origine, longtemps dominé par l&#8217;exode économique et l&#8217;exil politique, voit naitre un sentiment nouveau de fierté et de destinée partagée.</p>
<p>Ces processus de renégociation profonde du pacte social ont la particularité d&#8217;être profondément intuitifs. Bien qu&#8217;ils subissent un lourd héritage du passé, ils se distinguent par une étonnante absence de modèle à suivre pour tracer l&#8217;avenir. Ils se déroulent en effet dans une ère post-idéologique, définie par l&#8217;effondrement successif des grands paradigmes politiques et économiques. Même l&#8217;<em>&#8220;islamisme&#8221;</em>, en tant que projet de transformation de l&#8217;Etat, porte les stigmates de ses nombreuses impasses (de l&#8217;Algérie à l&#8217;Afghanistan en passant par l&#8217;Arabie Saoudite et l&#8217;Iran) et tend à se recentrer autour de questions de bonnes mœurs, jusque dans la <em>&#8220;bonne gouvernance&#8221;</em>. Or sans grande vision à offrir, point de figures populistes de leadership, d&#8217;intellectuels chargés d&#8217;élucider le monde, ou de médias se contentant de propager le dogme. Les positionnements individuels tendent à se nourrir de multiples influences, dans un foisonnement dont on n&#8217;a aucune idée, au fond, de ce qu&#8217;il produira à terme.</p>
<p>Pour les acteurs politiques, s&#8217;adapter à de telles incertitudes pose problème, évidemment. Pour l&#8217;instant, une règle fort simple semble s&#8217;appliquer : ceux qui ont le moins à perdre y réussissent le mieux. De tous les mouvements islamistes, le parti tunisien al-Nahda est le plus en phase avec l&#8217;air du temps : de retour d&#8217;exil dans un pays où ses structures avaient été éradiquées, il avait toute liberté de se couler dans le jeu démocratique émergent, en mobilisant cadres, militants et électeurs autour d&#8217;un discours inclusif et d&#8217;un programme de gouvernement. Par contraste, l&#8217;immense mécanique des Frères Musulmans égyptiens, enracinée de longue date, continue sur sa lancée – avec des structures dirigeantes opaques, un discours ambigu, un projet de prédication plus qu&#8217;une vision politique. Cela ne les a pas empêché de faire un score spectaculaire aux élections, mais ce triomphe ne fait qu&#8217;accroître les attentes d&#8217;une population qui exige des progrès rapides et concrets – et pas simplement davantage d&#8217;Islam.</p>
<p>Sur le plan stratégique, une même distinction reste valide. La Turquie a su surfer sur la vague de l&#8217;opinion publique parce qu&#8217;elle n&#8217;était encombrée d&#8217;aucune des pesanteurs qui paralysaient les Etats-Unis et l&#8217;Europe : la sécurité d&#8217;Israël, la peur des islamistes, et la stabilité des monarchies pétrolières du Golfe. Le Qatar, régime richissime et <em>&#8220;hors sol&#8221;</em>, puisque sans véritable peuple, n&#8217;avait pas à s&#8217;inquiéter  d&#8217;un possible effet de contagion, à la différence de ses voisins, notamment saoudiens. L&#8217;Iran et le Hizbollah, pour leur part, ont applaudi les mobilisations populaires tant qu&#8217;elles déstabilisaient les suppôts de l&#8217;Occident mais s&#8217;arrêtaient aux frontières de l&#8217;axe de la résistance ; au-delà, tout n&#8217;était forcément que complot. Hamas, qui a depuis longtemps fait le pari de l&#8217;opinion publique arabe, qui considère son musèlement comme le principal obstacle à la promotion de la cause palestinienne, et qui était de plus en plus embouti dans une bande de Gaza assiégée, avait plus à espérer qu&#8217;à craindre d&#8217;une redistribution des cartes à l&#8217;échelle de la région. Bien sûr, Israël ne pouvait que faire le calcul inverse.</p>
<p>Que <em>&#8220;ceux qui ont le plus à perdre changent le moins&#8221;</em> soit un truisme, soit, mais c&#8217;est aussi une clef de compréhension des points de fixation à attendre parmi des bouleversements initiés par ceux, justement, qui pensent avoir si peu à perdre qu&#8217;ils sont disposés à descendre dans les rues au sacrifice de leur vie. En Egypte, où la scène politique est moins morcelée que dominée par deux acteurs hégémoniques et rivaux, l&#8217;armée et les Frères Musulmans, leur acceptation du processus politique à condition qu&#8217;il valide leurs ambitions de contrôle risque de compliquer toujours davantage la transition.</p>
<p>Sur la scène régionale, les principaux acteurs des grands conflits stratégiques, après une forme de trêve liée à leur confusion initiale, ont progressivement durci leurs positions. Aujourd&#8217;hui, les Etats-Unis soutiennent Israël plus aveuglement que jamais, font monter la pression sur l&#8217;Iran, voient dans le renversement du régime syrien l&#8217;occasion d&#8217;affaiblir le Hizbollah, et font mine de rien lorsque leurs alliés du Golfe répriment toute dissension. Les ennemis de Washington ne se privent pas, naturellement, de lui donner le change. Sous une forme ou sous une autre, les perspectives de guerre, en Iran, en Syrie, au Liban ou à Gaza hantent de nouveau la région. Ces tensions vont probablement peser de plus en plus lourd sur le cours des évènements. Elles pourraient constituer une source de régression possible, en détournant l&#8217;attention ou en influençant l&#8217;issue des conflits domestiques qui perdurent.</p>
<p>Mais dans une période de recompositions sociales et politiques de grande amplitude, le plus sûr est d&#8217;admettre que nous n&#8217;en savons rien. La conduite la plus rationnelle, face à un niveau d&#8217;incertitude déroutant pour une zone si explosive, serait de calmer le jeu, en essayant de dissocier autant que possible les crises nationales des grands enjeux stratégiques. C&#8217;est ce que les mouvements de protestation, dans l&#8217;ensemble, ont fait instinctivement, en mettant de côté les questions traditionnellement mobilisatrices de politique étrangère. Mais celles-ci reviennent en force, pour le meilleur et pour le pire, dans une gigantesque aventure où tout ce que l&#8217;on croyait connaître de la région pourrait être remis en question.</p>
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		<title>Al Qaeda pierde, los hermanos ganan</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 07:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Fidel Sendagorta</strong>, diplomático (ABC, 31/01/12):</p>
<p>EL año 2011 ha sido testigo de dos acontecimientos con hondas repercusiones sobre la evolución de las relaciones internacionales: la caída de Bin Laden y las revoluciones árabes. Ambos han recibido, por separado, una gran atención en los medios de comunicación, pero no se ha insistido lo suficiente en las poderosas conexiones entre el uno y el otro. La eliminación del líder yihadista simboliza el fin de esta guerra de los diez años que tiene su origen en el agresivo desafío lanzado por Al Qaeda el 11 de septiembre de 2001 en pleno &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39931/al-qaeda-pierde-los-hermanos-ganan/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Fidel Sendagorta</strong>, diplomático (ABC, 31/01/12):</p>
<p>EL año 2011 ha sido testigo de dos acontecimientos con hondas repercusiones sobre la evolución de las relaciones internacionales: la caída de Bin Laden y las revoluciones árabes. Ambos han recibido, por separado, una gran atención en los medios de comunicación, pero no se ha insistido lo suficiente en las poderosas conexiones entre el uno y el otro. La eliminación del líder yihadista simboliza el fin de esta guerra de los diez años que tiene su origen en el agresivo desafío lanzado por Al Qaeda el 11 de septiembre de 2001 en pleno corazón de la superpotencia norteamericana. Una década después, Al Qaeda solo conserva ya su fuerza en ciertos territorios marginales fuera del control de estados débiles en el Sahel, Yemen y Somalia. Pero a pesar de estos coletazos, se puede afirmar que Al Qaeda ha sido derrotada en tanto que la principal amenaza para la seguridad mundial en la que se había convertido. Y esta derrota ha sido desde luego militar y policial, a manos de los Estados Unidos y sus aliados. Pero quizás sea aún más relevante el hecho de que la derrota haya sido también ideológica y política como consecuencia de los cambios revolucionarios registrados hasta el momento en Túnez, en Libia y, sobre todo, en Egipto. Estas transformaciones, de un alcance histórico difícil de exagerar, han liquidado los regímenes que habían surgido de las independencias árabes en los años 50 y 60, y han abierto procesos de democratización que han alcanzado también a monarquías reformistas como la marroquí. Y las elecciones convocadas en los últimos meses en estos países han dado la victoria a partidos islamistas directa o indirectamente emparentados con los Hermanos Musulmanes. Su llegada al poder de la mano de un amplio apoyo popular significa, ni más ni menos, que éstos han vencido a los yihadistas en el pulso para ganarse los corazones y las mentes de los árabes.</p>
<p>Es cierto que el conflicto sangriento entre Occidente y Al Qaeda de los últimos años ha opacado esta otra pugna de naturaleza más ideológica que tenía lugar en el interior del movimiento islamista, enfrentando a los partidarios de la yihad global con los que defendían la transformación de los regímenes árabes por vías exclusivamente políticas. En realidad, la Asociación de los Hermanos Musulmanes, fundada en Egipto en 1928, fue durante mucho tiempo la casa común de todos los islamistas. Pero ya en los años 70 se produce una bifurcación ideológica en el movimiento que podemos ilustrar con el itinerario de dos egipcios que compartieron militancia en la cofradía. El primero de ellos es Ayman el Zawahiri, un médico de 60 años que dejó a los Hermanos para unirse al grupo terrorista que acabaría asesinando a Sadat. Años después se convertirá en el líder de Al Qaeda tras la muerte de Bin Laden. El otro personaje es Mohamed Badie, un veterinario elegido en 2010 como Guía Supremo de los Hermanos Musulmanes. A diferencia de su antiguo correligionario, Badie nunca abandonó la paciente apuesta por aumentar la influencia religiosa, social y política de la cofradía en Egipto.</p>
<p>Los yihadistas, en cambio, no solo consideraban que esta larga espera era inútil sino que criticaban duramente a los Hermanos por participar en el juego político de los estados «impíos», prestándoles así su legitimación. Para ellos, la situación estaba madura para pasar a la ofensiva y conseguir la adhesión de los musulmanes en todo el mundo mediante la realización de atentados espectaculares contra el imperio y sus aliados. Podría parecer un planteamiento utópico, pero la victoria en Afganistán frente la URSS, toda una superpotencia mundial, les dio alas para pensar que la relación de fuerzas estaba cambiando a su favor. De ahí surgen los planes para el 11 S y los choques de esta última década. Lo cierto es que durante unos años esta doctrina guerrera despertó en muchos jóvenes de la región un fuerte atractivo, muy superior al que inspiraban las grises políticas posibilistas de los encorbatados Hermanos. Sin embargo, son estos los que viven ahora el momento dulce de la victoria popular.</p>
<p>Y desde nuestra perspectiva se podría pensar que es también la hora del triunfo intelectual de Huntington sobre Fukuyama. En efecto, la llamada primavera árabe parecía anunciar una nueva extensión de la democracia liberal, que se sumaba así a las oleadas anteriores en Europa del Este, Asia, América Latina y el sur de Europa. Tras los éxitos electorales islamistas, esta manifestación de optimismo liberal, que asociamos con la obra de Fukuyama, daba paso a una interpretación más huntingtoniana en la que los valores no son ya universales sino que proceden de civilizaciones que marcan aún más sus diferencias para dar respuesta al deseo de pertenencia que provoca la globalización.<br />
Ahora bien, a pesar de sus méritos respectivos, ninguno de estos dos grandes relatos de las relaciones internacionales dan plena razón de los desafíos que se viven en esta parte del mundo. Por el contrario, Arnold Toynbee se adelantó a ambos autores al ofrecer algunas claves culturales que conservan plena vigencia para desentrañar los actuales dilemas árabes. En efecto, el historiador británico se refiere a las diferentes reacciones en la sociedad judía de principios de nuestra era ante los avances del imperio romano, para explicar de forma más general cuáles son las diferentes estrategias que puede desarrollar un pueblo ante el reto planteado por una cultura extranjera más potente y dinámica que la propia. Una primera respuesta sería la de los zelotes, encerrados en un meticuloso cumplimiento de la tradición que se combina con una insurrección violenta que algunos han visto como un antecedente remoto del terrorismo. La otra opción sería la defendida por los partidarios de Herodes el Grande, que propugnaban una adaptación al poder dominante de los romanos hasta aprender de ellos lo necesario para fortalecer a la cultura judía. No sería difícil encontrar analogías con ambas visiones en la actual relación entre los países árabes y Occidente: los yihadistas serían un trasunto islámico de los zelotes, mientras que los regímenes surgidos de la independencia habrían desarrollado pautas propias de los herodianos. Sin embargo, Toynbee considera que ninguna de estas alternativas es la adecuada para enfrentarse con un desafío semejante. En su opinión, la respuesta más prometedora vendrá de la búsqueda de una síntesis entre la cultura dominante extranjera y la cultura local que quiere seguir siendo ella misma.</p>
<p>¿Dónde situar a los Hermanos Musulmanes en este dilema que viven los países árabes? Pues bien, esta cuestión está todavía abierta, pero lo cierto es que en el movimiento islamista conviven los zelotes integristas con otras tendencias que reflexionan, con todas las contradicciones que se quiera, sobre cómo impulsar procesos de modernización política y económica a partir de categorías propias. Por el momento hay no pocos interrogantes sobre el papel que los Hermanos reservan a la mujer y también incertidumbre sobre cómo se vaya a aplicar una concepción de la democracia que no es necesariamente liberal. Y allí donde existe, la minoría cristiana contempla con aprensión la posibilidad de una creciente islamización de la sociedad bajo la presión añadida de los salafíes. El camino no será fácil, pero otros países musulmanes como Turquía e Indonesia han demostrado que la síntesis cultural es el enfoque con un mayor potencial para encontrar fórmulas viables de modernización.</p>
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		<title>La desmilitarización de la política de los gobiernos musulman</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/39852/la-desmilitarizacion-de-la-politica-de-los-gobiernos-musulman/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 21:54:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Fuerzas Armadas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.almendron.com/tribuna/?p=39852</guid>
		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Shahid Javed Burki</strong>, ex Ministro de Finanzas de Pakistán y Vicepresidente del Banco Mundial, y actualmente  presidente del Instituto de Políticas Públicas, con sede en Lahore. Traducido del inglés por Rocío L. Barrientos (Project Syndicate, 25/01/12):</p>
<p>¿Pueden los gobiernos musulmanes liberarse de los poderosos ejércitos de sus países y establecer control civil comparable al que se encuentra en las democracias liberales?  Esta pregunta es ahora de suma importancia en países tan dispares como ser Egipto, Pakistán y Turquía.</p>
<p>Entender el pasado de la región ayuda a predecir cómo se desarrollará esta lucha. Desde la fundación del Islam en &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39852/la-desmilitarizacion-de-la-politica-de-los-gobiernos-musulman/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Shahid Javed Burki</strong>, ex Ministro de Finanzas de Pakistán y Vicepresidente del Banco Mundial, y actualmente  presidente del Instituto de Políticas Públicas, con sede en Lahore. Traducido del inglés por Rocío L. Barrientos (Project Syndicate, 25/01/12):</p>
<p>¿Pueden los gobiernos musulmanes liberarse de los poderosos ejércitos de sus países y establecer control civil comparable al que se encuentra en las democracias liberales?  Esta pregunta es ahora de suma importancia en países tan dispares como ser Egipto, Pakistán y Turquía.</p>
<p>Entender el pasado de la región ayuda a predecir cómo se desarrollará esta lucha. Desde la fundación del Islam en el siglo VII, se ha mantenido una tradición de profundo compromiso de participación de los militares en la política y la gobernabilidad. De hecho, el aumento de la capacidad militar del Islam ayudó a que éste se extienda rápidamente por todo el mundo.</p>
<p>El ejército fue el responsable de la implantación del Islam en todo el Oriente Medio, así como en Persia, el sur de Europa, y el sub-continente indio. Además, una vez que un estado musulmán se establecía en las tierras recién conquistadas, el ejército se convertía en parte integral de su gobierno.</p>
<p>La incorporación de los militares en el estado fue más prominente en el Imperio Otomano, cuyos gobernantes crearon un nuevo tipo de fuerza militar que reclutó a sus miembros, en su mayoría, de las partes de Europa gobernadas por el Islam. Estos jenízaros (jóvenes cristianos reclutados para servir en las unidades de infantería otomana) o eran reclutados en Europa o eran secuestrados de los países que estaban bajo control otomano.</p>
<p>A los Jenízaros no se les permitía casarse o tener bienes propios, lo que evitaba que desarrollen lealtades fuera de la corte imperial. Pero, después de que se levantaron estas restricciones en el siglo XVI y hasta su exterminio en el siglo XIX, los jenízaros se convirtieron en un grupo extremadamente poderoso en Estambul (e incluso establecieron su propia dinastía en Egipto).</p>
<p>El dominio militar en los países musulmanes sobrevivió hasta la caída del Imperio Otomano a principios del siglo XX. Las potencias coloniales que llenaron el vacío dejado por este imperio en decadencia tenían sus propios ejércitos, y por lo tanto no necesitan las fuerzas locales para gobernar. Sin embargo, cuando los europeos se retiraron del mundo musulmán en el siglo XX, estas fuerzas se apresuraron a regresar para capturar el control de la política.</p>
<p>Los militares llegaron al poder en Egipto, Pakistán y otros países árabes a principios y mediados del siglo XX. En Turquía, los militares se proclamaron los guardianes de la República laica de Turquía, fundada en el año 1923 por Mustafa Kemal Atatürk, quien, también, era militar.</p>
<p>Hoy en día, las revoluciones que desestabilizan gran parte del mundo musulmán están plagadas del pasado militar del Islam. En la primera fase de estos levantamientos populares, aquellos que habían sido excluidos política y económicamente  comenzaron a exigir inclusión y participación. Ahora, una segunda fase está en marcha, esta fase está marcada por un esfuerzo serio por despojar a la antigua clase militar de su poder. Esta lucha se manifiesta de diferentes maneras en Egipto, Turquía y Pakistán.</p>
<p>En Egipto, la toma de control por parte los militares de la transición política tras el derrocamiento del ex presidente Hosni Mubarak no es aceptable, tanto para las fuerzas musulmanas como para las laicas. La mayoría de los egipcios quiere que los soldados abandonen la política y regresen a sus cuarteles.</p>
<p>Essam el-Erian, cuya Partido Islamista Libertad y Justicia ha ganado recientemente la mayoría de los escaños en las elecciones parlamentarias de Egipto, dijo recientemente que los hermanos musulmanes (a los que el partido está estrechamente vinculado), no esperan que los gobernantes militares abandonen el poder voluntariamente. Se tendrá que persuadir a los militares para que abandonen el poder, y si eso no funciona, deberán ser obligados a abandonarlo. En última instancia, el primer paso del parlamento para la eliminación de los militares sería defender la autoridad que tiene dicho parlamento tiene para elegir a los miembros de una Asamblea Constituyente de 100 personas que ya ha sido planificada.</p>
<p>Mientras tanto, en Turquía, el Partido Justicia y Desarrollo, que tiene fuertes raíces en la tradición islámica del país, en la actualidad está tratando de limitar el rol que desempeñan los militares. Las fuerzas armadas, sin embargo, reclamar un mandato constitucional para proteger las tradiciones laicas de la República. Y, los generales de Turquía han intervenido en la política en varias ocasiones para defender al kemalismo – la ideología laica de modernización de Atatürk que condujo a la Turquía islámica hacia un liberalismo de estilo europeo.</p>
<p>Sin embargo, de los tres países, Turquía es el país que ha tenido más éxito en la desmilitarización de su política. El carismático primer ministro, Recep Tayyip Erdoğan, tras haber ganado tres elecciones consecutivas, ha sido capaz de ejercer su autoridad sobre los militares. De forma polémica, ha encarcelado al general de más alto rango del ejército, İlker Basbug, a quien los fiscales turcos han acusado – según la opinión de muchos de manera inverosímil – de conspirar para derrocar al gobierno.</p>
<p>Finalmente, el ejército de Pakistán, que ha gobernado el país durante la mitad de sus 64 años de historia, está luchando enérgicamente por retener su influencia sobre la formulación de políticas. Humillado por su incapacidad para controlar las operaciones militares de Estados Unidos, incluyendo la que mató a Osama bin Laden, el ejército está tratando de tener participación en el actual desarrollo de las relaciones del país con India y los EE.UU. Sin embargo, temerosos de provocar una hostilidad generalizada, los líderes militares recientemente han indicado que no tienen ninguna intención de intervenir en la política.</p>
<p>Desde que comenzó la Primavera Árabe, cuatro regímenes establecidos desde larga data han sido removidos del poder, mientras que otros están bajo creciente presión; todo ello da esperanzas a los árabes de a pie sobre que sus demandas ya no serán ignoradas, y que aquellos que los gobiernan estarán atentos a las necesidades de los ciudadanos. Pero eso – la verdadera revolución – sucederá sólo cuando los verdaderos representantes de los ciudadanos, en vez de los militares, sean quienes empiezan a fijar el rumbo de la política de sus países.</p>
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		<title>How to Integrate Europe’s Muslims</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 21:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Política Inmigración]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Jonathan Laurence</strong>, an associate professor of political science at Boston College and the author of <em>The Emancipation of Europe’s Muslims: The State’s Role in Minority Integration</em> (THE NEW YORK TIMES, 24/01/12):</p>
<p>Two weeks ago, dozens of cars were set alight in the French city of Clermont-Ferrand after a 30-year-old truck driver, Wissam El-Yamni, was roughed up and then died while in police custody. The uproar underscored the hostility of young minority men toward authority across communities in Europe, an antipathy that has at times led to deadly violence.</p>
<p>The failure of Islamic integration in Europe is often attributed &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39866/how-to-integrate-europes-muslims/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Jonathan Laurence</strong>, an associate professor of political science at Boston College and the author of <em>The Emancipation of Europe’s Muslims: The State’s Role in Minority Integration</em> (THE NEW YORK TIMES, 24/01/12):</p>
<p>Two weeks ago, dozens of cars were set alight in the French city of Clermont-Ferrand after a 30-year-old truck driver, Wissam El-Yamni, was roughed up and then died while in police custody. The uproar underscored the hostility of young minority men toward authority across communities in Europe, an antipathy that has at times led to deadly violence.</p>
<p>The failure of Islamic integration in Europe is often attributed — especially by right-wing parties — to an excess of tolerance toward the large-scale Muslim immigration that began in the mid-1970s. By recognizing Muslim religious requirements, the argument goes, countries like France, Britain and the Netherlands have unwittingly hindered assimilation and even, in some cases, fostered radicalism. But the unrest in gritty European suburbs stems not from religious difference, but from anomie.</p>
<p>Europeans should not be afraid to allow Muslim students to take classes on Islam in state-financed schools and universities. The recognition and accommodation of Islamic religious practices, from clothing to language to education, does not mean capitulation to fundamentalism. On the contrary, only by strengthening the democratic rights of Muslim citizens to form associations, join political parties and engage in other aspects of civic life can Europe integrate immigrants and give full meaning to the abstract promise of religious liberty.</p>
<p>The rise of right-wing, anti-immigrant parties has led several European countries to impose restrictions on Islamic dress, mosque-building and reunification of families through immigration law. These policies are counterproductive. Paradoxically, people for whom religion is otherwise not all that important become more attached to their faith’s clothing, symbols and traditions when they feel they are being singled out and denied basic rights.</p>
<p>Take, for example, the French debate over whether to recognize the Jewish Day of Atonement, Yom Kippur, and the Muslim festival of Eid al-Adha as official holidays. Yes, the French state clings to the principle of “laïcité,” or secularism — but the state’s recognition of Easter and Christmas as official holidays feels, to some Jews and Muslims, like hypocrisy. It is Islam’s absence in the institutions young European Muslims encounter, starting with the school’s calendar, classroom and canteen, that contributes to anger and alienation.</p>
<p>In the last few months, there have been some signs that the right-wing momentum has slowed. A French bill to ban headscarves from day care centers was killed in committee. The Dutch Parliament voted down a bill to outlaw Islamic animal slaughter. And Germany’s most populous state helped offset a judicial ban on school prayer by announcing equal access to religion courses for Muslim students.</p>
<p>European countries could use a period of benign neglect of the Islam issue — but only after they finish incorporating religion into the national fabric. For too long, they have instead masked an absence of coherent integration policy under the cloak of “multiculturalism.” The state outsourced the hard work of integration to foreign diplomats and Islamist institutions — for example, some students in Germany read Saudi-supplied textbooks in Saudi-run institutions.</p>
<p>This neglect of integration helped an unregulated “underground Islam” to take hold in storefronts, basements and courtyards. It reflected wishful thinking about how long guest workers would stay and perpetuated a myth of eventual departure and repatriation.</p>
<p>In Britain, for example, race-based equality laws protected Sikhs and Jews as minorities, but not Hindus and Muslims, since they were still considered “foreign.”</p>
<p>Institutional exclusion fueled a demand for religious recognition, and did much to unite and segregate Muslims. Islamist organizations became the most visible defenders of the faith. It is crucial now to provide the right mix of institutional incentives for religious and political moderation, and the most promising strategy for doing that is for governments to consult with the full range of law-abiding religious institutions that Muslims have themselves established.</p>
<p>The French Council for the Muslim Faith, the German Islam Conference, the Committee for Italian Islam and the Mosques and Imams National Advisory Board in Britain — all state-sanctioned Islamic organizations set up in the past decade — represent a broad cross-section of mosque administrators in every country. They have quietly begun reconciling many practical issues, from issuing mosque permits to establishing Islamic theology departments at public universities to appointing chaplains in the military and in prisons.</p>
<p>Ultimately, however, elected democratic institutions are the place where the desires of individual Muslims should be expressed. Ever since 1789, when a French legislator argued that “the Jews should be denied everything as a nation, but granted everything as individuals,” Europeans have struggled to resolve the tension between rights derived from universal citizenship versus group membership.</p>
<p>Over the next 20 years, Europe’s Muslim population is projected to grow to nearly 30 million — 7 to 8 percent of all Europeans — from around 17 million. Granting Muslims full religious freedom wouldn’t remove obstacles to political participation or create jobs. But it would at least allow tensions over Muslims’ religious practices to fade. This would avoid needless sectarian strife and clear the way for politicians to address the more vexing and urgent challenges of socioeconomic integration.</p>
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		<title>A new generation of political Islamists steps forward</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 16:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Partidos Políticos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Olivier Roy</strong>, a professor at the European University Institute in Florence and the author of <em>Holy Ignorance</em> (THE WASHINGTON POST, 21/01/12):</p>
<p>Everywhere, the Muslim Brotherhood is benefiting from a democratization it did not trigger. There is a political vacuum because the liberal vanguard that initiated the Arab Spring did not try, and did not want, to take power. This was a revolution without revolutionaries. Yet the Muslim Brothers are the only organized political force. They are rooted in society, and decades of opposition against authoritarian regimes gave them experience, legitimacy and respect. Their conservative agenda fits a conservative &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39806/a-new-generation-of-political-islamists-steps-forward/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Olivier Roy</strong>, a professor at the European University Institute in Florence and the author of <em>Holy Ignorance</em> (THE WASHINGTON POST, 21/01/12):</p>
<p>Everywhere, the Muslim Brotherhood is benefiting from a democratization it did not trigger. There is a political vacuum because the liberal vanguard that initiated the Arab Spring did not try, and did not want, to take power. This was a revolution without revolutionaries. Yet the Muslim Brothers are the only organized political force. They are rooted in society, and decades of opposition against authoritarian regimes gave them experience, legitimacy and respect. Their conservative agenda fits a conservative society, which may welcome democracy but did not turn liberal.</p>
<p>Under these circumstances, the ghost of a totalitarian Islamic state is raised, with the specter of imposing sharia and closing the short democratic parenthesis. But such an outcome is unlikely.</p>
<p>The Islamists have, in fact, changed: They are more middle-class “bourgeois,” and they benefited from the liberalization of local economies during the last decades of the 20th century, especially in countries with no oil rent. The Islamists have also drawn lessons from the failure of ideological regimes and from the success of Turkey’s AKP party. They are no longer advocating jihad and understand geostrategic constraints, such as the need to maintain peace, even a cold one, with Israel. Realism is the starting point of political wisdom.</p>
<p>The Islamists have been elected with a clear agenda: stability, good governance and a better economy. If they have been able to reach a larger constituency than the hard-core supporters of sharia, it is precisely because they can combine such a reformist agenda while talking about religion, values, identity and tradition. The Nahda party won the majority of the votes cast at the Tunisian consulate of San Francisco, although Tunisian expatriates in Silicon Valley are not known for their Islamic fundamentalism.</p>
<p>This mix of technocratic modernism and conservative values is their brand, and to turn their back on multipartism and legalism would alienate a large portion of their constituency, at a time when they have no means to confiscate power. They have neither military forces nor oil wealth to bypass the people: They have to negotiate and deliver. Their electorate wants stability and peace, not revolution.</p>
<p>They are stepping into a new political landscape: a democracy, although a fledgling and fragile one. The only way to maintain their legitimacy is through elections. Even if their pristine political culture is not democratic, they are formatted by the democratic landscape, much as the Roman Catholic Church ended up accepting democratic institutions. But it will take time.</p>
<p>Another important change, if we refer to the “revolutionary” period of the 1970s and 1980s, is that the Muslim Brothers do not monopolize Islam in the public sphere. In fact, the religious revival that has engulfed Arab societies led to a diversification and an individualization of the religious field. Religious state institutions such as Al Azhar, so recently discredited, are regaining autonomy after so recently being discredited. Al Azhar’s dean, <a href="http://english.ahram.org.eg/%7E/NewsContent/5/35/31392/Arts--Culture/Stage--Street/Grand-Sheikh-of-Azhar-declares-support-for-persona.aspx">Sheikh Ahmed Al-Tayyeb</a>, openly spoke in favor of democracy and of separating religious institutions from the state. A new phenomenon is the decision of the Salafis, an ultraconservative Sunni sect, to establish political parties. On the one hand they will push for a more Islamic agenda, trying to outbid the Muslim Brothers on Islam, but this will force the Brotherhood to clarify its own position and to find a way to distance itself from the call for sharia.</p>
<p>To do that, the Muslim Brothers have to turn purely Islamic norms into more universal conservative values — such as limiting the sale and consumption of alcohol in a way that is closer to Utah’s rules than to Saudi laws and promoting “family values” instead of imposing sharia norms on women.</p>
<p>In the coming months the hot issue in Egypt, beyond the status of women, will be religious freedom. Not in the sense that <a href="http://www.washingtonpost.com/national/coptic-christians-fear-persecution-if-extremists-take-power-in-egypt/2011/02/03/ABcCIbE_story.html">Coptic Christians</a> will have less freedom to practice — there were a lot of limitations under the so-called secular dictatorship of Hosni Mubarak — but in defining religious freedom as not merely a minority right but an individual human right, implying the right to convert from Islam to Christianity.</p>
<p>The issue is institutionalizing democracy, not promoting liberal policies. Democracy could take hold only if it is based in well-established values. Liberalism does not precede democracy; America’s Founding Fathers were not liberal. But once democracy is rooted in institutions and political culture, then the debate on freedom, censorship, social norms and individual rights could be managed through freedom of expression and changes of majorities in parliament. However, there will be no institutionalization of democracy without the Muslim Brothers.</p>
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		<title>Las tendencias del islam</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Said K. Aburish</strong>, escritor y biógrafo de Sadam Husein, autor de <em>Nasser, el último árabe</em>. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 19/01/12):</p>
<p>Es hora de empezar a llamar a las tendencias u orientaciones musulmanas por su nombre. Al fin y al cabo, algunas cuentan con millones de seguidores y otras controlan gobiernos enteros cuya influencia abarca extensos territorios.</p>
<p>La razón para llamar a los grupos musulmanes por su nombre es obvia: no tienen las mismas creencias u objetivos y algunos de ellos mantienen incluso buenas relaciones con cristianos y judíos. Tomemos, por ejemplo, el &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39766/las-tendencias-del-islam/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Said K. Aburish</strong>, escritor y biógrafo de Sadam Husein, autor de <em>Nasser, el último árabe</em>. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 19/01/12):</p>
<p>Es hora de empezar a llamar a las tendencias u orientaciones musulmanas por su nombre. Al fin y al cabo, algunas cuentan con millones de seguidores y otras controlan gobiernos enteros cuya influencia abarca extensos territorios.</p>
<p>La razón para llamar a los grupos musulmanes por su nombre es obvia: no tienen las mismas creencias u objetivos y algunos de ellos mantienen incluso buenas relaciones con cristianos y judíos. Tomemos, por ejemplo, el caso de los wahabíes, la familia que gobierna Arabia Saudí con sus singulares enseñanzas. Los wahabíes forman una comunidad cuya doctrina constituye una de las interpretaciones rigoristas del sunismo y muestra puntos de vista extremos. No obstante, hay que esforzarse para establecer estos rasgos y para demostrar quién está detrás de ellos en cada caso.</p>
<p>Los wahabíes son suníes hanbalíes ( Ahmad ibn Hanbal, 780-855) y el viento sopla a su favor a fin de lograr la conversión de más personas y de difundir la doctrina y enseñanzas wahabíes, de dos siglos y medio de antigüedad. El viento sopla a su favor, pues Qatar y Arabia Saudí son los dos países más ricos del mundo en términos de reservas de petróleo y gas y ambos siguen la doctrina wahabí sin que nadie parezca oponer objeción.</p>
<p>La segunda escuela o doctrina que experimenta un despertar es la tendencia o doctrina musulmana chií, por una razón obvia: controlan un país entero, Irán, y nada les satisface en mayor medida que poner los recursos de ese país rico en petróleo a disposición de su estamento religioso. El chiismo antepone la organización religiosa que guía a la administración que controla y supervisa el gobierno. El líder de los musulmanes chiíes ocupa un rango superior al del Gobierno iraní. Se trata de un líder que dice cómo han de emplear su dinero los cien millones de creyentes en esta doctrina; dice, además, cómo deben gobernar los países que controlan.</p>
<p>El chiismo musulmán es básicamente antioccidental. Fuertemente controlado por el estamento religioso, que usa turbantes de distintos colores para indicar su rango, es una religión totalmente contraria a la adopción de costumbres occidentales, comprometida con la misión de perpetuar las palabras del profeta Mahoma. No tolera la mala interpretación o una nueva interpretación del islam susceptible de permitir el diálogo con el mundo occidental.</p>
<p>También se diferencia de otras tendencias, como el sunismo, que tolera la discrepancia y la reinterpretación del Corán de acuerdo con la voluntad del pueblo. El funcionamiento del chiismo, en esencia, guarda cierta similitud con el de la Iglesia católica en Occidente. El poder de la Iglesia para guiar al pueblo depende de la palabra y doctrina de la cabeza de la Iglesia y no de cualquier otra institución o cambio provocado por el paso del tiempo. Es una religión, en tal sentido, “testaruda”.</p>
<p>Debe mencionarse, asimismo, la escuela jurídica del hanafismo, la más flexible de las escuelas suníes, que propicia un discurso destinado a evitar un enfrentamiento entre los musulmanes y Occidente.</p>
<p>Pero el hecho relevante que debe subrayarse es que los musulmanes chiíes creen en un choque inevitable con Occidente, mientras que el sunismo parece propiciar el intercambio de criterios y el cambio.</p>
<p>El wahabismo controla Arabia Saudí a través de la Casa de Saud. Sin embargo, tal circunstancia no resulta evidente para todo el mundo, pues libra constante batalla con el sunismo. El apoyo de Occidente ya sea a los musulmanes chiíes o bien a la escuela wahabí del islam suní es vital para el éxito de cualquier tendencia de la noble religión. Por ejemplo, el islam chií controla totalmente Irán y el islam hanbalí controla Arabia Saudí, mientras que algún tipo de inclinación por parte de Estados Unidos hacia una de estas tendencias del islam garantiza probablemente su éxito contra la otra.</p>
<p>Los wahabíes de Arabia Saudí no son capaces de dirigir un país por sí mismos y, en consecuencia, dependen del apoyo de Estados Unidos en materia militar, de seguridad e incluso enseñanza. Pero, sobre todo, el wahabismo es intolerante con relación a otras tendencias o doctrinas de la religión musulmana, hasta el punto de prohibir que los chiíes accedan a la educación superior en la universidad. De hecho, un chií, a ojos del wahabismo, es un hereje que debería eliminarse.</p>
<p>Teniendo en cuenta que los chiíes representan el 15% de la población de Arabia Saudí, es de resaltar que quien pidió su eliminación no fue otro que el Consejo de los Ulemas. Es como si el secretario de Estado de la Santa Sede defendiera la eliminación de todos los protestantes. Como el 15% de Arabia Saudí es chií, el llamamiento a su eliminación y la prohibición de su ingreso en la universidad o alistamiento en las fuerzas armadas es un notable indicio de la intolerancia de esta orientación religiosa. Sin embargo, poco se oye hablar de ella, porque Arabia Saudí y Estados Unidos son aliados contrarios a ideas avanzadas a quienes incomoda el auge del chiismo. Conviene señalar que Osama bin Laden era un wahabí (pertenecía a la misma tendencia musulmana que la Casa de Saud). Tal circunstancia no se difundió excesivamente en la prensa, radio y televisión de Occidente. La Casa de Saud se vería perjudicada y esto no es ciertamente lo mejor tratándose de un país que posee el 20% de las reservas mundiales de petróleo conocidas.</p>
<p>El chiismo se opone a la difusión o publicidad de sus actividades, ya que Occidente considera que tanto la decapitación de personas como la detención sin motivo son inaceptables. Los mismos factores que provocaron disturbios en las calles de las ciudades de Irán están presentes en Arabia Saudí, bajo otra etiqueta; sin embargo, metemos al islam en el mismo saco y lo consideramos como si todos defendieran lo mismo.</p>
<p>Se gasta mucho dinero hoy día en el fomento de una tendencia del islam sobre otra, más de lo que se gasta en educación o formación técnica. Aún es la hora en que el chiismo ha de aprobar el uso de la corbata, que juzga “obra del demonio occidental”.</p>
<p>Todo esto es tan confuso como efectivamente parece. Estados Unidos apoya al grupo de musulmanes más radicales, los wahabíes, debido a razones políticas más que ideológicas. Arabia Saudí posee de hecho más petróleo que los países bajo control chií. Al propio tiempo, Qatar y Estados Unidos son aliados por la misma razón. Nada se dice sobre el wahabismo radical. Pese a todo el jaleo que arman los chiíes y las amenazas explícitas de su orientación islámica, EE.UU. sigue favoreciendo a los wahabíes más que a los chiíes. Las políticas de Estados Unidos no dependen de la doctrina, pero dependen de la amistad de los países que controlan grandes reservas de petróleo. Las cosas en Oriente Medio no son como parecen y la materia prima más estratégica del mundo es importante, al menos por el momento; en cualquier caso, tendremos ocasión de oír de ellos en el próximo futuro.</p>
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		<title>Una evaluación de la primavera árabe</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 17:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Wadah Khanfar</strong>, exdirector general de Al Jazeera y en la actualidad presidente de The Sharq Forum, una ONG que promueve reformas en todo el mundo árabe. Traducido del inglés por David Meléndez Tormen (Project Syndicate, 18/01/12):</p>
<p>Los acontecimientos del año pasado en Egipto y Túnez bajaron la cortina de un orden viejo y tambaleante y abrieron la mayor parte del mundo árabe a una era nueva y largamente esperada. Cómo lucirá esa nueva era es una pregunta abierta, si tenemos en cuenta los numerosos desafíos que los países de la región siguen enfrentando.</p>
<p>El viejo orden que ha &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39738/una-evaluacion-de-la-primavera-arabe/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Wadah Khanfar</strong>, exdirector general de Al Jazeera y en la actualidad presidente de The Sharq Forum, una ONG que promueve reformas en todo el mundo árabe. Traducido del inglés por David Meléndez Tormen (Project Syndicate, 18/01/12):</p>
<p>Los acontecimientos del año pasado en Egipto y Túnez bajaron la cortina de un orden viejo y tambaleante y abrieron la mayor parte del mundo árabe a una era nueva y largamente esperada. Cómo lucirá esa nueva era es una pregunta abierta, si tenemos en cuenta los numerosos desafíos que los países de la región siguen enfrentando.</p>
<p>El viejo orden que ha comenzado a desaparecer se extiende más allá de los regímenes anteriores. Se está transformando todo el sistema de valores de la región: una cultura política forjada en la autocracia. Los hombres y mujeres árabes se han deshecho de la sensación de humillación e inferioridad que el despotismo les había impuesto, generando desesperación, ira, violencia e insularidad.</p>
<p>Esta transformación, aunque lejos de ser completa -de hecho, es muy posible que tome años- ha comenzado a dar sus frutos. Si no hubieran ocurrido los levantamientos de 2011, ahora estaríamos presenciando un año más de autocracia, con más tratativas sobre sucesiones dinásticas. Y más humillaciones para la gente común, que sobrelleva el peso de la creciente corrupción, al tiempo que los funcionarios del gobierno y sus compinches capitalistas  hubieran seguido desviando fondos públicos.</p>
<p>Los medios de comunicación árabes seguirían alabando acríticamente a los presidentes de la región y sus familias, al tiempo que los programas de desarrollo continuarían siendo saqueados por ellos. La educación seguiría estancada y las sociedades árabes, que se dividen las líneas sectarias, tribales y regionales, continuarían viviendo crecientes niveles de represalias y violencia. Los infames &#8220;barcos de la muerte&#8221;, en los que cientos de jóvenes del norte de África arriesgan sus vidas cada año en busca de empleo y una vida mejor en el extranjero, continuarían entregando a los que sobrevivían el viaje a las poco acogedoras costas de Europa. Y la rabia de los árabes alcanzaría niveles sin precedentes, causando caos y destrucción totales.</p>
<p>Los jóvenes árabes han rescatado al mundo árabe de este destino. Su conciencia e integridad han restaurado la confianza del pueblo en si misma. Los opositores al antiguo régimen han demostrado valentía sin temeridad y diferencias de opinión sin fanatismo.</p>
<p>De hecho, hemos visto islamistas, liberales e izquierdistas juntos de pie y en actitud de desafío. Hemos visto musulmanes y coptos protegerse entre sí en El Cairo. En Yemen, hemos visto las tribus locales seguir a una mujer ganadora del Premio Nobel de la Paz, Tawakel Karman, en la lucha por la libertad. Y hemos visto los medios de comunicación árabes fomentar un debate maduro sobre la democracia, el constitucionalismo y el papel del Islam en el Estado moderno, en lugar de dispensar desinformación y propaganda burda.</p>
<p>Pero la transformación no debe detenerse aquí. Las fuerzas políticas nuevas y antiguas deben iniciar un diálogo para crear un consenso sobre las reglas de la participación política. A medida que las personas se convierten en sus propios amos, quienes no formen parte de este proceso finalmente se verán sin poder político.</p>
<p>Otros países de la región, y más allá de ella, deben abrazar la primavera árabe. En particular, los miembros del Consejo de Cooperación del Golfo (CCG) deberían abandonar su reticencia a apoyar a los gobiernos post-revolucionarios. En última instancia, los cambios ocurridos en el mundo árabe contribuirán a la prosperidad económica y la estabilidad política de toda la región.</p>
<p>Hoy en día, Túnez y Egipto viven graves crisis económicas. Antes de la revolución de Túnez, por ejemplo, 500.000 personas de su fuerza laboral de 3,6 millones se encontraban sin empleo, y la cifra ha aumentado a 700.000. Egipto ha perdido unos $ 9 mil millones por fuga de capitales en los últimos meses. Pero, según el primer ministro de Egipto, Kamal al-Ganzouri, los países árabes &#8220;hermanos&#8221; han entregado solamente $ 1 mil millones de los $ 10,5 mil millones en ayuda y préstamos que habían prometido.</p>
<p>Más aún, Túnez ni Egipto no han recibido hasta el momento ninguno de los $ 35 mil millones de dólares prometidos por los países del G-8. Y, dada la actual crisis económica mundial, no es probable que los fondos lleguen en un futuro próximo.</p>
<p>Las nuevas democracias de la región necesitan con urgencia una iniciativa árabe que se parezca al Plan Marshall, un programa para atraer inversiones a gran escala en la infraestructura, la industria y la agricultura (y en la riqueza de la región de conocimientos técnicos desaprovechados), aumentando con ello el empleo. La iniciativa también debe fomentar la libre circulación de bienes y personas dentro de la región, mediante el levantamiento de restricciones aduaneras y complejos procedimientos que obstaculizan el comercio bilateral y multilateral. La creación de bancos regionales de desarrollo y la construcción de un tren expreso del Mediterráneo, desde Alejandría a Rabat contribuirían a este objetivo.</p>
<p>Sin embargo, las inversiones a largo plazo no van a resolver la crisis inmediata. Egipto y Túnez necesitan depósitos en efectivo y donaciones de inmediato, y sus nuevos dirigentes electos no deberían verse forzados a recurrir a la mendicidad. En el pasado, los países del Golfo han apoyado a Egipto y Túnez. Ahora va en el interés superior del CCG apoyarlos una vez más a medida que avanzan en su transición a la libertad.</p>
<p>Mientras tanto, Estados Unidos y Unión Europea deben reconocer la naturaleza y profundidad de los cambios en desarrollo. El público árabe es plenamente consciente de la estrecha alianza que existía entre Occidente y los regímenes despóticos ahora extintos; sin embargo, no ha mostrado deseos de venganza o represalia.</p>
<p>Ya es hora de que Occidente acepte la voluntad del pueblo árabe y deje de exagerar las repercusiones del cambio. Occidente debe apoyar una verdadera democracia en el mundo árabe. Si la primavera árabe fracasa, el resultado no serán dictaduras leales a Occidente, sino más bien un tsunami de rabia que no perdonará a nadie. No hay nada más peligroso que los sueños abortados, sobre todo cuando pueden ser la última oportunidad para el cambio.</p>
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		<title>Gana el islamismo, siguen las revueltas</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 22:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Luz Gómez García</strong>, profesora de Estudios Árabes e Islámicos de la Universidad Autónoma de Madrid (EL PAÍS, 13/01/12):</p>
<p>Ha nacido una nueva marca política: el islamismo moderado. Todo el mundo la celebra como un mal menor. Sirve para respetar los resultados electorales en el mundo árabe. Y para llorar lágrimas de cocodrilo por los errores del pasado (Argelia, 1992-Palestina, 2006). Pero este islamismo moderado que tanto se valora no es otra cosa, y así sería más correcto llamarlo, que un islamismo de sistema, esto es, un islamismo que ha encontrado, salvo en el caso de Túnez, puntos de &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39681/gana-el-islamismo-siguen-las-revueltas/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Luz Gómez García</strong>, profesora de Estudios Árabes e Islámicos de la Universidad Autónoma de Madrid (EL PAÍS, 13/01/12):</p>
<p>Ha nacido una nueva marca política: el islamismo moderado. Todo el mundo la celebra como un mal menor. Sirve para respetar los resultados electorales en el mundo árabe. Y para llorar lágrimas de cocodrilo por los errores del pasado (Argelia, 1992-Palestina, 2006). Pero este islamismo moderado que tanto se valora no es otra cosa, y así sería más correcto llamarlo, que un islamismo de sistema, esto es, un islamismo que ha encontrado, salvo en el caso de Túnez, puntos de intersección y mutuo entendimiento, a menudo, poco visibles, con los regímenes que la calle intenta derrocar. Por ello, y pese a que está en condiciones de configurar Gobiernos de elección perfectamente democrática, puede ser un escollo más para el verdadero objetivo democratizador de los árabes: el fin de los regímenes autoritarios, entendidos como entramados político-económicos.</p>
<p>Rachid al Gannuchi siempre ha sido un tipo pragmático. Razón de más para que el régimen de Ben Ali le persiguiera sin cuartel. Lo mismo les sucedió en sus respectivos países a otros activistas árabes de signo <em>civista</em> (el egipcio Ádil Husáin o el sudanés Hasan al Turabi) que en los años ochenta desembarcaron en el islamismo desde posiciones de formación marxista. La suya fue una crítica holística de la dependencia árabe, entendida sobre todo como dependencia cultural. Gramsci humeaba en su discurso. Su islam <em>civista,</em> volcado en la solución local de los problemas específicos de cada sociedad musulmana, les separaba tanto de las versiones <em>ummamistas</em> de los Hermanos Musulmanes (por más que se diga, nunca ha sido este el referente de Ennahda) como de los yihadistas, que hicieron de Occidente su particular campo de batalla. El potencial movilizador de este islam culturalista, contestatario e indigenista era enorme, y así se vio cuando hubo ocasión (elecciones legislativas egipcias de 1989, argelinas de 1991).</p>
<p>Veinte años de clandestinidad y exilio han forjado el capital simbólico de Ennahda, que hoy protagoniza la transición tunecina. Lo que el votante ha valorado en este partido no es su legitimidad islámica, sino la idea de que la libertad se conquista con la lucha política y la búsqueda de justicia social. No se trata, en rigor, de un pago por los servicios prestados contra Ben Ali, sino de una sensación de participación comunal en el cambio. Un buen ejemplo es la manida cuestión del uso del <em>hiyab,</em> que las militantes y votantes del partido llevan o no pero que reivindican en términos de libertad de expresión, sin mayor relación con la <em>sharía</em> entendida como paradigma. Además, Gannuchi ha reforzado su imagen de aperturista pactando un Gobierno con los progresistas de Ettakatol y del Congreso por la República, el partido del presidente, Moncef Marzouki.</p>
<p>En Europa no se es consciente de que Gannuchi se está convirtiendo en un líder que se dirige al conjunto del islamismo. Gannuchi se ha erigido en la voz del islamismo de Gobierno. Así, en plena segunda fase de las elecciones legislativas egipcias, la prensa cairota se hacía eco de sus declaraciones a <em>Foreign Policy</em> sobre el papel que deben jugar los Hermanos Musulmanes (HH MM). En ellas les prevenía contra &#8220;aventuras estúpidas&#8221;, y hasta se permitía aconsejarles una alianza con sectores tan diversos como los laicos, los cristianos y la misma Junta Militar, que apenas suman un 15% de los votos. Según Gannuchi, el Gobierno &#8220;debe representar a todos, no solo desde el punto de vista numérico, sino también cualitativo&#8221;. A todos significa &#8220;no a los salafistas&#8221;, que tienen nada menos que un 25% de los votos.</p>
<p>Pero Gannuchi es muy rápido y los HH MM aún siguen conel paso cambiado tras las revueltas: durante 80 años han proclamado que su objetivo es el Estado islámico, y en el ínterin se han dedicado a la gestión de un para-Estado de píos musulmanes. Los detalles son muchos pero incluyen la ayuda saudí. La conocida estrategia de los HH MM de creación de estructuras paraestatales (en educación, sanidad, servicios sociales, sindicalismo, banca) estaba concebida para un marco de falta de libertades y oclusión política. Ahora, tras su victoria electoral, afrontan el reto de canalizar la fuerza popular del islam no como utopía opositora o redentora (ese papel se lo han arrogado los salafistas, segunda fuerza electoral y nuevos beneficiarios de los fondos saudíes), sino como referente de gobierno. El guía supremo de la Hermandad, Muhammad Badie, elegido en 2010 tras una aguda crisis interna generacional y programática, manifestaba recientemente al diario egipcio <em>Al Masry Al Youm,</em> en un intento de soltar lastre, que &#8220;no existe en el islam el concepto de Estado religioso&#8221;, y lanzaba un mensaje tranquilizador a liberales y laicos (lectores de ese periódico) al afirmar una obviedad que se ha convertido en mantra: que Egipto ya es, desde la Constitución de 1923, un Estado musulmán.</p>
<p>Muhammad Badie es un <em>hermano</em> de la vieja escuela. Pertenece a la generación que conoció las cárceles naseristas y que con Sadat y Mubarak pasó del activismo islamista, transformacional, a la reislamización social, pactista. Él y los suyos estaban programados para más Mubarak. El liderazgo de la hermandad lo obtuvo en colisión con las demandas de las bases jóvenes (mayor representatividad generacional y regional, inclusión de mujeres en cargos directivos, transparencia en la toma de decisiones). Con la revolución de Tahrir, el partido exprés de los HH MM, Justicia y Libertad, ha asumido el ideario de los <em>hermanos</em> renovadores. Ha ganado las elecciones y ahora se encuentra con dos Estados con los que negociar: el Estado-régimen sin desmontar de Mubarak y el para-Estado de la propia hermandad. Su capacidad de maniobra es bastante limitada. Su líder, Isam al Aryán, lleva años intentando una aventura política convencional para los <em>hermanos.</em> Pero Badie, el guía supremo, parece más inclinado a una cómoda alianza con las fuerzas del régimen que mantenga la vigencia de la reislami-zación, único material político que conoce. Posiblemente no aspira a otra cosa que a ser el gestor de una prosperidad pía que contenga el avance popular del salafismo. A ello apunta, y no es el único indicio, su sintonía con la Junta Militar para no posponer las elecciones, tal como reclamaban las fuerzas revolucionarias.</p>
<p>Marruecos y Argelia también tienen sus propios islamistas de sistema, integrados y expectantes. En Marruecos, el <em>majzén</em> ha maniobrado a toda prisa. El encargo de formación de Gobierno a Justicia y Desarrollo, al que tras su debut electoral en 2002 ya se etiquetó de <em>moderado,</em> ha dejado al histórico y belicoso Justicia y Caridad en una posición de relativa debilidad. La agrupación del jeque Yasín busca salidas: el anuncio de que se desliga del movimiento 20-F presagia la reconducción de su savia al orden de Palacio, esto es, a la participación <em>majzénica</em> a través de sus tentáculos en Justicia y Desarrollo. Asistiremos a un nuevo episodio de la incompatibilidad entre <em>majzén</em> y democracia.</p>
<p>En Argelia, el islamista Movimiento de la Sociedad por la Paz (MSP), integrado en el Gobierno de coalición, ha anunciado que lo abandona. Su objetivo es reposicionarse ante las elecciones parlamentarias del próximo abril. Propugna una reforma constitucional que ponga coto al presidencialismo. Mientras que el Frente Islámico de Salvación sigue ilegalizado, el MSP trata ahora de maquillar sus nueve años de Gobierno y aglutinar el voto islamista, disperso por la táctica de Buteflika de segmentación del islamismo en diversos partidos.</p>
<p>No hay duda de que algo ha cambiado en el Norte de África. Las revueltas han roto el paradigma, pero no el <em>statu quo.</em> Los islamistas han llegado al poder, pero no es suficiente. Laminado por los regímenes el islamismo <em>civista,</em> tan prometedor, y siendo el salafismo la nada política, el mundo árabe está, con la excepción de Túnez, en manos del islamismo de sistema, componendista y quién sabe si salvador.</p>
<p>Aunque hoy la única redención que reclaman las sociedades árabes es la democratización y el fin de los regímenes. No sin justicia social, una de las demandas más oídas en las plazas. El camino de las revueltas es largo y no se acaba en las elecciones.</p>
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		<title>Se precisa árabe corriente</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:24:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Said K. Aburish</strong>, escritor y biógrafo de Sadam Husein, autor de ‘Nasser, el último árabe’. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 13/01/12):</p>
<p>Lo que se necesita en Oriente Medio es un árabe corriente. Todos los dirigentes que gobiernan los países de esta parte del mundo desde hace medio siglo poseen un denominador común con el ciudadano medio, lo que yo llamo el árabe corriente. Incluso después de la calificada como primavera árabe, lo que precisa el liderazgo de cualquier país árabe es un árabe corriente dotado de la fuerza instintiva y el entramado psicológico de &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39656/se-precisa-arabe-corriente/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Said K. Aburish</strong>, escritor y biógrafo de Sadam Husein, autor de ‘Nasser, el último árabe’. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 13/01/12):</p>
<p>Lo que se necesita en Oriente Medio es un árabe corriente. Todos los dirigentes que gobiernan los países de esta parte del mundo desde hace medio siglo poseen un denominador común con el ciudadano medio, lo que yo llamo el árabe corriente. Incluso después de la calificada como primavera árabe, lo que precisa el liderazgo de cualquier país árabe es un árabe corriente dotado de la fuerza instintiva y el entramado psicológico de uno de ellos.</p>
<p>En Túnez, Ben Ali gobernó el país durante veinte años porque pertenecía a las fuerzas armadas y gozaba de predicamento entre los mandos de alto rango. En Egipto, el presidente Hosni Mubarak gobernó el país durante más de treinta años mientras sus hijos ganaban enormes sumas de dinero en concepto de comisiones cada vez que su país concluía un acuerdo comercial. En Yemen las cosas revelaban tal confusión que ya no podían distinguirse las actuaciones correctas de las incorrectas. Todo el mundo parecía tener un maldito contacto con el joven funcionario que interesaba. Incluso resulta imposible decir quién está de qué lado en Yemen. El país tiene una de las rentas per cápita más bajas del mundo. La mayoría de los ingresos de los yemeníes proceden del extranjero, de Gran Bretaña o de Arabia Saudí. De hecho, la población importa tan poco que durante la primera crisis del Golfo Arabia Saudí deportó a 900.000 yemeníes sin que nadie se quejara de ello. Para ser exactos, las actividades económicas casi llegaron a paralizarse por completo pues los propios saudíes rechazaban trabajar en tareas de ínfima categoría y los yemeníes no estaban allí para hacérselas.</p>
<p>En honor a la verdad, los yemeníes trabajan duro y con empeño. A ello se debe que su país se convirtiera en un parque infantil a disposición de los servicios de inteligencia que operaban en la península Arábiga y el Cuerno de África. No les importa trabajar duro y hacerlo a bastante distancia de su país, pero no aguantan a los estúpidos y poseen un notable amor propio.</p>
<p>Cabe esperar cambios, por otra parte, en países de desigual distribución de la riqueza: Somalia, el territorio palestino, Argelia y Túnez. No vislumbran fuente alguna de alivio. Tienen escasas o nulas perspectivas de producción de petróleo y están expuestos a maniobras de anexión u ocupación por sus vecinos sin que se produzca una gran agitación social. Caso curioso, recibieron buena parte de ayuda de Iraq en vida de Sadam Husein. Por razones desconocidas, este se dedicó a rodearse de un electorado en beneficio propio. Se relacionó, sobre todo, con árabes de buena formación. Cada vez que un árabe se titulaba por alguna universidad recibía un obsequio de Sadam Husein. Lo propio puede decirse de las familias de la población que murió por su causa, al igual que los palestinos que lanzan bombas contra los israelíes y otros elementos nacionalistas huidos de las garras de sus regímenes conservadores.</p>
<p>Sadam, por tanto, forjó un auténtico electorado favorable a su figura en todo el mundo árabe. No hay, pues, ninguna familia o tribu que no recibiera algún tipo de recompensa por su buen rendimiento en la escuela o por algún panegírico sobre el nacionalismo árabe y la unidad del mundo árabe. Además, se encargó de que las personas que podían recibir una buena formación la recibieran a costa del mismo Sadam. Otros igualmente necesitados podían dirigirse a Iraq y unirse allí a las filas de las fuerzas armadas o de seguridad de forma inmediata. A ojos de Sadam, todo árabe era ciudadano iraquí y tenía los mismos derechos que un ciudadano iraquí. Cuando estalló la guerra con Irán, tres millones de árabes trabajaban para el régimen de Sadam.</p>
<p>Evidentemente, hay una fuente de ingresos que la gente no menciona cuando habla de Sadam en la actualidad. Las remesas económicas de trabajadores egipcios o tunecinos y de otros países africanos, así como de inmigrantes –llamados hijos de Sadam– ayudaban materialmente con sus ingresos a familias pobres del Oriente Medio árabe, que siguen estando orgullosas de aquel apelativo. La preocupación de este sector conocido como los hijos de Sadam se cifraba en llenar el estómago de sus familias y no en convertirse, por ejemplo, en figuras del estamento académico.</p>
<p>Lo contrario de lo que Sadam hizo por sus hijos es la forma en que Arabia Saudí trata a los inmigrantes que trabajan en este país. No se les permite llevar pasaporte propio ni entrar y salir del país con regularidad. De hecho, reciben un trato de ciudadanos de segunda o tercera clase.</p>
<p>Por todo lo dicho, constato que los árabes necesitan un líder que represente a los desposeídos de los países carentes de petróleo. Mi búsqueda en pos de un árabe corriente es sincera y auténtica, un propósito real y verdadero. Toda la energía de la primavera árabe debe canalizarse para aprovechar el talento de este grupo desconocido que se mantiene fiel a Sadam. Hasta entonces, no es probable que un líder que surja en Oriente Medio dure mucho tiempo o sea popular. Y, como los líderes en ciernes no son fácilmente reconocibles, no sabemos dónde está ni dónde vive ese árabe corriente que tanto necesitamos ni cuáles son sus aspiraciones. Todo lo que sabemos es que los árabes creen en el genio y el brillo personal, de forma que confían en que aparezca otro Sadam.</p>
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		<title>Llamémosle Primavera del Islamismo</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/39622/llamemosle-primavera-del-islamismo/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 21:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>José Sanmartín Esplugues, </strong>catedrático de Filosofía de la Ciencia en la Universidad de Valencia y ex director del Centro Reina Sofía para el Estudio de la Violencia (EL MUNDO, 10/01/12):</p>
<p>Los occidenatles tenemos una obligación de urgente cumplimiento: tratar de entender (no justificar) el islam. Por una parte, los expertos (los orientalistas) suelen presentarnos una versión edulcorada del islam que, según los musulmanes integristas, traiciona su verdadera esencia. Por otra parte, los medios de comunicación e, incluso, los investigadores académicos que se dedican a estos temas suelen emplear un lenguaje tan políticamente correcto que resulta contraproducente.</p>
<p>El ejemplo más &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39622/llamemosle-primavera-del-islamismo/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>José Sanmartín Esplugues, </strong>catedrático de Filosofía de la Ciencia en la Universidad de Valencia y ex director del Centro Reina Sofía para el Estudio de la Violencia (EL MUNDO, 10/01/12):</p>
<p>Los occidenatles tenemos una obligación de urgente cumplimiento: tratar de entender (no justificar) el islam. Por una parte, los expertos (los orientalistas) suelen presentarnos una versión edulcorada del islam que, según los musulmanes integristas, traiciona su verdadera esencia. Por otra parte, los medios de comunicación e, incluso, los investigadores académicos que se dedican a estos temas suelen emplear un lenguaje tan políticamente correcto que resulta contraproducente.</p>
<p>El ejemplo más claro de lo que acabo de decir es la manera en que, habitualmente, unos y otros se refieren a los acontecimientos ocurridos en 2011 en el Magreb. Lo llaman la Primavera Árabe. ¿Primavera Árabe en Marruecos? ¿En Túnez? ¿En Egipto? ¿A qué se refieren los medios de comunicación cuando utilizan el adjetivo «árabe» en la expresión «Primavera Árabe»? ¿Se refieren a una etnia, la árabe? ¿Se refieren a una lengua, el árabe? Y lo más importante: ¿Qué tienen en común marroquíes, tunecinos y egipcios? La pregunta podría ser más amplia: ¿Qué tienen en común los pueblos citados y los sirios, los iraquíes, los persas o los habitantes de la península Arábiga?</p>
<p>Restringiéndonos al Magreb, la respuesta es que no tienen en común el origen étnico (los magrebíes no son árabes). Tampoco tienen en común el empleo del árabe como lengua hablada, muy distinta de los dialectos árabes orientales. Lo que sí tienen en común es la cultura. Pero, desde luego, lo que no deberíamos olvidar es que esa cultura está vertebrada por una peculiar <em>forma de vida</em> y que esa forma de vida no es otra cosa que la práctica del islam. Lo que tienen en común, en definitiva, es el islam, el ser musulmán, mientras que sólo el 15% de los musulmanes son árabes.</p>
<p>Hablar de «árabe» cuando debería hablarse de «musulmán» o «islámico» fue algo que ya se tomó como una ofensa por parte de los integristas islámicos -los islamistas- que a mediados del siglo pasado vieron cómo, desde gobiernos secularizantes como el de Nasser en Egipto, se intentaba impulsar un panarabismo, una unión de países árabes como alternativa a lo que realmente existía y existe: una <em>umma</em>, una comunidad de creyentes que coinciden en ser islámicos, pero difieren en etnias, lenguas, etcétera. Por eso los islamistas odiaban tan ferozmente a Nasser que, proclamándose musulmán, consideraban que no lo era en verdad. Para los islamistas era un hipócrita, un apóstata, porque decía ser musulmán y, teniendo como tenía las riendas del poder, no impulsaba la aplicación de la <em>sharia</em>.</p>
<p>Frente a estos <em>hipócritas</em>, el islamismo aparece como el intento metódico y sistemático de retornar a la Arcadia, al mundo feliz, en que se supone que vivieron los musulmanes en tiempos del Profeta/Mensajero y los cuatro califas ortodoxos (Abu Bakr, Omar, Uzmán y Alí), más o menos entre el 622 y el 660. Fue un tiempo de pureza porque, en él, los musulmanes adecuaron por completo sus vidas individuales y colectivas a la legislación divina: la <em>sharia</em>. A estos antepasados, «píos antepasados», se les llama en árabe los <em>Sala us Salih</em>. De ahí el nombre de salafistas que reciben los musulmanes que aspiran a retornar a esa época. Y de ahí también que se pueda caracterizar el islamismo como un movimiento utópico de carácter regresivo que intenta que el islam vuelva a la política, a los gobiernos, para que, desde ellos, se impulse y aplique la legislación divina, la <em>sharia</em>: las normas que se desprenden de la interpretación de los textos sagrados.</p>
<p>Este retorno del islam a la política puede realizarse de forma gradual: la meta última para el islamista es el establecimiento de la gran nación musulmana, pero antes hay que conseguir que desaparezcan de los gobiernos de países de mayoría musulmana personas como Mubarak en Egipto o Ben Alí en Túnez, <em>apóstatas</em> o <em>hipócritas</em> que se dicen musulmanes y que, realmente, marginan la <em>sharia</em> favoreciendo la difusión de los contravalores de Occidente. Estos contravalores se resumen en uno: conceder soberanía a unos hombres sobre otros, cuando los hombres no deben servir más que al «Único y Verdadero Dios», Alá. La <em>sharia</em> es, ciertamente, el reconocimiento de que toda la soberanía (la <em>jakimiya</em>) es de Dios. Y Occidente ha usurpado esa soberanía, dándosela a los hombres.</p>
<p>Pero para evitar equívocos, conviene dejar muy claro que no todos los islamistas pretenden alcanzar sus metas mediante la violencia. Se debe distinguir entre los islamistas, como decía Kepel, que lo son «desde abajo», de aquellos otros que lo son «desde arriba». Estos últimos pretenden, mediante el terrorismo, llegar al poder de los países musulmanes regidos por <em>hipócritas</em> para, desde arriba, desde el gobierno islámico, impulsar el cumplimiento de la <em>sharia</em>. La Yihad por la espada (en la senda de Dios) es, para este tipo de islamistas, la verdadera esencia del islam.</p>
<p>Este islamismo «desde arriba», pese a la espectacularidad de algunos de sus atentados, no ha conseguido sus objetivos. Creía que los gobiernos <em>apóstatas</em> irían cayendo uno tras otro, como un castillo de naipes, en los años 80 y 90 del pasado siglo. No fue así. Y, ahora mismo, sus líderes máximos están convencidos de que la <em>talía</em> (la vanguardia) que forman se ha desconectado radicalmente de la comunidad de creyentes. Por eso mismo, sus esfuerzos pasan, en estos momentos, por reconectarse con las masas de la <em>umma</em> (comunidad de creyentes musulmanes).</p>
<p>Lo tienen mal para <em>reconectarse</em>. Y no sólo por la presión de Occidente en diversos frentes. No. Lo tienen mal sobre todo porque hay un segundo tipo de islamismo que, coincidiendo con el anterior en su intento de <em>reislamizar</em> la sociedad (volver al tiempo de los «píos antepasados»), no ha hecho uso del terrorismo ni táctica ni estratégicamente -aunque sus seguidores han constituido grupos propicios para que los reclutadores del terrorismo islamista echaran sus redes-. Este islamismo de corte pacífico, aunque de metas prácticamente coincidentes con el otro islamismo terrorista, es el que está representado paradigmáticamente por organizaciones como los Hermanos Musulmanes y otros grupos próximos como el Tabligh.</p>
<p>Hermanos Musulmanes o Tabligh tienen el mismo <em>modus operandi</em>. Allí donde no llega un Estado, allí construyen una mezquita que se convierte en el punto desde el que se proporcionan todo tipo de servicios a los musulmanes que los requieren: desde atención sanitaria a vivienda. Y mucho más que eso: son los lugares donde jóvenes, frustrados en sus expectativas de integración social o laboral o, simplemente, muy molestos por la pésima imagen que del islam se da (o creen ellos que se da) en los medios de comunicación, quizá acaben encontrando sentido a sus vidas. Porque, ya se sabe, lo peor que te puede suceder -sobre todo, a ciertas edades- es tener una vida sin norte. El islam es una forma de vida en la que personas como las aludidas no sólo hallarán refugio, solidaridad y comprensión: encontrarán normas y fines que harán que su vida cobre sentido.</p>
<p>Y eso es lo que, al parecer, ha sucedido en 2011 en el Magreb. No ha habido una Primavera Árabe secularizante a lo occidental. Ha habido una intensa floración del islam, muy bien abonada por los Hermanos Musulmanes. Una Primavera del islamismo -más que del islam-, pero del islamismo que, «desde abajo», intenta que el islam vuelva a la política: sin bombas, pero que vuelva. Y lo ha logrado.</p>
<p>El islam ha vuelto a la política en el Magreb a lo grande. Quizá así se empiece a poner freno a las expectativas del terrorismo islamista. Es probable, pero no seguro: todavía le quedaría al terrorismo islamista la reivindicación de la gran nación musulmana, en las que <em>umma-nidad</em> y humanidad fueran una y la misma cosa. Pese a todo, habrá que esperar para ver los frutos de la intensa floración islamista «desde abajo». Convendría no ser ingenuos.</p>
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		<title>Why Islamism Is Winning</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 09:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Procesos electorales]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>John M. Owen IV</strong>, a professor of politics at the University of Virginia and the author of <em>The Clash of Ideas in World Politics: Transnational Networks, States, and Regime Change, 1510-2010</em> (THE NEW YORK TIMES, 08/01/12):</p>
<p>Egypt&#8217;s final round of parliamentary elections won’t end until next week, but the outcome is becoming clear. The Muslim Brotherhood will most likely win half the lower house of Parliament, and more extreme Islamists will occupy a quarter. Secular parties will be left with just 25 percent of the seats.</p>
<p>Islamism did not cause the Arab Spring. The region’s authoritarian governments had &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39572/why-islamism-is-winning/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>John M. Owen IV</strong>, a professor of politics at the University of Virginia and the author of <em>The Clash of Ideas in World Politics: Transnational Networks, States, and Regime Change, 1510-2010</em> (THE NEW YORK TIMES, 08/01/12):</p>
<p>Egypt&#8217;s final round of parliamentary elections won’t end until next week, but the outcome is becoming clear. The Muslim Brotherhood will most likely win half the lower house of Parliament, and more extreme Islamists will occupy a quarter. Secular parties will be left with just 25 percent of the seats.</p>
<p>Islamism did not cause the Arab Spring. The region’s authoritarian governments had simply failed to deliver on their promises. Though Arab authoritarianism had a good run from the 1950s until the 1980s, economies eventually stagnated, debts mounted and growing, well-educated populations saw the prosperous egalitarian societies they had been promised receding over the horizon, aggrieving virtually everyone, secularists and Islamists alike.</p>
<p>The last few weeks, however, have confirmed that a revolution’s consequences need not follow from its causes. Rather than bringing secular revolutionaries to power, the Arab Spring is producing flowers of a decidedly Islamist hue. More unsettling to many, Islamists are winning fairly: religious parties are placing first in free, open elections in Tunisia, Morocco and Egypt. So why are so many Arabs voting for parties that seem politically regressive to Westerners?</p>
<p>The West’s own history furnishes an answer. From 1820 to 1850, Europe resembled today’s Arab world in two ways. Both regions experienced historic and seemingly contagious rebellions that swept from country to country. And in both cases, frustrated people in many nations with relatively little in common rallied around a single ideology — one not of their own making, but inherited from previous generations of radicals.</p>
<p>In 19th-century Europe, that ideology was liberalism. It emerged in the late 18th century from the American, Dutch, Polish and especially French revolutions. Whereas the chief political divide in society had long been between monarchs and aristocrats, the revolutions drew a new line between the “old regime” of monarchy, nobility and church, and the new commercial classes and small landholders. For the latter group, it was the old regime that produced the predatory taxes, bankrupt treasuries, corruption, perpetual wars and other pathologies that dragged down their societies. The liberal solution was to extend rights and liberties beyond the aristocracy, which had inherited them from the Middle Ages.</p>
<p>Suppressing liberalism became the chief aim of absolutist regimes in Austria, Russia and Prussia after they helped defeat France in 1815. Prince Klemens von Metternich, Austria’s powerful chancellor, claimed that “English principles” of liberty were foreign to the Continent. But networks of liberals — Italian carbonari, Freemasons, English Radicals — continued to operate underground, communicating across societies and providing a common language for dissent.</p>
<p>This helped lay the ideological groundwork for Spain’s liberal revolution in 1820. From there, revolts spread to Portugal, the Italian states of Naples and Piedmont, and Greece. News of the Spanish revolution even spurred the adoption of liberal constitutions in the nascent states of Gran Colombia, Argentina, Uruguay, Peru and Mexico. Despite their varied grievances, in each case liberalism served as a rallying point and political program on which the malcontents could agree.</p>
<p>A decade later, in July 1830, a revolution toppled France’s conservative Bourbon monarchy. Insurrection spread to Belgium, Switzerland, a number of German and Italian states and Poland. Once again, a variety of complaints were distilled into the rejection of the old regime and the acceptance of liberalism.</p>
<p>The revolutions of 1848 were more numerous and consequential but remarkably similar to the earlier ones. Rebels with little in common — factory workers in Paris, peasants in Ireland, artisans in Vienna — followed a script written in the 1790s that was rehearsed continuously in the ensuing years across the continent.</p>
<p>Today, rural and urban Arabs with widely varying cultures and histories are showing that they share more than a deep frustration with despots and a demand for dignity. Most, whether moderate or radical, or living in a monarchy or a republic, share a common inherited language of dissent: Islamism.</p>
<p>Political Islam, especially the strict version practiced by Salafists in Egypt, is thriving largely because it is tapping into ideological roots that were laid down long before the revolts began. Invented in the 1920s by the Muslim Brotherhood, kept alive by their many affiliates and offshoots, boosted by the failures of Nasserism and Baathism, allegedly bankrolled by Saudi and Qatari money, and inspired by the defiant example of revolutionary Iran, Islamism has for years provided a coherent narrative about what ails Muslim societies and where the cure lies. Far from rendering Islamism unnecessary, as some experts forecast, the Arab Spring has increased its credibility; Islamists, after all, have long condemned these corrupt regimes as destined to fail.</p>
<p>Liberalism in 19th-century Europe, and Islamism in the Arab world today, are like channels dug by one generation of activists and kept open, sometimes quietly, by future ones. When the storms of revolution arrive, whether in Europe or the Middle East, the waters will find those channels. Islamism is winning out because it is the deepest and widest channel into which today’s Arab discontent can flow.</p>
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		<title>Líneas de tensión</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 17:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Mariano Aguirre</strong>, director del Norwegian Peacebuilding Resource Centre, en Oslo (LA VANGUARDIA, 07/01/12):</p>
<p>Cuando se ha cumplido un año desde que comenzaron las revueltas árabes en Túnez, las expectativas son mucho más complejas que un camino directo hacia la democracia. La guerra en Libia y la represión en Siria, Yemen y Bahréin indican que los procesos pueden ser violentos por la resistencia de gobiernos autoritarios.</p>
<p>En la revuelta árabe hay un efecto dominó debido a problemas comunes, un sentido de identidad árabe, el uso de las redes sociales, y el papel de Al Yazira y otros medios de &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39585/lineas-de-tension/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Mariano Aguirre</strong>, director del Norwegian Peacebuilding Resource Centre, en Oslo (LA VANGUARDIA, 07/01/12):</p>
<p>Cuando se ha cumplido un año desde que comenzaron las revueltas árabes en Túnez, las expectativas son mucho más complejas que un camino directo hacia la democracia. La guerra en Libia y la represión en Siria, Yemen y Bahréin indican que los procesos pueden ser violentos por la resistencia de gobiernos autoritarios.</p>
<p>En la revuelta árabe hay un efecto dominó debido a problemas comunes, un sentido de identidad árabe, el uso de las redes sociales, y el papel de Al Yazira y otros medios de comunicación globales. A la vez, el proceso en cada país depende del modelo del Estado existente y las capacidades de la sociedad. En Egipto había fuertes organizaciones sociales que crearon fisuras entre el presidente Mubarak y las fuerzas armadas. En Túnez fue importante el movimiento sindical, y las revueltas de los jóvenes generaron fricciones entre el presidente Zine El Abidine Ben Ali, los militares y la policía. En Libia, en cambio, el veloz recurso a la violencia por parte del gobierno y una oposición sin experiencia política resultó en una guerra civil con intervención militar de la OTAN. Ahora, uno de los grandes desafíos es cómo desmovilizar las milicias que quieren su parte de poder. Las políticas de clanes en Yemen y Siria han permitido que los regímenes alarguen su permanencia agitando el temor a las guerras sectarias. De todos los estados árabes, sólo Argelia, Líbano, Iraq y Sudán no están sufriendo revueltas, ni tampoco la Autoridad Palestina y Hamas.</p>
<p>Una serie de tensiones se presentan en el segundo año de la revuelta. La primera, entre los partidarios del antiguo régimen (incluyendo parte de las fuerzas armadas) y los partidarios del cambio respecto a los pasos de la reforma. Aquí se encuadran las divergencias sobre las fases electorales y constitucionales que han instaurado los militares en Egipto; las sucesivas renuncias del presidente de Yemen; o los intentos de cambio sin afectar a las monarquías en Jordania y Marruecos.</p>
<p>Un caso especial es Arabia Saudí, donde el Gobierno ha realizado un doble movimiento de inyectar más dinero en la propia sociedad –como también ha hecho Omán– y en otras de la región, a la vez que envía tropas a Bahréin para frenar las revueltas. Pese a ello, hay signos de rebelión en ese país y en los del Consejo de Cooperación del Golfo.</p>
<p>Los resultados electorales en Túnez, Egipto y Marruecos indican que el cambio estará marcado por la tensión entre organizaciones islamistas y seculares. Los islamistas se agrupan en diversas facciones y tendencias entre moderados, conservadores y ex radicales. La dinámica entre ellos, la relación con los partidos no islamistas y cómo respondan a las demandas democráticas serán factores importantes.</p>
<p>La tercera tensión es la relación entre los actores de la revuelta y la representatividad en las instituciones. Muchos de los jóvenes (65% de la población de la región), y especialmente las mujeres, que han participado en el levantamiento social contra los regímenes represivos se encuentran, o pueden encontrarse, con una falta de representación de sus aspiraciones. Igualmente, las minorías, especialmente la cristiana, temen que la falta de representación aumente su situación de riesgo. El triunfo del partido de los Hermanos Musulmanes en Egipto, y el gran número de votos de Nour (partido de los salafistas, islamistas radicales) entre sectores marginales y parte de la clase media, convertirán en campo de batalla político las demandas de igualdad entre hombres y mujeres y los deseos de modernidad.</p>
<p>Pero los islamistas tendrán que aceptar las reglas del juego parlamentario, de la sociedad civil y de los medios de comunicación. No podrán imponer regímenes teocráticos como en Irán porque el modelo más atractivo entre la población es el del islamismo moderado de Turquía. De hecho, para los islamistas, un seguro de vida político sería establecer alianzas de uni</p>
<p>dad nacional con los liberales seculares, algo que precisarán para gobernar y afrontar el duro proceso de modificar los modelos económicos de países que han tenido un notable crecimiento, pero con una inmensa desigualdad en la distribución del ingreso. Lo más importante es que los gobiernos apliquen políticas integradoras que eviten los conflictos sectarios por identidades a la vez que satisfagan las demandas de democracia, empleo, salud, vivienda, educación y fin de la corrupción.</p>
<p>Desde fuera, Estados Unidos y Europa deben cambiar sus políticas en seis campos. Primero, no boicotear a los islamistas si llegan al poder, como hicieron en Argelia y el territorio ocupado de Palestina. Segundo, no apoyar a gobiernos corruptos a cambio de acceso al petróleo y gas, y sus reinversiones en Occidente. Tercero, no promover el mismo modelo neoliberal que fracasó en la región y que ha provocado la crisis en Europa y EE.UU., sino políticas que generen empleo. Cuarto, abrir los mercados a las nuevas democracias. Quinto, apoyar la creación de un Estado palestino. Sexto, no atacar a Irán. Un año después de que un vendedor ambulante se inmolara en Túnez, el despertar árabe no ha hecho más que empezar. El proceso durará décadas. Sus resultados son imprevisibles, pero difícilmente haya una vuelta atrás.</p>
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		<title>Liberar el potencial de las finanzas islámicas</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/39561/liberar-el-potencial-de-las-finanzas-islamicas/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 17:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economía]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Banca]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Mahmoud Mohieldin</strong>, director ejecutivo en el Banco Mundial. Traducción: Esteban Flamini (Project Syndicate, 06/01/12):</p>
<p>En un momento en que la incertidumbre todavía enturbia los mercados globales y muchos inversores eligen una total retirada, hay una parte del sector financiero que crece exponencialmente: los activos financieros que se rigen por la ley islámica pasaron de ser unos cinco mil millones de dólares a fines de los ochenta a, aproximadamente, 1,2 billones en 2011.</p>
<p>Esta clase de activos, que se destacan porque las instituciones financieras y sus clientes comparten los riesgos, se salvó de muchas de las consecuencias más graves &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39561/liberar-el-potencial-de-las-finanzas-islamicas/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Mahmoud Mohieldin</strong>, director ejecutivo en el Banco Mundial. Traducción: Esteban Flamini (Project Syndicate, 06/01/12):</p>
<p>En un momento en que la incertidumbre todavía enturbia los mercados globales y muchos inversores eligen una total retirada, hay una parte del sector financiero que crece exponencialmente: los activos financieros que se rigen por la ley islámica pasaron de ser unos cinco mil millones de dólares a fines de los ochenta a, aproximadamente, 1,2 billones en 2011.</p>
<p>Esta clase de activos, que se destacan porque las instituciones financieras y sus clientes comparten los riesgos, se salvó de muchas de las consecuencias más graves de la crisis financiera mundial iniciada en 2008. Esta resistencia, sumada a una variedad de otras características fundamentales, explica los elevados rendimientos y la creciente popularidad del modelo financiero islámico.</p>
<p>Durante la crisis financiera global, una pequeña cantidad de instituciones financieras islámicas resultaron perjudicadas cuando la economía real se contrajo y algunos emisores de bonos islámicos incurrieron en impago. Pero como en el sistema de financiación islámico los riesgos son compartidos, estos instrumentos resistieron mejor la primera fase del contagio financiero que golpeó a la economía en 2008. Importantes economistas, como Kenneth Rogoff de la Universidad de Harvard, han sugerido que las finanzas islámicas demuestran las ventajas que supone la financiación con capitales propios y la coparticipación en los riesgos respecto de la tendencia convencional que favorece la financiación mediante endeudamiento.</p>
<p>Las instituciones financieras islámicas poseen diversas características distintivas que les confirieron una relativa estabilidad durante la crisis. Una de ellas es que en el modelo islámico se insiste en el respaldo de los activos, lo que asegura un vínculo directo entre las transacciones financieras y las actividades económicas reales. Los ahorros de las instituciones y los rendimientos de las inversiones están estrechamente vinculados, porque es el sector real, y no el financiero, el que los determina.</p>
<p>Esto crea un mecanismo de ajuste flexible para el caso de que se produzcan perturbaciones imprevistas. También asegura una equivalencia constante entre los valores reales de los activos y los pasivos, a la vez que prohíbe un apalancamiento excesivo y diversas formas de titularización complicadas. Además, las finanzas islámicas son más equitativas: prestamistas y prestatarios comparten los riesgos y las recompensas, lo que aumenta la importancia concedida a la búsqueda de objetivos a largo plazo y desalienta la asunción de riesgos excesivos en el corto plazo.</p>
<p>En síntesis, las instituciones financieras islámicas tratan a sus clientes como socios comerciales. Esto crea un fuerte incentivo a evaluar cuidadosamente los pedidos de financiación y a ayudar a los deudores en los malos tiempos, lo que reduce las presiones que obligan a vender activos a “precio de remate” y minimiza la probabilidad de contagio financiero. Por último, el marco financiero islámico protege los saldos de los depósitos y previene un crecimiento excesivo del crédito.</p>
<p>En este momento, los instrumentos financieros islámicos están disponibles en al menos 70 países y representan alrededor del 0,5% de los activos financieros de todo el mundo. Pero hay claras señales de que crecerán a ritmo veloz y continuo. En su informe de noviembre de 2011 sobre la banca islámica internacional, el Deutsche Bank proyecta que los activos islámicos crecerán a un ritmo anual compuesto del 24% a lo largo de los tres próximos años. Esta previsión se apoya en cinco razones principales:</p>
<ul>
<li>Las finanzas islámicas ofrecen a los ahorristas y a los inversores alternativas prácticas respecto de los instrumentos convencionales.</li>
<li>La calidad de los servicios financieros islámicos está mejorando y su disponibilidad no se encuentra restringida a clientes particulares.</li>
<li>La oferta de activos islámicos por parte de instituciones financieras multinacionales convencionales está creciendo, y estos activos concitan cada vez más interés en Londres, Luxemburgo y otras capitales financieras del mundo.</li>
<li>El auge de los <em>commodities</em> generó en algunos países musulmanes un superávit que es preciso colocar a través de intermediarios financieros y fondos soberanos de inversión.</li>
<li>Los instrumentos financieros islámicos pueden cumplir con las exigencias de la <em>sharia</em> (el sistema de derecho religioso y código moral del Islam) y al mismo tiempo enviar señales de cambio que se condicen con los acontecimientos recientes ocurridos en diversos países de mayoría musulmana.</li>
</ul>
<p>Pero para concretar el potencial de las finanzas islámicas, se necesitan sólidos mecanismos de supervisión. Las instituciones financieras deben mejorar los métodos para la evaluación de los candidatos y la supervisión posterior a la concesión del préstamo. Otro problema es que, en muchos países, los títulos de deuda reciben un tratamiento impositivo ventajoso, lo que favorece el apalancamiento en comparación con la financiación con capitales propios y la adopción de sistemas donde se comparten las ganancias y las pérdidas. Es un aspecto que hay que modificar.</p>
<p>Además, las finanzas islámicas están subdesarrolladas en lo concerniente a hipotecas, seguros mutuos, alquiler con opción de compra y microfinanzas; hay que mejorar los procedimientos de insolvencia y bancarrota; y se deben establecer mecanismos para hacer frente a los impagos de “bonos islámicos”. Por último, las instituciones financieras islámicas deben responder ciertas inquietudes referidas a la gestión del riesgo de liquidez, el cumplimiento del Acuerdo de Basilea III (la norma reglamentaria más reciente del Comité de Supervisión Bancaria de Basilea), las normas contables internacionales y la gobernanza corporativa.</p>
<p>A pesar de los últimos informes que destacan el tamaño y el crecimiento de los activos e instrumentos financieros islámicos, su éxito dependerá, en última instancia, de la calidad de los servicios, de la innovación financiera continua y del uso de sólidas prácticas de gestión del riesgo. Si se encaran sus deficiencias, las finanzas islámicas pueden servir en muchos países en vías de desarrollo como estímulo para un crecimiento inclusivo.</p>
<p>Si el modelo islámico de financiación logra resolver sus principales problemas en materia regulatoria y de gobernanza corporativa, puede satisfacer las necesidades financieras y de inversión de más personas, llegar a más lugares y contribuir a mejorar la estabilidad financiera y los niveles de inclusión en los países en vías de desarrollo. ¿Quién podría negarse a algo así?</p>
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		<item>
		<title>¿Qué quieren los árabes?</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/39532/que-quieren-los-arabes/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 21:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Mansour Moaddel</strong>, profesor de Sociología en la Universidad de Michigan Oriental y ha sido el investigador principal de varias encuestas sobre valores transnacionales llevadas a cabo en Oriente Medio entre 2001 y 2011. Traducido del inglés por Carlos Manzano (Project Syndicate, 04/01/12):</p>
<p>La autoinmolación hace un año del vendedor callejero tunecino Mohammed Bouazizi desencadenó una oleada de protestas populares que se extendió por todo el mundo árabe y expulsó del poder a los dictadores de Egipto, Libia y el Yemen. Ahora, parece que el poder del Presidente de Siria, Bashar Al Assad, toca a su fin.</p>
<p>Se ha &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39532/que-quieren-los-arabes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Mansour Moaddel</strong>, profesor de Sociología en la Universidad de Michigan Oriental y ha sido el investigador principal de varias encuestas sobre valores transnacionales llevadas a cabo en Oriente Medio entre 2001 y 2011. Traducido del inglés por Carlos Manzano (Project Syndicate, 04/01/12):</p>
<p>La autoinmolación hace un año del vendedor callejero tunecino Mohammed Bouazizi desencadenó una oleada de protestas populares que se extendió por todo el mundo árabe y expulsó del poder a los dictadores de Egipto, Libia y el Yemen. Ahora, parece que el poder del Presidente de Siria, Bashar Al Assad, toca a su fin.</p>
<p>Se ha llamado “primavera árabe” a todos esos movimientos en pro del cambio, pero, ¿qué valores los impulsan y qué clase de cambio quieren sus partidarios? Una serie de encuestas hechas el verano pasado en el mundo árabe pone de relieve algunos cambios importantes en la opinión pública.</p>
<p>En las encuestas, el 84 por ciento de los egipcios y el 66 por ciento de los libaneses consideraban que el objetivo de la “primavera árabe” era la democracia y la prosperidad económica. En los dos países, sólo el 9 por ciento, aproximadamente, creían que dichos movimientos iban encaminados a establecer un gobierno islámico.</p>
<p>En el caso de Egipto, el Iraq y Arabia Saudí, donde se dispone de datos sobre tendencias, la “primavera árabe” reflejaba un cambio importante en los valores de la población respecto de la identidad nacional. En 2001, sólo el ocho por ciento de los egipcios se consideraban egipcios por encima de todo, mientras que el 81 por ciento se consideraban musulmanes. En 2007, los resultados fueron aproximadamente los mismos.</p>
<p>Sin embargo, a raíz de la “primavera árabe” esas cifras cambiaron espectacularmente: el número de los que se consideraban egipcios aumentó hasta el 50 por ciento, un dos por ciento más que los que se consideraban musulmanes. Entre los iraquíes, la autoidentificación primordial desde el punto de vista nacional aumentó desde el 23 por ciento de los que respondieron en 2004 hasta el 57 por ciento en 2011. Entre los saudíes, el porcentaje aumentó del 17 por ciento en 2003 hasta el 46 por ciento en 2011, mientras que el de los que afirmaban una identidad musulmana primordial se redujo del 75 por ciento al 44 por ciento.</p>
<p>También ha habido un cambio hacia la política secular y un debilitamiento del apoyo a la <em>shari</em>a (la ley religiosa islámica). Entre los iraquíes, el porcentaje de los que estuvieron de acuerdo con que, si la religión y la política estuvieran separadas, el Iraq sería un país mejor aumentó del 50 por ciento en 2004 a casi el 70 por ciento en 2011. No se dispone de datos similares correspondientes a Egipto y Arabia Saudí, pero estos dos países muestran una disminución del apoyo a la <em>sharia</em>. En Egipto, el porcentaje de los que consideraban “muy importante” que el Gobierno aplicara la <em>sharia</em> pasó del 48 por ciento en 2001 al 28 por ciento en 2011. En el caso de los saudíes, bajó del 69 por ciento en 2003 al 31 por ciento en 2011.</p>
<p>Por último, un análisis de una muestra nacionalmente representativa de 3.500 egipcios adultos, que respondieron sobre su participación en el movimiento contra Mubarak, mostró que una mayoría de los participantes eran varones jóvenes y solteros con una posición socioeconómica más alta, usuarios de la red Internet, lectores de periódicos, residentes en zonas urbanas y que profesaban los valores modernos y el libre albedrío. No les importaba tener vecinos americanos, británicos o franceses. La religiosidad no entrañaba necesariamente la participacion, mientras que la intolerancia religiosa la reducía.</p>
<p>Esos porcentajes parecen contrastar con los resultados de las recientes elecciones legislativas de Egipto, en las que los Hermanos Musulmanes y los fundamentalistas salafistas obtuvieron en conjunto el 65 por ciento, aproximadamente, del voto popular. Sigue siendo cierto que la religión es un factor importante para los votantes egipcios, pues el 66 por ciento de los encuestados “está muy de acuerdo” o “de acuerdo” en que sería mejor que ocuparan los cargos públicos personas con sólidas creencias religiosas y el 57 por ciento considera “muy importante” o “importante” la aplicación de la <em>sharia</em> por el gobierno. Aun así, el nacionalismo supera a la religión. Nada menos que el 78 por cierto estaban de acuerdo con la afirmación de que sería mejor que fueran más las personas con un fuerte compromiso con los intereses nacionales -en lugar de con opiniones profundamente religiosas- que ocuparan cargos públicos.</p>
<p>Entonces, ¿cómo se explica la incongruencia entre los datos de las encuestas y los resultados de las elecciones en Egipto? En primer lugar, los fundamentalistas se beneficiaron de muchos años de organización y activismo políticos, por lo que tuvieron más capacidad para movilizar a sus partidarios, mientras que los liberales, que encabezaron el levantamiento contra el antiguo régimen, carecían de una organización a escala nacional y dispusieron de poco tiempo para lograr que su recién adquirido capital político se materializara en votos.</p>
<p>En segundo lugar, los liberales no estuvieron atinados al elegir sus prioridades. En lugar de difundir su programa entre los egipcios, se equivocaron de enemigo, al dedicar un tiempo precioso a organizar manifestaciones contra el ejército.</p>
<p>Por último, el resultado de las elecciones no es tan malo como parece. El liberalismo ha sido objeto de ataques continuos durante decenios por parte de extremistas e instituciones religiosos y las organizaciones liberales fueron reprimidas por gobiernos opresivos. Si los que hicieron caer el régimen de Mubarak hubieran ondeado el estandarte del islam político, los fundamentalistas musulmanes habrían estado en condiciones mucho mejores para promover reinvidicaciones más exclusivistas sobre la revolución y el país.</p>
<p>Pero fueron los liberales los que liberaron a Egipto del autoritarismo, cosa que, a su vez, les dio legitimidad y engendró la poderosa sensación de conciencia nacionalista entre los egipcios. A consecuencia de ello, el apoyo a la <em>sharia</em> ha disminuido y la identidad nacional ha aumentado en muy gran medida entre los egipcios. En la medida en la que el debate político esté centrado en la reconstrucción nacional y la libertad, los fundamentalistas islámicos, en Egipto y en otros países, afrontarán una batalla muy dificultosa.</p>
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		<item>
		<title>Entre las promesas y el miedo</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/39507/entre-las-promesas-y-el-miedo/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 19:36:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.almendron.com/tribuna/?p=39507</guid>
		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Bichara Khader</strong>, director del Centro de Estudios e Investigaciones sobre el Mundo Árabe Contemporáneo, Universidad Católica de Lovaina. Traducción: JoséMaría Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 03/01/12):</p>
<p>La borrasca que arrancó a Ben Ali de su pedestal en Túnez, el 14 de enero de 2011, no cesa de aventar el mundo árabe. En Egipto, Mubarak se vio obligado a dimitir y es llevado, en una camilla, ante un tribunal nacional. Gadafi, el Guía fantasma de Libia, herido, es ejecutado sumariamente, llevándose a la tumba secretos muy comprometedores para los occidentales. Ali Saleh, en Yemen, se ha comprometido a &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39507/entre-las-promesas-y-el-miedo/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Bichara Khader</strong>, director del Centro de Estudios e Investigaciones sobre el Mundo Árabe Contemporáneo, Universidad Católica de Lovaina. Traducción: JoséMaría Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 03/01/12):</p>
<p>La borrasca que arrancó a Ben Ali de su pedestal en Túnez, el 14 de enero de 2011, no cesa de aventar el mundo árabe. En Egipto, Mubarak se vio obligado a dimitir y es llevado, en una camilla, ante un tribunal nacional. Gadafi, el Guía fantasma de Libia, herido, es ejecutado sumariamente, llevándose a la tumba secretos muy comprometedores para los occidentales. Ali Saleh, en Yemen, se ha comprometido a aceptar el plan del Consejo de Cooperación del Golfo, que le conmina a retirarse. En Siria, el régimen baasista, autista, agita los fantasmas de las guerras civiles y de la inestabilidad regional. En Bahréin, la monarquía suní, contestada por la mayoría chií de la población, se mantiene gracias a la protección de Arabia Saudí, que teme una oleada chií, y el de Estados Unidos, que tiene en ese país la mayor base naval americana en el Golfo. En Jordania, la monarquía hachemí hace y deshace gobiernos manteniendo una voluntad de lucha contra la corrupción pero sin calmar a los manifestantes. En Marruecos, el rey para el golpe anunciando algunas modificaciones constitucionales. Argelia, escarmentada por la guerra civil de los años noventa, vive al abrigo del ejército y de los petrodólares. Los países del Golfo compran el silencio de sus poblaciones con generosos subsidios y empleos públicos.</p>
<p>Así, los árabes, humillados, indignados y encolerizados, se sublevan. Túnez desencadenó el movimiento, imparable e irreversible. Durante mucho tiempo el Túnez de las playas había ocultado por completo el Túnez de la rabia. Revueltas, sublevaciones, revoluciones, convulsiones, poco importa la semántica pues en la historia contemporánea del mundo árabe habrá un antes y un después del 2011. ¿Fue un efecto dominó? ¿Fue un efecto contagio? Quizá no. Desde luego fue un efecto de ejemplaridad, un efecto de demostración. Las situaciones de los países árabes son distintas en el campo social, económico, político, geográfico, y en el plano de las alianzas exteriores. Pero el mal es común y estructural: una brecha enorme entre los desheredados y los hartos, fatiga de poblaciones jóvenes frente a regímenes viejos y corruptos que no sólo hicieron saltar en pedazos el sueño de salvar Palestina de las garras de la ocupación, sino que se han demostrado políticamente ineptos y económicamente incapaces de alimentar a sus poblaciones y de abrirles un horizonte de esperanza. Atenazados por la opresión, los jóvenes árabes han acabado por derribar el muro del miedo tras el cual se protegen los dictadores. El mundo entero quedó sorprendido por el brutal resurgimiento de este impulso revolucionario. Sorpresa aún mayor porque la ruptura tiene lugar en el seno del mundo árabe, percibido durante mucho tiempo como refractario a la ola democrática, reacio al cambio hasta el punto de que este mundo se había convertido, para muchos occidentales, en una especie de perplejidad permanente, casi una anomalía histórica.</p>
<p>Un año después de este espectáculo entusiasmante de los pueblos árabes resulta prematuro hacer un balance, debido a que estamos todavía en la fase revolucionaria y no en la del estado democrático. Y el paso de la una a la otra no está exento de peligros, hipotecas, temores y riegos. Los jóvenes han derribado presidentes, pero el cambio de régimen es harina de otro costal. Cambiar de régimen supone enraizar la democracia y el Estado de derecho, cambiar mentalidades, difundir la cultura democrática que no se limita simplemente al ejercicio electoral.</p>
<p>Estamos en un periodo de transición. Y las transiciones no tienen por qué parecerse. En Túnez, país homogéneo dotado de un pequeño ejército nacional y de un pasado de lucha contra la dictadura, la transición se ha hecho con tranquilidad. Los islamistas de Enahda ganaron las elecciones. Nada sorprendente, es el partido de los “torturados y de los exiliados del régimen”, un partido cercano al pueblo, que dispone de miles de mezquitas que son otras tantas tribunas electorales; un partido acreditado con una imagen de honestidad y que tiene un discurso identitario en un país mayoritariamente creyente y orgulloso de su islamidad. ¿Por qué inquietarse? Hay que alegrarse de que los tunecinos hayan podido votar libremente por vez primera. Los islamistas deberán adaptarse a las necesidades del país, especialmente económicas, mostrarse acomodaticios y pragmáticos para responder a las necesidades de la población. Es decir, deberán tener un discurso menos ideológico. En caso contrario perderán todo crédito. Como dice el proverbio árabe, fil mandan, tchouf el foursan (el buen jinete se demuestra en la carrera). Una cosa es segura: Túnez reúne todas las condiciones para salir adelante y si, por ventura, la revolución tunecina es confiscada, superada o pervertida, no habrá ninguna esperanza de que la democracia arraigue en ninguna otra parte.</p>
<p>En Egipto la situación se ha complicado con un Consejo militar que multiplica los errores: mantenimiento del estado de emergencia, juicios a manifestantes ante tribunales militares, maniobras dilatorias en el juicio a Mubarak, voluntad de impedir el control del Gobierno sobre el presupuesto del ejército y finalmente represión sangrienta. Un faraonismo político instigado por las fuerzas armadas. A esta mala noticia se añade otra: la subida electoral no de los Hermanos Musulmanes, cuyo partido Justicia y Libertad ha logrado más del 40% de votos en las dos primeras vueltas, sino de los salafistas que logran el segundo mejor resultado electoral. Ello supone un peligro real para la cohesión de Egipto, la cohabitación de las comunidades religiosas, el despegue económico y las libertades generales. Será difícil que los Hermanos Musulmanes y los salafistas formen gobierno ellos solos. Ni los egipcios, ni el ejército, ni los Hermanos Musulmanes ni el mundo exterior lo desean. Pero los dos grupos jugarán un papel importante en la redacción de la Constitución que podría cercenar los avances logrados por las mujeres y las minorías.</p>
<p>Libia es un país aparte. Liberada con la ayuda de la OTAN, primero debe cicatrizar sus heridas, comprometerse con una justicia transicional, poner en marcha un cuerpo de policía y un ejército dignos de tal nombre, superar las diferencias regionales y las divisiones tribales; es decir, construir un Estado empezando por los cimientos. Aún pueden producirse choques y ajustes de cuentas entre facciones. El Gobierno parece en el buen camino: no le falta ni voluntad ni medios en un país que dispone de las mayores reservas de petróleo de toda África. Pero una democracia a la inglesa en Libia es aún un sueño.</p>
<p>En Yemen, la geografía del país, las disputas tribales, los intereses geoestratégicos de los actores regionales (Arabia Saudí) e internacionales (EE.UU.) darán a la transición democrática una coloración especial, pero no necesariamente una inmediata estabilidad.</p>
<p>Los dolores de parto democrático seguirán en otros países. Una cosa es segura: el bebé democrático no puede salir de las entrañas de las dictaduras por cesárea, a golpe de bisturí, como los americanos quisieron hacer en Iraq. La democracia exige una maduración cultural y mucha paciencia, debates, compromisos, sabiduría&#8230; Pero las incertidumbres de la transición serán legión y pueden ensombrecer el camino puesto que si los pueblos hacen la historia, no saben aún qué historia están haciendo.</p>
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		<title>‘Primavera árabe’, un año</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 19:25:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Tahar ben Jelloun</strong> (LA VANGUARDIA, 20/12/11):</p>
<p>El tiempo ha seguido su curso: la primavera ha atravesado el otoño, se reúne ahora con el invierno y nos deja frente a realidades frustrantes, difíciles de admitir. No es de extrañar que una revuelta desemboque en un gran desorden. La experiencia vivida por ciertos países árabes no ha consistido en una revolución, sino en un auténtico estallido de cólera que ha desencadenado por igual palabras y obras. Hombres y mujeres se han manifestado por la dignidad, la libertad y la justicia. En el momento actual, tales valores parecen alejarse del horizonte árabe &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39303/primavera-arabe-un-ano/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Tahar ben Jelloun</strong> (LA VANGUARDIA, 20/12/11):</p>
<p>El tiempo ha seguido su curso: la primavera ha atravesado el otoño, se reúne ahora con el invierno y nos deja frente a realidades frustrantes, difíciles de admitir. No es de extrañar que una revuelta desemboque en un gran desorden. La experiencia vivida por ciertos países árabes no ha consistido en una revolución, sino en un auténtico estallido de cólera que ha desencadenado por igual palabras y obras. Hombres y mujeres se han manifestado por la dignidad, la libertad y la justicia. En el momento actual, tales valores parecen alejarse del horizonte árabe con el regreso de las fuerzas de seguridad y de las fuerzas armadas, sea en Túnez o en Egipto.</p>
<p>La circunstancia de que en tres países donde se han celebrado elecciones hayan tomado la delantera los islamistas –a punto o en condiciones de gobernar– no debe atemorizarnos ni cogernos por sorpresa. Estos islamistas no iniciaron ni guiaron las revueltas, tomaron el tren en marcha y algunos, es cierto, aprovecharon la impaciencia de la gente para presentarse como salvadores pertrechados de soluciones a todos los problemas; lo peor es que una mayoría de la población cree en sus discursos y acaba por otorgarles su confianza. Sin embargo, el ejercicio del poder no es fácil y el contacto diario con la realidad desvelará, a no tardar, si los líderes religiosos se hallan dotados de la competencia necesaria para sacar al país de sus problemas económicos y culturales.</p>
<p>El balance, pese a todo, es positivo. En menos de un año se ha presenciado el fin de tres dictadores. El caso del dictador sirio es muy preocupante, pero tarde o temprano habrá de rendir cuentas ante un tribunal. Las matanzas de civiles prosiguen con el apoyo de Rusia y China. Los únicos que pueden detener a El Asad son militares, a quien no impresionan las manifestaciones ni el número creciente de muertos. Túnez, Egipto y Libia son países muy diferentes. El de Marruecos es un caso aparte, en la medida en que las reformas se acordaron a primera hora y el país será gobernado por el Partido de la Justicia y el Desarrollo (PJD) que ha obtenido 107 escaños de los 395 con que cuenta el Parlamento. No obtuvo la mayoría absoluta y ha constituido un gobierno de coalición. Se le juzgará por los hechos aunque, personalmente, soy contrario a toda intervención de la religión en el terreno político.</p>
<p>Libia resulta, tal vez, el país al que hay que permanecer atento a lo que suceda. Las circunstancias del fin de Gadafi y de su familia han producido la impresión de que se trata de un país donde el recurso a la violencia es sistemático. Es el país al que más le costará entrar en la modernidad; es decir, en una auténtica democracia, dada la preeminencia del sistema tribal. Además, debido a la dictadura sangrienta de Gadafi, Libia no ha tenido las tradiciones políticas de costumbre (ni partidos, ni sindicatos, ni prensa libre, ni libertades civiles, etcétera). La revuelta se ha asemejado a una guerra civil. El hecho de que el presidente del Consejo Nacional de Transición, Mustafa Abdel Yalil, haya apelado a la charia como marco ideológico tiene algo de preocupante. Habrá ocasión de comprobar en dónde desembocan las convulsiones que ha experimentado el país. La democracia es un aprendizaje que empieza por la aparición del individuo. Ahora bien, en una sociedad de clanes y tribus, el individuo no cuenta con el reconocimiento correspondiente. Serán menester tiempo y una cierta madurez para llegar a este estadio que Europa tardó siglos en alcanzar.</p>
<p>Los hechos sucedidos el 9 de octubre en la plaza Tahrir de El Cairo revisten una importancia fundamental: carros de combate de las fuerzas armadas aplastaron a manifestantes coptos y musulmanes. Veintisiete muertos en pocos minutos. El Consejo Militar no ha movido un dedo.</p>
<p>La presión de la calle a principios del 2011 no fue el único factor que provocó la marcha de Mubarak. La revuelta del pueblo egipcio desembocó en un golpe de Estado militar. Las fuerzas armadas han desempeñado un papel esencial en el cambio que experimenta Egipto. Al propio tiempo, los militares –sin dejar de prometer en prenda la democracia– detentan el poder y no cederán con facilidad. Como han afirmado Bahgat Elnadi y Adel Rifaat (cuyo pseudónimo es Mahmud Husein), “el Consejo Militar no está guiando una transición hacia la democracia, sino una restauración del antiguo régimen con un barniz de democracia” (</p>
<p>tion, 25/XI/2011). Por otra parte, estos mismos militares ejercen, como en otros tiempos, la represión que llega a juzgar a los manifestantes ante sus tribunales. Casi 15.000 hombres y mujeres, jóvenes en su mayoría, han pasado por estos tribunales. En opinión de Mahmud Husein, “estos tribunales tienen un cometido oficioso: quebrantar y debilitar el impulso de los jóvenes activistas y sofocar su espíritu de rebelión”. No se olvide que, desde la nueva ocupación de la plaza Tahrir, se han registrado una cincuentena de muertes.</p>
<p>El partido de los Hermanos Musulmanes está ganando las convocatorias electorales. Es el partido islamista más enraizado y antiguo del país (creado en 1928). Las revueltas, que en un primer momento mostraron que el discurso islamista estaba superado, han sido recuperadas por las fuerzas islamistas. De nada sirve lamentarse o desesperarse. Si estos pueblos han querido, en su mayoría, vivir gobernados según los preceptos de la religión musulmana, no se les puede impedir. Lo cual no significa que vivan en democracia. El gran malentendido ha consistido en creer que el hecho de ir a votar es suficiente para llamarse demócrata. Las elecciones son un procedimiento. La democracia que, si se quiere, puede ejemplificarse en las elecciones, es otra cosa; es una cultura que se encarna en valores, el principal de los cuales es el reconocimiento del individuo como ser singular y único, con derechos y deberes. Dicho esto, esta cultura de respeto de la libertad de cada cual no es aún moneda corriente en los países árabes. En ninguno de estos países la Constitución ha inscrito en su texto la libertad de conciencia, de confesión y de culto. Hecho que motiva que a quien critica a los islamistas se le considera no un opositor basado en el derecho sino un antimusulmán. Se considera que la laicidad es una forma de ateísmo. Ahora bien, si un individuo no posee el derecho de afirmar públicamente su libertad de conciencia, si el Estado puede perseguirle</p>
<p>Libéray juzgarle por apostasía, puede decirse que no estamos en democracia ni vivimos en un Estado de derecho, ni menos aún en la modernidad.</p>
<p>La llamada primavera árabe ha ejercido un efecto liberador en varios países. Y, mientras vemos a los indignados en España, Nueva York o Israel, presenciamos las protestas rusas contra las irregularidades y fraude electoral. Los pueblos ya no están anestesiados; ya no temen enfrentarse a las fuerzas de seguridad y a los militares que les reprimen.</p>
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		<title>La &#8216;primavera árabe&#8217;: una visión personal</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 16:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Trinidad Jiménez</strong>, ministra en funciones de Asuntos Exteriores y de Cooperación (EL PAÍS, 17/12/11):</p>
<p>Desde que la revolución tunecina provocó la huida de Ben Ali y sus efectos se extendieron al resto del mundo árabe, fui consciente de que nos encontrábamos ante un hecho histórico, en el que no solo se jugaba el futuro del mundo árabe, sino también el de Europa y, muy especialmente, el de España.</p>
<p>La <em>primavera árabe</em> acaba de empezar, por lo que necesitaremos un tiempo hasta que veamos consolidados regímenes plenamente democráticos. Desconocemos qué tiempo requerirá cada país para que el proceso culmine &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39272/la-primavera-arabe-una-vision-personal/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Trinidad Jiménez</strong>, ministra en funciones de Asuntos Exteriores y de Cooperación (EL PAÍS, 17/12/11):</p>
<p>Desde que la revolución tunecina provocó la huida de Ben Ali y sus efectos se extendieron al resto del mundo árabe, fui consciente de que nos encontrábamos ante un hecho histórico, en el que no solo se jugaba el futuro del mundo árabe, sino también el de Europa y, muy especialmente, el de España.</p>
<p>La <em>primavera árabe</em> acaba de empezar, por lo que necesitaremos un tiempo hasta que veamos consolidados regímenes plenamente democráticos. Desconocemos qué tiempo requerirá cada país para que el proceso culmine con éxito, qué vicisitudes y contratiempos quedan por vivirse, cómo se verán afectados otros países con regímenes más tradicionales o cuyo programa reformista no se haya adaptado al nuevo ritmo de cambios y si, en algún caso, se producirá una involución en los procesos ya en marcha. Pero, en cualquier caso, creo que podemos mirar hacia el futuro de la región con optimismo realista y cauto.</p>
<p>Estados Unidos y la Unión Europea, y una amplia representación de la comunidad internacional, han estado al lado de estos pueblos cuando decidieron decir basta a los regímenes opresivos. Apoyamos su derecho a manifestarse pacíficamente para reclamar libertad, derechos, dignidad ciudadana, en suma. En el caso libio, el apoyo llegó incluso a imponer por medios militares el embargo de armas y la zona de exclusión aérea para proteger a la población civil. Y seguiremos apoyando hasta ver las primeras elecciones democráticas y sus legítimas aspiraciones satisfechas.</p>
<p>Esta apuesta inequívoca de la comunidad internacional por el cambio y la democratización se ha encontrado con el primer dilema tras la celebración de elecciones en Túnez, Marruecos y Egipto. Los partidos que han obtenido el apoyo mayoritario de la población pertenecen a la órbita del islamismo político: Ennahda, PJD y Partido de la Justicia y Libertad. A excepción del PJD, los otros dos partidos están afiliados a los Hermanos Musulmanes. En Libia, Siria y Yemen, la Hermandad también parece que tendrá un papel destacado en los procesos de transición. Pero debemos continuar ahora al lado de estos pueblos, pues el apoyo a las transiciones democráticas no habría sido sincero si solo hubiéramos dado por buena la victoria de las fuerzas liberales modernizadoras más cercanas, en principio, a Occidente.</p>
<p>Del mismo modo, hemos de dar un voto de confianza a las nuevas fuerzas políticas cuando proclaman su compromiso con la democracia. La autolimitación del poder con un sistema de controles democráticos, una justicia independiente o la incorporación de los derechos humanos en las respectivas Constituciones, son elementos del programa del nuevo islamismo político.</p>
<p>Uno de los asuntos que más polariza el debate interno -y la atención de Occidente- en los procesos de transición es el papel del islam y la <em>sharía</em> en el sistema político resultante. En Túnez parece haber consenso para reproducir el artículo 1 de la Constitución de 1959 (&#8220;Túnez es un Estado libre, independiente y soberano; su religión es el islam, su idioma el árabe y su régimen la república&#8221;), con lo que es perfectamente interpretable que el islam es la religión de Túnez y no la del Estado. En todo caso, esta solución no es factible para estados pluriconfesionales, como Egipto o Siria. Por otra parte, no debemos considerar la <em>sharía</em> como un conjunto de reglas inmutables. La fuente primordial -el Corán- admite diversas interpretaciones en cuestiones como el estatuto de la mujer o las penas aplicables a algunos delitos recogidos en el libro santo del islam. De lo contrario, no se entendería que pudieran haberse promulgado el código de estatuto personal tunecino de 1956 o el código de familia marroquí de 2003, a los que nadie se atrevería a calificar de contrarios al islam.</p>
<p>Creo que esta nueva fase de la historia árabe supone el principio del fin del particularismo árabe-musulmán, al menos en lo que se refiere a la supuesta incompatibilidad entre el islam y la democracia o el islam y los derechos humanos.</p>
<p>Por otro lado, la crisis política que están viviendo los países árabes inmersos en procesos revolucionarios se acompaña, además, de una doble crisis económica: la que ellos mismos experimentan y la que atraviesan los vecinos del norte europeo. Unos y otros nos necesitamos y creo, sinceramente, que las posibilidades de cooperación económica y empresarial que ahora se abren en el sur son una oportunidad para que el norte pueda salir de la crisis.</p>
<p>Es necesaria también una reflexión sobre las iniciativas regionales y subregionales prioritarias para España: qué debemos hacer para que la Unión por el Mediterráneo o la cooperación entre el Magreb y los países europeos del Mediterráneo occidental (iniciativa 5+5) se adapten a las nuevas circunstancias. Asimismo, el protagonismo adquirido por la Liga Árabe en estos últimos meses debería dar lugar a un renovado diálogo euroárabe, sobre unas bases nuevas y más efectivas.</p>
<p>Junto a ello, hemos de ser conscientes de que la <em>primavera árabe</em> surge en un contexto en el que se entrecruzan dos cuestiones geoestratégicas de primer orden en la región de Oriente Próximo. Me refiero al conflicto árabe-israelí y al contencioso con Irán a causa de su programa nuclear.</p>
<p>El conflicto árabe-israelí y, especialmente, el palestino-israelí, se verá afectado por lo que suceda en el entorno regional. Por distintas razones, ni israelíes ni palestinos creen que en los próximos meses pueda haber avances sustantivos en el proceso de paz. La misma palabra &#8220;proceso&#8221; no goza de buena reputación entre los palestinos, que quieren hablar ya de estatuto final e involucrar a las Naciones Unidas buscando su pleno reconocimiento como Estado. Israel, por su parte, siente más amenazada su seguridad en un nuevo contexto que percibe como más hostil y prefiere no dar pasos a la espera de que se asienten los nuevos regímenes. Y, sin embargo, no hay tiempo que perder porque la solución de dos Estados, el palestino y el israelí, se va cerrando a medida que pasa el tiempo y no cesa la actividad de construcción en los asentamientos.</p>
<p>La <em>primavera árabe</em> ha traído una complicación adicional a un conflicto de por sí complejo. Durante el proceso de Annapolis se partía de la premisa de que se podía concluir un acuerdo de paz entre Israel y la OLP, controlada por Fatah, cuya aprobación sería sometida mediante referéndum a la población palestina, dejando de lado a Hamás. Una vez que los líderes palestinos de Cisjordania y Gaza, atendiendo las demandas de las respectivas poblaciones, han decidido dar prioridad a la reconciliación intrapalestina, parece que se habrá de contar con Hamás para cualquier acuerdo de paz. ¿Renunciará Hamás a la violencia previamente? ¿Aceptará la solución de dos Estados como prerrequisito de las negociaciones? ¿Qué efecto tendrá sobre Hamás que partidos pertenecientes a la Hermandad vayan a presidir Gobiernos de coalición en algunos países árabes?</p>
<p>En relación con Irán, está en vigor un régimen de sanciones aprobado por el Consejo de Seguridad sobre el programa nuclear iraní. Existe, no obstante, la impresión de que es Occidente el principal impulsor de la movilización internacional en este caso y, solo desde un segundo plano, son conocidos los recelos que provoca el programa nuclear iraní en los países del Golfo. Sin embargo, las nuevas fuerzas revolucionarias, incluidas las islamistas, están adoptando una actitud más crítica hacia el régimen iraní, al que ven como uno de los apoyos principales del régimen sirio. El conflicto sirio, además, está ahondando un enfrentamiento intracomunitario que encona aún más las relaciones de las nuevas autoridades árabes con Irán. ¿Qué repercusiones tendrá este fenómeno en el enfoque del mundo árabe hacia el programa nuclear de Irán, país al que se percibe como contrario a la ola democratizadora de la región?</p>
<p>En definitiva, la <em>primavera árabe</em> ha alterado radicalmente la situación en los países árabes, las relaciones entre estos y Occidente e incidirá sustancialmente en otras grandes cuestiones de Oriente Próximo. España se juega mucho en los próximos años en este ámbito y debe por ello contribuir significativamente a las decisiones que se adopten en la Unión Europea y otros foros internacionales relacionadas con nuestra región vecina. En ella radica parte de nuestro futuro.</p>
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		<title>Hezbollah’s Hypocritical Resistance</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 22:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Larbi Sadiki</strong>, a senior lecturer in Middle East politics at the University of Exeter and the author of <em>Rethinking Arab Democratization: Elections Without Democracy</em> (THE NEW YORK TIMES, 13/12/11):</p>
<p>Since the mid-1980s, the militant groups Hezbollah and Hamas have tirelessly pursued armed resistance against Israel in the name of liberating Palestine — often with enormous Arab popular support.</p>
<p>But when a so-called resistance movement fails to support a bottom-up popular revolt against a tyrant, its leaders expose themselves as hypocrites.</p>
<p>That is precisely what is happening to Hezbollah. Faced with the Syrian people’s uprising against President Bashar al-Assad &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39206/hezbollah%e2%80%99s-hypocritical-resistance/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Larbi Sadiki</strong>, a senior lecturer in Middle East politics at the University of Exeter and the author of <em>Rethinking Arab Democratization: Elections Without Democracy</em> (THE NEW YORK TIMES, 13/12/11):</p>
<p>Since the mid-1980s, the militant groups Hezbollah and Hamas have tirelessly pursued armed resistance against Israel in the name of liberating Palestine — often with enormous Arab popular support.</p>
<p>But when a so-called resistance movement fails to support a bottom-up popular revolt against a tyrant, its leaders expose themselves as hypocrites.</p>
<p>That is precisely what is happening to Hezbollah. Faced with the Syrian people’s uprising against President Bashar al-Assad and a democratic tsunami sweeping the Middle East, Hezbollah’s alignment with Mr. Assad is destroying its reputation across the Arab world.</p>
<p>The Syrian masses who once worshiped the Hezbollah leader Hassan Nasrallah today curse him when they parade in public squares. The posters of Mr. Assad and Mr. Nasrallah that once adorned car windows and walls throughout Syria are now regularly torched.</p>
<p>Until recently, Mr. Nasrallah, a Shiite, was a pan-Arab icon. His standing as Hezbollah’s chairman and commander of the 2006 war against Israel elevated him to new heights of popularity among Shiites and Sunnis alike, reminiscent of the former Egyptian president Gamal Abdel Nasser’s political stardom following the nationalization of the Suez Canal in 1956.</p>
<p>Not only did Mr. Nasrallah fight Israel next door; he defied pro-American Arab states, trained and protected Hamas in Lebanon, backed Moktada al-Sadr’s Shiite militia as it killed Americans in Iraq, and showed absolute loyalty to Iran. His fans were in the millions. The Arab multitude from Casablanca to Mecca saw him as a genuine hero who talked the talk and fought the good fight.</p>
<p>But when such a wildly popular resistance movement abandons the ideal, much less the practice, of liberation in support of tyranny, it loses credibility with the public.</p>
<p>Fighting Israel as a Syrian proxy is one thing, but opposing the Syrian people’s desire for democratic change is something else entirely.</p>
<p>The Assads are mortals who are today burdened by a moribund political system. Mr. Assad, his brother Maher and their henchmen have managed to trap themselves in a macabre machine of oppression that has left the stench of death in its wake, from Homs to Hama.</p>
<p>Now, Mr. Nasrallah has reason to worry. In one speech, he defensively denied that his troops partake in repressing Syrian protesters. In another, he ignored the Syrian uprising altogether.</p>
<p>Syrians, in Mr. Nasrallah’s eyes, apparently, do not deserve democracy because that would mean the downfall of Hezbollah’s patron in Damascus, not to mention the destruction of the “axis of resistance” that reaches from southern Beirut to Syria and Iran.</p>
<p>Hezbollah’s fellow “resistance” movement, Hamas, has been more politically savvy. It has adapted to the new political landscape, navigating the uncharted territory of the Syrian uprising by impressing onlookers by what it didn’t do and say rather than what it did or said.</p>
<p>Historically, the biggest threat to the Palestinian national movement has been getting bogged down in other countries’ internal conflicts — from Jordan in the 1970s to Lebanon in the 1980s — and Hamas is mindful of that history.</p>
<p>When the former Syrian president Hafez al-Assad brutally crushed an earlier rebellion by the Syrian Muslim Brotherhood in the city of Hama in 1982, Hamas did not even exist. But today, the group cannot afford to be seen as complicit in the face of Syria’s new killing fields.</p>
<p>While Hezbollah’s pro-Assad rhetoric and deeds scream “united we stand,” Hamas’s position on the Syrian uprising has been eloquent in its quiet dissidence. The former frets over supply lines for weapons from Iran if the Assad regime falls. The latter, buoyed by the recent success of fellow Sunni Islamist movements — from Tunisia to Egypt — sees a horizon beyond the Assads.</p>
<p>The Hamas leader Khaled Meshal’s cameos in Damascus are becoming increasingly rare and the skeleton staff left at Hamas’s Syrian politburo is simply to keep up appearances. Although it hasn’t severed ties with the Syrian regime, it has downsized its presence in the country, and many of its middle-ranking officials have left Damascus for good, opting to move to Gaza or even to Egypt, Jordan and Qatar — Sunni states where they are likely to find support.</p>
<p>Hamas has paid a price for its more principled stand on Syria: Its coffers have been drying up as Iranian handouts diminish. Its popularity, however, is likely to increase.</p>
<p>Meanwhile, resisting the Syrian people’s resistance has steadily darkened Hezbollah’s prospects as a popular movement throughout the region.</p>
<p>In a speech last week, Mr. Nasrallah vowed to continue supporting the Syrian regime while commemorating the martyrdom of the venerated Shiite Imam Hussein ibn Ali during the battle of Karbala in the year 680.</p>
<p>But Mr. Nasrallah forgets that before his death Imam Hussein lamented that living under the tyranny of the Damascus-based Umayyad Caliphate was a great sorrow — a message that seems to have been lost on Hezbollah today.</p>
<p>Blind to his present political predicament, Mr. Nasrallah has instead declared that Hezbollah will never allow the ouster of Mr. Assad.</p>
<p>Luckily for the Syrian people, that choice is not Mr. Nasrallah’s.</p>
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		<title>Turquía y las revueltas árabes</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 21:50:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europa]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Turquía]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Peter Harling</strong> y <strong>Hugh Pope</strong> escriben sobre Siria y Turquía respectivamente para el Grupo de Crisis Internacional. Traducción de María Luisa Rodríguez Tapia (EL PAÍS, 13/12/11):</p>
<p>Después de un año de revueltas árabes, Turquía es probablemente el actor externo que más ha intervenido. Ankara fue la primera capital que reaccionó al cambio de modelo de la región y que exigió al presidente egipcio, Hosni Mubarak, que dimitiera; definió unos principios claros, presionó para que se hicieran grandes reformas y denunció la represión; evitó lanzarse a una guerra para derrocar en Libia a Muamar el Gadafi y, aun así, acabó en &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39189/turquia-y-las-revueltas-arabes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peter Harling</strong> y <strong>Hugh Pope</strong> escriben sobre Siria y Turquía respectivamente para el Grupo de Crisis Internacional. Traducción de María Luisa Rodríguez Tapia (EL PAÍS, 13/12/11):</p>
<p>Después de un año de revueltas árabes, Turquía es probablemente el actor externo que más ha intervenido. Ankara fue la primera capital que reaccionó al cambio de modelo de la región y que exigió al presidente egipcio, Hosni Mubarak, que dimitiera; definió unos principios claros, presionó para que se hicieran grandes reformas y denunció la represión; evitó lanzarse a una guerra para derrocar en Libia a Muamar el Gadafi y, aun así, acabó en el bando triunfador; contentó a la opinión pública árabe al enfrentarse a Israel y bajar de categoría sus reacciones con el Estado judío, aunque lo hizo por motivos que, en general, no tenían nada que ver con lo demás; y pudo presumir del &#8220;modelo turco&#8221; como vía hacia adelante, con una indefinición muy conveniente. El premio: el primer ministro turco, Recep Tayyip Erdogan, hizo una gira por el mundo árabe y fue recibido como un héroe.</p>
<p>Ahora bien, la enorme popularidad personal de Erdogan ha oscurecido el hecho de que la política exterior de Turquía ha sufrido un vuelco y que los comentarios de observadores turcos y occidentales sobre el avance triunfal de ese &#8220;modelo&#8221; son prematuros. La valiosa doctrina turca que lleva el engañoso nombre de &#8220;cero problemas&#8221; con sus vecinos, basada en la lenta construcción de un diálogo diplomático pragmático con todas las partes, la integración económica y las relaciones personales, sentó las bases para su popularidad actual en la región y transformó su imagen anterior de portaaviones de Occidente atracado en las costas de Oriente Próximo.</p>
<p>Pero el objetivo turco de tener un marco nuevo de cooperación que haga que la región sea más próspera y segura -una proyección de su experiencia con la UE y con la democracia laica- hoy parece idealista, para un futuro lejano y difícil de lograr en medio del tumulto actual de la zona. Al mismo tiempo, el nuevo y repentino deterioro de las relaciones de Turquía con Siria, Irak, Irán e Israel obliga a preguntarse: en un mundo en el que los cambios reales de política exterior suelen ser escasos y lentos, ¿con qué se sustituirá la posición estratégica de Ankara, tan cuidadosamente elaborada y obtenida y que, en términos generales, era muy eficaz?</p>
<p>De ser los mejores amigos de Siria hace un año, los turcos han pasado a estar envueltos en una especie de guerra a través de terceros con Damasco: Ankara apoya públicamente la formación de un consejo de la oposición siria y a una facción disidente del ejército, y Siria está reactivando viejos vínculos con los rebeldes kurdos de Turquía. La llamativa cooperación de Turquía con Irán en 2010, durante la búsqueda de una solución diplomática a las sospechas de Occidente sobre el programa nuclear iraní, se ha convertido en rivalidad, y ahora los dos países están enfrentados por el futuro del régimen sirio, defienden posturas opuestas a propósito del escudo de defensa antimisiles de la OTAN y se disputan la influencia en el mundo árabe. Las cómodas relaciones con Irak también se han visto afectadas, primero cuando Turquía respaldó abiertamente a un candidato que salió derrotado en las últimas elecciones iraquíes y luego como consecuencia de que Bagdad se ha aproximado en parte a Damasco y Teherán. Lo más espectacular ha sido el cambio respecto a Israel, el paso de la cooperación militar y una relación intensa a los contactos diplomáticos mínimos y la retórica sobre enfrentamientos navales por las flotillas de ayuda a Gaza.</p>
<p>Es posible que todo esto haya sido inevitable. Ankara merece elogios por hacer lo que casi ninguno de los demás actores ha hecho: reinventarse ante una era totalmente nueva. No se ha acurrucado para protegerse (como Israel y los restantes regímenes árabes), ni ha apoyado los levantamientos con criterio selectivo (como Al Yazira y el Golfo, que apoyan sobre todo las revueltas suníes, o Hezbolá e Irán, que respaldan a los chiíes en Bahréin), ni ha promovido la democracia pero, al mismo tiempo, ha expresado su temor por el resultado de cualquier votación (como Occidente, que preferiría contener a los islamistas y no ha cambiado en absoluto su actitud ante el conflicto Israel-Palestina).</p>
<p>No obstante, la política exterior de Ankara plantea más interrogantes que respuestas. Aunque las declaraciones de Erdogan en El Cairo y Túnez, en favor de unas constituciones laicas, tuvieron buena acogida en Occidente, los ciudadanos no islamistas de Oriente Próximo sospechan cada vez más que el modelo que propone el AKP no es el de la República Turca sino, más bien, el de los movimientos proislámicos. Unas relaciones cada vez más polarizadas están disminuyendo la capacidad de Turquía de mediar entre todos los actores regionales e internacionales, un factor que daba legitimidad a su papel antes de las revueltas. La crisis siria, cada vez más sangrienta, pone en tela de juicio la eficacia del poder, tanto duro como blando, de Ankara.</p>
<p>Lo más importante es que la tremenda popularidad de Erdogan en la calle árabe puede no durar eternamente, en parte porque surgió de un vacío, mientras la <em>primavera árabe</em> espera a crear sus propios héroes, en parte porque los Gobiernos árabes desconfían de cualquier cosa que huela a gran hermano turco, y en parte porque esa popularidad se basa en que Erdogan esté dispuesto a mantener un enfrentamiento retórico y diplomático con Israel. Tras decenios de estar sometida a propaganda hueca, la opinión pública árabe se cansa enseguida de las bravatas anti-israelíes que no cambian nada sobre el terreno.</p>
<p>En pocas palabras, cuando se calme el aplauso popular, Turquía tal vez se encontrará con una política exterior sin un marco conceptual que integre sus contradicciones: una mezcla insostenible de alianza con Estados Unidos y enfrentamiento con Israel, un modelo socioeconómico construido sobre la convergencia con Europa pero con el proceso de negociación para incorporarse a la UE estancado, un entusiasmo idealista por los demócratas musulmanes pero el mantenimiento de los vínculos con otros dirigentes autoritarios, exhibiciones públicas de devoción musulmana junto al apoyo a constituciones laicas, y debates enconados con todos los que pretenden aprovechar esas contradicciones para arrojar dudas sobre el papel de Turquía en Oriente Próximo, entre ellos los Estados de la UE deseosos de utilizar cualquier pretexto con el fin de retrasar aún más las negociaciones para su adhesión.</p>
<p>Turquía es débil asimismo en otros aspectos más próximos a casa, como las facturas que han quedado sin pagar durante sus incursiones en el mundo árabe. Tras el fracaso de las intermitentes negociaciones de paz con los kurdos turcos, en los últimos cinco meses, la escalada llevada a cabo por los rebeldes ha matado a más de 250 personas, entre ellos 115 miembros de las fuerzas de seguridad y 31 civiles. La economía turca también está en peligro, porque el consumo alimentado por el crédito está llegando a su techo, el déficit de cuenta corriente sobrepasa el 10% del PIB y, tras un sólido comportamiento económico en la primera década del siglo, el Fondo Monetario Internacional predice que el crecimiento de Turquía se reducirá al 2,2% el próximo año. La polarización política interna, el estancamiento del proceso de reforma de la UE, una actitud cada vez más autoritaria ante la libertad de expresión, y las malas notas en igualdad de género, transparencia y educación, significan que Turquía, a veces, refleja tanto ciertos aspectos del pasado del mundo árabe como una vía posible hacia un futuro mejor y más integrado.</p>
<p>La política regional de &#8220;cero problemas&#8221; que estableció Turquía a mediados de la pasada década tenía unos objetivos espléndidos. A largo plazo, Turquía necesita volver a lo que hizo que esa política funcionara tan bien: unos canales de comunicación abiertos a todos, desde Irán hasta Israel, un tratamiento equilibrado de todos los actores árabes nuevos, sin alinearse con los movimientos islámicos afines, y una reactivación del proceso de adhesión a la UE. Conviene destacar que el año en el que más avanzaron las reformas para entrar en la UE, 2004, fue el periodo en el que el país experimentó su mayor índice de crecimiento desde el comienzo del siglo, un 9,4%. Si Turquía quiere ser un modelo genuino para los demócratas árabes y, de esa forma, establecer una influencia positiva duradera en la región, debería dar un paso atrás y pensar en adoptar lo que mejor le ha funcionado hasta ahora.</p>
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		<title>La contraofensiva suní</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 21:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por Por <strong>Edward N. Luttwak</strong>, experto del Centro de Estudios Estratégicos e Internacionales (CSIS) de Washington. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 08/12/11):</p>
<p>Una vez la invasión estadounidense de Iraq en el 2003 mostró la consecuencia enteramente predecible consistente en conferir renovadas energías a Irán, no fue sólo su teocracia imperante la que vio fortalecido su poder, sino también la rama de los duodecimanos (chiíes), subordinados hasta entonces a los suníes excepto en Irán, convertido en dominio por excelencia de los chiíes en el siglo XVI. En el caso de Siria, la mayoría suní se halla &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/39101/la-contraofensiva-suni/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por Por <strong>Edward N. Luttwak</strong>, experto del Centro de Estudios Estratégicos e Internacionales (CSIS) de Washington. Traducción: José María Puig de la Bellacasa (LA VANGUARDIA, 08/12/11):</p>
<p>Una vez la invasión estadounidense de Iraq en el 2003 mostró la consecuencia enteramente predecible consistente en conferir renovadas energías a Irán, no fue sólo su teocracia imperante la que vio fortalecido su poder, sino también la rama de los duodecimanos (chiíes), subordinados hasta entonces a los suníes excepto en Irán, convertido en dominio por excelencia de los chiíes en el siglo XVI. En el caso de Siria, la mayoría suní se halla sometida al régimen teóricamente laico de pseudomusulmanes respaldados principalmente por minorías no musulmanas.</p>
<p>De forma predominante en Iraq, los chiíes han superado sobradamente a los suníes, pero hay que recordar que estaban fuertemente sometidos por el Imperio Otomano suní y, luego, por regímenes árabes hasta el de –al principio laico– Sadam Husein, quien se convirtió en un paladín suní tras iniciar su guerra contra Irán. En la actualidad, en cambio, el sistema democrático impuesto por EE.UU. garantiza prácticamente un gobierno de predominio chií que muestra una natural afinidad con sus homólogos chiíes de Irán.</p>
<p>En Líbano, de forma similar, los chiíes han superado en número a los maronitas o a los suníes, pero siendo en general más débiles políticamente, de hecho han topado con mayor indiferencia que oposición. En la actualidad, en cambio, Hizbulah –que subraya su carácter chií y se autodenomina con humildad el partido de Dios– es el partido más poderoso dentro del actual Gobierno libanés y su milicia armada es más fuerte que el ejército del país.</p>
<p>El elemento que dio pie a que estas tendencias religiosas representaran una importante ventaja para Irán es la disposición de los gobernantes de Siria a actuar como si fueran socios de los chiíes de modo casi invariable, agrupando así a Irán, Iraq y el sur de Líbano en una contigua</p>
<p>media luna chií. Resulta irónico en grado sumo, porque la familia gobernante El Asad y el núcleo duro de sus seguidores, que dominan las fuerzas de seguridad, son nusayríes, recalificados en los años veinte del siglo XX como alauíes (seguidores de Ali) a fin de reivindicar mejor una identidad musulmana como chiíes (el partido de Ali), pero cuyas doctrinas no islámicas les expondrían a una represión sangrienta en Irán junto a los bahais. Los drusos, de posición destacada en el seno de las fuerzas armadas, no son musulmanes en absoluto y menos aún chiíes (su profeta es Al Durazi) y entre otras minorías que asimismo apoyan al régimen por miedo a la represión suní, sólo los ismailíes son chiíes, aunque son septimanos que creen a los imanes subsiguientes venerados por los duodecimanos de Irán, Iraq y Líbano como aspirantes ilegítimos.</p>
<p>Para la Arabia Saudí ultrasuní, como también para sus vecinos menores –Kuwait, Bahréin, Qatar, los Emiratos Árabes Unidos– el avance chií resulta en todo caso un grave inconveniente. Las divergencias doctrinales se han ahondado en los últimos años, como en el caso de las plegarias y rezos chiíes sobre todo en Irán, centrándose crecientemente en el oculto duodécimo imán, cuyo implorado regreso al fin del mundo deja tirado en la cuneta al mismísimo Mahoma. Del mismo modo, las peregrinaciones chiíes a los mausoleos de Hasan y Husein en Iraq –actos de idolatría para los rigoristas suníes– rivalizan irremediablemente con la peregrinación a La Meca. De menor importancia desde el punto de vista doctrinal pero tal vez mayor en la práctica ha sido la mayor visibilidad de ceremonias que resultan sospechosas e incluso repugnan a los suníes (y a otras comunidades). Incluyen, por ejemplo, el más que sospechoso matrimonio temporal creado por el estamento religioso de Irán que lo usa generosamente en lugar de la prostitución, el simulacro de plegaria chií que no parece islámico y es una amenaza descarada contra los suníes y los ritos extremistas del mes de Muharram, el primero del año musulmán. Numerosos suníes han de contemplar el espectáculo de las procesiones de los autoflagelantes que riegan el suelo con su sangre mientras las madres hacen cortes en la frente de sus hijos para que sangren en memoria del martirio de Hasan y Husein.</p>
<p>Sin embargo, el factor que convierte la cuestión en una amenaza directa desde el punto de vista estratégico para Arabia Saudí y sus vecinos menores es el potencial chií de extenderse hacia el sur. Los chiíes sobrepasan a los suníes en número no sólo en Bahréin, donde actualmente reivindican su mayoría activamente, y en Kuwait (debido en parte a que sus autoridades expulsaron a medio millón de suníes palestinos en 1991), sino también en la rica provincia petrolífera de El Haza, de donde fluye el dinero.</p>
<p>Desde el punto de vista saudí, el daño infligido por EE.UU. en el 2003 al destruir el supuesto poderío militar de Sadam Husein –suficiente para preservar la existencia de un Iraq suní, pero no para amenazar con una invasión como en 1990– se ha visto acrecentado por el fracaso en la defensa del régimen de Mubarak. Tuvo a sus ojos otros méritos, por ejemplo un notable índice de crecimiento económico; su virtud principal a ojos saudíes fue su sistemática oposición a Irán y sus aliados y, de hecho, a los chiíes como tales: se aprobaron leyes para prohibirles la enseñanza. Es improbable que los gobernantes de la era post-mubarak suscriban las tesis de Irán o su doctrina –el país es acusadamente suní–, pero nadie garantiza que vayan a emular la política de Mubarak claramente antiiraní, reforzada por una pragmática cooperación con Israel.</p>
<p>La primavera árabe, tras dañar el frente suní antiiraní barriendo a Mubarak, resulta ahora de gran ayuda por sus críticas al régimen sirio de El Asad. A las autoridades de Qatar y de Arabia Saudí no les preocupan las evidentes contradicciones mientras se esfuerzan por quebrar la media luna chií abatiendo la dictadura siria. Defienden a la familia reinante de Bahréin contra la mayoría de población chií al tiempo que critican y sancionan al régimen de El Asad por oprimir a su población de mayoría suní. Y exigen un régimen democrático en Siria mientras sigue adelante su propia autocracia.</p>
<p>La cadena de televisión qatarí Al Yazira se han situado sistemáticamente, y desde el principio, de parte de los enemigos árabes de El Asad (la religión mayoritaria de los kurdos de Siria, básicamente suní, resulta eclipsada por su identidad no árabe). No obstante, la postura oficial de Qatar ha seguido prudentemente los pasos de las autoridades saudíes. Sólo tras meses de sangrienta represión –cuando los muertos superaron la cifra de 3.500– las autoridades saudíes y qataríes exigieron que actuara la Liga Árabe, e incluso entonces dieron por buenas las promesas sirias de abandonar el empleo de la fuerza (incluidos los carros de combate) contra su propia población.</p>
<p>Se trata de una trampa, naturalmente, ya que a El Asad sólo le quedaban dos opciones: cesar en el uso de la fuerza, perder el control de la situación y, en el mejor de los casos, abandonar el país; o bien seguir aplastando a la oposición de forma mortífera, perdiendo posiciones en la Liga Árabe y dando pie a la aplicación de nuevas sanciones. Tal fue la elección de preferencia de El Asad, de modo que las autoridades saudíes y qataríes reaccionaron en consecuencia haciendo un llamamiento en favor de sanciones árabes e internacionales y suministrando dinero a la resistencia siria que, da la casualidad, es casi enteramente suní salvo en el caso de un puñado de intelectuales. Uno de sus objetivos al quebrar la media luna chií mediante derrocando a El Asad es cortar los lazos de Hizbulah con su base logística en Siria para que los suníes libaneses recobren el poder con sus aliados cristianos. Otro consiste en otorgar un refugio a los suníes iraquíes en inferioridad numérica al otro lado de la frontera. Y un tercero es negarle a Irán su único aliado árabe a fin de debilitar el apoyo del mundo árabe en general.</p>
<p>Los tres objetivos se sumarían a un movimiento ganador de la pieza del caballo, gran alivio para la causa suní tras la gran pérdida de su supremacía en Iraq y el final del activismo antiiraní de Mubarak al oponerse a Irán. Es fácil pronosticar quién ganará; El Asad no posee el temple de su padre, que silenció –masacrándola– a su propia oposición suní.</p>
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		<title>Radical Changes</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 22:58:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Ed Husain</strong>. He was born and raised in London. A radical Islamist for five years in his teens and early 20s, he has since become a strong critic of extremism and Islamism, and co-founded Quilliam Foundation, a counter-radicalization think tank. He is the author of <em>The Islamist</em> and <em>The Sufis</em>, set for publication next year. He is a senior fellow for Middle Eastern studies at the Council on Foreign Relations, for which he also writes the blog <em>The Arab Street</em> (THE NEW YORK TIMES, 03/12/11):</p>
<p>Am I allowed to wear a necktie? I was a 17-year-old Muslim &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38980/radical-changes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Ed Husain</strong>. He was born and raised in London. A radical Islamist for five years in his teens and early 20s, he has since become a strong critic of extremism and Islamism, and co-founded Quilliam Foundation, a counter-radicalization think tank. He is the author of <em>The Islamist</em> and <em>The Sufis</em>, set for publication next year. He is a senior fellow for Middle Eastern studies at the Council on Foreign Relations, for which he also writes the blog <em>The Arab Street</em> (THE NEW YORK TIMES, 03/12/11):</p>
<p>Am I allowed to wear a necktie? I was a 17-year-old Muslim growing up in England in the early 1990s, and questions like this dominated my daily life. Born and raised in London, I was British. But my parents were from India, and I looked different: brown skin, black hair. At the same time, thousands of blond, blue-eyed Europeans were being killed for being Muslim in Bosnia.</p>
<p>During that teenage identity crisis, an older friend I met at a mosque gave me a magazine with a picture of an Egyptian imam from the 1940s, wearing a tie and jacket, albeit with a traditional fez! All the imams I knew in London mosques wore flowing Arabian robes. On television, representatives of the Islamic Republic of Iran refused to wear ties; Saudi kings never wore Western clothes.</p>
<p>Looking at that picture of a kindly, smiling schoolteacher, I could not know how deeply he would influence so many of us. Even today, few outside the Arab world know of him, yet Hassan al-Banna may be the most influential Arab of the past century. I began to read his writings: He spoke out against British and European influences on Muslim life in Egypt; he sought to return Muslims to a form of puritanical Islam, free from the influences of secularism; his own life was an example of resistance, rebellion and activism. His legacy was the Muslim Brotherhood, the precursor of virtually every Islamist movement in the Middle East today. It is the most enduring and effective political force in the Arab world.</p>
<p>For five years, I became a fervent Islamist, moving up the ladder of increasingly radical organizations. All strands of this movement descend from the teachings of Banna. He fought against the British in Palestine, trained a paramilitary organization, and members of the movement killed Egypt’s prime minister in 1948. In response, the Egyptian state had Banna assassinated a few months later.</p>
<p>Yet I learned, through bitter experience, that Islamism is far from unitary or coherent. In the end, I quit what’s called “the Islamic movement” because I found it too controlling of my life — but also because I no longer wanted to be in a perpetual state of confrontation with the West. It took me several years of travel and study in the Middle East before my mind was free of Islamist influences. I remain a follower of Islam, the religion, but not of Islamism, the political ideology.</p>
<p>Because I was once a part of this movement — whose primary goal has been the creation of Islamic governments — and then established the world’s first counter-radical think tank, Quilliam, in London to oppose their ideology, I have been following the Arab uprisings with more than a passing interest.</p>
<p>There is a widespread fear in the West that Islamists will seek to hijack the revolutions. On Feb. 12, the morning after the Mubarak regime fell and the largely secular, youthful revolutionaries celebrated on the streets of Egypt with fireworks, music and dance, the leader of the Muslim Brotherhood was quick to note that this was the date on which Banna was assassinated in 1949. (Secular liberals retorted by noting that Feb. 11 was the date on which Nelson Mandela was released from prison.) Where some saw hope for a free and secular Egypt, the Brotherhood saw the hand of God, and an opening for an Islamic state.</p>
<p>In coming months, not only in Egypt but in other countries across the region, the war of ideas between liberal secularists and Islamists will rage about their visions for how to succeed the fallen, secular dictatorships. But what does an Islamic state look like? What does it mean in real terms for countries such as Egypt, Libya or Tunisia?</p>
<p>I went to Egypt after the revolution to put these questions to leaders of the Muslim Brotherhood. Many had served prison sentences for their cause. I spoke with old-school hard-liners within the Brotherhood, such as the 83-year-old former leader, Mehdi Akef. I also spoke with the renowned liberal Abdel Moneim Abou el-Fotouh (now an independent presidential candidate in Egypt). I met with younger members of the Brotherhood, and its parliamentarians, such as Mohammad El-Beltagy.</p>
<p>I asked each of them, “What is an Islamic state?” The answers differed widely. For Akef, it was about Shariah becoming state law; for Abou el-Fotouh it was vaguely about social justice; for Beltagy it was responding to the needs of the people. For younger members, it was a liberal state reflective of Islamic values. When pressed, however, none of them could articulate what this new society might look like.</p>
<p>In some ways, this is good news, because it means some Islamists are open to persuasion and influence. In other ways, I thought, it was this very intellectual inconsistency that had led me to leave the Islamic movement; this incoherent and muddled worldview for which they expected me and other members to give their lives. Like Marxists, they had all sorts of criticism of state and society, but when pressed to provide policies for alleviating poverty in Egypt, they had no answers. To my mind, they were clutching at straws, because Islam has no specific prescription for government.</p>
<p>Hassan al-Banna’s emotional response to the British empire, and his desire to differentiate between capitalism and communism, helped give birth to a modern ideology — Islamism — which tried to politicize Islam. But he found very little in that ancient religion that spoke to the economic and political needs of a modern world.</p>
<p>Abou el-Fotouh and other leaders of the Brotherhood insisted that the Brotherhood believed in human rights, and therefore the West had no cause for concern about Brotherhood-led governments. In some ways, this was their response to being imprisoned under Mubarak in harsh, inhuman conditions, as thousands of them were. But I knew that Abou el-Fotouh was not transparent on this. In the same breath as his advocacy of human rights, he said to me that if the Egyptian Parliament passed Islam-based laws that called for amputating thieves’ hands, stoning adulterers or beheading murderers, then what was wrong with that?</p>
<p>And he was the liberal. To his credit, unlike the others, he engaged me in conversation to challenge his views. I raised with Abou el-Fotouh the 800-year-old debate within Islam about what are called the maqasid, or aims, of the Shariah, which are to preserve life, property, religious freedom, family and knowledge. The Shariah is not about stoning and killing, I argued, but about the preservation of these five things. As early as the 1350s, the prominent imam Abu Ishaq al-Shatibi had made this argument, essentially saying that any society that preserved these things was, in effect, an Islamic society.</p>
<p>What stops today’s Arab Islamists from taking this approach to an Islamic state instead of advocating outdated, cruel punishments and the denial of rights to women?</p>
<p>I know from my time inside the Muslim Brotherhood that it spent five decades trying to survive, to escape the crackdowns of military dictatorships in the Arab world. Its members have not had the time and leisure to develop in the real world. Where they have — for example in Turkey — they have tended to become centrists and realists.</p>
<p>Islamism and the meaning of an Islamic state, therefore, is a work in progress. Islam is rich enough to offer alternative readings of scripture that undermine the claim of hard-liners that Shariah must mean barbaric punishments. Indeed, most Muslim-majority nations have moved beyond such practices.</p>
<p>While the Muslim Brotherhood might be deeply divided about almost every question of the day, however, there is one question on which it has an almost unified, hostile response: Israel. Across the Islamist spectrum in Egypt, I heard no conciliatory language toward their Jewish neighbor.</p>
<p>This dark cloud is a real cause for concern. Egypt, like other Arab nations, continues to feel humiliated by perceived Israeli injustices. Unless there is a palpable movement to grant justice toward Palestinians and an end to Israeli occupation, the urgent need to push for Israel’s integration among Arab nations cannot begin. With the strong likelihood now that Islamists will assume positions of power in Arab countries, there is a real chance of greater conflict, and thus further radicalization, in the region. The conflict with Israel does not only rile Islamists, but liberals too.</p>
<p>In the lively mix of Egyptian and Arab public figures is Hassan al-Banna’s younger brother, Gamal. I met the 90-year-old Gamal two years ago. Those of us who left Islamist movements see in him something of ourselves: the ability to think freely and to defy the diktats of the Islamist movement. But even Gamal, a thorough liberal on everything from gender equality to religious pluralism, spoke out in support of suicide bombers who attack Israelis. He is not alone in abandoning reason and logic, and embracing emotion and anger when it comes to the conflict of Arabs and Jews.</p>
<p>Ending that conflict, or at least violent solutions to it, is the real challenge. The world was struck by Arab uprisings in which the burning of American or Israeli flags was not a central display; the protesters focused on internal, national problems. That’s how they must continue. With time, the Islamists, too, can be steered toward a Turkey-style combination of Islam and secular democracy. But the journey risks being derailed by a flaring up of the Arab-Israeli conflict, turning young minds away from development and democracy and toward war and vengeance.</p>
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		<title>The Essential Flame</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 22:53:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asia]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Unión de Myanmar/Birmania]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Aung San Suu Kyi</strong>. She was born in 1945 in Burma, now called Myanmar. Her father, the nation’s independence hero, was assassinated when she was 2. She left the country as a teenager when her mother was named an ambassador, then returned from Britain in 1988 and became a pro-democracy leader. She won the Nobel Peace Price in 1991, one of 15 years she spent under house arrest (THE NEW YORK TIMES, 03/12/11):</p>
<p>Why does change seem so desirable and so exhilarating in our times? Barack Obama’s presidential campaign was fueled by the promise of change. In Burma &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38976/the-essential-flame/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Aung San Suu Kyi</strong>. She was born in 1945 in Burma, now called Myanmar. Her father, the nation’s independence hero, was assassinated when she was 2. She left the country as a teenager when her mother was named an ambassador, then returned from Britain in 1988 and became a pro-democracy leader. She won the Nobel Peace Price in 1991, one of 15 years she spent under house arrest (THE NEW YORK TIMES, 03/12/11):</p>
<p>Why does change seem so desirable and so exhilarating in our times? Barack Obama’s presidential campaign was fueled by the promise of change. In Burma today there is continuous debate on whether the new government means real change or whether it is no more than the old army dictatorship in new civilian garb. Almost every day I am asked if I believe that measures taken by the new administration should be seen as mere window dressing or as signs of genuine change in the right direction. After 23 years under authoritarian rule, impatience to see and to experience change is understandable. It has been sharpened by events in other parts of the world during 2011.</p>
<p>The political upheavals of the Arab Spring have been of such proportions that fundamental and irreversible changes are expected throughout the Mideast and Arab Africa in 2012, with possible copycat effects elsewhere. Whether such expectations will be fulfilled will depend on many factors, not least the degree of commitment by those who wish to create a brave new future. I’m thinking of commitment here as passion, in the social theorist Max Weber’s sense of passionate dedication to a cause.</p>
<p>Were the peoples of Tunisia, Egypt and Libya led to topple seemingly indestructible regimes by such passion, or were they merely moved by what Weber denigrated as “sterile excitement?” It would surely be sophistry to label as sterile an outcry that led to such convulsive results. It might be argued, though, that the emotion fueling the Arab Spring was the kind that burns itself out speedily, after setting off the first sparks of defiance.</p>
<p>If the original impulse needed some help to turn those first sparks into a full-scale conflagration, another more effective catalyst must have been at work. Could that have been power? People power, or IT power or the power of global democratic solidarity or, simply, in the end, military power, either the use of it or the decision to refrain from using it?</p>
<p>Power is by nature latent until a force sets it in motion. What starts up the engines of power, whether they be tanks and fighter jets and nuclear weapons or diverse individuals linked by a shared cause and modern technology? The means to unleash power that could change frontiers or crush men and their aspirations can become active only when an initial force sweeps away irresolution and inhibitions. The power of defiance, too, needs that first impulse to encourage passive individuals to put aside the inaction fostered by decades of fear or by natural human caution.</p>
<p>So then, is it “passion vs. power?” Does it have to be versus? Are passion and power natural opposites, or mutually exclusive in promoting political change, either of the ordinary variety brought about through constitutional processes in established democracies, or of the revolutionary brand that reshapes the destinies of peoples and nations?</p>
<p>There is also the kind of change that defeats easy categorization. The U.S. presidential election of 2008 was certainly not ordinary, but whether the election of Barack Obama should be regarded as a seismic event in the history of the United States or just a political landmark is a matter of opinion. There can, however, be no controversy about the outcome of the anti-apartheid movement in South Africa; it changed the political landscape of the nation, and it changed perceptions with regard to race and color the world over.</p>
<p>What prevented the now toppled regimes of Tunisia and Egypt from using all their administrative and military might? What convinced the despots of Libya and Syria to make war on their own people? And what made the anti-government forces of Libya and Syria persist even after it was clear the fight would be prolonged and brutal?</p>
<p>Is there not, behind the iron mask of autocracy, the flesh and blood of human will, just as there is a steely, collective will behind a motley, unarmed crowd determined to exercise its right to cry out its woes and perhaps even to take up arms to assert that right? And is not will — which is, after all, deliberate, controlled purpose — closely joined to passion? It may be joined either as an intense, transitory emotion, which may well be no more than “sterile excitement,” or as a long-term, firmly rooted dedication to principles or a cause — something as broad as freedom or as limited as self-preservation.</p>
<p>As a member of a movement that has been engaged in a long struggle to effect change through nonviolent means, I have learned to value above all other attributes in colleagues and supporters disinterested, active commitment. Such commitment is seldom given to pyrotechnic display, but it is always there, and it provides constant assurance that the essential flame that keeps our cause vibrant will not die out. It is passion, not of the sterile breed, but passion that moves hearts and minds and makes history. It is passion that translates into power. When such passion is brought to bear on public issues, it is a potent instrument for political and social change.</p>
<p>In Burma, again and again, the most active members of our party and other forces committed to the struggle have been placed under detention, their voices silenced, their faces almost forgotten by the public. Again and again they have emerged, arousing the world to their cries. In 2002, after I was released from my second term of house arrest, I toured the country, and the commitment of our supporters translated into large, enthusiastic rallies that made the authorities feel the power of our passion. Quite recently, concern over the fate of our Irrawaddy River united peoples from all walks of life. Our passionate appeal for a reappraisal of the dam project was so powerful that the president announced the suspension of the project for the duration of his term.</p>
<p>Can the process be reversed, can power become passion? Power that effects political change cannot be defined as an isolated, unique brand different from all other powers. Party power, money power, media power, pressure group power and many other powers strongly influence political evolution and revolution. Power as the authority of the ruler(s) backed by the machinery of state might, however, be considered a contrast to passion. The distinction between despotic power and democratically invested power is relevant here.</p>
<p>When do those in authority wish to work for political change? The impulse of those who hold the powers of state is generally toward conservation, not transformation. Only when problems arise, and not always then, do rulers begin to consider the need for change. Intelligent rulers are quick to grasp when change becomes unavoidable. But realizing the need for change is not the same as having the means to make it possible.</p>
<p>In pluralistic societies, government alone cannot bring about change. Many other players are involved. The bipartisan negotiations to push through the U.S. debt deal that did not seem to please anybody demonstrated that the president of the United States does not have sufficient means to effect the change that not only he but many of his countrymen consider necessary.</p>
<p>If presidential power can be considered an impetus toward change, it is one that is easily dissipated by other powers. Commitment, perseverance, persuasion, the ability to win hearts and minds can be counterweights to these opposing powers. Passion can fill in the gaps when power alone is not enough.</p>
<p>It is easier for an authoritarian government untroubled by counteracting powers or passions to act in accordance with its own will. A ruthless despot allowed to proceed unchecked can change not just the political scene but the very psyche of a nation. For a time. Under Stalin’s brutal absolutism, terror seeped into the very bones of citizens and made them unrecognizable to themselves. For a time. Then the despot died, and the country woke from its nightmare. People began to ask what had happened and why. Did power alone transform a whole society? What enabled Stalin to exercise power with such single-minded brutality?</p>
<p>Whether Stalin was fired by dedication to a cause or whether personal ambition motivated him, it could be said the element that initially fueled his ruthless machine was passion, albeit of the worst kind. As his iron rule continued, an all-consuming preoccupation with the preservation of his inviolability, obsession rather than passion, moved him to commit some of the greatest political crimes in history.</p>
<p>Stalin was not alone in establishing his reign of terror. Vast numbers collaborated, and some of those who did so consciously and willingly were fired by passion: as commitment to the political and social changes they believed Stalin would achieve for their country or as dedication to the man himself. Power can generate passion; and power needs passion as its agent.</p>
<p>In all its might, power is less self-sufficient than passion; passion generates its own power. Passion is in itself a kind of power that is by its very nature a kinetic force.</p>
<p>Power, on the other hand, tends naturally toward entrenchment. When power moves in the direction of political change, it usually does so because external forces — from popular uprisings to poll predictions — have become irresistible.</p>
<p>Passion is more effective than power as an impetus for political change. Meaningful political change, however, needs to be sustainable. For that, passion and power must work together as mutually supportive partners.</p>
<p>We all wish for change, but there is no guarantee that change will take place or that it will live up to expectations. There is always an element of risk when we step out into the unknown. The greatest challenge for Burma and the countries of the Arab Spring, as well as all peoples who hope to enjoy the flowers and fruits of their endeavors in 2012, will be to bring wisdom to bear on passion and power, to create a blend of the two that is both effective and wholesome.</p>
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		<title>After the hope of the Arab Spring, the chill of an Arab Winter</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 22:59:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Procesos electorales]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Daniel Byman</strong>, a professor in the security studies program at Georgetown University and research director at the Brookings Institution’s Saban Center for Middle East Policy. He is a co-author of <em>The Arab Awakening: America and the Transformation of the Middle East</em> and the author of <em>A High Price: The Triumphs and Failures of Israeli Counterterrorism</em> (THE WASHINGTON POST, 02/12/11):</p>
<p>One year after a Tunisian fruit vendor set himself on fire in an act of defiance that would ignite protests and unseat long-standing dictatorships, a harsh chill is settling over the Arab world. The peaceful demonstrations in Bahrain, Egypt, &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38955/after-the-hope-of-the-arab-spring-the-chill-of-an-arab-winter/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Daniel Byman</strong>, a professor in the security studies program at Georgetown University and research director at the Brookings Institution’s Saban Center for Middle East Policy. He is a co-author of <em>The Arab Awakening: America and the Transformation of the Middle East</em> and the author of <em>A High Price: The Triumphs and Failures of Israeli Counterterrorism</em> (THE WASHINGTON POST, 02/12/11):</p>
<p>One year after a Tunisian fruit vendor set himself on fire in an act of defiance that would ignite protests and unseat long-standing dictatorships, a harsh chill is settling over the Arab world. The peaceful demonstrations in Bahrain, Egypt, Libya, Syria and Yemen that were supposed to bring democracy have instead given way to bloodshed and chaos, with the forces of tyranny trying to turn back the clock.</p>
<p>It is too soon to say that the Arab Spring is gone, never to resurface. But the Arab Winter has clearly arrived.</p>
<p>Tunisia, where it all began, <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/tunisian-election-first-vote-of-the-arab-spring/2011/10/21/gIQAAQ166L_story.html">recently carried out free elections</a>. But that country — small, ethnically and religiously homogenous, and prosperous — was always a more likely candidate for a successful transition to democracy. Elsewhere in the Middle East, Saudi troops helped orchestrate <a href="http://www.washingtonpost.com/world/national-security/bahrain-admits-to-excessive-force-against-protesters/2011/11/21/gIQANEqAjN_story.html">a crackdown on demonstrators</a> in Bahrain, regime forces <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/un-report-documents-syrias-gross-violations-of-human-rights/2011/11/28/gIQA5Hlp4N_story.html">gun down protesters</a> in Syria, and Yemen <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle-east/yemen-army-shells-taiz-1-killed-thousands-flee-al-qaida-militants-kill-2-in-south/2011/11/30/gIQAw0ywCO_story.html">crumbles into civil war</a>, with al-Qaeda running rampant in the countryside. In Libya, we see warlords, Islamists, tribal leaders and would-be democrats vying for power in <a href="http://www.washingtonpost.com/opinions/whats-next-for-libya-paul-bremer-says-to-remember-post-saddan-iraq/2011/10/20/gIQAPbXB4L_story.html">the post-Gaddafi world</a>. And in Egypt, where <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/02/11/AR2011021106711.html">the fall of President Hosni Mubarak</a> in February gave us the defining images of the Arab Spring, the military is trying to keep its hands on power.</p>
<p>So what went wrong — and what will an Arab Winter mean for the Middle East, the United States and the rest of the world?</p>
<p>The reason the Middle East has long seemed like infertile soil for democracy is not because Arab peoples do not want to vote or otherwise be free — poll after poll confirms the opposite — but rather because<a href="http://www.washingtonpost.com/opinions/why-gaddafi-was-the-quintessential-20th-century-dictator/2011/10/21/gIQANkTb4L_story.html"> entrenched dictators</a> had long imprisoned or killed dissenters, bought off opponents, undermined civil society, and divided or intimidated their people. And when dictators fall, their means of preserving power do not always fall with them.</p>
<p>In Egypt, the military ushered Mubarak out of office, but stayed in as a supposed caretaker and is reluctant to relinquish power. Now the security forces have again <a href="http://www.washingtonpost.com/opinions/in-egypt-trying-to-reaffirm-faith-in-their-revolution/2011/11/22/gIQAudKRwN_story.html">shot people in Tahrir Square</a>. In Yemen and Libya, tribes and other power centers often opposed the old order, but they saw one another as rivals, too. Throughout the region, the police and the judiciary are broken after years of dictatorship, but there is nothing to take their place.</p>
<p>Moreover, the demonstrations that led to the ouster of rulers such as Mubarak and Tunisia’s Zine el-Abidine Ben Ali hardly offered a clear governing alternative. Although they embodied a genuine outpouring of popular rage, the protests were largely leaderless and loosely organized, often via <a href="http://www.washingtonpost.com/national/on-innovations/five-myths-about-social-media/2011/09/15/gIQAr2BwAL_story.html">social media</a>; there was no African National Congress or Corazon Aquino to take the reins. You cannot govern by flash mob.</p>
<p>And the opposition voices that were organized were not necessarily the most democratic. With the Arab Spring, Islamist forces rose to prominence. In Tunisia, a moderate Islamist party won victory in the October elections, gaining 89 of 217 seats in parliament, dwarfing the 29 seats of its nearest — secular — competitor. In Morocco, where the king has opened the political system somewhat, the Islamist party likewise <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle-east/moroccan-islamist-party-latest-to-win-election-inspired-by-the-arab-spring/2011/11/27/gIQANJw31N_story.html">won a plurality of the vote</a> in the November elections.</p>
<p>Disciplined by years underground, Islamist groups have popular support because of the social services they provide and the repression they suffered. They were allowed to have a role in society but with limited political participation. Now that groups such as Egypt’s Muslim Brotherhood are poised to do well in free parliamentary elections, they are unlikely to accept those old bargains with the military junta in Egypt or other old-regime forces elsewhere.</p>
<p>Brotherhood leaders have learned to mouth a commitment to pluralism and tolerance, but it is unclear that they would act on it when in power. More hard-line Islamists are openly skeptical of democracy, seeing it as a means of gaining power and not as a model for governing. Egyptian salafists, who espouse a more puritanical version of Islam, <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle-east/ultra-conservative-salafi-islamists-make-political-debut-in-egypts-first-post-mubarak-vote/2011/11/28/gIQAWvls5N_story.html">have also entered the political system</a> and are performing unexpectedly well in the elections; their demands for Islamicizing society are extreme and may push the Brotherhood to pursue a more radical agenda when in power.</p>
<p>These domestic forces often deter democracy in subtle ways, but some other reactionary forces are more brazen. In March, Saudi troops drove across the causeway to neighboring Bahrain, backing a brutal crackdown against Shiite protesters. At home and abroad, the Saudis have spent tens of billions to buy off dissent. Riyadh has pushed fellow monarchs in the Arabian Peninsula and in Jordan to stop any revolutionary movements, and the Saudis are offering a haven for dictators down on their luck, such as Tunisia’s Ben Ali.</p>
<p>The Saudi royals not only worry about their own power diminishing, but fear that change elsewhere would be an opening for their arch-rival Iran and for al-Qaeda in the Arabian Peninsula. As Middle East expert Bruce Riedel puts it, the Saudis have proclaimed <a href="http://nationalinterest.org/article/brezhnev-the-hejaz-5733?page=show">a 21st-century version of the Soviet-era Brezhnev doctrine</a>: “No revolution will be tolerated in a bordering kingdom.”</p>
<p>A faltering Arab Spring doesn’t mean we will return to a world of dictators and secret police. Not only are Mubarak, Ben Ali and Moammar Gaddafi gone, but so are the cults of personality they nurtured. Bashar al-Assad may cling to power in Syria, but he will be <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/turkey-unveils-sanctions-on-syria/2011/11/30/gIQAbgONCO_story.html">isolated abroad</a> and hollow at home. Even regimes that have experienced limited unrest — Saudi Arabia, Jordan, Algeria — are entering a new era.</p>
<p>Where old regimes survive, they will be weak; where new ones come in, they will be weaker, because old institutions can be destroyed more quickly than new ones can be built. Both new and old leaders must play to public opinion, and this may lead to rash, incoherent foreign policies, as politicians make campaign promises that are not in their countries’ interests to fulfill.</p>
<p>Israel, of course, is the easiest card to play. A <a href="http://www.pewglobal.org/2011/04/25/egyptians-embrace-revolt-leaders-religious-parties-and-military-as-well/">Pew Research Center poll</a> taken after Mubarak’s fall found that Egyptians favored annulling the 32-year-old peace treaty with Israel by 54 percent to 36 percent, and — no surprise — many mainstream leaders have criticized it. Indeed, Israel can serve as a perfect diversion to struggling governments. In May, as unrest swept across Syria, the regime encouraged Palestinians to march across the Syrian border into the Golan Heights, leading to four deaths when an Israeli border patrol shot Palestinians as they broke through a frontier fence.</p>
<p>Even if violence involving Israel does not escalate, a renewed push for peace seems unlikely. “The ugly facts,” <a href="http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/can-israel-only-make-peace-with-dictators-1.340493">wrote former Israeli defense minister Moshe Arens</a>, “are that the two peace treaties that Israel concluded so far — the one with Egypt and the other with Jordan — were both signed with dictators: Anwar Sadat and King Hussein.” It is hard to imagine new leaders, who need to play to anti-Israel public opinion, sitting down with their Israeli counterparts to advance peace.</p>
<p>Anti-Americanism is also likely to rise in the Arab Winter — and it matters much more now that governments will seek to be in tune with public sentiment. After Mubarak’s fall, for example, <a href="http://www.pewglobal.org/2011/04/25/egyptians-embrace-revolt-leaders-religious-parties-and-military-as-well/">only one in five Egyptians had a favorable view of the United States</a> (just slightly higher than under Mubarak), and even in Mideast nations that are allied with Washington, majorities identify the United States and Israel among the top two threats to their security.</p>
<p>One of the ironies of U.S. support for democratic change is that the autocrats have traditionally been more pro-American than the democrats. Now, forces of the old regimes feel that Washington abandoned them at their most vulnerable time, and Jordan and Saudi Arabia are livid that the United States abruptly dumped Mubarak and question the U.S. commitment to their security.</p>
<p>The United States may end up with the worst of both worlds: scorned by the forces of democracy because of its ties to dictators, but disdained by dictators — whose cooperation is vital to U.S. economic and security interests — for reaching out to democrats.</p>
<p>The most dangerous outcome of the Arab Winter, however, is the spread of chaos and violence. In Syria, where thousands have already died, the body count may grow exponentially as <a href="http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/syrian-tanks-troops-fire-on-protest-strongholds-in-homs/2011/11/03/gIQAgVBbiM_story.html">sectarian killings</a> spread and peaceful protesters take up arms. In Yemen, <a href="http://www.washingtonpost.com/world/national-security/report-torture-excessive-force-used-in-bahrain-crackdown-but-no-iranian-links/2011/11/23/gIQAOOgtoN_story.html">the resignation of Ali Abdullah Saleh</a> has not ended the turmoil throughout the country. And Libya, lacking strong institutions and divided by tribal and political factions, may never get its new government off the ground.</p>
<p>If unrest spreads, families will leave their homes, burdening neighboring states and incubating fighters for future conflicts. Perhaps 1 million Libyans sought refuge in nearby countries while civil war raged there this year. Tens of thousands of Syrians have fled, and more will leave if the violence there escalates — as it shows every sign of doing. In Turkey, Syrian refugees could become a source of recruits for a future opposition army that would fight the regime in Damascus.</p>
<p>These conflicts could widen if neighbors intervene, whether because they fear more instability or because they want to consolidate their influence across borders. Saudi Arabia has long meddled in Yemen, for example, and the collapse of that regime may lead the Saudis to move directly against al-Qaeda forces and other perceived threats there. Meanwhile, Turkey, Iran, Iraq, Jordan and Israel all have strong interests in Syria and may arm factions or otherwise get involved simply to offset their rivals. Neighboring Lebanon’s history of civil war and foreign intervention offers a depressing precedent for how a local conflict can drag in neighbors.</p>
<p>Distrusted and broke, the United States can do little to make the Arab Winter better, but it can do a lot to make it worse. The value and possibility of economic aid, for instance, are questionable. Regimes such as Mubarak’s used American aid to prop themselves up and resist democracy. While supporting new democratic parties is a better use of dollars, it is hard to imagine a budget-conscious Congress approving serious aid for new governments that will inevitably include anti-American Islamist groups with a questionable commitment to democracy. Nor would the region’s true democrats necessarily welcome U.S. support, with its stench of foreign interference.</p>
<p>Washington has the most influence with the region’s militaries, but supporting them presents a dilemma. Militaries were supposed to be the “orderly” part of an orderly transition to democracy in the Middle East, but as Egypt’s experience makes clear, most officers want to keep their perks and power, and U.S. support can help them do that. Outside Egypt, militaries are politicized by tribe (Yemen), sect (Syria) and loyalty to the old order (everywhere), making them part of the problem, not the solution.</p>
<p><a href="http://www.washingtonpost.com/wp-srv/special/world/middle-east-protests/">The Arab Spring</a> began without U.S. help, and the people of the region will be the ones to determine its future. Washington should recognize that change is coming and support it, especially in key power centers such as Egypt. But inevitably it will play catch-up, managing crises where it can or must to keep instability from spreading. This could involve helping refugees, using diplomacy to try to prevent neighbors from intervening and escalating a conflict, and continuing to aggressively pursue al-Qaeda affiliates so they do not threaten Arab nations or the United States.</p>
<p>Just a few months ago, <a href="http://projects.washingtonpost.com/obama-speeches/speech/656/">President Obama optimistically declared</a> that, across the Arab world, “those rights that we take for granted are being claimed with joy by those who are prying loose the grip of an iron fist.”</p>
<p>We can hope that Tunisia will lead the region not only in loosening that grip, but in creating real democracy through free elections. However, we must also recognize that the Arab Spring may not bring freedom to much, or even most, of the Arab world. Even as the United States prepares to work with the region’s new democracies, it also must prepare for the chaos, stagnation and misrule that will mark the Arab Winter.</p>
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		<title>¿Islamistas de nuevo cuño?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 12:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión y Laicismo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.almendron.com/tribuna/?p=38909</guid>
		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Javier Valenzuela</strong> (EL PAÍS, 02/12/11):</p>
<p>A la <em>primavera árabe</em> parece haberle seguido un otoño islamista. Los partidos confesionales son, de momento, los principales beneficiarios en las urnas de las caídas de los autócratas -casos de Túnez y Egipto- o de las reformas dentro del régimen -caso de Marruecos-. ¿Van a intentar imponer modelos teocráticos? ¿Respetarán las libertades y los derechos de los que no comulgan con sus ideas? ¿Se empeñarán en devolver a las mujeres a los hogares? ¿Aceptarán la alternancia llegado el momento? Ni estos ni otros interrogantes posibles pueden ser respondidos hoy de modo rotundo en uno &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38909/islamistas-de-nuevo-cuno/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Javier Valenzuela</strong> (EL PAÍS, 02/12/11):</p>
<p>A la <em>primavera árabe</em> parece haberle seguido un otoño islamista. Los partidos confesionales son, de momento, los principales beneficiarios en las urnas de las caídas de los autócratas -casos de Túnez y Egipto- o de las reformas dentro del régimen -caso de Marruecos-. ¿Van a intentar imponer modelos teocráticos? ¿Respetarán las libertades y los derechos de los que no comulgan con sus ideas? ¿Se empeñarán en devolver a las mujeres a los hogares? ¿Aceptarán la alternancia llegado el momento? Ni estos ni otros interrogantes posibles pueden ser respondidos hoy de modo rotundo en uno u otro sentido.</p>
<p>Desde el Magreb al Machrek, la vanguardia de las revueltas que están cambiando el mundo árabe no han sido los islamistas, sino las juventudes urbanas de ideas democráticas conectadas a la modernidad vía Internet y la televisión por satélite. Y sin embargo, a la hora de votar una mayoría de árabes -en ningún caso absoluta- los prefiere a ellos. ¿Por qué? La explicación no es demasiado complicada. Los islamistas se benefician del prestigio que les da haber sido satanizados y perseguidos durante lustros por las autocracias del norte de África y Oriente Próximo. Además, tienen fama de gente honesta y laboriosa, y sus redes de asistencia social son lo único a lo que pueden acceder millones de árabes a la hora de buscar un médico, una escuela o una pensión. Por último, suelen presentarse unidos a los comicios frente a la dispersión de fuerzas laicas, nacionalistas, socialdemócratas o panarabistas.</p>
<p>Pero estos islamistas, a los que la prensa occidental suele llama <em>moderados,</em> parecen de nuevo cuño. Nada más regresar a Túnez tras el derrocamiento de Ben Ali, Rachid Ganuchi, el líder de Ennahda, declaró que su modelo no era ni Arabia Saudí ni Irán, sino la Turquía democrática gobernada por el AKP (Partido de la Justicia y el Desarrollo) de Erdogan. Recuérdese que el AKP suele compararse con la democracia cristiana europea, esto es, un partido de inspiración confesional que se desenvuelve sin problemas insolubles en un escenario de libertad y pluralidad.</p>
<p>En su primera etapa, Burguiba, el fundador del moderno Túnez, fue un progresista que hizo avanzar su país por la senda de la separación de religión y política y de la emancipación de las mujeres, un poco al estilo de Ataturk en Turquía. ¿Respetará ese legado Ennahda, la primera fuerza en las legislativas tunecinas de octubre? ¿Lo ampliará, como deseaba la <em>revolución del jazmín,</em> hacia la conquista de la libertad de prensa y la independencia de la justicia? ¿Aceptará dejar el Gobierno si pierde los próximos comicios?</p>
<p>Preguntas similares pueden formularse a propósito del triunfo en las legislativas marroquíes de noviembre del Partido de la Justicia y el Desarrollo (PJD), cuyo líder, Abdelilá Benkiran, no solo cita al AKP turco como paradigma sino que hasta le ha copiado el nombre. Ignacio Cembrero lo acaba de describir en este periódico como un &#8220;hombre jovial, extrovertido, cordial, jactancioso, bromista y comunicativo&#8221;. Muy lejos, pues, de la imagen severísima de Jomeini o de la actitud milenarista de Bin Laden. Benkiran, como Ganuchi, se declara dispuesto a gobernar en coalición con la izquierda.</p>
<p>Así que estos islamistas no son exactamente iguales a los del argelino Frente Islámico de Salvación (FIS), cuya victoria electoral en 1991-1992 fue abortada por un golpe de Estado militar, al que siguió una atroz guerra civil. El arabista Gilles Kepel explica que, tanto en Argelia como en otros países árabes, una parte de aquellos islamistas de hace ya dos décadas evolucionó hacia el yihadismo de Al Qaeda y asociados, y fueron los que protagonizaron la delirante primera década del siglo XXI. La muerte de Bin Laden simbolizó su fracaso: no habían logrado derrocar a un solo tirano árabe ni expulsar a una sola fuerza extranjera de tierras musulmanas. Por el contrario, añade Kepel, otra corriente, la mayoritaria, evolucionó hacia el compromiso con la democracia del AKP. Apoyado por Turquía y Catar, ese desplazamiento al centro, ese aburguesamiento, ha dejado a su vez el vacío de extremismo que ahora ocupan los llamados salafistas, influenciados y financiados por la Arabia Saudí.</p>
<p>Incluso en el seno de los Hermanos Musulmanes, la cofradía que es la madre o abuela todos los movimientos islamistas contemporáneos, el atractivo de Turquía y las pulsiones modernizadoras son intensas entre los más jóvenes y han provocado disidencias como las encabezadas por Abdel Moneim Abul Futuh y Abul Ela Madi, fundador este último de un partido llamado, ni más ni menos, que liberal-islámico. A tenor de resultados parciales difundidos ayer, los Hermanos Musulmanes, bajo la marca Partido de la Libertad y la Justicia, estarían ganando las legislativas en curso, disputándose el segundo lugar los salafistas de Al Nur y los liberales del Bloque Egipcio.</p>
<p>En el tránsito al tercer milenio ocurrió algo relevante: dos islamistas turcos de gran pragmatismo, Erdogan y Abulá Gül, encontraron una fórmula nueva al fundar el AKP. Dejando atrás la rigidez del partido en el que habían militado, el Refah, disuelto por los militares, elaboraron un programa que algunos califican de <em>posislamista:</em> adhesión a la democracia, voluntad de ingreso en Europa y promoción de la economía de mercado. La fórmula ha sido política y económicamente exitosa, aunque es cierto que Turquía tenía algo de lo que, salvo Túnez, carecen los países árabes: décadas de laicismo autoritario de Ataturk y sus sucesores militares.</p>
<p>El 10 de marzo de 2009, un grupo de intelectuales le remitió a un Obama recién llegado a la Casa Blanca una carta instándole a abordar sin tardanzas la democratización del mundo árabe y musulmán. Los firmantes, entre los que figuraban Francis Fukuyama, John Esposito, Saad Eddin Ibrahim y Mona Eltahawy, no rehuían el debate sobre el porvenir de los islamistas en un régimen de libertades y derechos. Consideraban &#8220;legítimo&#8221; el temor a su acceso al poder, pero añadían una reflexión interesante: &#8220;En países como Turquía, Indonesia y Marruecos, el derecho a participar en elecciones abiertas y creíbles ha moderado a los partidos islamistas y aumentado su compromiso con la democracia. Podemos no estar de acuerdo con lo que dicen, pero si queremos tanto predicar como practicar la democracia, es imposible excluir a los mayores grupos de oposición de la región de los procesos democráticos&#8221;.</p>
<p>Al hablar de los nuevos islamistas, los puntos de interrogación forman un palmeral. ¿Son sinceras sus proclamas o corresponden a mero disimulo y oportunismo? Quién sabe, lo cierto es que, como todo en la vida, su evolución hacia un compromiso inequívoco con la libertad y el pluralismo también depende de factores exteriores.</p>
<p>Al final de este trepidante 2011, hay aún más razones que en 2009 para que las democracias occidentales asuman que las democracias árabes tendrán que pasar por un periodo de sarampión islamista. Lo explicaba así Edwy Plenel el 2 de febrero en <em>Mediapart:</em> &#8220;¿Por qué en la transición democrática del mundo árabe no puede haber un lugar para familias políticas que se reclaman de la religión dominante, tal como fue el caso, y sigue siéndolo, de los demócratas cristianos en Europa?&#8221;. Y continuaba: &#8220;A comienzos de 1980, ¿había que desear la represión del sindicato Solidaridad en Polonia porque, bajo su égida, se celebraban ceremonias católicas en los astilleros de Gdansk? ¿Había que desear el mantenimiento del dominio soviético sobre Europa del Este porque su hundimiento amenazaba con liberar fuerzas conservadoras o religiosas, como así ocurrió?&#8221;.</p>
<p>La reislamización de las sociedades árabes promovida por <em>los barbudos</em> ha funcionado. Ahora hay más gente practicante que en los años sesenta y setenta del pasado siglo. Y, ciertamente, la palabra <em>laicismo </em>allí vende mal, los islamistas han conseguido identificarla con ateísmo, vicio e inmoralidad. Ahora bien, también es verdad que los modelos teocráticos de la Arabia Saudí suní y el Irán jomeinista chií les resultan poco o nada atractivos a la gran mayoría de los jóvenes árabes, incluidos los muchos que son piadosos. Ellos quieren respirar mucho más libremente. Precisamente ahí se sitúa ese espacio que van a comenzar a explorar los vencedores de las elecciones tunecinas, marroquíes y, tal vez, egipcias.</p>
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		<title>Etre laïque en terre d&#8217;islam</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 20:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión y Laicismo]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Jean-François Bayart</strong>, directeur de recherche au CNRS (LE MONDE, 28/11/11):</p>
<p>Face à l&#8217;islam, les Français vivent dans l&#8217;illusion d&#8217;une équation magique selon laquelle la République équivaut à la démocratie qui équivaut à la laïcité qui équivaut à l&#8217;égalité des sexes qui équivaut à la modernité qui équivaut à l&#8217;Occident qui équivaut au christianisme. L&#8217;équation, mal posée, est insoluble. Aucun de ses termes ne résiste à l&#8217;analyse de terrain.</p>
<p>Donnons un point à Brice Hortefeux, à l&#8217;époque ministre de l&#8217;intérieur. Un musulman, <em>&#8220;quand il y en a un, ça va, c&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y </em>&#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38798/etre-laique-en-terre-dislam/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Jean-François Bayart</strong>, directeur de recherche au CNRS (LE MONDE, 28/11/11):</p>
<p>Face à l&#8217;islam, les Français vivent dans l&#8217;illusion d&#8217;une équation magique selon laquelle la République équivaut à la démocratie qui équivaut à la laïcité qui équivaut à l&#8217;égalité des sexes qui équivaut à la modernité qui équivaut à l&#8217;Occident qui équivaut au christianisme. L&#8217;équation, mal posée, est insoluble. Aucun de ses termes ne résiste à l&#8217;analyse de terrain.</p>
<p>Donnons un point à Brice Hortefeux, à l&#8217;époque ministre de l&#8217;intérieur. Un musulman, <em>&#8220;quand il y en a un, ça va, c&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y a des problèmes&#8221;</em>. En effet, ils ne sont pas deux à penser la même chose ! D&#8217;un point de vue politique, l&#8217;islam n&#8217;existe pas. Il est un vocabulaire politique islamique issu de la théologie, de la philosophie, du droit musulmans. Mais chacun de ses mots est polysémique.</p>
<p>De même, il y a des partis qui se réclament de l&#8217;islam. Les uns sont conservateurs et néolibéraux, les autres étatistes et/ou révolutionnaires, et tous sont nationalistes, donnant aux intérêts de l&#8217;Etat-nation la priorité sur ceux de la communauté des croyants. Un militant algérien l&#8217;avait expliqué au jeune historien et sociologue Maxime Rodinson, lors d&#8217;une Fête de <em>L&#8217;Humanité</em>, entre les deux guerres : <em>&#8220;L&#8217;Oumma et L&#8217;Huma, c&#8217;est la même chose .&#8221;</em></p>
<p>Et cette même chose relève de l&#8217;utopie. En conséquence, les conflits qui déchirent les sociétés islamiques sont internes à celles-ci. Ils opposent les musulmans entre eux, plutôt que ceux-ci à l&#8217;Occident. Ainsi du Pakistan, de l&#8217;Afghanistan, de l&#8217;Irak, ou encore, dans le contexte des &#8220;printemps arabes&#8221;, de la Syrie, de l&#8217;Egypte, de la Libye.</p>
<p>L&#8217;islam est un mot-valise qui n&#8217;interdit en rien aux musulmans concrets d&#8217;être des adeptes de la laïcité, pas plus que le christianisme ne prédisposait les chrétiens à le devenir. Mais la laïcité est elle-même une catégorie vide de sens politique précis.</p>
<p>En France, elle désigne la séparation pragmatique des cultes et de l&#8217;Etat, au nom d&#8217;une conception universaliste de la citoyenneté. En Turquie, elle signifie son antipode : la subordination politique et bureaucratique du religieux à l&#8217;Etat, dans le contexte d&#8217;une définition ethnoconfessionnelle de la citoyenneté.</p>
<p>Encore faut-il se garder de figer chacune des deux trajectoires dans un modèle anhistorique. La France demeure habitée par une représentation ethnoconfessionnelle de l&#8217;appartenance à la nation, comme l&#8217;a démontré la collaboration de Vichy avec les nazis après cinquante ans d&#8217;antisémitisme républicain, et comme le rappellent aujourd&#8217;hui les propos nauséabonds de ministres au détriment des Français de confession ou d&#8217;origine familiale musulmane, voire juive.</p>
<p>Dans le même temps, des Turcs plaident en faveur d&#8217;une refondation universaliste de leur République afin qu&#8217;elle assure l&#8217;égalité réelle des droits à tous les citoyens &#8211; une mue dont la reconnaissance du génocide des Arméniens est le prix d&#8217;entrée.</p>
<p>La plupart des pays du Moyen-Orient se situent à la confluence de ces deux modèles de laïcité et de citoyenneté, pour avoir été successivement des provinces ottomanes et des colonies françaises ou britanniques. Il en est de la sorte en Algérie, en Tunisie, en Egypte, au Liban, en Syrie, en Irak. Mais cela est aussi vrai de la Grèce, des républiques de l&#8217;ancienne Yougoslavie ou d&#8217;Israël&#8230;</p>
<p>Derechef, l&#8217;islam explique moins que ne le fait l&#8217;histoire, et notamment le passage d&#8217;un monde impérial inclusif de l&#8217;aire ottomane à un monde d&#8217;Etats-nations fonctionnant selon des logiques d&#8217;exclusion.</p>
<p>Un autre distinguo s&#8217;impose. La laïcité est une politique publique, relative à l&#8217;organisation légale ou administrative des champs religieux et politique. La sécularisation est un processus social de dissociation des affaires de la cité et des convictions religieuses. La laïcité de l&#8217;Etat, <em>alla franca</em> ou<em> alla turca</em>, n&#8217;est pas une condition nécessaire à la sécularisation de la société, ainsi que le démontre l&#8217;expérience des régimes occidentaux confessionnels, du Maroc ou de la République islamique d&#8217;Iran.</p>
<p>De même, elle n&#8217;exclut pas l&#8217;arrivée au pouvoir, par le biais des urnes, d&#8217;un parti islamique, comme en Turquie et en Tunisie, sans que cette alternance remette obligatoirement en cause le caractère laïque des institutions ni la sécularisation de la société. C&#8217;est que les électeurs ont souvent voté pour ces partis selon des raisons non religieuses, par exemple pour sortir les sortants et renvoyer l&#8217;armée dans ses casernes en Turquie, ou pour rompre avec l&#8217;ancien régime en Tunisie.</p>
<p>Autrement dit, il n&#8217;est de laïcité, en terre d&#8217;islam, que par rapport à des histoires et des contextes singuliers, au regard des pratiques ou des stratégies effectives des acteurs sociaux. D&#8217;une situation à l&#8217;autre, cette idée est un élément de la domination politique et de la distinction sociale, en bref un langage de classe.</p>
<p>En outre, pour une minorité de musulmans qui, pour être minoritaires, n&#8217;en sont pas moins respectables ni moins musulmans, elle est accolée à certaines libertés publiques, comme celles de la conscience ou du gosier. Et, pour une majorité d&#8217;entre eux, elle est le nom respectable de l&#8217;islamophobie dans laquelle se vautre désormais l&#8217;Europe.</p>
<p>Dès lors que la laïcité est un &#8220;événement&#8221;, historiquement situé, plutôt qu&#8217;une &#8220;essence&#8221;, pour reprendre la distinction du philosophe Gilles Deleuze sur ce que doit dire un concept, elle n&#8217;entretient pas, avec le politique ou le religieux, un rapport fixe. L&#8217;islam a été peu présent dans le déclenchement des &#8220;printemps arabes&#8221;. Il s&#8217;y est vite (ré)inséré. Mais n&#8217;énonçons pas ces recompositions selon un jeu à somme nulle.</p>
<p>D&#8217;abord, parce que les armées, ou les régimes sous tutelle militaire, ont, la main sur le coeur de la laïcité, beaucoup concédé à l&#8217;islam pour lutter contre la gauche ou les revendications régionalistes, notamment en Algérie, en Egypte et en Turquie, dans les années 1960-1990.</p>
<p>Ensuite, parce que les mobilisations de 2011 ont fourni aux jeunes militants laïques et islamistes l&#8217;opportunité de lutter ensemble, de partager l&#8217;espace public au prix de compromis mutuels, et d&#8217;imposer aux aînés de leurs camps respectifs de nouvelles visions de la cité. Selon le politologue marocain Mohamed Tozy, devrait en découler une offre islamique d&#8217;Etat séculier, dont le vocabulaire musulman, prompt à effaroucher les opinions occidentales, avec ses notions de &#8220;charia&#8221; ou de &#8220;califat&#8221;, pourrait ne rien dire d&#8217;autre qu&#8217;Etat civil de droit, bonne gouvernance et privatisation de la solidarité sociale.</p>
<p>L&#8217;idée hexagonale de laïcité n&#8217;a pas aidé les Français à admettre l&#8217;iniquité des Etats moyen-orientaux qui s&#8217;en réclamaient ni à pressentir l&#8217;éclosion des &#8220;printemps arabes&#8221;. Elle menace maintenant de les faire passer à côté des recompositions en cours. Le vrai problème a moins trait aux rapports de la religion et du politique qu&#8217;à la relation au néolibéralisme des partis issus de l&#8217;islamisme.</p>
<p>Si les peuples dits arabes ou musulmans ont apporté la preuve de leur capacité à secouer le joug de l&#8217;oppression politique, ils n&#8217;ont pas encore &#8211; pas plus que les Européens &#8211; su apporter une réponse à la crise structurelle qui frappe l&#8217;économie mondiale. Certes, la Turquie de l&#8217;AKP caracole avec ses 8 % de croissance. Mais pour combien de temps, et en quoi ce succès est-il reproductible sous prétexte d&#8217;islam ?</p>
<p>Quid du prétendu miracle tunisien qui n&#8217;était qu&#8217;un mirage, sans même parler de la vulnérabilité du décollage du Maroc, des trompe-l&#8217;oeil pharaoniques du Golfe ou des piètres performances de l&#8217;Egypte et de la Syrie ?</p>
<p>La question à laquelle sont confrontés les musulmans, islamistes et laïcistes confondus, est sociale et non religieuse. Et, pour la résoudre, le &#8220;petit père Combes&#8221; <em>(il avait préparé le projet de loi de séparation de l&#8217;Eglise et de l&#8217;Etatqui sera votée en 1905)</em> leur sera moins utile que l&#8217;économiste Keynes.</p>
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		<title>Constitutionnaliser l&#8217;islam ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 20:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión y Laicismo]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Haoues Seniguer</strong>, enseignant à l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Lyon, membre du Groupe de recherche et d&#8217;études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (LE MONDE, 28/11/11):</p>
<p>L&#8217;islam continuera de jouer un rôle dans les sociétés musulmanes si l&#8217;on en croit certaines figures musulmanes médiatiques, dont l&#8217;islamologue Tariq Ramadan. Compte tenu du fait que les Tunisiens, Egyptiens, Libyens, etc., seraient attachés, plus que tout, à la référence musulmane. Soit. C&#8217;est le droit le plus strict des pays concernés. Il serait ô combien malséant de faire ici de l&#8217;ingérence politique et/ou culturelle. Chacun de nous doit respecter la liberté de personnes &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38797/constitutionnaliser-lislam/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Haoues Seniguer</strong>, enseignant à l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Lyon, membre du Groupe de recherche et d&#8217;études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (LE MONDE, 28/11/11):</p>
<p>L&#8217;islam continuera de jouer un rôle dans les sociétés musulmanes si l&#8217;on en croit certaines figures musulmanes médiatiques, dont l&#8217;islamologue Tariq Ramadan. Compte tenu du fait que les Tunisiens, Egyptiens, Libyens, etc., seraient attachés, plus que tout, à la référence musulmane. Soit. C&#8217;est le droit le plus strict des pays concernés. Il serait ô combien malséant de faire ici de l&#8217;ingérence politique et/ou culturelle. Chacun de nous doit respecter la liberté de personnes qui se sont libérées, seules, du joug de leurs potentats respectifs. Elles ont donc plein droit de choisir leur modèle de société.</p>
<p>Il est désormais acquis que les islamistes ont rallié plutôt tard les manifestations contre les dictatures, sauf peut-être au Maroc, où le mouvement Justice et bienfaisance, fidèle à une ligne d&#8217;opposition radicale à la monarchie depuis des décennies, était présent dès les débuts du Mouvement du 20 février. Il en constitue d&#8217;ailleurs une solide force d&#8217;appoint en prenant soin de ne pas scander le retour au califat auquel il peut appeler par ailleurs.</p>
<p>Néanmoins, certains intellectuels de la scène musulmane, au premier rang desquels Tariq Ramadan, ne vont pas au fond des choses. Et ce n&#8217;est pas le prétendu &#8220;double discours&#8221;, une fois de plus, qui est en cause. Ce dernier pèche plutôt par omission qui est un biais de la réflexion. Et il s&#8217;en satisfait sans doute bien volontiers. Certes, les sociétés musulmanes restent attachées, pour une majorité d&#8217;entre elles, à l&#8217;islam, mais peut-on déterminer à quel type d&#8217;islam ? Il est une pluralité de modes d&#8217;être musulman comme il est mille et une façons d&#8217;être non musulman en terre d&#8217;islam majoritaire&#8230;</p>
<p>Où commence l&#8217;islamité et où s&#8217;arrête-t-elle ? Comment doit se matérialiser ou se concrétiser la référence à l&#8217;islamité de l&#8217;Etat dans les espaces sociaux ? A défaut, pourquoi s&#8217;entêter à vouloir conserver une telle référence dans les nouvelles Constitutions ? C&#8217;est ce type de questions qu&#8217;il est indispensable de poser aux défenseurs de l&#8217;inscription de l&#8217;islam dans les Constitutions nationales afin de les faire sortir du bois et qu&#8217;ils expriment ce qu&#8217;ils entendent par <em>&#8220;islam, référence éthique dans les pays arabes&#8221;</em>.</p>
<p>Aussi, constitutionnaliser l&#8217;islam, n&#8217;est-ce pas introduire, bon gré mal gré, une inégalité de traitement entre les citoyens selon qu&#8217;ils sont oui ou non musulmans ? Il importe seulement d&#8217;assumer, sans se dérober, ses choix ou positions de principe. Par ailleurs, si l&#8217;islam peut ou doit tenir un rôle dans les configurations postrévolutionnaires, encore faut-il que cela se traduise de façon distincte du référent laïque, puisque si les principes islamiques rejoignent, d&#8217;après les acteurs politiques et intellectuels musulmans, les grands principes à l&#8217;origine de l&#8217;Etat de droit démocratique (ce que nous ne récusons pas), alors pourquoi invoquer, en ce cas, l&#8217;islam, sinon à des fins rhétoriques ou dilatoires ?</p>
<p>Quid de la rupture du jeûne en public, de l&#8217;obligation, dans certains établissements scolaires publics par exemple, d&#8217;observer le rite de la prière en présence de l&#8217;enseignant, du contenu dogmatique et idéologique de certains manuels scolaires, qui flattent davantage l&#8217;ego musulman mais n&#8217;élèvent certainement pas la conscience critique de l&#8217;individu, de la censure qui frappe l&#8217;ethos homosexuel, etc. ? C&#8217;est dans ces interrogations que s&#8217;incrustent l&#8217;impensé ou les non-dits qui constituent l&#8217;angle mort des réflexions des leaders d&#8217;opinion musulmans.</p>
<p>Si certains d&#8217;entre ceux-là se disent favorables à la distinction des autorités civiles et religieuses, il faut les prendre au pied de la lettre. Sont-ils, oui ou non, pour le refus d&#8217;une interaction, parfois liberticide, entre le temporel et le spirituel, du fait de la collaboration étroite entre les autorités politiques et les oulémas, au demeurant souvent instrumentalisés par les premières ? Ou n&#8217;est-ce pas, si l&#8217;on suit leur idée de vouloir distinguer autorités civiles et religieuses, l&#8217;amorce d&#8217;une laïcité qui n&#8217;ose pas dire son nom car elle demeure encore taboue en terre d&#8217;islam ?</p>
<p>Nous ne le pensons pas, car il ne s&#8217;agit que d&#8217;une simple division ou répartition des tâches. De deux choses l&#8217;une, donc : soit la référence à l&#8217;islam apporte une plus-value par rapport à la laïcité et, le cas échéant, il faut avoir le courage de le dire en énumérant les conséquences pratiques du point de vue politique, économique et social. Soit celle-ci est formelle ou oratoire et, auquel cas, pourquoi ne pas entonner le chant de la laïcité sans crier ensuite à l&#8217;occidentalisation de l&#8217;ordre intérieur et à son hégémonisme culturel.</p>
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		<title>Those who support democracy must welcome the rise of political Islam</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 22:59:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Procesos electorales]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Wadah Khanfar</strong>, a former director general of the al-Jazeera network (THE GUARDIAN, 27/11/11):</p>
<p><a title="The Guardian - Tunisia's election winners form interim government after uprising" href="http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/22/tunisia-election-winners-ennahda-ettakatol">Ennahda</a>, the Islamic party in Tunisia, won 41% of the seats of the Tunisian constitutional assembly last month, causing consternation in the west. But Ennahda will not be an exception on the Arab scene. Last Friday the Islamic Justice and Development Party took the biggest share of the vote in Morocco and will lead the new coalition government for the first time in history. And tomorrow <a title="The Guardian - Egyptian elections: live updates" href="http://www.guardian.co.uk/world/middle-east-live/2011/nov/27/egypt-middleeast?newsfeed=true">Egypt&#8217;s elections</a> begin, with the Muslim Brotherhood predicted to become the largest party. There may be more to &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38822/those-who-support-democracy-must-welcome-the-rise-of-political-islam/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Wadah Khanfar</strong>, a former director general of the al-Jazeera network (THE GUARDIAN, 27/11/11):</p>
<p><a title="The Guardian - Tunisia's election winners form interim government after uprising" href="http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/22/tunisia-election-winners-ennahda-ettakatol">Ennahda</a>, the Islamic party in Tunisia, won 41% of the seats of the Tunisian constitutional assembly last month, causing consternation in the west. But Ennahda will not be an exception on the Arab scene. Last Friday the Islamic Justice and Development Party took the biggest share of the vote in Morocco and will lead the new coalition government for the first time in history. And tomorrow <a title="The Guardian - Egyptian elections: live updates" href="http://www.guardian.co.uk/world/middle-east-live/2011/nov/27/egypt-middleeast?newsfeed=true">Egypt&#8217;s elections</a> begin, with the Muslim Brotherhood predicted to become the largest party. There may be more to come. Should free and fair elections be held in Yemen, once the regime of <a title="The Guardian - Yemen's Ali Abdullah Saleh resigns  but it changes little" href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/nov/24/yemen-ali-abdullah-saleh-resigns?newsfeed=true">Ali Abdullah Saleh</a> falls, the Yemeni Congregation for Reform, also Islamic, will win by a significant majority. This pattern will repeat itself whenever the democratic process takes its course.</p>
<p>In the west, this phenomenon has led to a debate about the &#8220;problem&#8221; of the rise of political Islam. In the Arab world, too, there has been mounting tension between Islamists and secularists, who feel anxious about Islamic groups. Many voices warn that the Arab spring will lead to an Islamic winter, and that the Islamists, though claiming to support democracy, will soon turn against it. In the west, stereotypical images that took root in the aftermath of 9/11 have come to the fore again. In the Arab world, a secular anti-democracy camp has emerged in both Tunisia and Egypt whose pretext for opposing democratisation is that the Islamists are likely to be the victors.</p>
<p>But the uproar that has accompanied the Islamists&#8217; gains is unhelpful; a calm and well-informed debate about the rise of political Islam is long overdue.</p>
<p>First, we must define our terms. &#8220;Islamist&#8221; is used in the Muslim world to describe Muslims who participate in the public sphere, using Islam as a basis. It is understood that this participation is not at odds with democracy. In the west, however, the term routinely describes those who use violence as a means and an end – thus Jihadist Salafism, exemplified by al-Qaida, is called &#8220;Islamist&#8221; in the west, despite the fact that it rejects democratic political participation (<a title="The Guardian - Ayman Al-Zawahiri" href="http://www.guardian.co.uk/world/ayman-al-zawahiri">Ayman al-Zawahiri</a>, the leader of al-Qaida, criticised Hamas when it decided to take part in the elections for the Palestinian legislative council, and has repeatedly criticised the Muslim Brotherhood for opposing the use of violence).</p>
<p>This disconnect in the understanding of the term in the west and in the Muslim world was often exploited by despotic Arab regimes to suppress Islamic movements with democratic political programmes. It is time we were clear.</p>
<p>Reform-based Islamic movements, such as the Muslim Brotherhood, work within the political process. They learned a bitter lesson from their armed conflict in <a title="The Guardian - Syria" href="http://www.guardian.co.uk/world/syria?INTCMP=SRCH">Syria</a> against the regime of Hafez al-Assad in 1982, which cost the lives of more than 20,000 people and led to the incarceration or banishment of many thousands more. The Syrian experience convinced mainstream Islamic movements to avoid armed struggle and to observe &#8220;strategic patience&#8221; instead.</p>
<p>Second, we must understand the history of the region. In western discourse Islamists are seen as newcomers to politics, gullible zealots who are motivated by a radical ideology and lack experience. In fact, they have played a major role in the Arab political scene since the 1920s. Islamic movements have often been in opposition, but since the 1940s they have participated in parliamentary elections, entered alliances with secular, nationalist and socialist groups, and participated in several governments – in Sudan, Jordan, Yemen and Algeria. They have also forged alliances with non-Islamic regimes, like the Nimeiri regime in Sudan in 1977.</p>
<p>A number of other events have had an impact on the collective Muslim mind, and have led to the maturation of political Islam: the much-debated <a title="The Guardian - The Iranian revolution" href="http://www.guardian.co.uk/world/iranian-revolution">Islamic Revolution in Iran in 1979</a>; the military coup in Sudan in 1989; the success of the Algerian Islamic Salvation Front in the 1991 elections and the army&#8217;s subsequent denial of its right to govern; the conquest of much of Afghan territory by the Taliban in 1996 leading to the establishment of its Islamic emirate; and the success in 2006 of Hamas in the Palestinian Legislative Council elections. The Hamas win was not recognised, nor was the national unity government formed. Instead, a siege was imposed on Gaza to suffocate the movement.</p>
<p>Perhaps one of the most influential experiences has been that of the Justice and Development Party (AKP) in Turkey, which won the elections in 2002. It has been a source of inspiration for many Islamic movements. Although the AKP does not describe itself as Islamic, its 10 years of political experience have led to a model that many Islamists regard as successful. The model has three important characteristics: a general Islamic frame of reference; a multi-party democracy; and significant economic growth.</p>
<p>These varied political experiences have had a profound impact on political Islam&#8217;s flexibility and capacity for political action, and on its philosophy, too.</p>
<p>However, political Islam has also faced enormous pressures from dictatorial Arab regimes, pressures that became more intense after 9/11. Islamic institutions were suppressed. Islamic activists were imprisoned, tortured and killed. Such experiences gave rise to a profound bitterness. Given the history, it is only natural that we should hear overzealous slogans or intolerant threats from some activists. Some of those now at the forefront of election campaigns were only recently released from prison. It would not be fair to expect them to use the voice of professional diplomats.</p>
<p>Despite this, the Islamic political discourse has generally been balanced. The Tunisian Islamic movement has set a good example. Although Ennahda suffered under Ben Ali&#8217;s regime, its leaders developed a tolerant discourse and managed to open up to moderate secular and leftist political groups. The movement&#8217;s leaders have reassured Tunisian citizens that it will not interfere in their personal lives and that it will respect their right to choose. The movement also presented a progressive model of women&#8217;s participation, with 42 female Ennahda members in the constitutional assembly.</p>
<p>The Islamic movement&#8217;s approach to the west has also been balanced, despite the fact that western countries supported despotic Arab regimes. Islamists know the importance of international communication in an economically and politically interconnected world.</p>
<p>Now there is a unique opportunity for the west: to demonstrate that it will no longer support despotic regimes by supporting instead the democratic process in the Arab world, by refusing to intervene in favour of one party against another and by accepting the results of the democratic process, even when it is not the result they would have chosen. Democracy is the only option for bringing stability, security and tolerance to the region, and it is the dearest thing to the hearts of Arabs, who will not forgive any attempts to derail it.</p>
<p>The region has suffered a lot as a result of attempts to exclude Islamists and deny them a role in the public sphere. Undoubtedly, Islamists&#8217; participation in governance will give rise to a number of challenges, both within the Islamic ranks and with regard to relations with other local and international forces. Islamists should be careful not to fall into the trap of feeling overconfident: they must accommodate other trends, even if it means making painful concessions. Our societies need political consensus, and the participation of all political groups, regardless of their electoral weight. It is this interplay between Islamists and others that will both guarantee the maturation of the Arab democratic transition and lead to an Arab political consensus and stability that has been missing for decades.</p>
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		<title>In the Arab World, It’s the Past vs. the Future</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 17:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Thomas Friedman</strong> (THE NEW YOTK TIMES, 27/11/11):</p>
<p>In 2001, a book came out about George Mitchell’s diplomatic work in Northern Ireland that was entitled “To Hell With the Future, Let’s Get On With the Past.” One hopes that such a book will never be written about today’s Arab awakenings. But watching events unfold out there makes it impossible not to ask: Will the past bury the future in the Arab world or will the future bury the past?</p>
<p>I am awed by the bravery of the Syrian and Egyptian youths trying to throw off the tyranny of the Assad &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38788/in-the-arab-world-it%e2%80%99s-the-past-vs-the-future/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Thomas Friedman</strong> (THE NEW YOTK TIMES, 27/11/11):</p>
<p>In 2001, a book came out about George Mitchell’s diplomatic work in Northern Ireland that was entitled “To Hell With the Future, Let’s Get On With the Past.” One hopes that such a book will never be written about today’s Arab awakenings. But watching events unfold out there makes it impossible not to ask: Will the past bury the future in the Arab world or will the future bury the past?</p>
<p>I am awed by the bravery of the Syrian and Egyptian youths trying to throw off the tyranny of the Assad family and the Egyptian military. The fact that they go into the streets — knowing they face security forces who will not hesitate to gun them down — speaks of the deep longing of young Arabs to be free of the regimes that have so long choked their voices and prevented them from realizing their full potential.</p>
<p>But I am deeply worried that the longer the fighting continues in Syria and Egypt, the less chance that any stable, democratizing order will emerge anytime soon and the more likely that Syria could disintegrate into civil war. You can’t exaggerate how dangerous that would be. When Tunisia was convulsed by revolution, it imploded. When Egypt was convulsed by revolution, it imploded. When Libya was convulsed by revolution, it imploded. If Syria is convulsed by revolution, it will not implode. Most Arab states implode. Syria <em>explodes</em>.</p>
<p>Why? Because Syria is the keystone of the Levant. It borders and balances a variety of states, sects and ethnic groups. If civil war erupts there, every one of Syria’s neighbors will cultivate, and be cultivated by, different Syrian factions — Sunnis, Alawites, Kurds, Druse, Christians, pro-Iranians, pro-Hezbollahites, pro-Palestinians, pro-Saudis — in order to try to tilt Syria in their direction. Turkey, Lebanon, Hezbollah, Iraq, Iran, Hamas, Jordan, Saudi Arabia and Israel all have vital interests in who rules in Damascus, and they will all find ways to partner with proxies inside Syria to shape events there. It will become a big Lebanon-like brawl.</p>
<p>Syria needs a peaceful democratic transition set in motion <em>now</em>. Ditto Egypt. But that is easier said than done. Events in both countries are a reminder of the multidimensional struggle for power across the Middle East — what I once described as the struggle between “The Lexus and the Olive Tree.”</p>
<p>On one level, you have the very modern, deeply felt and truly authentic longing by Syrians and Egyptians for freedom, for the skills to thrive in modernity and for the rights of real citizens.</p>
<p>Outsiders often underestimate just how much these Arab youths are determined to limit the powers of their militaries as a necessary step for achieving true democracy. What you see in Egypt today are young people from across the political spectrum and classes who are willing to join forces, break ranks with their own parties and return to Tahrir Square to press for real freedom. This is a generational rupture. It is the old versus the young. It is the insiders (the adults) versus the outsiders (the youth). It is the privileged old guard versus the disadvantaged young guard. These young Egyptians, and Syrians, who have stopped fearing their military masters, are determined to unleash a true transformation in their world. We should be on their side.</p>
<p>But the weight of their history is so heavy. The new Lexus-like values of “democracy,” “free elections,” “citizen rights” and “modernity” will have to compete with some very old Olive Tree ideas and passions. These include the age-old civil wars within Islam between Sunnis and Shiites, over who should dominate the faith, the heated struggle between Salafists and modernists over whether the 21st century should be embraced or rejected, as well as the ancient tribal and regional struggles playing out within each of these societies. Last, but not least, you have the struggle between the entrenched military/crony elites and the masses. These struggles from the “past” always threaten to rise up, consume any new movement for change and bury “the future.”</p>
<p>This is the grand drama now being played out in the Arab world — the deeply sincere youth-led quest for liberty and the deeply rooted quests for sectarian, factional, class and tribal advantage. One day it looks as though the revolutions in Egypt, Syria and Tunisia are going to be hijacked by forces and passions from the past while the next day that longing of young people to be free and modern pushes them back.</p>
<p>The same drama played out in Iraq, but there the process was managed, at a huge cost, by an American midwife — managed enough so that the communities were able to write a new, rudimentary social contract on how to live together and, thereby, give the future a chance to bury the past. But we still do not know how it will end in Iraq.</p>
<p>We know, though, that there will be no impartial outside midwife to guide the transitions in Egypt, Syria, Tunisia, Libya and Yemen. Can they each make it without one? Only if they develop their own Nelson Mandelas — unique civic leaders or coalitions who can honor the past, and contain its volcanic urges, but not let it bury the future.</p>
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		<title>Eros y los árabes</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/38512/eros-y-los-arabes/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 20:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualidad]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Serafín Fanjul</strong>, catedrático de Literatura Árabe (ABC, 19/11/11):</p>
<p>La joven egipcia Aliya el-Mahdi, haciendo gala de un ingenuo exhibicionismo, recientemente se ha expuesto desnuda en Facebook. Su objetivo es manifestar de tal suerte la protesta contra la opresiva sociedad que la rodea —la islámica—, amén de declararse feminista, vegetariana, liberal y dispuesta a modificar injusticias como que su novio (de nombre Hakim Amer) y otros jóvenes estén encarcelados por expresar reticencias sobre el islam y la represión de sentimientos y derechos que conlleva. Suponiendo que no haya trampa en el intento de la muchacha, es decir que la &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38512/eros-y-los-arabes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Serafín Fanjul</strong>, catedrático de Literatura Árabe (ABC, 19/11/11):</p>
<p>La joven egipcia Aliya el-Mahdi, haciendo gala de un ingenuo exhibicionismo, recientemente se ha expuesto desnuda en Facebook. Su objetivo es manifestar de tal suerte la protesta contra la opresiva sociedad que la rodea —la islámica—, amén de declararse feminista, vegetariana, liberal y dispuesta a modificar injusticias como que su novio (de nombre Hakim Amer) y otros jóvenes estén encarcelados por expresar reticencias sobre el islam y la represión de sentimientos y derechos que conlleva. Suponiendo que no haya trampa en el intento de la muchacha, es decir que la imagen de las fotografías se corresponda con el nombre que la acompaña y que la protagonista haya actuado de forma voluntaria y libre, lo primero que se nos ocurre es el extremo riesgo personal en que incurre. Por lo demás, a estas alturas, no enseña nada que no pueda verse en las playas españolas, si bien la chabacanería y mala educación dominantes en nuestro país imponen, en cualquier momento y lugar, estos alardes a quienes no quieren contemplarlos, ante la evanescencia de las supuestas autoridades, eternas desaparecidas. Pero éste es otro asunto.</p>
<p>No creo que la chica sea tan simple como para esperar una inmediata liberación del novio y la sincera conversión a la democracia de los islamistas, sino tan sólo producir un efecto revulsivo mediante un gesto de provocación que le puede costar carísimo, el máximo precio para un ser humano. Y lo sabe. De ahí tal vez su valor. Quienes la tachen de inmoral, o de mera imprudente, desconocen el grado de desesperación por asfixia y cercenamiento de los sentimientos, los impulsos sexuales y hasta el puro instinto que se ejerce en la sociedad musulmana, en primer término sobre las mujeres y, de manera correlativa e inevitable, sobre los hombres: si el sexo femenino desconoce la libertad, el masculino también paga el gasto y sus consecuencias. Y juntos, al alimón, se reprimen de modo concienzudo y sistemático. Y, sin embargo, la imagen difundida en Europa sobre nuestros vecinos del sur y este del Mediterráneo proviene de espejos convexos donde las figuras se dilatan y alargan y nos hacen creer en un mundo de sensualidad inagotable, de sexos trotones y jolgorio sempiterno. Se ha dicho —quizás con razón— que todos esos tópicos acerca de los árabes no constituyen sino una proyección sobre otros de nuestras propias fantasías y frustraciones. Es muy posible, pero la realidad social y cultural de pasado y presente —lo que nos debe interesar, si pretendemos entender algo— discurre por caminos muy distintos, sin olvidar que toda la cuentística y anecdotario oral o escrito de temática erótica (tampoco demasiado voluminoso, no nos engañemos) no está describiendo sucedidossino destapando deseos.</p>
<p>Aparte de algunas obras específicas (los llamados Kutub al-bah, «Libros del coito»; los de at-Tifashi o at-Tiyani; o las numerosas alusiones contenidas en el Libro de las canciones de Abu l-Faray al-Isfahani) en la literatura árabe medieval aparecen salpicadas anécdotas, relatos y poemas entre obscenos y eróticos. Tanto esta clase de referencias por vía indirecta, como la antiimagen de Mahoma —el oponente religioso y político de la cristiandad—, fueron para los cristianos paradigmas de salacidad y poca contención. Llegado todo durante la Edad Media, conformó un panorama de lujuria y desenfreno más imaginario que real, exceptuados príncipes y magnates, como de nuestro lado. Y tampoco las literaturas europeas de la época carecían de historias, refranes, epigramas procaces, incluso de autores respetadísimos cuyas obras en los institutos se nos enseñaban de manera asaz fragmentaria, cuando en los institutos se enseñaba algo: desde Boccaccio, Aretino, Chaucer al Cancionero de Baena o el de Antón de Montoro, hasta los atormentados románticos hermanos Becquer, con su tremendo Los Borbones en pelota, huertos de verdor y de verdulería que los chicos de entonces no podíamos ni imaginar.</p>
<p>Pero todas —musulmanas y cristianas— eran imágenes literarias, no necesariamente un calco de la realidad. El Corán (II, 224) establece el amor lícito. «Vuestras mujeres son vuestro predio, id a vuestro predio por donde (o cuando) queráis» y de ahí un joven colega extrae la conclusión de la existencia en el islam tradicional de una «mirada gozosa al abordar la sexualidad “lícita”». Mucho me parece, no sólo porque «lícita» signifique de hecho sancionada jurídicamente, sino porque las miradas pueden también posarse en el sórdido retrato de las relaciones entre los sexos que traza al-Wansharisi (siglos XV-XVI) en su voluminoso compendio de dictámenes jurídicos —y que por sí solo merece estudio aparte—; o en el puritanismo formal que roza lo hilarante en el comportamiento (externo y por tanto hipócrita) de Ibn Battuta cuando va mundo adelante amolando a gentes variopintas para que se cubran (en el baño en Egipto, en las Islas Maldivas, en el reino de Malí); en las picantes anécdotas (resueltas en sentido contrario, hacia la salida más represiva) que narra Ibn Arabi de Murcia en Santones; en la autocastración de Abu Abd Allah el Granadino en La Meca, también relatada por Ibn Battuta; en la exaltación del idealismo platónico, no poco masoquista en su exacerbada forma de castidad, en Ibn Hazm; en la continencia como modelo, igualmente propuesta por el Corán; en las amenazantes y punitivas normas que instituye el sevillano Ibn Abdun (siglo XII), en tal cantidad y gravedad que aquí no podemos reproducirlas ni en corto resumen («Prohíbase a las mujeres que laven ropa en los huertos, porque se convierten en lupanares» y citamos sólo las suaves), por más que el ceñudo alfaquí hispalense asocia licencia sexual con fiestas báquicas, borracheras, sacerdotes cristianos y… homosexualidad.</p>
<p>Y si at-Tifashi (y otros) refiere desenfadadas historietas de bujarrones y afeminados, Ibn Abdun lanza un anatema definitivo: «Los putos deberán ser expulsados de la ciudad y castigados donde quiera se encuentre a uno de ellos. No se les dejará que circulen entre los musulmanes porque son fornicadores malditos de Dios y de todo el mundo». Y ése es otro de los mitos extendidos entre nosotros: la supuesta tolerancia benévola del islam con la homosexualidad, lo cual ha inducido a algún escritor de por acá a erigir fantasiosos garbanzales dorados donde no hay sino cruda sordidez y explotación de los más débiles, por ejemplo niños. Los versos de Abu Nuwas o Abu Dulaf al-Jazrayi pueden hacer gracia por su faceta irónica y jocosa, pero la actitud global de la sociedad árabe —e islámica en general— hacia la homosexualidad oscila entre la burla sangrienta y el castigo expeditivo. Invariablemente, cronistas y escritores serios no ocultan los juicios despectivos y de mofa, o de dura condena, hacia travestidos, afeminados, etcétera (V.g., ver las referencias de Juan León Africano en las hospederías de Fez). Tampoco el vocabulario árabe concerniente a la materia deja lugar a dudas en torno a la fuerte carga despectiva e insultante de las palabras empleadas: hasta donde yo sé, en árabe aún no se ha sacralizado y convertido en obligatorio el uso de un extranjerismo-eufemismo como ha sucedido entre nosotros con el inglés gay.</p>
<p>Todas estas cosas, con los mismos u otros detalles, las conoce Aliya el-Mahdi. Sabe que el problema real no es —ni ha sido nunca— la poligamia (circunscrita a círculos muy pobres o muy acomodados y en ciertos momentos históricos), sino el repudio fácil de las mujeres mayores; también sabe que antes de su nacimiento, el pañolón islámico (hegab) no existía en su país y que las melayasnegras en las ciudades y los pañuelos multicolores de las campesinas eran mero hábito cultural sin connotaciones represivas; y, por supuesto, tampoco ignora que el derecho de familia actúa en su contra, bien impregnado por la Shari&#8217;a, por cierto en trance de afianzamiento y dominio final, gracias, en parte, a los despistados que apoyaron la chusca Primavera Árabe. Ojalá que Aliya —con desnudo o sin desnudo— viva una vida normalizada, como la de las jóvenes de Málaga, Monforte o Alcalá de Henares, sin tener que exiliarse para sobrevivir, o callar y reconvertirse, como le tocó a las generaciones de su madre y su abuela.</p>
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		<title>“Our” Islamists</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/38453/our-islamists/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 21:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.almendron.com/tribuna/?p=38453</guid>
		<description><![CDATA[<p>By <strong>Brahma Chellaney</strong>, Professor of Strategic Studies at the New Delhi-based Center for Policy Research and the author of Asian Juggernaut and the newly released Water: Asia’s New Battleground (Project Syndicate, 17/11/11):</p>
<p>Following the death of Libya’s Muammar el-Qaddafi, Libya’s interim government announced the “liberation” of the country. It also declared that a system based on <em>sharia</em>(Islamic law), including polygamy, would replace the secular dictatorship that Qaddafi ran for 42 years. Swapping one form of authoritarianism for another seems a cruel letdown after seven months of NATO airstrikes in the name of democracy.</p>
<p>In fact, the Western powers &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38453/our-islamists/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Brahma Chellaney</strong>, Professor of Strategic Studies at the New Delhi-based Center for Policy Research and the author of Asian Juggernaut and the newly released Water: Asia’s New Battleground (Project Syndicate, 17/11/11):</p>
<p>Following the death of Libya’s Muammar el-Qaddafi, Libya’s interim government announced the “liberation” of the country. It also declared that a system based on <em>sharia</em>(Islamic law), including polygamy, would replace the secular dictatorship that Qaddafi ran for 42 years. Swapping one form of authoritarianism for another seems a cruel letdown after seven months of NATO airstrikes in the name of democracy.</p>
<p>In fact, the Western powers that brought about regime change in Libya have made little effort to prevent its new rulers from establishing a theocracy. But this is the price that the West willingly pays in exchange for the privilege of choosing the new leadership. Indeed, the cloak of Islam helps to protect the credibility of leaders who might otherwise be seen as foreign puppets.</p>
<p>For the same reason, the West has condoned the rulers of the oil sheikhdoms for their longstanding alliance with radical clerics. For example, the decadent House of Saud, backed by the United States, not only practices Wahhabi Islam – the source of modern Islamic fundamentalism – but also exports this fringe form of the faith, gradually snuffing out more liberal Islamic traditions. Yet, when the Saudi Crown Prince died recently, the US stood by silently as the ruling family appointed its most reactionary Islamist as the new heir to the throne.</p>
<p>So intrinsic have the Arab monarchs become to US interests that the Americans have failed to stop these cloistered royals from continuing to fund Muslim extremist groups and <em>madrasas</em> in other countries. From Africa to South and Southeast Asia, Arab petrodollars have played a key role in fomenting militant Islamic fundamentalism that targets the West, Israel, and India as its enemies. The US interest in maintaining pliant regimes in oil-rich countries trumps all other considerations.</p>
<p>With Western support, the oil monarchies, even the most tyrannical, have been able to ride out the Arab Spring, emerging virtually unscathed. For the US, the sheikhdoms that make up the Gulf Cooperation Council – Saudi Arabia, Kuwait, Bahrain, Qatar, the United Arab Emirates, and Oman – are critical for geostrategic reasons as well. After withdrawing its forces from Iraq, the US is considering using Kuwait as a new military hub to expand its military presence in the Persian Gulf region and foster a US-led “security architecture,” under which its air and naval patrols would be regionally integrated.</p>
<p>NATO-led regime change in Libya – which holds the world’s largest reserves of the light sweet crude oil that American and European refineries prefer – was not really about ushering in an era of liberal democracy. The new Libya faces uncertain times. The only certain element is that its new rulers will remain beholden to those who helped to install them. US Senator John McCain has already announced that the new Libyan rulers are “willing to reimburse us and our allies” for the costs of effecting regime change.</p>
<p>America’s troubling ties with Islamist rulers and groups were cemented in the 1980’s, when the Reagan administration used Islam as an ideological tool to spur armed resistance to the Soviet occupation of Afghanistan. In 1985, at a White House ceremony attended by several Afghan <em>mujahideen</em> – the jihadists out of which the Taliban and al-Qaeda evolved – Reagan gestured toward his guests and declared, “These gentlemen are the moral equivalent of America’s Founding Fathers.”</p>
<p>Yet the lessons of the anti-Soviet struggle in Afghanistan have already been forgotten, including the need to focus on long-term goals rather than short-term victories. The Obama administration’s current effort to strike a Faustian bargain with the Taliban, for example, ignores America’s own experience of the consequences of following the path of expediency.</p>
<p>Another lesson that has been ignored is the need for caution in training Islamic insurgents and funneling lethal arms to them to help overthrow a regime. In Libya, bringing the myriad rebel militias under government control is likely to prove difficult, potentially creating a jihadist citadel at Europe’s southern doorstep.</p>
<p>Exponents of US policy argue that in war it is sometimes necessary to choose the lesser of two evils. Unsavory allies – ranging from Islamist militias to regimes that bankroll militant Islamic fundamentalism overseas – may be an unavoidable price to be paid in the service of larger interests.</p>
<p>Paradoxically, the US practice of propping up malleable Islamist rulers in the Middle East often results in strong anti-US sentiment, as well as support for more independent and “authentically” Islamist forces. When elections are held, it is such autonomous Islamists who often emerge as winners, as in Gaza and Tunisia.</p>
<p>The fight against Islamist terrorism can succeed only by ensuring that states do not strengthen those forms of Islamic fundamentalism that extol violence as a religious tool. Unfortunately, with the US willfully ignoring the lessons of the recent past, the extremists are once again waiting in the wings.</p>
<p style="text-align: center;">********************</p>
<p>Cuando el Gobierno provisional de Libia anunció la “liberación” oficial del país el 23 de octubre, declaró también que un sistema basado en la charia islámica, incluida la poligamia, reemplazará a la dictadura laica que el coronel Muamar el Gadafi dirigió durante 42 años. La verdad es que desvestir a un santo para vestir a otro puede parecer un cruel chasco político después de siete meses de incesantes ataques aéreos de la OTAN en nombre del fomento de la democracia en Libia.</p>
<p>Las potencias occidentales que han llevado a cabo el cambio de régimen en Libia por medios militares no se han molestado en impedir que los nuevos gobernantes instauren un sistema teocrático basado en la ley islámica. A ojos de estas potencias, un giro político de tal naturaleza es el precio ineludible que pagar para mantener sus piezas al frente de las riendas del país. Abrir los brazos a los islamistas, en realidad, ayuda a proteger la credibilidad de quienes, de lo contrario, pueden ser considerados marionetas de agentes extranjeros ante su propia sociedad.</p>
<p>A esta misma razón obedece el hecho de que las potencias en cuestión hayan tolerado a las monarquías del petróleo aun teniendo en cuenta su dilatada alianza con figuras religiosas radicales. Por ejemplo, la decadente gerontocracia apoyada por Estados Unidos, la monarquía saudí no sólo practica el wahabismo –fuente del fundamentalismo islámico moderno– sino que también exporta esta modalidad rigorista del islam, con la consecuencia de que las tradiciones islámicas más abiertas en otros lugares se apagan paulatinamente. Sin embargo, cuando el príncipe heredero saudí murió hace poco, Washington no intentó alentar una sustitución por una figura más inclinada al reformismo.</p>
<p>Los monarcas árabes se han convertido en piezas tan vitales para los intereses de Estados Unidos que Washington no ha logrado impedir que estos monarcas de clausura sigan financiando a grupos musulmanes extremistas y madrazas en otros lugares. Desde África hasta Asia meridional y sudoriental, los petrodólares árabes han desempeñado un papel clave en el fomento del fundamentalismo islámico que apunta contra Occidente, Israel e India en calidad de enemigos.</p>
<p>La realidad pura y simple es que la estrategia liderada por Estados Unidos en la región, lejos de ser abierta y progresista, es impulsada por intereses geopolíticos de estrechas miras. El imperativo de tener a mano regímenes dóciles ricos en petróleo pasa por encima de otras consideraciones y preocupaciones.</p>
<p>Gracias al respaldo de Occidente, los regímenes más tiránicos –las monarquías del petróleo– han podido capear la primavera árabe, saliendo prácticamente ilesas del lance. A ojos de Estados Unidos, los emiratos que componen el Consejo de Cooperación del Golfo –Arabia Saudí, Kuwait, Bahréin, Qatar, los Emiratos Árabes Unidos y Omán– son también vitales para sus intereses estratégicos. Después de retirar sus tropas de Iraq, Washington proyecta utilizar Kuwait como nuevo foco militar neurálgico para ampliar su presencia militar en la región del golfo Pérsico y fomentar una “arquitectura de seguridad” liderada por Estados Unidos bajo la que sus unidades de patrulla aérea y naval se hallarían integradas a nivel regional.</p>
<p>El cambio de régimen en Libia –que posee las mayores reservas mundiales de crudo ligero, el de primera categoría que prefieren las refinerías estadounidenses y europeas– a cargo de la OTAN no se produjo evidentemente para dar paso al inicio de una era de democracia liberal. Nacida en sangre, la nueva Libia hace frente a nuevos tiempos de incertidumbre. El único elemento cierto es que los nuevos gobernantes estarán en deuda con quienes les han ayudado a instalarse en el poder. El senador estadounidense John Mccain ya ha anunciado, tras reunirse con los nuevos gobernantes de Libia, que están “dispuestos a reembolsarnos a nosotros y a nuestros aliados” por los gastos de llevar a cabo el cambio de régimen.</p>
<p>Los vínculos problemáticos de Estados Unidos con los gobernantes y los grupos islamistas se fraguaron sobre todo en la década de 1980 cuando la administración Reagan se valió abiertamente del islam como herramienta ideológica para impulsar el espíritu de la yihad contra la intervención soviética en Afganistán.</p>
<p>En un acto celebrado en la Casa Blanca en los años ochenta al que asistieron varios muyahidines del cinturón fronterizo entre Afganistán y Pakistán, el presidente Ronald Reagan les proclamó el “equivalente moral de los padres fundadores de Estados Unidos”. Dos equivalentes morales de tal naturaleza, Osama bin Laden y el mulá talibán Mohamed Omar, se convirtieron posteriormente en enemigos encarnizados de Estados Unidos.</p>
<p>No hay que equivocarse en esta materia: el terrorismo internacional y los Frankenstein de nuestra época son inquietantes subproductos de la guerra contra el ateísmo y el comunismo que Estados Unidos supuestamente debería haber ganado.</p>
<p>Sin embargo, las lecciones de esa guerra ya se han olvidado, incluida la necesidad de concentrarse en metas a largo plazo sin dejarse llevar por la conveniencia política y los objetivos geopolíticos de estrechas miras. El intento actual de alcanzar un pacto fáustico con los talibanes, por ejemplo, pasa por alto la mismísima lección de la creación de esta fuerza maligna.</p>
<p>Otra lección que ha quedado por el camino es la necesidad de ser cauteloso a la hora de instruir insurgentes islámicos y facilitarles armas letales para ayudar a derrocar un régimen. En Libia, probablemente costará contener a la miríada de milicias rebeldes bajo control gubernamental, asunto que podría derivar en la creación de una ciudadela yihadista a las puertas del sur de Europa.</p>
<p>Exponentes del enfoque de la política estadounidense han razonado que debido a que una guerra se lleva a cabo por conveniencia, con extraños compañeros de cama que participan como socios, resultan inevitables los aliados indeseables que van desde las milicias islamistas hasta los regímenes que financian el fundamentalismo islámico en el extranjero. Al fin y al cabo, y para librarse del nazismo, los aliados necesitaron a Stalin. Sin embargo, estos defensores pasan por alto el hecho de que Stalin no creó a Hitler ni fomentó el nazismo; ni fue menester la eliminación de Stalin para erradicar el nazismo.</p>
<p>Paradójicamente, la práctica de Estados Unidos consistente en apuntalar a los gobernantes maleables aunque islamistas en Oriente Próximo crea una situación en la calle no sólo cargada de fuerte sentimiento antiestadounidense, sino también de apoyo a las fuerzas más auténticamente islamistas e independientes. Por lo tanto, si se llevan a cabo elecciones, son tales fuerzas islamistas autónomas las que suelen surgir como ganadoras, como dan fe los diversos casos de Gaza y Túnez. Esta tendencia, a su vez, alienta la política estadounidense de apoyar a gobernantes que abrazan y defienden las creencias islamistas como credo de la legitimación de su permanencia en el poder.</p>
<p>Que quede claro: la lucha global contra el terrorismo sólo puede tener éxito si se garantiza que los países no contribuyan en absoluto al auge del fundamentalismo islámico virulento ensalzando la violencia como sagrada herramienta religiosa.</p>
<p>Sin embargo, en la actualidad, ignoradas las lecciones de los errores del pasado, la historia está en peligro de repetirse.</p>
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		<title>Las revueltas árabes cuestionadas</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 16:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto laboral]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Antoni Segura</strong>, catedrático de Historia Contemporánea y director del Centre d&#8217;Estudis Històrics Internacionals (CEHI) de la Universidad de Barcelona (EL PAÍS, 14/11/11):</p>
<p>En Europa preocupa la brutalidad de algunos actos de represión (incluida la muerte de Gadafi) tras la guerra civil en Libia y la invocación a la <em>sharía</em> del presidente del Consejo Nacional de Transición, Mustafá Abdeljalil. Tampoco agradan los resultados de las primeras elecciones libres en Túnez, donde el islamista Ennahda obtuvo el 41% de los votos. Se piensa que la primavera puede tornarse en crudo invierno amenazando la seguridad y la paz. Se sigue leyendo &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38294/las-revueltas-arabes-cuestionadas/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Antoni Segura</strong>, catedrático de Historia Contemporánea y director del Centre d&#8217;Estudis Històrics Internacionals (CEHI) de la Universidad de Barcelona (EL PAÍS, 14/11/11):</p>
<p>En Europa preocupa la brutalidad de algunos actos de represión (incluida la muerte de Gadafi) tras la guerra civil en Libia y la invocación a la <em>sharía</em> del presidente del Consejo Nacional de Transición, Mustafá Abdeljalil. Tampoco agradan los resultados de las primeras elecciones libres en Túnez, donde el islamista Ennahda obtuvo el 41% de los votos. Se piensa que la primavera puede tornarse en crudo invierno amenazando la seguridad y la paz. Se sigue leyendo mal lo que está sucediendo.</p>
<p>Las revueltas árabes se enmarcan en un proceso recién iniciado, que se inscribe en un ciclo histórico global que no está cerrado, de ahí que las predicciones sean arriesgadas. En 1989 (caída del muro de Berlín) y 1991 (colapso del comunismo en la URSS) se cerraron cuatro décadas de guerra fría y siglos de un sistema de equilibrio de poderes que regulaba las relaciones entre las grandes potencias. El nuevo modelo de relaciones internacionales y del poder mundial está por definir. El intento neoconservador de imponer un unilateralismo bajo hegemonía estadounidense legó las herencias de Afganistán e Irak. Hoy parece imponerse un multilateralismo difuso donde nuevas potencias emergentes pugnan con otras en declive por convertirse en actores regionales y globales. Se percibe un mundo menos estable donde las poblaciones se rebelan ante el rol al que parecían predestinadas.</p>
<p>El mundo árabe (concepto que homogeneíza realidades muy diversas) se niega a aceptar resignadamente la perpetuación de dictaduras cuya supuesta legitimidad era frenar el ascenso del islamismo. Un malestar creciente se instaló en esas sociedades -y muy especialmente en una juventud sin futuro- donde a la falta de libertades se unía una creciente desigualdad provocada por la corrupción y el nepotismo de los grupos gobernantes. Las protestas se sucedían arropadas por los movimientos sociales -sindicatos, asociaciones de jóvenes, de mujeres, de licenciados en paro&#8230;- y, finalmente, en 2011, estallan las revueltas.</p>
<p>En Túnez, con el trasfondo del levantamiento minero de Gafsa en 2009 apoyado por las secciones locales de la UGTT, el malestar se precipita el 17 de diciembre de 2010 con la inmolación de Mohamed Buazizi en Sidi Buzid. En Egipto, desde 2004, el movimiento Kifaya agrupa activistas de los movimientos sociales y, en abril de 2008, estalla una huelga general en apoyo de los trabajadores de la fábrica textil de Mahalla. Las redes sociales jugaron un papel fundamental en el éxito de la huelga. El catalizador llegó en junio de 2010 con el asesinato del internauta Khaled Said por la policía en Alejandría. El movimiento Todos Somos Khaled Said desembocó en las multitudinarias concentraciones en la plaza de Tahrir que derrocaron a Mubarak. En Libia, familiares de las víctimas y activistas de los derechos humanos, mantenían vivo el recuerdo de los 1.200 presos asesinados en la cárcel de Abu Salim de Trípoli el verano de 1996. De ese recuerdo surgió un movimiento de oposición que se expandió con las redes sociales. En febrero de 2011, la detención de un activista en Bengasi provocó las primeras protestas a las que respondió Gadafi con el Ejército, que bombardeó a los manifestantes, desencadenando así la guerra civil.</p>
<p>Las revueltas son parte, pues, de un proceso más amplio, que aúna movimientos sociales y nuevas tecnologías y en el que los manifestantes comparten objetivos y características: rechazo de las dictaduras y de la represión, exigencia de elecciones libres, jóvenes que reclaman una dignidad secuestrada por las condiciones de unos mercados que los condenan a la emigración, al paro y la indigencia. Pero, es también un proceso heterogéneo que tomará caminos distintos según las particularidades, el contexto y la correlación de fuerzas en cada caso concreto. Y es, sobre todo, un proceso que recién se inicia, que será largo, con avances y retrocesos, y del que solo podemos afirmar que es irreversible porque la geopolítica de África del Norte y Oriente Próximo no volverá a ser la misma.</p>
<p>En definitiva, convendría interiorizar algunas reflexiones:</p>
<p><strong>1.</strong> Todo proceso de cambio político comporta un riesgo -incluso el de que todo quede igual, pero con otros actores-, de ahí que los temores carezcan de sentido, porque si se acepta la necesidad del cambio (como en la Europa del Sur a mediados de los setenta) hay que aceptar el riesgo que lleva asociado.</p>
<p><strong>2.</strong> Las sociedades de estos países reclaman poder decidir autónomamente su futuro lo que, contradiciendo la supuesta incompatibilidad entre islam y valores democráticos, puede llevar a configurar sistemas y hegemonías que no siempre serán del agrado de la UE. Pero, mientras que el proceso electoral sea tan transparente como en Túnez, habrá que aceptar a los nuevos interlocutores, porque no deben repetirse los errores de 1992 (Argelia) y 2006 (Palestina).</p>
<p><strong>3.</strong> Por último, la UE deberá asumir un nuevo escenario geopolítico en el espacio mediterráneo donde aparece con fuerza un actor que puede convertirse en una nueva potencia regional y que, al mismo tiempo, puede servir de modelo a los grupos del islam político financiados hasta ahora con fondos de Riad. Quizás, a no tardar mucho, Bruselas lamentará haber impedido el ingreso de Turquía en la UE.</p>
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		<title>El factor religioso en el mundo árabe</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 13:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por<strong> Mariano Aguirre</strong>, director del Norwegian Peacebuilding Resource Centre, en Oslo (LA VANGUARDIA, 14/11/11):</p>
<p>Los recientes ataques contra la comunidad copta en Egipto, y el triunfo del islamista Enada en las elecciones en Túnez revelan que la cuestión religiosa, y cómo vincularla con la construcción de Estados democráticos, es uno de los desafíos más complejos que afrontan los procesos de transición postdictatoriales en Oriente Medio y el Norte de África. Si bien los problemas en la región son fundamentalmente económicos y políticos, la religión puede ser usada como arma de agitación y provocación.</p>
<p>Las identidades religiosas son marcadas en &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38281/el-factor-religioso-en-el-mundo-arabe/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por<strong> Mariano Aguirre</strong>, director del Norwegian Peacebuilding Resource Centre, en Oslo (LA VANGUARDIA, 14/11/11):</p>
<p>Los recientes ataques contra la comunidad copta en Egipto, y el triunfo del islamista Enada en las elecciones en Túnez revelan que la cuestión religiosa, y cómo vincularla con la construcción de Estados democráticos, es uno de los desafíos más complejos que afrontan los procesos de transición postdictatoriales en Oriente Medio y el Norte de África. Si bien los problemas en la región son fundamentalmente económicos y políticos, la religión puede ser usada como arma de agitación y provocación.</p>
<p>Las identidades religiosas son marcadas en Oriente Medio y Norte de África. Las tres religiones monoteístas (cristianismo, judaísmo e islam) nacieron en Oriente Medio. El 90% de los habitantes de la región son musulmanes, y ocho de cada diez de ellos practican la fe suní. En Iraq, Irán y Bahréin la mayoría son chiíes. Los cristianos son fuertes en Líbano, y representan el 6% de la población en Egipto. Ningún país es totalmente homogéneo, ni Israel que tiene un 20% de población árabe, ni tampoco Líbano, que alberga a dieciocho minorías musulmanas y no musulmanas.</p>
<p>Los Estados autoritarios de la región han usado la religión como un factor de legitimación. Desde Egipto a Marruecos, y de Iraq a Argelia, los gobernantes reprimieron a la vez que trataron de asimilar el islam y movilizaron o reprimieron a otras comunidades como los coptos en Egipto. En estructuras estatales débiles, los dirigentes han usado formas subestatales (tribus, grupos étnicos, comunidades religiosas) a las que identificaron con la soberanía nacional. Este juego peligroso favoreció a unos grupos de identidad sobre otros en vez de practicar la igualdad ante la ley, aceleró y creó rivalidades que aún perduran.</p>
<p>Los regímenes del mundo árabe están cayendo por una crisis de legitimidad en la que la manipulación de la religión ha tenido un papel importante. Por una parte, las élites civil-militares establecieron alianzas con sectores (sindicatos, partidos, líderes tribales o religiosos) a los que adjudicaron cuotas de poder. Por otra, al modelo político-económico que impusieron se unió un progresivo estancamiento económico, como explican Kjetil Selvik y Stig Stenslie ( Stability and change in the Modern Middle East, I.B. Tauris, 2001), con falta de libertades, crisis del conocimiento, opresión de la mujer, desigualdad, pobreza y falta de oportunidades.</p>
<p>Las élites árabes de la región establecieron una estrategia de dos caras hacia el islamismo. Internamente reprimieron sus expresiones más radicales, mientras hacia Occidente se mostraron como el muro de contención ante el ascenso del islamismo radical o la fragmentación religiosa. El presidente sirio, Bashar el Asad, usa en cierto modo este argumento para asustar a EE.UU. y Europa al decir que la tolerancia religiosa que ha reinado en Siria se romperá si cae su régimen; su país se convertirá en otro Afganistán arrastrando a Líbano y Jordania.</p>
<p>El islamismo es un movimiento intelectual y político que busca que la organización social y política de sus sociedades funcionen de acuerdo con los principios del islam, que provee un sistema total de valores que permitiría organizar todos los aspectos de la vida privada y pública. El islamismo acoge a diferentes corrientes, desde los moderados que están dispuestos a buscar formas de convivencia con ideologías seculares y otras religiones (y que ven a Turquía como el modelo que seguir), hasta los más radicales que pretenden imponer su visión del mundo a través de la violencia. Esa violencia es la que temen las comunidades cristianas de distinto signo que se sienten amenazadas en Egipto, Líbano, Siria, Jordania, por falta de oportunidades, amenazas, acusaciones de traición y sectarismo. También otros sectores religiosos y no religiosos, y particularmente las mujeres seculares y liberales, temen que los partidos islamistas que se presentan como moderados en Túnez o Egipto tengan una agenda oculta.</p>
<p>La cuestión clave no es la agenda oculta o el choque de religiones. Por un lado, se precisa establecer marcos constitucionales amplios en los que no haya lugar para la violencia. Por otro, los islamistas, como dice Jean-pierre Feliu ( The Arab revolution, Hurst &amp; Co, 2011), no tienen el control de la agenda y de los términos de referencia. Están implicados en un proceso de transacción y negociación, afirma, con un amplio espectro de partidos, instituciones y asociaciones. Los islamistas han de elegir si forman parte del paisaje político o tratan de apoderarse del mismo. La relación religióndemocracia se debería resolver en un largo proceso pluralista.</p>
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		<title>Arab Spring, American winter</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 23:03:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[América del Norte]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[EEUU]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Aaron David Miller</strong>, a public policy scholar at the Woodrow Wilson International Center for Scholars who served as a Middle East negotiator in Republican and Democratic administrations. He is the author of the forthcoming <em>Can America Have Another Great President?</em> (LOS ANGELES TIMES, 13/11/11):</p>
<p>All Gaul was divided into three parts, Julius Caesar wrote in his &#8220;De Bello Gallico.&#8221; For America, the Arab world had been divided into two: adversarial and acquiescent Arab authoritarians.</p>
<p>Until now.</p>
<p>The last eight months have witnessed profound changes. The willing and unwilling Arab autocrats have gone or are going the way of &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38269/arab-spring-american-winter/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Aaron David Miller</strong>, a public policy scholar at the Woodrow Wilson International Center for Scholars who served as a Middle East negotiator in Republican and Democratic administrations. He is the author of the forthcoming <em>Can America Have Another Great President?</em> (LOS ANGELES TIMES, 13/11/11):</p>
<p>All Gaul was divided into three parts, Julius Caesar wrote in his &#8220;De Bello Gallico.&#8221; For America, the Arab world had been divided into two: adversarial and acquiescent Arab authoritarians.</p>
<p>Until now.</p>
<p>The last eight months have witnessed profound changes. The willing and unwilling Arab autocrats have gone or are going the way of the dodo.</p>
<p>What remains — Arab states without strong and authoritative leaders and caught up in lengthy, messy transitions, monarchies trying to co-opt and preempt transformational change (Saudi Arabia, Morocco and Jordan); and nonstate actors still at war with themselves (Hezbollah and the Palestinians) — guarantees a turbulent and complex environment for the United States. Few offer a hook on which to hang a set of American policies now broadly unpopular throughout the region.</p>
<p>The long arc of the Arab Spring may yet bring more transparency, accountability, gender equality and, yes, even some semblance of real democracy. But the short term all but guarantees a much less hospitable and forbidding place for America, whose credibility has shrunk.</p>
<p>For 50 years, America dealt with two kinds of Arab leaders: the adversarials (Syria, Libya and Iraq) and the acquiescents (Egypt, Tunisia, Saudi Arabia, Morocco, Jordan and a few key Persian Gulf states). At times, each of the adversarials also played the role of partners for brief periods: Iraq against Iran; Syria on the peace process; Libya on giving up WMD in exchange for an end to its pariah status. But leopards really do not change their spots. The violent ends of Saddam Hussein, Moammar Kadafi and perhaps at some point even the younger Bashar Assad make the case.</p>
<p>For the most part, these Arab authoritarians guaranteed a relatively stable and predictable region in which U.S. interests thrived: successful containment of the former Soviet Union, access to oil at fair prices, security for Israel, close relations with the acquiescents and even progress on Arab-Israeli peacemaking. This left America with a role it understood and could play rather well.</p>
<p>It wasn&#8217;t pretty, of course. There was that pesky Arab-Israeli conflict that drove a handful of wars, oil shocks, an Iranian revolution and Islamic extremism, and a few self-inflicted disasters such as Operation Iraqi Freedom. But by and large, the U.S. got by, its prestige high with acquiescent autocrats and low with their publics.</p>
<p>And why not? America had cut the devil&#8217;s bargain: In exchange for giving the friendly autocrats a pass on governance and human rights (and at times reaching out to the adversarials), it was able to enlist their cooperation on a range of issues. But Washington may now find itself in the strange position of getting neither democracy nor stability. America&#8217;s stock is lower than it&#8217;s ever been, its partners are gone, along with the familiar bad guys, and it&#8217;s not at all clear who or what will take the place of those partners. We confront not just an Arab Spring but an array of uncertainties complex enough to run many years to come.</p>
<p>Tunisia, where it all began, appropriately offers the best chance for a working democracy, in part because it&#8217;s small and largely irrelevant. In Egypt and Libya, where hopes have been high, you have to wonder. The former is less free, prosperous and secure than it was under Hosni Mubarak and is likely heading for a future like Turkey — but two decades ago. Libya, a country the size of Alaska with only 6 million people and a lot of oil money, should do well. But it isn&#8217;t Western Europe. Rival militias, Islamist radicals, outside meddling and just the lack of traditions and experience in self-governance guarantee that Libya will be a long slog.</p>
<p>Elsewhere, matters look a lot worse. In Syria, nobody has a clue: The scenarios run from more of the same to civil war to an Alawite coup against the Assads — even the possibility (now don&#8217;t shoot me) of some kind of external military intervention should the bloodletting rise exponentially. We can be pretty confident that whatever transpires, it will be long, complex and bloody. Yemen, which most people (including myself) don&#8217;t really understand, is equally opaque. But dollars to doughnuts that won&#8217;t be a polity of which Thomas Jefferson would have been proud.</p>
<p>Strange as it seems, the monarchies may well have the best shot at avoiding these kind of painful transitions. Where in varying degrees money, legitimacy from Islam and some enlightened leadership combine (Saudi Arabia, Morocco, Jordan, Oman), reckonings have been averted. For how long is unclear. At some point, if they&#8217;re not smart on reform — and even if they are — the bell may toll for the kings too.</p>
<p>I know that people say, be patient, the arc of the Arab Spring is long and potentially a happy one. And for the Arabs, that may well be true. They are seizing control of their destiny and they will be allowed — as they should be, finally — to make their own beds.</p>
<p>But for America, it may not be such a happy experience. Our policies, opposed from one end of this region to the other, are unlikely to change. Our capacity to succeed at war and peacemaking — the real measure of respect and admiration (Libya notwithstanding ) — has diminished along with our street cred. We can&#8217;t solve the Palestinian issue, can&#8217;t stop Iran from getting the bomb, can&#8217;t find a way to achieve victories in Iraq and Afghanistan, and we are still caught up in the devil&#8217;s bargain with Saudi Arabia and Bahrain.</p>
<p>We resemble more a modern-day Gulliver tied up by tiny tribes and by our own illusions than a smart, tough and fair superpower.</p>
<p>If we could disengage and spend more time and resources on our own broken house, we should; but alas, we can&#8217;t. And therein lies the conundrum for America today: stuck in a region (with fewer friends) we can&#8217;t fix or walk away from.</p>
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		<title>Nuevo ropaje para el islamismo</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 19:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Túnez]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Jean Daniel</strong>, fundador y editorialista de <em>Le Nouvel Observateur.</em> Traducción de Juan Ramón Azaola (EL PAÍS, 09/11/11):</p>
<p>Todos aquellos que han querido creer que la revolución tunecina se liberaría de imperativos religiosos se han equivocado. Pero todos aquellos que han necesitado creer que los islamistas tunecinos no podían &#8220;modernizarse&#8221; también se han equivocado. Queda por saber si la modernización se asemeja enteramente a la democracia.</p>
<p>El caso es que en Túnez nos encontramos ante una contrarrevolución. No se trata de una revancha de los predecesores, por lo tanto no es una restauración. Es el frenazo dado legalmente por &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38199/nuevo-ropaje-para-el-islamismo/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Jean Daniel</strong>, fundador y editorialista de <em>Le Nouvel Observateur.</em> Traducción de Juan Ramón Azaola (EL PAÍS, 09/11/11):</p>
<p>Todos aquellos que han querido creer que la revolución tunecina se liberaría de imperativos religiosos se han equivocado. Pero todos aquellos que han necesitado creer que los islamistas tunecinos no podían &#8220;modernizarse&#8221; también se han equivocado. Queda por saber si la modernización se asemeja enteramente a la democracia.</p>
<p>El caso es que en Túnez nos encontramos ante una contrarrevolución. No se trata de una revancha de los predecesores, por lo tanto no es una restauración. Es el frenazo dado legalmente por el propio pueblo a la revolución que una parte de su juventud se había inventado y que resplandecía como una <em>primavera</em> en el mundo árabe.</p>
<p>Se pensaba que en el universo árabe-musulmán la revuelta tunecina había introducido la primacía de la libertad sobre la identidad, y la de los principios universales sobre la tradición étnico-religiosa. No hay nada de ello. Sin duda la mayoría acepta una reformulación modernista del islam que implica el respeto al estatus de la mujer y a algunos otros atributos democráticos. Pero la fidelidad al islam, por el contrario, se ha reforzado, subrayado y celebrado. El lirismo de los teóricos franco-tunecinos superó con demasiada rapidez al sentimiento profundo de las gentes.</p>
<p>Los tunecinos nos recuerdan que incluso una revuelta victoriosa contra el tirano puede muy bien acomodarse a la fe religiosa y hasta apoyarse en ella. También hay que contar con todos aquellos a quienes había inquietado el carácter intempestivo de la emergencia revolucionaria.</p>
<p>En Egipto, los Hermanos Musulmanes se han felicitado de que sus hermanos tunecinos hayan contribuido al avance de su propia causa. Los libios han confirmado, sucesivamente, el carácter teocrático de su futuro Gobierno y el hecho de querer presentarse como musulmanes &#8220;moderados&#8221;, sin que se pueda todavía saber a qué se refiere esa moderación, sobre todo después del asesinato de Gadafi. Finalmente, en Argelia y en Marruecos, donde estábamos cansados de ver celebrar en todo momento el &#8220;modelo&#8221; tunecino, la mala conciencia ha desaparecido y los hombres del poder se han sentido confortados. En resumen, el temor a una democracia de tipo occidental, que permitiera una independencia total con respecto a la religión, se ha disipado. La mística de la fidelidad a las tradiciones ha prevalecido sobre el romanticismo del triunfo de la libertad.</p>
<p>Queda por saber en qué consiste realmente esa modernización tunecina del islamismo que Rachid Ganuchi nos anuncia y que ha comenzado a poner en práctica con la formación de un Gobierno de unión nacional. Si es sincero, podría decirse que Rachid Ganuchi ha vuelto a nacer.</p>
<p>Discípulo en otro tiempo de Nasser, Ganuchi nunca disimu-ló entonces su simpatía activa por la doctrina de Hassan al Banna, el fundador egipcio de los Hermanos Musulmanes. Cuando fundó su movimiento islámico en 1981, es decir, el año en que Anuar el Sadat fue asesinado, sabía bien que los islamistas no eran unos demócratas, aunque hoy se le atribuye haber desautorizado la violencia en un momento en el que los integristas de todos los países árabes se solidarizaban con los diferentes movimientos terroristas.</p>
<p>Pero es un hecho cierto que Rachid Ganuchi no deja de elogiar al régimen turco y su manera de conciliar la pertenencia al islam con la defensa de todas las libertades. Pretende crear, dice, el modelo más democrático del mundo árabe.</p>
<p>Hay sin embargo muchos fallos en ese nuevo personaje que quiere esculpir el líder del islamismo tunecino. Dos días antes del comienzo de la consulta electoral, Ganuchi se tornó amenazante al fijar él mismo el número de electores por debajo del cual no dudaría en lanzar sus tropas a la calle. La respuesta del primer ministro, Benji Caid Essebsi, resultó ejemplar. No se dirá nunca hasta qué punto este hombre habrá servido a su país en unas circunstancias delicadas, cuando no dramáticas.</p>
<p>El segundo patinazo de Rachid Ganuchi tuvo lugar la semana pasada, cuando lamentó el modo en que los tunecinos mezclaban el francés y el árabe, poniendo así en riesgo la santa lengua del profeta. Hay que recordar aquí que, contrariamente al fundador del moderno Túnez, Habib Burguiba, la segunda lengua preferida de Rachid Ganuchi no es el francés sino el inglés. Forma parte de esa generación de islamistas refugiada en Londres, ciudad a la que se ha llegado a llamar <em>Londustán.</em></p>
<p>Esa defensa de la lengua árabe, que es más que nada un ataque contra la utilización del francés, ha tenido lugar en numerosos centros islamistas, especialmente en Marruecos. Lo que no impide en modo alguno a millares de jóvenes magrebíes que desean viajar a Francia practicar el francés.</p>
<p>No soy en absoluto partidario de proyectar una duda sistemática sobre la sinceridad de los responsables de Ennahda, ni sobre su voluntad de modernizar el islam. Pero es preciso que, de una vez por todas, las cosas sean claras. La modernidad, si es que hay que emplear esta palabra para evitar el vidrioso término de &#8220;laicidad&#8221;, consiste en separar la fe del poder, y el Estado de la religión. Es sencillo, es claro y las implicaciones son evidentes.</p>
<p>Si tal es el proyecto de Rachid Ganuchi, ¿por qué seguir entonces apoyándose en el islamismo y no en el islam? Después de todo, Ennahda quiere decir &#8220;renacimiento&#8221;, y puede muy bien prescindir -si así se decide- de toda connotación religiosa.</p>
<p>Para Rachid Ganuchi y los suyos no se trata solo de tranquilizar a los opositores, a los turistas y a los inversores ante la inmensidad de los problemas económicos y financieros que ya se le plantean a ese pequeño país. Se trata también, y ello es esencial, de frenar el celo y la subversión de los extremistas religiosos, que progresarán como lo hacen cuando estiman que sus ideas están en el poder y que ellos han determinado la victoria. Entonces se descubrirá que los verdaderos islamistas son los que se oponen a la modernización democrática del islam.</p>
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		<title>Las proféticas palabras de Obama</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 14:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Carlos Fuentes</strong>, escritor mexicano (EL PAÍS, 07/11/11):</p>
<p>El 4 de junio de 2009, el presidente de Estados Unidos, Barack Obama, habló en la Universidad de El Cairo. Dijo tener fe en que &#8220;todos los pueblos anhelan&#8230; decir lo que piensan y determinar cómo son gobernados; confianza en el Estado de derecho y la administración equitativa de la justicia; un Gobierno transparente y que no le robe a la gente&#8221;. Estas, añadió Obama, no son solo ideas americanas, &#8220;son derechos humanos&#8221;. &#8220;Los Gobiernos que protegen estos derechos son más estables y seguros&#8221;. &#8220;El poder&#8221;, dijo por último, &#8220;se mantiene &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/38141/las-profeticas-palabras-de-obama/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Carlos Fuentes</strong>, escritor mexicano (EL PAÍS, 07/11/11):</p>
<p>El 4 de junio de 2009, el presidente de Estados Unidos, Barack Obama, habló en la Universidad de El Cairo. Dijo tener fe en que &#8220;todos los pueblos anhelan&#8230; decir lo que piensan y determinar cómo son gobernados; confianza en el Estado de derecho y la administración equitativa de la justicia; un Gobierno transparente y que no le robe a la gente&#8221;. Estas, añadió Obama, no son solo ideas americanas, &#8220;son derechos humanos&#8221;. &#8220;Los Gobiernos que protegen estos derechos son más estables y seguros&#8221;. &#8220;El poder&#8221;, dijo por último, &#8220;se mantiene con el consentimiento, no con la coerción&#8221;.</p>
<p>En 2009, estas palabras -dichas en el Egipto de Hosni Mubarak- fueron tildadas de idealistas. Egipto, Túnez y Libia estaban dominadas por dictaduras personales, en el extremo opuesto de lo enunciado por Obama. Pero hoy, Mubarak, depuesto, es exhibido en una jaula. El dictador tunecino, Ben Alí, ha huido. Y el sátrapa libio, Muamar el Gadafi, es un cadáver expuesto a la curiosidad ciudadana en una tienda de pollos en Sirte.</p>
<p>Lo dicho por Obama hace dos años es hoy la realidad del África del norte. No una realidad perfecta, como no lo fue la de México entre la caída de Porfirio Díaz (1911) y el Gobierno de Lázaro Cárdenas (1934). Pero una realidad irreversible. Por más conflictos de sucesión que se den en Libia, Túnez y Egipto, el pasado no regresará. Habrá, sin duda, nuevos conflictos, nuevas realidades, nuevos actores. Pero las dictaduras personales de Mubarak, Gadafi y Ben Alí no se repetirán. ¿Por qué?</p>
<p>Los crímenes de Gadafi, durante un reinado de 40 años. Las cerca de 50.000 víctimas (acaso más) de su terror, los hombres y mujeres asesinados, encarcelados, torturados, junto con el crecimiento espectacular de las fortunas privadas de Gadafi y su familia&#8230; El petróleo hacía perdonables muchos crímenes del dictador, aunque revelase la hipocresía de sus clientes.</p>
<p>La muerte del tirano fue horrible. Hitler se suicidó, convencido de que, si lo capturasen vivo, sería paseado en una jaula. Stalin murió en paz. Pero Mussolini, fusilado primero, fue colgado de los pies junto con su amante Claretta Petacci, en la Plaza Loreto de Milán. Gadafi fue capturado en un túnel de Sirte, befado, insultado mientras se defendía débilmente: &#8220;¿Quiénes son? ¿Por qué hacen esto?&#8221;. Y, al tocarse la sangre en el rostro, &#8220;miren lo que han hecho&#8221;.</p>
<p>¿Se preguntó alguna vez Gadafi: &#8220;Miren lo que he hecho yo&#8221;?. Tremendo ejemplo el de Gadafi, el déspota absoluto. Sobre esa <em>Hubris,</em> orgullo desmedido del poder que tan finamente analiza Carmen Aristegui en un reciente artículo, citando al excanciller inglés David Owen: &#8220;Los actos de Hubris son mucho más habituales en los jefes de Estado y de Gobierno, sean democráticos o no, de lo que a menudo se percibe&#8230; el autoengaño es un factor que desempeña un papel notablemente grande en el Gobierno&#8221;. El lector mexicano -y el latinoamericano- puede buscar y encontrar las comparaciones que guste. Sin excluir a nadie, creo que Lázaro Cárdenas, grande como era, jamás cayó en la tentación del orgullo y abandonó la presidencia al cabo de seis años, para cumplir con la ley y con su propio carácter. En México, Álvaro Obregón quiso romper la ley de la no-reelección en 1928, y le costó la vida.</p>
<p>Gadafi, un ejemplo siniestro del afán de perpetuarse en el poder, fue ejecutado por la muchedumbre en medio de la confusión y el odio. Muchos opinan que debió ser juzgado, como Milosevic, en La Haya. Otros creen que Gadafi habría organizado una hábil defensa que, además, habría comprometido a los Gobiernos occidentales que, de una u otra manera, lo apoyaron. El tirano libio cayó por un movimiento de oposición apoyado por fuerzas aéreas, sobre todo, de Francia y Reino Unido. La ausencia primordial de Estados Unidos en esta operación le ha valido a Obama recriminaciones de derecha e izquierda. La derecha republicana le acusa de no haber intervenido con fuerza contra Gadafi. La izquierda demócrata, de no haber buscado soluciones pacíficas.</p>
<p>Barack Obama, simplemente, se ha situado en una nueva realidad que pocos norteamericanos pueden o quieren comprender. George W. Bush se lanzó a una guerra perdida en Irak. Obama ha retirado a sus tropas de Irak. No tiene allí los intereses petroleros de Dick Cheney y compañía. En Afganistán, la retirada es más difícil pero inevitable: Hamid Karzai no representa a nadie salvo algunos intereses locales. ¿Y cómo controlar a la corrupta y ambigua aliada fronteriza, Pakistán, refugio de rebeldes?</p>
<p>No son temas fáciles. Obama parece buscar soluciones nuevas, diferentes a las fracasadas acciones de su predecesor, y algo más. En ocho años, Bush no pudo eliminar al jefe de Al Qaeda, Osama bin Laden. Obama lo cercó y mató, descabezando al movimiento. Es solo un ejemplo de nuevas situaciones a las que Obama, con inteligencia, busca nuevas soluciones. Y tiene que hacerle comprender a la opinión política norteamericana que los días de la hegemonía han pasado para siempre. Que Brasil, China y la India emergen. Que corresponde a Francia e Inglaterra ocuparse de Libia, y no a Estados Unidos, que no tiene por qué meter la mano en todos los pasteles.</p>
<p>Obama quisiera analizar cada situación de acuerdo con los méritos y deméritos de cada una. Ya no caben las reacciones de violencia automática. La política internacional de Obama parece dispuesta a analizar cada caso, actuar de manera distinta para situaciones diferentes, dejarles algunas tareas a los aliados de Estados Unidos, como en Libia, respetar los movimientos autóctonos, como los de Egipto y Túnez.</p>
<p>Y tiene la satisfacción de que las palabras pronunciadas en El Cairo en 2009, no fueron en vano, fueron proféticas.</p>
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		<title>The Overblown Islamist Threat</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 19:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Partidos Políticos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Marwan Muasher</strong>, the former foreign minister and deputy prime minister of Jordan and vice president for studies at the Carnegie Endowment for International Peace (THE NEW YORK TIMES, 03/11/11):</p>
<p>Tunisia’s election last month, in which the Islamist party Ennahda claimed <a title="Ennahda wins more than 40 percent" href="http://carnegieendowment.org/2011/10/27/tunisia-s-electoral-lesson-importance-of-campaign-strategy/6b7g">more than 40 percent</a> of the seats in the national assembly, reinforced the conventional wisdom that Islamists will be the biggest beneficiaries of the Arab Spring.</p>
<p>Held down for years by autocratic regimes, so the argument goes, Islamists will be able to exploit their popularity in new elections and ultimately gain control. This raises fears among secular leaders &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37840/the-overblown-islamist-threat/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Marwan Muasher</strong>, the former foreign minister and deputy prime minister of Jordan and vice president for studies at the Carnegie Endowment for International Peace (THE NEW YORK TIMES, 03/11/11):</p>
<p>Tunisia’s election last month, in which the Islamist party Ennahda claimed <a title="Ennahda wins more than 40 percent" href="http://carnegieendowment.org/2011/10/27/tunisia-s-electoral-lesson-importance-of-campaign-strategy/6b7g">more than 40 percent</a> of the seats in the national assembly, reinforced the conventional wisdom that Islamists will be the biggest beneficiaries of the Arab Spring.</p>
<p>Held down for years by autocratic regimes, so the argument goes, Islamists will be able to exploit their popularity in new elections and ultimately gain control. This raises fears among secular leaders in the region and in Western capitals.</p>
<p>The West wants to pretend that Islamist parties don’t really exist. This won’t work. Political Islam will not go away because the West ignores it; Islamist parties will, however, become more moderate if they are included in government.</p>
<p>Islamists are unlikely to take over new governments in the Arab world, and seeking to prevent Islamist parties from participating in governance would actually be counterproductive for several reasons.</p>
<p>First, Islamists are not stupid. Arab countries face daunting challenges and whoever governs them will need to tackle tremendous political and economic problems. Islamists don’t want to be blamed for the mess. In Tunisia, Ennahda has made it clear that it’s uninterested in ruling the country alone.</p>
<p>Second, Islamists are not as popular as Western pundits and policy makers think. Political Islam benefited from closed authoritarian systems throughout the Arab world because there was no alternative; they were the only viable political opposition. Although Islamists in Egypt and Jordan enjoy no more than 15 to 20 percent of the popular vote, they are seen to have much wider influence on the street.</p>
<p>Regimes couldn’t totally crack down on Islamists given the power of the mosques, so people unhappy with the status quo tended to cast protest votes in favor of Islamist parties. Now there are other options and new political parties will take some of the opposition votes away from Islamists.</p>
<p>Third, the vast majority of protesters are not seeking to replace autocratic regimes with religious theocracies. Arabs — especially the young people and secular liberals who poured into the streets earlier this year — are not going to be satisfied with hard-line ideological regimes. Islam as a solution is not enough for them; people want jobs and better lives and will demand results.</p>
<p>Moderate Arab countries like Jordan have included Islamists in governments in the past. When Islamists were brought into the Jordanian government in 1990, they tried to introduce segregation between fathers and their daughters at school events. This backfired and citizens simply refused to go along with it. Jordan’s Islamists quickly backed down and dropped the demand. Political inclusion, it turned out, had a moderating effect on Islamists.</p>
<p>Islamists have proved to be no better or worse than any other party in government. The best way to deal with Islamist parties, therefore, is to include them in government and hold them accountable.</p>
<p>In Tunisia, Ennahda has already said that it will respect personal rights and that the veil is a woman’s choice. Ennahda understands that it can’t ignore the secular part of the electorate. If the party wants to be as successful in Tunisia’s next election after a new constitution has been written, it knows it needs to present moderate views.</p>
<p>Over the next few years, other parties will have a chance to develop in Tunisia and Islamists are likely to get a lower percentage of the vote next time around. They will start winning votes in relation to their actual strength on the ground. While they may be part of leading coalitions in various countries, they are unlikely to gain power outright in any country.</p>
<p>In order to ensure peaceful political competition between Islamists and other political parties, the new Arab democracies need to enshrine two principles in their new constitutions: pluralism and a peaceful political landscape that is free of armed groups like Hamas and Hezbollah. Pluralism would ensure that neither Islamists nor anyone else could come to power and then deny the right of political organization to others. And peaceful transfers of power are essential for any stable democracy.</p>
<p>Countries in transition have no choice but to open up the political system. Excluding and marginalizing Islamists out of fear will only strengthen their appeal.</p>
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		<title>Islam y democracia</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/37780/islam-y-democracia-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Túnez]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Antonio Elorza</strong>, catedrático de Ciencia Política (EL PAÍS, 01/11/11):</p>
<p>El humorista del diario tunecino nos presenta a dos personajes que conversan. Uno de ellos expresa su miedo ante la llegada al poder de los islamistas, y cuenta al otro que se ha abastecido, por si acaso, de agua y de leche. &#8220;Te equivocas&#8221;, le contesta su interlocutor. &#8220;Harías mejor en almacenar vino y cerveza&#8221;. Una de las imágenes habituales del islamismo le identifica con la prohibición de las bebidas alcohólicas, y de hecho, siendo Túnez país musulmán, el Gobierno ponía las cosas difíciles a los bebedores de las &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37780/islam-y-democracia-2/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Antonio Elorza</strong>, catedrático de Ciencia Política (EL PAÍS, 01/11/11):</p>
<p>El humorista del diario tunecino nos presenta a dos personajes que conversan. Uno de ellos expresa su miedo ante la llegada al poder de los islamistas, y cuenta al otro que se ha abastecido, por si acaso, de agua y de leche. &#8220;Te equivocas&#8221;, le contesta su interlocutor. &#8220;Harías mejor en almacenar vino y cerveza&#8221;. Una de las imágenes habituales del islamismo le identifica con la prohibición de las bebidas alcohólicas, y de hecho, siendo Túnez país musulmán, el Gobierno ponía las cosas difíciles a los bebedores de las clases populares, reservando la venta a tenduchos semiescondidos de propiedad estatal y solo en las principales localidades. Para los consumidores de alto nivel adquisitivo y turistas. El segundo indicador de intransigencia correspondería a la islamización del vestido femenino.</p>
<p>De momento, las únicas señales emitidas por Rachid Ghannushi, líder de Ennahda, el Partido del Renacimiento, vencedor en las elecciones, conciernen a lo segundo y en nada anuncian la aplicación de la vulgata islamista. El modelo sería el AKP turco de Erdogan. Solo puede preocupar su crítica al hecho de que en Túnez coexistan el francés y el árabe, que a su juicio debiera ser la lengua propia del país. Por lo demás, una vez suprimidas las restricciones del régimen de Ben Ali sobre el <em>hiyab,</em> Ghannushi ha anunciado un futuro de coexistencia, al regresar tras un largo exilio: &#8220;Las mujeres y los hombres son libres de elegir su estilo de vida; soy contrario tanto a imponer el velo, como a prohibirlo en nombre de la modernidad&#8221;. Su preocupación se vuelve hacia los problemas concretos que afectan a la mujer tunecina: el salario inferior al de los hombres, la ausencia de guarderías y algo de lo cual los espectadores españoles pueden percibir la importancia en el filme egipcio <em>El Cairo 678:</em> el acoso sexual. Como en el curso de la campaña electoral, la moderación ha presidido todas y cada una de las declaraciones del veterano político, aun cuando tendría razones para quejarse por un sistema electoral que castigó a Ennahda como partido ganador, impidiendo su clara mayoría absoluta en la Asamblea Constituyente.</p>
<p>Bajo la bandera del islam, la democracia parece haber llegado a Túnez, no sin seguir un recorrido sinuoso, ya que el factor religioso no contó en la insurrección contra Ben Ali y los grupos progresistas han tenido pésimos resultados. Incluso entró en escena un factor inesperado, con el millonario residente en Londres que obtuvo casi el 10% de los votos haciendo campaña solo desde su televisión. Pero el sustrato islámico estaba lo suficientemente arraigado en la sociedad tunecina como para imponerse, más aún si su portavoz político desarrollaba una campaña abierta a la tolerancia y al pluralismo de cara al futuro.</p>
<p>En el caso de que tales previsiones optimistas se confirmen,se abre una nueva era en las relaciones entre la religión musulmana y la democracia, que ya había tenido antecedentes teóricos en autores tunecinos como Mohamed Charfi. Recordemos su libro <em>Islam y libertad.</em> Frente a la restauración del orden tradicional bajo el cumplimiento estricto de la <em>sharía</em> que parece inevitable en Libia, el nuevo régimen tunecino puede ofrecer un ejemplo de mayores consecuencias que el de Turquía, ya que en este caso existía el antecedente de Kemal Ataturk, con todo su legado de defensa del laicismo y, además, por encima de las creencias comunes, no se trata de un país árabe como Túnez. Lo que si conviene es tener en cuenta que si el islamismo turco, de posiciones radicales a mediados de los años noventa, parece haberse ajustado al patrón de la democracia, el tunecino puede seguir el mismo camino, guiado aquí por el conocimiento del grado de evolución de la sociedad que tendrá Ennahda a su cargo.</p>
<p>Como consecuencia, resulta cuestionable llamar &#8220;islamista&#8221; a un Gobierno que renuncie a implantar la <em>sharía,</em> adopte una Constitución democrática y promueva el pluralismo político. Es útil llamar a las cosas por su nombre. El islamismo tiene una seña de identidad clara que es la adopción de la <em>sharía,</em> del conjunto de normas basadas en el Corán y en las sentencias del profeta, con el objeto de mantener o forjar un orden social regido en su totalidad por el principio de &#8220;ordenar el bien y prohibir el mal&#8221; cuyo contenido marcan los textos sagrados. Fue el programa tradicional de los Hermanos Musulmanes de Egipto, de los cuales procede Ennahda, y lo es hoy de los principales movimientos islamistas en el mundo. No lo es, según sus palabras, de Ennahda. Partido islámico o simplemente musulmán sería una calificación más ajustada.</p>
<p>Es la ocasión también para distinguir entre islam e islamismo, en el sentido de la tradición doctrinal, tantas veces olvidada, del islam progresivo. Desde que en 1925 Ali Abderraziq, teólogo de la Universidad de Al-Azhar, afirmara la posibilidad (y la necesidad) para los musulmanes de elaborar una doctrina moderna del Estado, al poner en cuestión el califato como institución divina, una corriente minoritaria de pensamiento, pero de argumentación sólida, ha sentado los fundamentos de una convergencia entre islam y democracia. En su base está la idea de que la enseñanza del profeta no determina forma alguna de Gobierno en particular. La construcción teológica contenida en la primera parte del Corán, las <em>aleyas</em> de La Meca, es de naturaleza fundamentalmente religiosa, contempla la yihad como esfuerzo hacia Dios y no contiene un mensaje político vinculante; incluso en la fase medinense del profeta armado, en el llamado &#8220;versículo de los emires&#8221;, la autoridad es vista desde el ángulo de la obediencia debida a quien la ejerce legítimamente. Insistiendo en el mismo punto, el profesor marroquí Mohamed al-Jabri, en <em>La razón política en el islam,</em> recordaba que la doctrina islámica no era asociable con ninguna forma política concreta y que, en todo caso, aquí en directo enfrentamiento con los islamistas, la referencia a la consulta <em>(shura)</em> del profeta con sus compañeros sería un antecedente de las formas democráticas de organización del poder. Aun desde juicios históricos discutibles, más allá va aún Fátima Mernissi, al asociar la democracia y el concepto islámico de razón con las mujeres creyentes, asumiendo el papel de vanguardia de esa lucha para poner fin a un orden social fundado sobre &#8220;la ocultación de lo femenino&#8221;.</p>
<p>Como ocurriera con la formación del cristianismo democrático en el siglo XIX, al buscar refugio en los Evangelios frente a la Iglesia oficial, el islam democrático se remonta a &#8220;la inspiración de los orígenes&#8221;, perdida luego con las elaboraciones de los &#8220;piadosos antepasados&#8221;, referencia esencial del islamismo, con el propósito de combatir la idea de que la doctrina islámica es una ortodoxia irreformable. Citemos <em>Islam y modernidad,</em> del también tunecino Abdelmajid Charfi. El dato de la crítica de Ghannushi al salafismo y al radical Sayyid Qutb, fundador del yihadismo moderno, mostraría su alineamiento con dicho enfoque.</p>
<p>En fin, la lectura democrática del islam no solo responde en los últimos tiempos a una evolución en el terreno de las ideas, sino también a la constatación del carácter opresivo del islamismo realmente existente. Es así como el pensamiento musulmán progresista surgió con fuerza en Irán al percibir destacados participantes en la &#8220;revolución de los ayatolás&#8221; el precio de la ausencia de democracia. Frente al islam de la identidad, Abdelkarim Soroush propugnará un islam de la razón, cuya acción crítica debe permitir la distinción entre los aspectos nucleares y los accesorios de la religión. Lo esencial es sembrar &#8220;la cultura de la democracia&#8221;, explicó el ayatolá Montazeri, sucesor designado de Jomeini que este apartó a última hora. La fallida <em>revolución verde</em> resulta de estos antecedentes. Esperemos que la experiencia de la vida en democracia y una prolongada oposición a la dictadura desde el exilio hayan movido las posiciones políticas de Ennahda en la misma dirección.</p>
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		<title>Militares árabes y democratización</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 17:43:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Fuerzas Armadas]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Yezid Sayigh</strong>, investigador asociado al Centro Carnegie sobre Oriente Medio, Beirut (LA VANGUARDIA, 31/10/11):</p>
<p>El resultado final de las transiciones árabes está lejos de concretarse de forma definitiva. Sin embargo, lo cierto es que las relaciones entre civiles y militares serán objeto de una redefinición y renegociados en cada caso.</p>
<p>Los militares árabes respondieron a los levantamientos populares del 2011 de diversas maneras. En Túnez y Egipto, la decisión de los comandantes leales al régimen de abandonar a sus presidentes permitió una rápida transferencia de poder y atajó el derramamiento de sangre. Por el contrario, en Libia, Yemen &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37770/militares-arabes-y-democratizacion/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Yezid Sayigh</strong>, investigador asociado al Centro Carnegie sobre Oriente Medio, Beirut (LA VANGUARDIA, 31/10/11):</p>
<p>El resultado final de las transiciones árabes está lejos de concretarse de forma definitiva. Sin embargo, lo cierto es que las relaciones entre civiles y militares serán objeto de una redefinición y renegociados en cada caso.</p>
<p>Los militares árabes respondieron a los levantamientos populares del 2011 de diversas maneras. En Túnez y Egipto, la decisión de los comandantes leales al régimen de abandonar a sus presidentes permitió una rápida transferencia de poder y atajó el derramamiento de sangre. Por el contrario, en Libia, Yemen y Siria los militares se escindieron, pasaron a una posición secundaria o se mantuvieron fieles de forma que diversos aspirantes optaron por luchar por la conquista del poder. Las respuestas, en los casos de Túnez y Egipto, se vieron influidas o condicionadas por la considerable autonomía institucional y cohesión profesional de las fuerzas armadas; este último factor se veía reforzado además por la estrecha conexión de la jerarquía militar con los distintos grupos sociales, la familia, la tribu, la región o la facción determinada.</p>
<p>Las implicaciones inmediatas son relativamente sencillas, aunque descarnadas. Las negociaciones en Libia, Siria y Yemen se centrarán obligadamente en el objetivo fundamental de unas fuerzas armadas nacionales, con una precisión: ¿hay que defender las fronteras contra enemigos externos o se trata de preservar el poder político de determinados partidos? Por una parte, las fuerzas armadas se han desintegrado parcialmente, sobre todo en Libia y Yemen, como resultado de los esfuerzos de los aspirantes al poder de modo que los militares quedarán enfrentados a las masas populares. Además, la escalada de violencia presagia un cambio de régimen más radical que el que ha tenido lugar en Túnez o Egipto, donde la transferencia de poder no implica el desmantelamiento del Estado o en la reestructuración completa de los sistemas políticos y constitucionales. Más aún, la tarea de reconstrucción de las fuerzas armadas reflejará las luchas por una nueva distribución del poder en el seno de Estados y sociedades divididas donde las fuerzas armadas se consideran un activo del que hay que apoderarse.</p>
<p>En consecuencia, la renegociación de las relaciones entre sociedad civil y fuerzas armadas en estos tres países serán prolongadas y arduas, tanto más si tienen lugar en un marco de supervisión civil. La experiencia de Iraq ofrece un precedente desalentador. El ejército iraquí recientemente reconstruido sigue siendo poco más que una coalición de grupos étnicos y facciones, que difícilmente superarían una prueba de cohesión, como por ejemplo permitir que las unidades mandadas o compuestas por miembros de otras comunidades operaran o impusieran orden en sus propias regiones. Y como el sistema político emergente del 2003 se hunde crecientemente y se reproduce el modelo basado en el clientelismo, el cuerpo de oficiales iraquíes se alinea de acuerdo con las distintas lealtades personales y partidistas, socavando seriamente toda noción de un control civil o de gobernabilidad democrática.</p>
<p>En Egipto y Túnez, es inevitable la negociación entre los mandos militares y los dirigentes de los partidos políticos que surgirán en los próximos meses de las elecciones a las asambleas constituyentes y legislativas. En los debates sobre las prerrogativas de los militares y sus relaciones con las autoridades civiles ya no podrán funcionar ciertos acuerdos informales. Las fuerzas armadas intentarán probablemente alcanzar mayor seguridad y garantías constitucionales sobre sus intereses –presupuestos, seguridad social y estatus– así como una función (por mandato legal) de asesoramiento en las esferas principales de la política nacional. Esta aspiración podría adoptar la forma de consejo de seguridad nacional al estilo turco o de un equipo de profesionales adscrito a los gabinetes del presidente o del primer ministro y su misión podría extenderse más allá de Defensa y Asuntos Exteriores para incluir cualquier cuestión susceptible de afectar a la “seguridad nacional” –la producción de alimentos, la educación y la política social y económica en general–. Líderes civiles sin experiencia comprobada pueden considerar la institucionalización del papel político de los militares como una concesión inevitable en aras del mantenimiento de la estabilidad.</p>
<p>Hay partidarios de asignar un mayor papel a los militares que razonan que permitir que las fuerzas armadas ejerzan una especie de arbitraje puede ayudar a mantener el equilibrio entre las corrientes políticas y fuerzas sociales emergentes a fin de asegurar una transición ordenada. De hecho, muchos de los que se oponen a un gobierno de signo militar confían en que continúe una tutela militar hasta que los nuevos partidos políticos estén lo suficientemente desarrollados como para competir abiertamente con los amplios restos del antiguo régimen que se han ido reagrupando bajo diversas formas, tanto en Túnez como en Egipto. Para otros, el ejército es también un baluarte frente a un completo reordenamiento de la sociedad a cargo de los partidos islamistas en caso de que unas elecciones generales –como ha ocurrido en Túnez– les eleven al poder.</p>
<p>Ahora bien, ¿qué oportunidades se ofrecen para que las fuerzas armadas desistan de tal función de equilibrio? El caso de Líbano demuestra los riesgos de mantener un acuerdo de tales características. En primer lugar, permitir que un sistema político dependa del papel de equilibrio desempeñado por el ejército paraliza las reformas relativas a los problemas crónicos del sistema. La clase política libanesa ha acudido dos veces a las fuerzas armadas para que una figura de sus filas presidiera el país en los últimos veinte años. En segundo lugar, una política de deliberada “no intervención” por parte del ejército no carece por ello de sentido político. El ejército se proclamó a sí mismo neutral ante las manifestaciones masivas de protesta por el asesinato del ex primer ministro Rafiq Hariri en el 2005 y la toma militar de Beirut occidental por la oposición en el 2008. Sin embargo, muchos libaneses siguen considerando al ejército como un aliado de sus rivales políticos y otros consideran que la neutralidad viene a favorecer una determinada tendencia política sobre otra.</p>
<p>Los incidentes del área de Maspero el 9 de octubre en El Cairo pusieron de manifiesto que Egipto puede correr los mismos riesgos que Líbano. Tras el asesinato de 25 manifestantes cristianos coptos, la televisión estatal llamó a los musulmanes egipcios a defender a “su” ejército, proporcionando una prueba más de cómo puede convocarse al ejército por intereses partidistas introduciéndolo aún con más fuerza en el proceso político. La forma en que el Consejo Supremo de las Fuerzas Armadas trató de utilizar el incidente para unir a “todos los hijos de las fuerzas armadas” tras él refleja probablemente una preocupación por la cohesión de su propio cuerpo de oficiales pero, sobre todo, indica cierta propensión a incurrir en un riesgo de polarización ideológica y social con tal de protegerse de la crítica y la rendición de cuentas.</p>
<p>Aunque Túnez no muestra estos rasgos, pone sin embargo de manifiesto otras características compartidas. El ejército tunecino ha dejado el Ministerio del Interior en buena medida intacto, pese a reemplazar al ministro y a ciertos funcionarios. Este hecho refleja una preocupación por la estabilidad y la continuidad, factores que acusarán el impacto en caso de que vacilen las economías nacionales y se intensifiquen las tensiones sociales. Los nuevos Parlamentos pueden verse paralizados por las disputas de los partidos no habituados a otra cosa que a la política sin resultados positivos o irremediablemente escindidos bajo la fractura laicismo-islamismo.</p>
<p>Si los procesos de transición se encallan en esas condiciones, no resulta inconcebible que Túnez y Egipto sigan en último término el ejemplo de Líbano y se dirijan a los mandos militares en busca de salvación. Esto no entraña un régimen militar, pero indudablemente representa una democracia limitada.</p>
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		<title>Printemps arabe, automne occidental</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 19:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Política Exterior]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Sylvie Kauffmann</strong> (LE MONDE, 29/10/11):</p>
<p>On l&#8217;a dit, déploré et répété, et on n&#8217;a pas fini de battre sa coulpe : pas plus les Européens que les Américains n&#8217;ont vu venir les révoltes arabes. Ce n&#8217;est pas faute d&#8217;avoir été présents dans la région, ni même d&#8217;avoir observé, comme l&#8217;ont montré les télégrammes du département d&#8217;Etat révélés par WikiLeaks &#8211; nous étions plutôt bien informés des turpitudes de Ben Ali ou d&#8217;Hosni Moubarak. Si demain une ville de province nord-coréenne se soulève, les chancelleries occidentales pourront, sans rougir, avouer leur surprise. Mais ni Tunis ni Le Caire, ni même &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37728/printemps-arabe-automne-occidental/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Sylvie Kauffmann</strong> (LE MONDE, 29/10/11):</p>
<p>On l&#8217;a dit, déploré et répété, et on n&#8217;a pas fini de battre sa coulpe : pas plus les Européens que les Américains n&#8217;ont vu venir les révoltes arabes. Ce n&#8217;est pas faute d&#8217;avoir été présents dans la région, ni même d&#8217;avoir observé, comme l&#8217;ont montré les télégrammes du département d&#8217;Etat révélés par WikiLeaks &#8211; nous étions plutôt bien informés des turpitudes de Ben Ali ou d&#8217;Hosni Moubarak. Si demain une ville de province nord-coréenne se soulève, les chancelleries occidentales pourront, sans rougir, avouer leur surprise. Mais ni Tunis ni Le Caire, ni même Tripoli, n&#8217;étaient des forteresses impénétrables. Le choix de soutenir les autocrates de la région n&#8217;était, simplement, pas le bon.</p>
<p>Moins d&#8217;un an après le début de la révolution tunisienne, les Occidentaux ont, cette fois, le sentiment d&#8217;être du bon côté, dans les deux événements majeurs qui viennent de marquer, en quelques jours, un point de non-retour en Afrique du Nord : la mise à mort de Mouammar Kadhafi par les forces rebelles en Libye et l&#8217;élection à l&#8217;Assemblée constituante de Tunisie, à laquelle ont participé 90 % des électeurs. L&#8217;Union européenne et les Etats-Unis ont même chacun leur &#8220;M. Printemps arabe&#8221;, pour gérer les transitions de cette partie du monde que l&#8217;on appelle, à Washington, non plus le &#8220;Grand Moyen-Orient&#8221; comme à l&#8217;époque où George W. Bush pensait y répandre la démocratie dans le sillage de l&#8217;invasion irakienne, mais le &#8220;MENA&#8221;, initiales de &#8220;Middle East and North Africa&#8221;.</p>
<p>L&#8217;Européen, Bernardino Leon, nommé en juin par la haute représentante de l&#8217;UE pour les affaires extérieures, Catherine Ashton, est un diplomate espagnol doté d&#8217;une solide expérience dans le monde arabe. L&#8217;Américain, William Taylor, n&#8217;a été nommé, lui, qu&#8217;en septembre. Ancien ambassadeur en Ukraine, il a aussi dirigé les opérations de reconstruction en Irak et aidé à coordonner l&#8217;aide internationale à Kaboul.</p>
<p>Curieusement, alors que l&#8217;Europe et les Etats-Unis ont participé ensemble aux opérations militaires contre les forces kadhafistes en Libye, les deux hommes ne se sont pas encore rencontrés. Peut-être, après tout, n&#8217;est-ce pas si curieux. Surpris par l&#8217;explosion populaire dans le monde arabe, les Occidentaux ont beaucoup de mal à retrouver leurs marques dans une région où l&#8217;ordre ancien s&#8217;effondre sans que les contours du nouvel ordre puissent encore être définis. Réunis à Washington, les 27 et 28 octobre, par l&#8217;Institut d&#8217;études stratégiques de l&#8217;UE pour évoquer ensemble une vision transatlantique du &#8220;printemps arabe&#8221;, responsables et experts européens et américains se sont surtout trouvés pareillement démunis face aux incertitudes du &#8220;MENA&#8221;.</p>
<p>Démunis politiquement, devant une dynamique qui leur échappe largement, et démunis financièrement à un moment où l&#8217;on ne parle, de part et d&#8217;autre de l&#8217;Atlantique, que de réductions budgétaires.</p>
<p>Les choses peuvent être formulées avec plus ou moins de nuances, suivant qu&#8217;elles le sont par des Américains ou des Européens, mais l&#8217;extase un tantinet naïve qui a accueilli les premières images de la place Tahrir s&#8217;est définitivement dissipée. Le mouvement arabe a commencé sans nous, rappelle sobrement Philip Gordon, adjoint d&#8217;Hillary Clinton pour les affaires européennes : <em>&#8220;On n&#8217;en a choisi ni le lieu ni le moment. On essaie de le soutenir, mais on se met le doigt dans l&#8217;oeil si l&#8217;on pense que nous pouvons le contrôler.&#8221;</em></p>
<p>Bien sûr, il y a eu l&#8217;intervention militaire transatlantique en Libye, saluée des deux côtés comme un formidable succès, même si on ne sait plus très bien qui en créditer, selon qu&#8217;on écoute les Français ou les Américains. Mais, aujourd&#8217;hui, ce sont les défis de l&#8217;après-Kadhafi, de l&#8217;après-Moubarak et de l&#8217;après-Ben Ali qu&#8217;il faut affronter, sans parler des inconnues syrienne et yéménite. Et, pour l&#8217;instant, on les affronte modestement, avec l&#8217;héritage du soutien aux anciens régimes qui nous colle à la peau, et une politique plus qu&#8217;ambiguë à l&#8217;égard d&#8217;autres régimes encore en place, comme l&#8217;Arabie saoudite. <em>&#8220;Le fardeau du &#8220;deux poids et deux mesures&#8221;</em>, accuse l&#8217;Américain Robert Malley, de l&#8217;International Crisis Group, <em>pèse lourdement sur notre capacité à agir dans la région.&#8221;</em></p>
<p>Loin des postures triomphales de 1989 et de la fin de la guerre froide, les Européens s&#8217;expriment, aujourd&#8217;hui, surtout sur le mode interrogatif à propos de ce monde arabe nouveau. <em>&#8220;Que voulons-nous faire ? Quel but poursuivons-nous ?</em>, demande Pierre Vimont, directeur de cabinet de Catherine Ashton. <em>Comment traitons-nous avec les différents mouvements d&#8217;opposition, les nouveaux dirigeants qui émergent ? Jusqu&#8217;où allons-nous ? Comment gérons-nous les partis islamistes ? Sommes-nous dans une bonne position pour agir ensemble&#8221;</em>, Américains et Européens ?</p>
<p>Aux doutes sur la stratégie à mettre en oeuvre s&#8217;ajoute la prise de conscience que, dans cette région aussi, l&#8217;environnement géopolitique a changé.</p>
<p>Habitués à des liens privilégiés avec les régimes de certains pays arabes, les pays occidentaux se retrouvent soudain en compétition avec de nouveaux acteurs, Turcs, Chinois, Qataris, Brésiliens, Indonésiens. Comment se coordonner ? Et, d&#8217;ailleurs, ces nouveaux acteurs souhaitent-ils être &#8220;coordonnés&#8221; ? En filigrane dans les prises de position des Occidentaux apparaît une division du travail, comme s&#8217;ils s&#8217;étaient répartis des zones d&#8217;influence au Moyen-Orient : le &#8220;ME&#8221; du MENA pour les Américains (Egypte, Proche-Orient, pays du Golfe), le &#8220;NA&#8221; pour les Européens (Maghreb, Libye). Héritage du passé, sans doute, mais les Occidentaux ont-ils la situation si bien en main pour prétendre se répartir la région ?</p>
<p>Robin Niblett, directeur du think tank britannique Chatham House, s&#8217;étonne qu&#8217;Européens et Américains continuent à raisonner en termes de &#8220;Comment réformer les pays arabes, comment les aider à changer&#8221;, au lieu de proposer des mesures audacieuses pour une intégration économique. Pour l&#8217;instant, redoute-t-il, <em>&#8220;nous n&#8217;offrons pas grand-chose, nous ne demandons pas grand-chose. Et nous n&#8217;en tirerons pas grand-chose&#8221;</em>.</p>
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		<title>Peut-on encore parler de &#8220;révolutions arabes&#8221;?</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 19:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Nicolas Teneze</strong>, attaché temporaire d&#8217;enseignement et de recherche, ATER (LE MONDE, 27/10/11):</p>
<p>Le 17 décembre 2010, un marchand tunisien s&#8217;immole par le feu après une altercation avec la police. Son geste, dit-on, amorce ce que l&#8217;on a nommé les <em>&#8220;révolutions arabes&#8221;</em>. A priori, le <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> correspondrait à une vaste zone s&#8217;étirant de la Mauritanie à l&#8217;Irak et de la Syrie aux Comores. Il convient de dépasser ces apparences.</p>
<p>Des États ont ambitionné d&#8217;organiser cette arabité réelle ou fantasmée, par la création de la Ligue Arabe en 1945, organisation la plus emblématique d&#8217;un <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> de 22 &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37703/peut-on-encore-parler-de-revolutions-arabes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Nicolas Teneze</strong>, attaché temporaire d&#8217;enseignement et de recherche, ATER (LE MONDE, 27/10/11):</p>
<p>Le 17 décembre 2010, un marchand tunisien s&#8217;immole par le feu après une altercation avec la police. Son geste, dit-on, amorce ce que l&#8217;on a nommé les <em>&#8220;révolutions arabes&#8221;</em>. A priori, le <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> correspondrait à une vaste zone s&#8217;étirant de la Mauritanie à l&#8217;Irak et de la Syrie aux Comores. Il convient de dépasser ces apparences.</p>
<p>Des États ont ambitionné d&#8217;organiser cette arabité réelle ou fantasmée, par la création de la Ligue Arabe en 1945, organisation la plus emblématique d&#8217;un <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> de 22 pays qu&#8217;elle prétend représenter et défendre, et cela à de pures finalités politiques. Son unité de façade s&#8217;effrite à la lumière des très nombreux conflits fractionnant cette ligue, récupérés par les deux superpuissances, mais dont certains persistent encore aujourd&#8217;hui. Pendant les guerres israélo-arabes, les membres de la Ligue ne coordonnent pas complètement leurs moyens ni ne s&#8217;accordent, ainsi que lorsque les États-Unis et l&#8217;Europe frappent la Libye en 1986 et 2011. Les processus de paix sont surtout organisés grâce aux diplomaties américaine, russe et européenne. Aucun consensus <em>&#8220;arabe&#8221;</em> n&#8217;a jamais été trouvé pour résoudre la question palestinienne, instrumentalisée au détriment des premiers intéressés. Les relations entre les <em>&#8220;pays arabes&#8221;</em> sont d&#8217;ailleurs assez ambigües avec Israël qui y maintient des représentations diplomatiques sans parler des relations officieuses. Cette hétérogénéité se cristallisent lorsque l&#8217;Égypte est exclue de la Ligue après Camp David I puis y est réintégrée, nonobstant 9 absentions. Elles s&#8217;affirment en mars 2010 au sommet de Syrte à propos de la rivalité Hamas/Fatah, sur l&#8217;Iran et Israël ou sur la participation tacite de Riyad et du Caire au blocus de Gaza.</p>
<p>Selon l&#8217;approche doxique, le <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> désigne un espace géographique ayant en commun une <em>&#8220;culture arabe&#8221;</em> incarnée notamment par la langue arabe ou revendiquant une majorité ethnique arabe. Le concept de <em>&#8220;révolution arabe&#8221;</em> suppute l&#8217;influence ou la représentation d&#8217;une arabité dans ces mouvements. Or, le révolté ne manifeste pas en tant qu&#8217;arabe mais comme victime.</p>
<p>D&#8217;autre part, le critère linguistique n&#8217;es t pas valide. Observons d&#8217;abord que seuls 5 des 22 membres de la Ligue incluent l&#8217;adjectif <em>&#8220;arabe&#8221;</em> dans leur intitulé officiel à des fins politiques : Émirats Arabes Unis (EAU), Syrie, Égypte, Libye, Arabie Saoudite, un temps l&#8217;Algérie. Mais parmi eux, seuls la Syrie, l&#8217;Arabie Saoudite et les EAU sont majoritairement ethniquement et linguistiquement arabes.</p>
<p>Rappelons que les pays du Maghreb sont majoritairement peuplés de berbères souvent arabophones, et non pas d&#8217;Arabes. Cette langue serait officiellement parlé par 250 millions de personnes y compris dans 4 pays extérieurs à la Ligue : Israël, Tchad, Érythrée et Malte. Mais si le <em>&#8220;monde arabe&#8221;</em> se reconnaitraît par l&#8217;usage de l&#8217;arabe, des populations de la Ligue s&#8217;en trouveraient exclues car tous les pays de la Ligue n&#8217;ont pas l&#8217;arabe comme seule langue officielle, qui demeure seulement une<em> lingua franca</em>. À Djibouti et aux Comores, membres de la Ligue, le français est une langue officielle. L&#8217;arabe, le français, et le berbère (sans compter le kurde, etc…) font coexister dans ce même espace les alphabets arabe, latin et tifinagh (berbère). Donc, si la langue arabe serait le dénominateur commun desdits pays, appellerait-on alors <em>&#8220;révolution anglaise&#8221;</em> un mouvement similaire hypothétique du Royaume-Uni au Nigéria au prétexte que l&#8217;on y parle anglais et que l&#8217;on aurait été marqué par la civilisation britannique?</p>
<p>Quant à la <em>&#8220;rue arabe&#8221;</em>, autre incongruité, on ne peut donc que douter de sa nature unique lorsqu&#8217;elle réagit différemment à la mort de Ben Laden ou d&#8217;Arafat. <em>&#8220;L&#8217;opinion publique n&#8217;existe pas&#8221;</em> disait Bourdieu. Ainsi donc, cette rue ne saurait être comparée à son équivalent <em>&#8220;occidental&#8221;</em> (qui d&#8217;ailleurs lui aussi n&#8217;existe pas <em>sui generis</em>) car lorsque qu&#8217;elles ne sont pas aidées de l&#8217;extérieur, ces révoltes sont en général immédiatement réprimées. Comment donc croire qu&#8217;une <em>&#8220;rue arabe&#8221;</em>, sans armes et sans soutien de la communauté internationale, peut réussir seule à renverser des dictatures ?De même, si le nationalisme arabe a comme raison principale la libération de la Palestine, peut-on encore parler de <em>&#8220;nationalisme arabe&#8221;</em> après le double jeu égyptien et saoudien à Gaza et la reconnaissance d&#8217;Israël par l&#8217;OLP ?</p>
<p>Le terme de <em>&#8220;Printemps arabe&#8221;</em> est une simple adaptation du <em>&#8220;Printemps des peuples&#8221;</em> de 1848 ou du Printemps de Prague. La <em>&#8220;révolution de Lotus&#8221;</em> se réfère à celle des <em>&#8220;Œillets&#8221;</em> au Portugal. Ainsi donc, la pseudo arabité des révolutions passées ou en cours ne repose pas sur une homogénéité civilisationnelle. Chacune des révoltes correspond à une situation intrinsèque à chaque pays car y triomphent les particularismes tribaux et des extrémismes religieux. Le comportement ambigu de la Ligue arabe, face à ces révolutions en est une preuve supplémentaire…</p>
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		<title>Après Ben Ali et Kadhafi, un &#8220;printemps islamiste&#8221; ?</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 17:24:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Libia]]></category>
		<category><![CDATA[Religión]]></category>
		<category><![CDATA[Túnez]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Alexandre Najjar</strong>, écrivain et avocat, responsable de &#8220;L&#8217;Orient littéraire&#8221; (LE MONDE, 26/10/11):</p>
<p>Il aurait pu finir en exil au Venezuela, chez Hugo Chavez ; il aurait pu se suicider à l&#8217;instar d&#8217;Hitler ou de Goebbels. Mais il est mort à Syrte, sa ville natale, là où il se terrait depuis des semaines, un peu comme ces &#8220;rats&#8221; qu&#8217;il évoquait souvent pour qualifier les jeunes insurgés qui réclamaient sa chute.</p>
<p>Il est mort lynché par des rebelles survoltés qui, en appliquant la loi de la jungle, n&#8217;ont pas su se comporter plus dignement que lui ; il est mort &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37691/apres-ben-ali-et-kadhafi-un-printemps-islamiste/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Alexandre Najjar</strong>, écrivain et avocat, responsable de &#8220;L&#8217;Orient littéraire&#8221; (LE MONDE, 26/10/11):</p>
<p>Il aurait pu finir en exil au Venezuela, chez Hugo Chavez ; il aurait pu se suicider à l&#8217;instar d&#8217;Hitler ou de Goebbels. Mais il est mort à Syrte, sa ville natale, là où il se terrait depuis des semaines, un peu comme ces &#8220;rats&#8221; qu&#8217;il évoquait souvent pour qualifier les jeunes insurgés qui réclamaient sa chute.</p>
<p>Il est mort lynché par des rebelles survoltés qui, en appliquant la loi de la jungle, n&#8217;ont pas su se comporter plus dignement que lui ; il est mort au terme d&#8217;un siège qui a provoqué la perte de centaines d&#8217;insurgés et de civils, parce que, enfermé dans cette bulle qui l&#8217;empêchait de regarder la vérité en face et d&#8217;admettre sa déraison et sa défaite, il y croyait encore, obstinément, parce que sa mégalomanie ne lui permettait pas de s&#8217;avouer vaincu, parce qu&#8217;il restait persuadé que des armées de mercenaires africains voleraient à son secours pour retourner la situation en sa faveur !</p>
<p>Certains se félicitent de sa disparition, estimant qu&#8217;un procès aurait réveillé les vieux démons, jeté de l&#8217;huile sur le feu et éclaboussé dirigeants locaux et étrangers. Ils oublient que juger Kadhafi était nécessaire pour en savoir davantage sur les actes terroristes qu&#8217;il a commis depuis quarante-deux ans (les attentats de Lockerbie et du DC-10 d&#8217;UTA, l&#8217;explosion dans la discothèque La Belle à Berlin-Ouest en 1986, l&#8217;enlèvement de l&#8217;imam chiite Moussa Sadr&#8230; la liste est trop longue !) et pour rendre justice aux familles des victimes : en disparaissant, le tyran emporte avec lui de très lourds secrets&#8230;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, une page est tournée. La libération vient d&#8217;être officiellement proclamée à Benghazi. Mais tout reste à faire : la réconciliation nationale sans règlement de comptes, le désarmement de la population et la création d&#8217;une armée régulière, la formation d&#8217;un gouvernement provisoire selon les termes de la déclaration constitutionnelle, l&#8217;élection d&#8217;une Assemblée constituante, la rédaction d&#8217;une Constitution, le choix d&#8217;un président, la refonte des lois, la réforme des institutions, la mise en place d&#8217;un plan de redressement économique, la reconstruction&#8230;</p>
<p>Le Conseil national de transition (CNT) sera-t-il en mesure de rassembler les Libyens alors que ses détracteurs prétendent qu&#8217;il n&#8217;a aucune emprise sur les <em>chabab</em> dans la rue ? Comment édifier la démocratie dans un pays qui, à cause de l&#8217;ancien système mis en place par Kadhafi, en ignore les principes les plus élémentaires ?</p>
<p>Quel sera le rôle des puissances occidentales &#8211; et orientales ! -, bien décidées à réclamer leur part du gâteau économique ? Et quid des pétrodollars que le tyran planquait dans des comptes à l&#8217;étranger et de ses investissements en Afrique et ailleurs, propriété d&#8217;un peuple libyen appauvri par la guerre ?</p>
<p>A ces questions graves, une interrogation, plus préoccupante encore, vient s&#8217;ajouter : court-on le risque d&#8217;une confiscation de la révolution par les islamistes ? La déclaration maladroite et prématurée du chef du CNT à propos de la charia et d&#8217;un retour à la polygamie a semé le trouble dans les esprits &#8211; et scandalisé la plupart des femmes libyennes qui ont activement participé au succès de la révolution. Conjuguée avec la victoire du parti Ennahda en Tunisie et avec le rôle accru des Frères musulmans en Egypte, elle illustre éloquemment le raz-de-marée islamiste qui déferle sur les pays récemment libérés de la tyrannie.</p>
<p>Ce raz-de-marée était-il prévisible ? Sans doute. Depuis des années, une &#8220;religiosité&#8221; galopante gagnait les populations arabes confrontées à la misère et à l&#8217;étouffement engendrés par les dictatures. Refuge et exutoire, la religion est devenue la planche de salut de millions d&#8217;Arabes, soumis, par ailleurs, au matraquage méthodique des chaînes satellitaires pratiquant le prosélytisme télévisé.</p>
<p>Du reste, plusieurs régimes dictatoriaux n&#8217;ont pas hésité à instrumentaliser les partis islamistes, les utilisant tantôt pour exercer leur traditionnel chantage (&#8220;La dictature ou l&#8217;intégrisme&#8221;), tantôt pour créer un embryon d&#8217;opposition donnant l&#8217;illusion d&#8217;un semblant de démocratie&#8230;</p>
<p>Face à cette situation, les opinions divergent. Les uns estiment que toute révolution passe fatalement par une phase de fanatisme et que la démocratie a besoin de temps pour s&#8217;enraciner.</p>
<p>D&#8217;autres pensent que les islamistes sont acculés et devront composer avec les forces progressistes et modernistes, tout en prenant le modèle turc pour exemple. Dans le cas libyen, la situation est d&#8217;autant plus délicate que les groupes islamistes, qui ont longtemps souffert des persécutions de Kadhafi, sont armés jusqu&#8217;aux dents et voudront aller plus loin encore que ce que le chef du CNT a jugé bon de leur proposer lors de son malheureux discours de Benghazi. Encouragés par le succès d&#8217;Ennahda en Tunisie, ils voudront certainement imposer leurs idées aux modérés du nouveau régime&#8230;</p>
<p>On le voit : les défis à venir seront difficiles à relever. La France, qui a joué un rôle essentiel dans la libération de la Libye et qui a toujours été très concernée par cette région stratégique qui englobe la Tunisie, l&#8217;Algérie, le Tchad, l&#8217;Egypte, le Soudan et le Niger, et qui, ne l&#8217;oublions pas, constitue la plaque tournante de l&#8217;immigration clandestine, véritable calamité pour l&#8217;Europe, devra veiller, dans la mesure de ses moyens, à ce que la nouvelle Libye se construise sur des bases saines et qu&#8217;elle ne redevienne pas le nid du terrorisme international.</p>
<p>Forte de cette victoire, elle devra aussi redoubler d&#8217;efforts pour mettre un terme au génocide du peuple syrien, commis par un régime qui se croit intouchable à cause du soutien scandaleux que lui apportent encore la Russie et la Chine, et qui recule chaque jour impunément les limites de l&#8217;horreur.</p>
<p>Désormais débarrassée de Kadhafi, la communauté internationale se doit de voler au secours des insurgés syriens, écrasés par les chars, l&#8217;aviation et la marine, ou parqués dans de véritables camps de concentration. Car elle risquerait de perdre tout le crédit qu&#8217;elle a tiré de la campagne libyenne si elle fermait les yeux sur les crimes du tyran de Damas &#8211; un tyran qui, tout bien considéré, n&#8217;a rien à envier à son homologue libyen.</p>
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		<title>Islam político 2.0</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 20:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Zouhir Louassini</strong>, periodista marroquí. Trabaja en la Radiotelevisión Italiana (RAI). Traducción de Carlos Gumpert (EL PAÍS, 25/10/11):</p>
<p>Quién ha dicho que los fanáticos carecen de sentido del humor? Ayman al Zawahiri, la mano derecha de Bin Laden, ha declarado que la eclosión de una <em>primavera árabe</em> se debe también a Al Qaeda. Al Zawahiri, sin el menor complejo, se declara &#8220;padre espiritual&#8221; de todo el movimiento, cuando precisamente los líderes de la revolución tunecina y de la egipcia han procurado distanciarse de todo discurso religioso desde un principio.</p>
<p>Los jóvenes, en Túnez y en Egipto, han acabado de &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37683/islam-politico-2-0/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Zouhir Louassini</strong>, periodista marroquí. Trabaja en la Radiotelevisión Italiana (RAI). Traducción de Carlos Gumpert (EL PAÍS, 25/10/11):</p>
<p>Quién ha dicho que los fanáticos carecen de sentido del humor? Ayman al Zawahiri, la mano derecha de Bin Laden, ha declarado que la eclosión de una <em>primavera árabe</em> se debe también a Al Qaeda. Al Zawahiri, sin el menor complejo, se declara &#8220;padre espiritual&#8221; de todo el movimiento, cuando precisamente los líderes de la revolución tunecina y de la egipcia han procurado distanciarse de todo discurso religioso desde un principio.</p>
<p>Los jóvenes, en Túnez y en Egipto, han acabado de forma pacífica con regímenes que parecían eternos. La <em>primavera árabe</em> ha supuesto la derrota de Al Qaeda. Un mensaje que ha sido recibido también por los partidos islamistas. La simpatía que los jóvenes han despertado en la opinión pública occidental, junto a otros factores, les ha abierto el camino hacia el cambio, a presentar una imagen totalmente distinta de la que ofrecieron los <em>barbudos</em> de Al Qaeda durante una década.</p>
<p>Los movimientos islamistas de índole política, como En Nahda y los Hermanos Musulmanes, no han tardado en darse cuenta de que es su momento. Los jóvenes que aspiraban al cambio mediante un discurso moderno y liberal no estaban bien organizados. El ansia de libertad y de democracia ha sido interpretada por el islam político como una excelente ocasión para encaramarse al poder. Y el islam político sí que está perfectamente organizado. De la democracia acepta únicamente la interpretación más estrecha: la del derecho a votar. La tentación es tan fuerte que los líderes de los Hermanos Musulmanes en Egipto o los del partido En Nahda en Túnez no han ahorrado esfuerzos para demostrar al mundo su espíritu <em>democrático.</em> Declaraciones de apertura hacia los sectores laicos o discrepantes, de respeto por las minorías o por las opciones personales, etcétera, no han escaseado en el vocabulario islamista durante el ápice de la <em>primavera.</em> Escuchar a los líderes de los Hermanos Musulmanes hablar de aceptación del Estado laico era una auténtica novedad. Sin embargo, pudimos darnos cuenta de inmediato de que solo se trataba de una táctica, nada más.</p>
<p>No había voluntad alguna de sentar las bases de una democracia sólida. Era únicamente una nueva maniobra en su camino hacia el poder que, según sostienen, es el único medio para conducir a las sociedades hacia el islam puro, el de tiempos del profeta, cuando predominaban &#8220;la justicia y la prosperidad&#8221;. Y, para acabar, la recuperación del estribillo habitual: el islam es la solución.</p>
<p>El problema del islam, sobre todo del de índole política, desde 1798, desde la campaña de Napoleón en Egipto, se cifra en sus continuas tentativas de adaptar la modernidad a los preceptos de la religión, en vez de permitir que el islam se contamine con la modernidad. Este dilema no ha dejado espacio para una auténtica revolución en el seno de las distintas sociedades, una revolución que pudiera cambiar las estructuras sociales y, sobre todo, las mentales. El mundo árabe islámico se ha convertido en rehén de una ideología que cifra su salvación exclusivamente en razonamientos religiosos.</p>
<p>El académico francés Olivier Roy se ha precipitado pues al hablar del &#8220;fracaso del islam político&#8221; <em>(L&#8217;Échec de l&#8217;islam politique,</em> Seuil, París, 1992). Hubiera resultado más correcto hablar de una ideología que posee una gran capacidad de adaptación. Al Qaeda, los Hermanos Musulmanes en Egipto y en otros países árabes, así como el Estado teocrático iraní son matices distintos de una ideología común, incapaz de confluir con el mundo. Ideología que cambia de táctica, pero no de objetivo.</p>
<p>La única excepción, probablemente, sea el caso turco, que es necesario analizar con lupa, sin embargo, dado que son muchos quienes lo ven en Occidente come un modelo digno de imitación. Se trata, sin duda, del único ejemplo positivo que puede proporcionar el islam político, pero es forzoso señalar que este <em>modelo</em> nació y creció en una sociedad exquisitamente laica. El éxito de Erdogan es, por encima de todo, el éxito de un sistema que debe mucho a su Constitución, la más laica del mundo islámico.</p>
<p>En un artículo publicado en el diario panárabe <em>Al-sharq al-awsat,</em> Rafiq Abdessalam (17-10-2011) subraya la capacidad del islam político de convencer a las masas gracias a su organización y a las prestaciones sociales a favor del pueblo, en contradicción con todo su quehacer político, inadecuado para un mundo moderno y globalizado. El islam político, de no cambiar su visión de base, nunca podrá ser un interlocutor válido para construir una verdadera democracia, que busque instrumentos para asentar una convivencia pacífica. Cuando la premisa es la aplicación de la ley divina, toda propuesta orientada hacia un Estado legitimado por la voluntad de los ciudadanos se vuelve poco creíble.</p>
<p>Todo indica que las elecciones en Túnez y Egipto llevarán al islam político al poder. Esta vez, las potencias occidentales están dispuestas a aceptarlo como expresión de la voluntad popular, y así debe ser. Occidente, sin embargo, tiene una gran responsabilidad: insistir en el hecho de que ganar las elecciones no significa tener carta blanca por hacer retroceder las sociedades hacia el medievo.</p>
<p>Ha llegado el momento de que el islam político comprenda de una vez que en un mundo globalizado nadie puede considerarse una realidad aparte.</p>
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		<title>The Arab Spring and Europe’s Chance</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 19:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Massimo D’Alema</strong>, Italy’s prime minister from 1998-2000, President of the Foundation for European Progressive Studies and of the Fondazione Italianieuropei, and chairs the Italian Parliamentary Committee for the Security of the Republic (Project Syndicate/Europe’s World, 25/10/11):</p>
<p>The term “spring” may suggest a gentle awakening, but what is happening in North Africa and the Middle East is a true revolution, fomented by a new, digitally-savvy generation. The Arab upheavals are a by-product of the inexorable process of globalization in the twenty-first century, with almost instantaneous communications and increasing contact with the West transforming social and economic expectations.</p>
<p>Only by &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37668/the-arab-spring-and-europe%e2%80%99s-chance/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Massimo D’Alema</strong>, Italy’s prime minister from 1998-2000, President of the Foundation for European Progressive Studies and of the Fondazione Italianieuropei, and chairs the Italian Parliamentary Committee for the Security of the Republic (Project Syndicate/Europe’s World, 25/10/11):</p>
<p>The term “spring” may suggest a gentle awakening, but what is happening in North Africa and the Middle East is a true revolution, fomented by a new, digitally-savvy generation. The Arab upheavals are a by-product of the inexorable process of globalization in the twenty-first century, with almost instantaneous communications and increasing contact with the West transforming social and economic expectations.</p>
<p>Only by fully understanding the demands and grievances of these Arab revolutionaries will the West be able to give the region appropriate support – and this support is critical. The Arab revolts have not been directed against the West – on the contrary, they have been fed by Western democratic principles and values – but they could yet produce a reactionary backlash.</p>
<p>There are three preconditions that Europe and the United States must meet to ensure the prevention of such a scenario. First, Western countries’ support must be unambiguous. The Arab peoples must see clearly that the EU and the US genuinely intend to sustain Arabs’ demands for democracy, freedom of speech, and economic opportunity. In short, the region’s people must have evidence of the West’s interest in establishing their right to human dignity and higher standards of living.</p>
<p>This means developing consistent policies and putting in place concrete measures aimed at favoring a peaceful transition to democracy. It also means isolating dictatorships across the region – even those governments traditionally considered to be Western allies and reliable economic and political partners.</p>
<p>The second precondition for encouraging peaceful political development in the Arab world, which applies to the EU in particular, is to approach the Mediterranean region with the same resolve that was brought to Eastern Europe at the end of the Cold War. With the fall of the Berlin Wall and the collapse of the Soviet Union, the West identified common goals for countries facing the difficult post-communist transition to democracy and a market economy. The former Soviet satellites were offered the alluring prospect of joining the EU and NATO, which helped smooth the way for radical political and economic reforms. While the EU cannot make the same offer to the Arab states, it has a moral duty and a political interest in presenting them with something comparable.</p>
<p>In practical terms, the EU needs to offer its Mediterranean partners major concessions on market access, financial aid, and migration policy. It must greatly reduce the technocratic aspects of its approach to external action, and at the same time make its relations with southern Mediterranean countries a top priority.</p>
<p>In institutional terms, this means replacing the ineffectual Union for the Mediterranean with a successor that demands fully democratic governance as a criterion for membership. The Italian Council of the European Movement, for example, is calling for the establishment of a Euro-Med Community between the EU and non-EU Mediterranean countries. Its focus, besides economic integration, should be promotion of peace and human rights.</p>
<p>The third precondition for Western credibility in the Mediterranean region is to take a genuine step towards resolving the Palestinian-Israeli conflict. Thus far, this has been the chief obstacle to stronger partnerships between Western countries and the Arab world. The EU and its member states must commit themselves to finding a viable strategy to end a conflict that is now well into its seventh decade.</p>
<p>The Arab spring offers an extraordinary opportunity in this regard. Arab dictators have long lacked interest in real peace between Israel and the Palestinians, because the region’s precarious stability provided justification for their own undemocratic regimes. Israel must now be well aware that new democratic governments will not tolerate a situation that was acceptable to authoritarian Arab regimes. Unlike their predecessors, the new Arab leaders will resolutely demand human rights for Palestinians under Israeli occupation.</p>
<p>The Israeli government’s weak and myopic attitude toward the Arab spring is puzzling, not least because it has long been the region’s only true democracy. But US President Barack Obama’s administration seems to have understood the extent of the changes taking place in the Middle East. In May, Obama publicly stated that a return to negotiations on the basis of the pre-1967 borders is essential.</p>
<p>The US, or Obama at any rate, seems to be moving in the right direction, despite the round of applause that greeted Israeli Prime Minister Netanyahu’s uncompromising speech before the US Congress last spring. In contrast, the EU is once again showing itself to be irresolute and riven by internal divisions on both the Israeli-Palestinian peace process (or lack thereof) and the Arab upheavals.</p>
<p>The same incoherent approach has in the past undermined the EU’s efforts to project a credible foreign policy, ensuring that Europe is all too often perceived as feeble and inadequate. If Europe does not want to be marginalized in international affairs, it must quickly develop a strategic response to the Arab Spring, underpinned by a compelling vision of the future of the Middle East and North Africa.</p>
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		<title>El origen de las primaveras árabes en Qatar</title>
		<link>http://www.almendron.com/tribuna/37567/el-origen-de-las-primaveras-arabes-en-qatar/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 20:42:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>
		<category><![CDATA[Medios audiovisuales]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Jaled Hroub</strong>, director del Programa de Medios de Comunicación en el Centro de Investigaciones sobre el Golfo de la Universidad de Cambridge. Traducido del inglés por Carlos Manzano (Project Syndicate/Europe’s World, 18/10/11):</p>
<p>Estos días corre por Oriente Medio el siguiente chiste: tres de los ex presidentes de Egipto, Gamal Abdel Naser, Anwar El Sadat y Hosni Mubarak, se encuentran en el infierno y se preguntan mutuamente cómo cayeron. Naser responde: “veneno”; Sadat dice: “asesinato”; y Mubarak responde: “<em>Al Jazeera”.</em></p>
<p>Durante los quince años que lleva emitiendo desde Qatar, <em>Al Jazeera</em> ha sido algo más que una estación &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37567/el-origen-de-las-primaveras-arabes-en-qatar/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Jaled Hroub</strong>, director del Programa de Medios de Comunicación en el Centro de Investigaciones sobre el Golfo de la Universidad de Cambridge. Traducido del inglés por Carlos Manzano (Project Syndicate/Europe’s World, 18/10/11):</p>
<p>Estos días corre por Oriente Medio el siguiente chiste: tres de los ex presidentes de Egipto, Gamal Abdel Naser, Anwar El Sadat y Hosni Mubarak, se encuentran en el infierno y se preguntan mutuamente cómo cayeron. Naser responde: “veneno”; Sadat dice: “asesinato”; y Mubarak responde: “<em>Al Jazeera”.</em></p>
<p>Durante los quince años que lleva emitiendo desde Qatar, <em>Al Jazeera</em> ha sido algo más que una estación de televisión tradicional. Con su resuelta participación en la política árabe, ha creado una nueva sede para la libertad política, que ha culminado en su apoyo sin reservas a las revoluciones árabes.</p>
<p><em>Al Jazeera</em> ha ampliado los límites de la información al transmitir noticias en directo sobre los acontecimientos más importantes del mundo árabe y de otras partes. Es una plataforma para los grupos políticos y religiosos de oposición en los países árabes. Acoge a portavoces israelíes y adopta las técnicas de emisión más ultramodernas. En una palabra, ha llegado a ser una marca mundial y un modelo para otros medios de comunicación árabes.</p>
<p>El éxito crea confianza, pero también atrae envidias. A <em>Al Jazeera</em> no le faltan enemigos, desde los fundamentalistas islámicos más radicales hasta los israelíes y americanos encargados de recoger informaciones de inteligencia, y entre esos dos extremos hay un debate encarnizado sobre si <em>Al Jazeera</em> es amiga o enemiga.</p>
<p>Los progresistas que la han acogido con agrado como un faro de libertad y progreso en el mundo árabe se enfrentan con quienes la acusan de islamismo y radicalización religiosa. Los islamistas que la elogian por considerarla una plataforma de sus propias opiniones han de tener en cuenta que también ofrece a israelíes la oportunidad de expresar las suyas. Los de los periodistas de <em>Al Jazeera</em> son nombres muy conocidos; también sufren más acoso, encarcelamientos y víctimas mortales que sus colegas de otras importantes organizaciones informativas.</p>
<p><em>Al Jazeera</em> no es un instrumento de la CIA, Israel o Al Qaeda. Más bien es el sutil órgano de difusión del Estado de Qatar y de su ambicioso emir, Hamad Al Thani. Dicho de forma sencilla, la historia de éxito de <em>Al Jazeera</em> no habría sido posible sin el respaldo de Qatar. Para Al Thani, <em>Al Jazeera</em> forma parte integral de la “creación de la marca” Qatar y de las aspiraciones de este país en materia de política exterior.</p>
<p>La motivación de dichas aspiraciones no está clara, pero vale la pena examinar varias posibilidades. Después de deponer a su padre en un golpe de palacio en 1995, Al Thani tuvo que afrontar de repente la hostilidad de Arabia Saudí y Egipto, cuyas minorías dirigentes despreciaban al joven y ambicioso gobernante y preferían a su padre, más tímido. Muchos sospecharon que los egipcios y los saudíes organizaron el golpe militar que puso el punto de mira en Al Thani el año siguiente. Como respuesta, guiada por la firme mano del emir, <em>Al Jazeera</em> atacó a los dos gobiernos durante muchos años, hasta casi poner fin a las relaciones diplomáticas de Qatar con ellos.</p>
<p>Tras recibir <em>carte blanche</em> de los dirigentes políticos de Qatar para apoyar las revoluciones árabes, <em>Al Jazeera</em> se lanzó a informar exhaustivamente y en directo sobre los acontecimientos de Túnez y después de Egipto, mediante redes de medios de comunicación social hasta los que no podían llegar los agentes de seguridad locales. En sus informaciones aparecían las masas árabes declarando sus exigencias ante el mundo. Los revolucionarios, excluidos de los medios de comunicación locales y la mayoría de las veces en fuga, utilizaron <em>Al Jazeera</em> para llegar hasta sus pueblos y movilizarlos. La emisora suprimió sus programas habituales y se transformó una difusora permanente de noticias y entrevistas en directo, pasando de una revolución a otra.</p>
<p>De modo que, aunque la “primavera árabe” ha sido un levantamiento popular auténtico contra decenios de corrupción y opresión  por parte de unos regímenes autoritarios, su rápida extensión, que cogió a casi todo el mundo por sorpresa, se debió en parte a la influencia de <em>Al Jazeera</em>, que se convirtió en la voz de los silenciados en todo Oriente Medio. En cuanto al propio Qatar, Al Thani prestó diversas formas de apoyo a todas las revoluciones árabes, excepto en Bahréin, donde los saudíes y –con más firmeza– los americanos trazaron unos límites infranqueables.</p>
<p>La audacia política de Al Thani se debe en parte a los enormes recursos de gas de Qatar, que le han permitido aplicar políticas muy dinámicas en todos los sectores, en particular el de los asuntos exteriores. Gracias a la protección para Qatar y para sí mismo con que cuenta por albergar la mayor base militar americana fuera de los Estados Unidos, su estrategia ha consistido en arrebatar el control a terceros regionales, como, por ejemplo, los saudíes, que, de lo contrario, podrían dominar a los pequeños Estados del golfo. Al mismo tiempo, Qatar ha creado fuertes vínculos tanto con Israel como con muchos movimientos islamistas, incluidos Hamás y Hezbolá.</p>
<p>Ha sido una política exterior enérgica y arriesgada, pero Al Thani está claramente convencido de que puede llenar un vacío de dirección regional. Su apoyo, vía <em>Al Jazeera</em>, a las revoluciones de la primavera árabe –y a las nuevas generaciones de dirigentes que éstas han engendrado– no ha hecho sino fortalecer la posición de Qatar.</p>
<p>Los regímenes derrocados sostuvieron constantemente que <em>Al Jazeera</em> no era neutral y tenían razón.</p>
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		<title>Inédita &#8216;primavera feminista&#8217; en el mundo musulmán</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 19:55:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Igualdad de género]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.almendron.com/tribuna/?p=37542</guid>
		<description><![CDATA[<p>Por <strong>María Dolores Masana Argüelles</strong>, vicepresidenta de la Comisión de Quejas y Deontología de la FAPE (EL PAÍS, 16/10/11):</p>
<p>Frecuentemente, por no decir a diario, leemos en la prensa noticias que agitan nuestra conciencia por exceder toda lógica o razón. Pero, aun acostumbrados a asumir con impotencia que los derechos humanos son violados en todo el mundo cada día, hay situaciones que no podemos dejar de denunciar como vestigios que hunden sus raíces en usos medievales, como que en pleno siglo XXI, Arabia Saudí, país miembro de las Naciones Unidas desde 1945, condenara recientemente a 10 latigazos a una &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37542/inedita-primavera-feminista-en-el-mundo-musulman/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>María Dolores Masana Argüelles</strong>, vicepresidenta de la Comisión de Quejas y Deontología de la FAPE (EL PAÍS, 16/10/11):</p>
<p>Frecuentemente, por no decir a diario, leemos en la prensa noticias que agitan nuestra conciencia por exceder toda lógica o razón. Pero, aun acostumbrados a asumir con impotencia que los derechos humanos son violados en todo el mundo cada día, hay situaciones que no podemos dejar de denunciar como vestigios que hunden sus raíces en usos medievales, como que en pleno siglo XXI, Arabia Saudí, país miembro de las Naciones Unidas desde 1945, condenara recientemente a 10 latigazos a una mujer por conducir su automóvil.</p>
<p>Para paliar las negativas repercusiones que esta sentencia tuvo en la prensa internacional, el rey Abdullah bin Abdelaziz al Saud ha perdonado el castigo impuesto a la joven y valiente activista. ¿Hay que aplaudir la magnanimidad del rey saudí cuando su Justicia, con mayúscula, condenó a Shaima Justaneyah a tan humillante y dolorosa pena dos días después de que el monarca dijera: &#8220;No se debe marginar el papel de las mujeres en la sociedad saudí&#8221;?</p>
<p>Ciertamente, Shaima es la &#8220;cruz&#8221; de una moneda, la de la liberación de la mujer, cuya &#8220;cara&#8221; se publicó simultáneamente en los medios de comunicación: &#8220;Australia autoriza a las mujeres que sirven en el Ejército a participar en operaciones de combate y en las unidades especiales, sumándose así a Canadá, Israel y Nueva Zelanda que hace tiempo eliminaron las restricciones que mantenían a las mujeres en servicios militares no bélicos&#8221;.</p>
<p>Al hilo del escándalo que provoca Arabia Saudí por el hecho de ser el único país del mundo que prohíbe por ley conducir a las mujeres, estamos asistiendo a un hecho inédito en el ámbito árabe musulmán: las mujeres empiezan a echarse a la calle para protestar en defensa de sus derechos. La campaña de las saudíes Women Drive en Facebook puede ser la punta de lanza de una protesta acallada durante años: la de las musulmanas en unos países agitados hoy por múltiples manifestaciones populares contra la corrupción, el nepotismo y la falta de libertades.</p>
<p>La revolución del 5 de enero en Egipto llenó la plaza de Tahrir de mujeres con velo, sin él, con galabeya o con tejanos. Allí y aquellos días, los y las cairotas se echaron juntos a la calle para gritar: &#8220;¡Basta ya!&#8221;. Algo impensable en una sociedad que segrega a ambos sexos, desde la mezquita para orar hasta las urnas para votar. Solo las clases altas, cultas, tienen una mayor flexibilidad en cuanto a la discriminación de la mujer.</p>
<p>El fenómeno que supuso que hombres y mujeres compartieran el espacio público se repitió en Jordania, Marruecos, incluso en Bahréin donde gobiernan monarquías autoritarias. Antes, fue en Túnez, el país que alzó la bandera de las manifestaciones de la <em>primavera árabe,</em> aunque allí no llamó la atención puesto que la condición de la mujer tunecina es la más avanzada del mundo árabe.</p>
<p>Algo impensable hace un año porque en las pocas protestas que han tenido lugar en estos países, las mujeres o no están, o marchan separadas detrás de los hombres, como en Irán o en Yemen, hace pocos días, por la indeseada vuelta del presidente Saleh. Es por ello que las manifestaciones mixtas de la plaza de Tahrir resultaron tan novedosas en este mundo.</p>
<p>Sin embargo, una vez controlada la revuelta, las egipcias han vuelto a desaparecer de calles y plazas, a menos que vayan acompañadas de algún familiar masculino. El &#8220;basta ya&#8221; gritado en el corazón de El Cairo, no va con los códigos civiles de estos países que convierten a la mujer en menor de edad toda su vida, sujeta al padre, a los hermanos, al marido, al hijo, al cuñado si son viudas.</p>
<p>El caso de las argelinas es paradigmático del uso y abuso de las mujeres por los hombres. En la guerra de independencia que terminó en 1962, tras ocho años de lucha sin cuartel contra la colonización francesa, las argelinas tuvieron un destacado papel desde la resistencia y en el frente luchando codo a codo con los combatientes del Frente de Liberación Nacional, muchas veces al precio de sus vidas. No obstante los <em>muyaidines,</em> una vez llegados al poder, no tardaron ni 10 años en promulgar una &#8220;ley de familia&#8221;, aún vigente, que las encerró de nuevo en sus casas.</p>
<p>Algo parecido ha ocurrido ahora en Egipto. Desalojada la emblemática plaza de la Liberación, las mujeres han desaparecido del ágora. Pero aunque fueran pocos días, por primera vez en un país árabe musulmán, sobre la plaza de Tahrir de El Cairo, pareció flotar, entre <em>chadores</em> y <em>niqabs,</em> un cierto aire de reivindicación feminista.</p>
<p>Quizá vuelvan a llenarse de gentes indignadas las plazas de Egipto, de Siria, de Yemen y de otros países árabes por la tardanza en llevar a cabo las reformas prometidas y puede ser que entonces volvamos a ver a sus mujeres reclamando libertades. Sería bueno que, visto lo visto, las musulmanas, a la vez que libertades para toda la sociedad, reclamaran para sí igualdad de derechos con los hombres. En ese sentido quizá las saudíes hayan empezado ya a marcar el paso al volante de sus automóviles.</p>
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		<title>Izquierda latinoamericana y revolución árabe</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 16:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[América Latina y Caribe]]></category>
		<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Por <strong>Sami Nair</strong>, profesor de la Universidad Pablo de Olavide de Sevilla. Traducción de M. Sampons (EL PAÍS, 13/10/11):</p>
<p>La revolución democrática árabe no solo ha sorprendido al mundo sino que también ha transformado los paradigmas tradicionales de la izquierda que, no más que la derecha, no ha podido presentirla. En Europa, a pesar de algunas vacilaciones, la izquierda, radical o social-liberal ha reaccionado en general de manera positiva, acogiendo esta irrupción de las masas como un acontecimiento de alcance histórico. No es el caso por desgracia de la gran mayoría de la izquierda radical latinoamericana. No se trata &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37493/izquierda-latinoamericana-y-revolucion-arabe/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Por <strong>Sami Nair</strong>, profesor de la Universidad Pablo de Olavide de Sevilla. Traducción de M. Sampons (EL PAÍS, 13/10/11):</p>
<p>La revolución democrática árabe no solo ha sorprendido al mundo sino que también ha transformado los paradigmas tradicionales de la izquierda que, no más que la derecha, no ha podido presentirla. En Europa, a pesar de algunas vacilaciones, la izquierda, radical o social-liberal ha reaccionado en general de manera positiva, acogiendo esta irrupción de las masas como un acontecimiento de alcance histórico. No es el caso por desgracia de la gran mayoría de la izquierda radical latinoamericana. No se trata aquí de generalizar, puesto que esta <em>izquierda radical</em> engloba a elementos con diferencias a menudo contrastadas. No obstante, en el transcurso del coloquio organizado en Buenos Aires (8 y 9 de septiembre de 2011) por <em>Capital Intelectual, Le Monde diplomatique </em>edición Cono Sur y <em>Mémoires des luttes,</em> nosotros, participantes europeos, quedamos muy sorprendidos de ver a nuestros amigos latinoamericanos (por suerte, no todos) defender unas posturas que estamos acostumbrados a leer más bien bajo la pluma de los aduladores de las dictaduras en el mundo árabe.</p>
<p>En líneas generales, Ignacio Ramonet, Bernard Cassen, Santiago Alba, la periodista palestina Dima Katib y yo mismo, porque defendíamos las revoluciones democráticas árabes éramos acusados de ingenuidad, y, si no hubiera sido por la cortesía de los intercambios, casi de complacencia hacia el imperialismo occidental. El hecho de que la OTAN estuviera implicada en los bombardeos en Libia desacreditaba de antemano nuestros intentos de hacer comprender la legitimidad de la revuelta contra la tiranía de Gadafi. En cuanto a las revoluciones en Túnez y en Egipto, nos enteramos por boca de intelectuales venidos de Venezuela, de Brasil e incluso de Argentina, de que estas no eran más que <em>&#8220;</em>movimientos sociales violentos&#8221; y de ninguna manera revoluciones. Nuestro compañero Fathi Chamkhi, universitario y sindicalista tunecino allí presente, actor de la revolución, se encendía de indignación. Más grave aún, todo parecía transcurrir como si, al defender esas revoluciones, nos dispusiéramos sin saberlo a aceptar posibles intervenciones imperialistas contra ciertos regímenes actuales de América Latina. Sigan mi mirada&#8230;</p>
<p>Esa visión es simplemente desoladora. Se basa en varios errores graves.</p>
<p>En primer lugar, el análisis está basado en el prejuicio de que, al no estar dirigidas por partidos revolucionarios o &#8220;vanguardias&#8221;, esas revoluciones no pueden sino fortalecer a las fuerzas de la reacción mundial. Eso es no entender nada. Es verdad que la ola democrática árabe no se parece ni a la revolución rusa de 1917, ni a la Revolución Francesa de 1789, ni a la Revolución Cultural china, ni a los levantamientos en América Latina de los años cincuenta y ochenta del siglo pasado. En cambio, se asemeja perfectamente a las <em>insurrecciones civiles</em> antitotalitarias de los países del Este después de la caída del muro de Berlín. Son revoluciones del Derecho, de la Dignidad, del progreso social y de la libertad identitaria. Son sobre todo irrupciones de unas sociedades que se han emancipado de las élites autoproclamadas y que solo encuentran su inspiración en ellas mismas. Es verdad que no tienen programa preconcebido alguno, pero lo construyen en la lucha. ¿Son incapaces de conquistar el poder inmediatamente? Mientras esperan, crean una situación de <em>doble poder</em> frente al antiguo régimen, al que combaten poco a poco, a diario. Pueden ganar, pero también perder: nada está jugado de antemano para ellas. Son a la vez democráticas y ávidas de reivindicaciones sociales radicales. Querer encerrarlas en una definición que les daría una patente de revolución es no solo dar prueba de una pedantería ridícula, sino también insultar a unos pueblos que se enfrentan a la muerte porque quieren vivir libremente.</p>
<p>En segundo lugar, si la OTAN ha intervenido es bajo el mandato de la ONU y en un marco perfectamente limitado, impidiendo que Francia y Reino Unido, cuyos intereses neocoloniales conocemos, lo hagan solas. Esta intervención, que ha salvado de una masacre segura a las poblaciones civiles de Bengasi por parte del Ejército de Gadafi, ha reforzado de hecho la voluntad de resistencia de los libios en todo el país. Ha alentado también el proceso revolucionario en el mundo árabe. La prueba contraria la proporciona la trágica inhibición de la comunidad internacional en Siria, donde las poblaciones civiles que se manifiestan pacíficamente están libradas a los crímenes bárbaros de la soldadesca de Assad. ¿Cuándo nuestras almas cándidas revolucionarias comprenderán que los regímenes militares árabes son lo peor que hay para sus pueblos? ¿Que los ciudadanos árabes ya están hartos de vegetar bajo la bota de tiranuelos de comedia, ignorantes y mafiosos? ¿En nombre de qué ideología, de qué razón de Estado, de qué alianzas internacionales debemos sacrificar la libertad de esos pueblos?</p>
<p>En tercer lugar, por último, sin hablar de Mubarak, de Ben Ali o de Saleh, fieles servidores de EE UU, de El Asad, partidario de los dos integrismos más retrógrados de hoy en Oriente Próximo (Arabia Saudí e Irán), es una broma de muy mal gusto hacer creer que Gadafi es un <em>amigo</em> de las revoluciones latinoamericanas. La verdad es que ha vendido a ciertos movimientos latinoamericanos el mito de que él era un revolucionario antiimperialista, bañándoles de paso en dólares, mientras que no era más que un criminal para los libios. Porque ese tirano ha destruido en 40 años el Estado libio creado por la ONU; ha perseguido, encarcelado y asesinado a las principales figuras de la oposición de izquierda libia, a dirigentes demócratas y a militantes de los derechos humanos; ha potenciado, como nunca en la historia de las poblaciones árabe-africanas del desierto, y a golpe de millones de dólares, el tribalismo más retrógrado; ha convertido a la nación libia en una llamada <em>jamahiriya</em> (¡república de las masas!), instituyendo una relación de dominio basada en el terror y la arbitrariedad absoluta; ha perseguido con crueldad a los palestinos, a quienes aconsejaba &#8220;tirarse al mar&#8221;; ha entregado el país a sus extravagancias de títere y a la voracidad de su familia mafiosa; ha comprado y corrompido a decenas de regímenes dictatoriales africanos y se ha hecho proclamar &#8220;rey de reyes&#8221; en África; ha creado campos de internamiento de los inmigrantes clandestinos africanos en territorio libio a cambio del apoyo político de la Unión Europea y, para colmo, se ha convertido en el refuerzo de la Administración americana al subcontratar para la CIA la tortura en Libia de los prisioneros de Guantánamo. Y podríamos describir durante páginas las otras 1.000 atrocidades de las que es culpable ese demente cruel y cínico. Es por culpa de los Gadafi, Mubarak, Ben Ali, El Asad y Saleh que el integrismo religioso ha aumentado en todo el mundo árabe. Son estos regímenes los que literalmente han vuelto locos de rabia a los pueblos árabes.</p>
<p>El desconocimiento en América Latina de la situación árabe es suficiente para explicar, junto a una buena dosis de maniqueísmo, la obcecación de quienes en la izquierda ponen mala cara ante la insurrección de los pueblos. Esos &#8220;revolucionarios&#8221; están en realidad más cerca de la razón de Estado de los regímenes que defienden que de la solidaridad con los oprimidos.</p>
<p>En vez de aplaudir a Sarkozy y a Cameron, los hombres, las mujeres, los niños que se sublevan hoy en el mundo árabe hubieran preferido encontrar a su lado los símbolos de la revolución latinoamericana. Y eso hubiera sido tanto más necesario cuanto que las potencias occidentales que han intervenido en esos países se harán pagar a tocateja por unos pueblos exangües. Hay el riesgo de que se establezcan nuevas formas de dominación neocolonial. Para oponerse a ellas, los pueblos árabes en lucha por la democracia necesitan más que nunca la solidaridad internacional. Pero si nos atenemos a ciertos discursos de<em> izquierdas</em> escuchados en el coloquio de Buenos Aires, esa toma de conciencia no se producirá de inmediato. No queda pues más que exclamar: &#8220;¡Despertad, amigos latinoamericanos, vosotros que dais lecciones de populismo revolucionario, la revolución árabe os ha dejado lejos detrás de ella!&#8221;.</p>
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		<title>The Turban, Defiled by Suicide Bombers, Has Biblical and Emotional Roots</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 11:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorismo]]></category>
		<category><![CDATA[Símbolos religiosos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Farzaneh Milani</strong>, chairwoman of the Department of Middle Eastern and South Asian Languages and Cultures at the University of Virginia and the author of, most recently of, <em>Words, Not Swords: Iranian Women Writers and the Freedom of Movement</em> (THE NEW YORK TTIMES, 08/10/11):</p>
<p>Last month in Kabul, a man posing as a Taliban peace emissary managed to pass checkpoints, iron gates, and security guards with<a href="http://www.nytimes.com/2011/09/21/world/asia/Burhanuddin-Rabbani-afghan-peace-council-leader-assassinated.html?scp=2&#38;sq=Kabul%20turban%20Rabbani&#38;st=cse"> explosives tucked away</a> in the folds of his turban, on his way to meet former President Burhanuddin Rabbani in his home.</p>
<p>Mr. Rabbani, head of the High Peace Council in Afghanistan, offered his &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37415/the-turban-defiled-by-suicide-bombers-has-biblical-and-emotional-roots/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Farzaneh Milani</strong>, chairwoman of the Department of Middle Eastern and South Asian Languages and Cultures at the University of Virginia and the author of, most recently of, <em>Words, Not Swords: Iranian Women Writers and the Freedom of Movement</em> (THE NEW YORK TTIMES, 08/10/11):</p>
<p>Last month in Kabul, a man posing as a Taliban peace emissary managed to pass checkpoints, iron gates, and security guards with<a href="http://www.nytimes.com/2011/09/21/world/asia/Burhanuddin-Rabbani-afghan-peace-council-leader-assassinated.html?scp=2&amp;sq=Kabul%20turban%20Rabbani&amp;st=cse"> explosives tucked away</a> in the folds of his turban, on his way to meet former President Burhanuddin Rabbani in his home.</p>
<p>Mr. Rabbani, head of the High Peace Council in Afghanistan, offered his guest a welcoming hug and unsuspectingly triggered the deadly bomb. Similarly, in July, the mayor of Kandahar,<a href="http://www.nytimes.com/2011/07/28/world/asia/28afghanistan.html?scp=1&amp;sq=Kandahar%20%20turban%20mayor&amp;st=cse"> Ghulam Haider Hamidi</a>, and a few days earlier, a top religious leader in southern Afghanistan, were assassinated by bombs concealed in turbans. The latter detonated in a mosque.</p>
<p>It is as though life is imitating art and these terrorists are acting out the <a href="http://topics.nytimes.com/topics/reference/timestopics/subjects/d/danish_cartoon_controversy/index.html?scp=1&amp;sq=Danish%20cartoons%20Muslim&amp;st=cse">Danish cartoons</a> that prompted violent, sometimes deadly riots in more than a dozen Islamic countries in 2006. At the heart of the violent fury was an offensive representation of the turban. Some of the 12 controversial cartoons conjoined the turban with the sword, or with its modern counterpart, the bomb. This was identified by Anders Fogh Rasmussen, then the Danish prime minister, as his country’s worst international crisis since World War II.</p>
<p>The turban, like the veil, predates Islam. Never mentioned in the Koran, it appears more than 20 times in the Old Testament as a symbol of prophecy among the Israelites. “He set the turban on his head, and on the turban, in front, he set the golden plate, the holy crown, as Yahweh commanded Moses” (Leviticus 8:9).</p>
<p>Putting on the turban, however, evolved into a synonym for conversion to Islam. It became the signal vestment of the Prophet Muhammad, who is frequently quoted in the <a href="http://www.religioustolerance.org/isl_hadi.htm">hadith</a> literature as saying, “My community shall not fall away so long as they wear the turban.”</p>
<p>For centuries, Muslims identified this headgear as a symbol of honor, dignity, piety and distinction. According to a number of authoritative Islamic narratives, all major religious figures, beginning with Adam, were turbaned. So were the angels. Islamic painting abounds in depictions of prophets, kings, and political dignitaries whose crowns of hair are fully covered. The turbans come in different fabrics, colors, shapes, styles and sizes. At times, they are works of art in themselves, with long or short trailing ends, adorned with jewelry, decorated with feathers, embroidered with peacocks and ostriches.</p>
<p>During the 1920s, reformist politicians in Iran and Turkey banned the turban. They viewed it as a sign of reactionary obscurantism, an obstacle to modernity. But many men, especially clerics, defiantly refused to remove their turbans. They viewed the prohibition as blasphemous and as irreverent as the unveiling of women. Some successfully resisted these decrees and ultimately received a dispensation from the government to continue wearing their turbans.</p>
<p>My grandfather was one such renegade. I vividly recall, as a toddler, hiding in the welcoming folds of his brown cloak every time he visited our home. Ever so gently, he would invite me out of my fortress, as he reached into the labyrinthine recesses of his black turban — his magician’s box — and produced not a bird, but a bird’s egg.</p>
<p>I had started talking late as a child, and when I finally did, it was an indecipherable mumbo-jumbo. Quail eggs, it was believed at the time, would help children who were late talkers reach their verbal milestones. My grandfather brought me those delicate and therapeutic eggs, nestled in his turban. It is there, in the fold of his turban, that my first words, like my first memories, were hatched.</p>
<p>It is painful to think of my grandfather’s turban as the headgear of choice for villains in popular books and films, like the blockbuster animated movie “Aladdin”; the educational children’s television program “The Electric Company”; or the international bestseller “Harry Potter and the Sorcerer’s Stone.” And it is distressing to listen to people who call it “a diaper on the head,” or who view it as a marker of terrorism, a flag separating “us” from “them.” But it is most difficult to see Muslims use the life-affirming turban as a tool of destruction and death, desecrating that revered symbol, the treasure in my memory trove, the key to my locked tongue.</p>
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		<title>Diez tesis sobre las rebeliones árabes</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 17:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Ali Ahmad Said Esber,</strong> conocido por su seudónimo <em>Adonis,</em> es un poeta y ensayista sirio. Una versión más extensa de este texto fue publicada por el periódico <em>Al-Hayat,</em> de Londres. Traducción del árabe de José Miguel Puerta Vílchez (EL PAÍS, 02/10/11):</p>
<p>P<strong>rimera tesis.</strong> ¿Qué perderían los árabes hoy si desaparecieran todos sus regímenes? Lo más probable es que la inmensa mayoría de los árabes contesten: no perderíamos nada. No obstante, esta misma respuesta es la que convierte a la acción por cambiar dichos regímenes en una suprema responsabilidad histórica. El cambio no debe reducirse al aspecto político, de poder, &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37294/diez-tesis-sobre-las-rebeliones-arabes/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ali Ahmad Said Esber,</strong> conocido por su seudónimo <em>Adonis,</em> es un poeta y ensayista sirio. Una versión más extensa de este texto fue publicada por el periódico <em>Al-Hayat,</em> de Londres. Traducción del árabe de José Miguel Puerta Vílchez (EL PAÍS, 02/10/11):</p>
<p>P<strong>rimera tesis.</strong> ¿Qué perderían los árabes hoy si desaparecieran todos sus regímenes? Lo más probable es que la inmensa mayoría de los árabes contesten: no perderíamos nada. No obstante, esta misma respuesta es la que convierte a la acción por cambiar dichos regímenes en una suprema responsabilidad histórica. El cambio no debe reducirse al aspecto político, de poder, sino que ha de ser global y radical, es decir, que transforme la estructura sociocultural sobre la que se levantan dichos regímenes. El régimen político es parte de un todo, por lo que un mero cambio en cuanto al poder, y nada más, no será más que una acción superficial, y nos devolverá, más pronto o más tarde, a los mismos problemas.</p>
<p>La verdad es que la cuestión del poder ha sido, a lo largo de la historia de los árabes, su principal problema. En ellos, el poder no emana de la gente como expresión de la voluntad popular, sino que viene de arriba, por lo que la violencia, el odio y la coacción son elementos consustanciales, casi orgánicos, de dicho poder.</p>
<p>Dentro de esta obsesión por el poder, hemos visto, y vemos, a potencias extranjeras apoyar a este o aquel gobernante árabe para que asegure sus intereses, a pesar de ser conscientes de su corrupción. Y cuando ven que la poltrona de ese poder árabe empieza a zozobrar, las mismas potencias se apresuran a desprenderse de él. Y hasta puede que intervengan militarmente para derribarlo.</p>
<p>Palestina es una trágica muestra de la obsesión de los árabes por el poder. Los partidos palestinos, &#8220;revolucionarios&#8221; en origen, coincidentes todos ellos en el principal objetivo de su razón de ser y que se enfrentan a un mismo y crucial peligro, son dirigidos ante todo por la idea del poder, por la lucha por el poder.</p>
<p><strong>Segunda tesis.</strong> El régimen existente en cualquier Estado árabe es, en cuanto mecanismo de poder, una variación del régimen del califato. No es un simple sistema de gobierno y hombres que gobiernan, sino, ante todo, una cultura: una cultura en el sentido amplio de contrapuesta a la naturaleza. Es religión, pensamiento, literatura, arte, valores, ética, obras, visiones de las cosas.</p>
<p>Reducir la oposición a todo ello exclusivamente a la política, al simple hecho de derribar el sistema en tanto Gobierno o poder, no es más que reducir la propia oposición. Se convierte en mero acto político: cambiar un sistema de gobierno tiránico y corrupto por otro, del que se espera que sea menos tiránico y corrupto. Digo &#8220;del que se espera&#8221;, porque es imposible que el sistema de gobierno sea democrático si no se cambia toda la estructura sociocultural. Por ello, la oposición ha de ser político-cultural y actuar para cambiar los fundamentos sobre los que se asienta el sistema al que se opone: religiosos, sectarios, tribales, facciosos. De otro modo, la oposición no será más que otra forma del poder al que se opone.</p>
<p><strong>Tercera tesis.</strong> Hoy, por efecto de las rebeliones promovidas por los y las jóvenes, es posible poner las bases de ese tipo de cambio. Un cambio que permita ponerse a construir una sociedad árabe nueva, una nueva vida humana árabe plenamente liberada de la cultura del poder del pasado.</p>
<p>El pasado, en todas sus variantes religiosas, políticas y sociales, no es referente. Mirar al pasado como punto de referencia, significa continuar ligados al sectarismo, al tribalismo y a todo lo que nos hace volver atrás. Hoy, las rebeliones árabes nos recuerdan que el poder puede construirse desde abajo: desde la calle, la gente y la vida. Y esto es algo completamente nuevo en la vida árabe. Por eso, hay que celebrarlo y preservarlo, apoyarlo, profundizar en sus principios, sumarse a ello. Se trata, eso sí, solo de una &#8220;siembra&#8221; cuya &#8220;cosecha&#8221; requiere, para que sea fructífera y creadora, una doble y simultánea lucha contra el ámbito por el que discurre el poder árabe, el de lo medieval-religioso, en sus diversas formas y entrecruzamientos, y contra la cultura que lo instituye e inculca.</p>
<p>Dentro de este marco, no acepto ir en una manifestación que salga de la mezquita con proclamas políticas. No me interesa la oposición si no es civil, si no es ajena a cualquier horizonte religioso.</p>
<p><strong>Cuarta tesis.</strong> Con esto, no se hace un llamamiento contra la religión en sí, o contra la religiosidad, sino que se apela a rechazar el uso político y social de la religión. El derecho del individuo a la fe y a la religiosidad es inapelable. Es un derecho que respeto y defiendo. Mas, la sociedad como un todo no se construye sobre la ciudadanía religiosa, sino sobre una ciudadanía civil. Solo así se garantizan los derechos humanos, es decir, con independencia del credo, de la pertenencia, del sexo y de la raza; solo de este modo se garantiza el edificio social.</p>
<p>Cualquier uso político de la religión es, en sí mismo, una forma de violencia, ya que afecta a lo más profundo del ser humano: a su conciencia, su libertad, su pensamiento, incluso su imaginación.</p>
<p><strong>Quinta tesis.</strong> Basándonos en lo precedente, la oposición debe practicar un discurso que supere los conceptos de &#8220;minoría&#8221; y &#8220;mayoría&#8221;, salvo en el sentido político-democrático de unas elecciones legales y libres. No se puede construir la democracia y respetar los derechos y libertades humanas más que en una sociedad civil. Toda sociedad en la que se mezcle la política con la religión es de todo punto contraria a la democracia. Por su propia naturaleza, toda norma religiosa estipula la mutua exclusión.</p>
<p><strong>Sexta tesis.</strong> ¿Qué sentido o valor tiene el cambio en la sociedad si no va esencialmente unido a la liberación de la mujer de todas las cadenas que se le imponen? ¿Qué sentido tiene la propia sociedad si la mujer no es libre dentro de ella igual que el hombre, y en todos los campos y niveles? Esto debe ser fundamental en el pensamiento y en la acción de la oposición: acabar con la parálisis y desigualdad existentes en la sociedad árabe a través de la liberación de la mujer.</p>
<p><strong>Séptima tesis.</strong> Es obligado contemplar con honda perspectiva crítica la terminología que se emplea demasiado a la ligera. No es correcto definir el islam, en tanto religión, como &#8220;político&#8221; o &#8220;moderado&#8221; cuando se está hablando sobre asuntos políticos, sociales y culturales. Por ejemplo, ¿qué significa &#8220;el islam moderado&#8221; en lo relativo a la sociedad civil, el arte, el pensamiento, la música, la vida del cuerpo, el sexo y el amor? ¿Quién y cómo decide el grado de esa &#8220;moderación&#8221;?</p>
<p><strong>Octava tesis.</strong> El islam solo puede definirse en su nombre y por sí mismo.</p>
<p>Cada vez resulta más evidente, sobre todo a la luz de las rebeliones árabes, que para el Occidente político, americano-europeo, el islam no es más que un instrumento. No le interesa como religión, cultura o civilización. Lo que le importa es cómo utilizar ese inmenso &#8220;ejército&#8221; llamado islam de acuerdo con sus planes político-estratégicos. Esa es la cuestión.</p>
<p>Las líneas e hilos con los que se teje el islam del Próximo Oriente, que incluyen también al islam asiático a él vinculado, forman ese &#8220;ámbito&#8221; del islam que protege las fuentes petrolíferas, frena la expansión china y le dice a Rusia que &#8220;no&#8221;.</p>
<p>Resulta sarcástico que este Occidente político pretenda que defiende los derechos de los musulmanes. Y lo que resulta más sarcástico aún es que este Occidente continúa, desde el establecimiento del Estado de Israel, despreciando todavía esos derechos y animando a pisotearlos en Palestina. La hipocresía practicada por Occidente frente a los árabes y musulmanes es otra forma de colonizarlos culturalmente. Es otra forma de destrucción.</p>
<p><strong>Novena tesis.</strong> Cualesquiera que sean las circunstancias y los resultados de las movilizaciones y rebeliones árabes (para mí positivas en todos los casos y en más de un nivel), las fuerzas progresistas democráticas de cada país árabe, especialmente en Siria, las organizaciones civiles, las asociaciones juveniles democráticas, sobre todo las feministas, deben formar una alianza democrática para luchar teórica y prácticamente por el establecimiento de un Estado civil, de instituciones civiles y de una sociedad civil. Y para evitar que los países árabes se deslicen hacia gobiernos religiosos en nombre del &#8220;islam moderado&#8221; o hacia gobiernos tiránicos y totalitarios.</p>
<p><strong>Décima tesis.</strong> Stendhal decía que si una persona quiere ser miembro destacado de una gran sociedad debe aprender el arte de hacer concesiones a la voluntad general, aunque esta se encuentre equivocada. Si no lo hace así, esa persona no será nada, ni logrará nada, y no merecerá más apelativo que el de &#8220;hijo extraviado&#8221;. Yo, personalmente, prefiero ser un &#8220;hijo extraviado&#8221; antes que apoyar la voluntad general equivocada.</p>
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		<title>The Arab Spring’s Unintended Consequences</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 18:46:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Christopher R. Hill</strong>, a former US Assistant Secretary of State for East Asia, US Ambassador to Iraq, South Korea, Macedonia, and Poland, US special envoy for Kosovo, a negotiator of the Dayton Peace Accords, and chief US negotiator with North Korea from 2005-2009. He is now Dean of the Korbel School of International Studies, University of Denver (Project Syndicate, 27/09/11):</p>
<p>Yemen’s renewed violence is just the latest sign that the Arab Spring may be joining the list of those historical contagions that, in the fullness of time, did not turn out well. Indeed, its effect may be reaching &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37128/the-arab-spring%e2%80%99s-unintended-consequences/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Christopher R. Hill</strong>, a former US Assistant Secretary of State for East Asia, US Ambassador to Iraq, South Korea, Macedonia, and Poland, US special envoy for Kosovo, a negotiator of the Dayton Peace Accords, and chief US negotiator with North Korea from 2005-2009. He is now Dean of the Korbel School of International Studies, University of Denver (Project Syndicate, 27/09/11):</p>
<p>Yemen’s renewed violence is just the latest sign that the Arab Spring may be joining the list of those historical contagions that, in the fullness of time, did not turn out well. Indeed, its effect may be reaching countries in ways that we did not expect.</p>
<p>Israel, in particular, can be forgiven for curbing its enthusiasm over the effect of the Arab Spring on its own security. On August 19, Israel absorbed an attack in the Negev Desert, through an increasingly dangerous border with Egypt, which left eight civilians dead. Just a few weeks later, a mob attacked Israel’s embassy in Cairo, forcing the evacuation of Israeli diplomats and creating a major row with Egypt’s fragile interim government. In Syria, nobody is prepared to predict the outcome of what is turning into a bloody battle with sectarian overtones. And in Libya, while getting rid of Muammar el-Qaddafi is a good first step, democracy and the rule of law are, to be optimistic, years away.</p>
<p>Meanwhile in Shia-led Iraq, the black sheep of the Arab world, attention has focused on the question of a new Status of Forces Agreement (SOFA) with the United States to replace the one that expires on December 31. Negotiations are proceeding on a post-2011 agreement to ensure some kind of US military presence that contributes to Iraq’s continued (relative) political and social stability and economic growth. After all, Iraq now truly has something to protect: 11 oil contracts, with more to come, hold out the possibility that within a decade, oil production could be on par with that of Saudi Arabia.</p>
<p>This year has seen an increase in violence – Sunni attacks on the government and on Shia civilians, and, more rarely, but also deadly, Shia extremist attacks on US soldiers. Indeed, while the latter is rare compared to the former, such attacks have made this year one of the costliest years for US troops since the “surge” of 2007-2008.</p>
<p>Many Middle East observers see Iranian support behind the attacks by Shia militant groups. The Iran-Iraq border – like many borders in the region – is long and porous. The weapons confiscated from militant groups are very often Iranian-made, and recently exported. Shia militants, supplied by Iran and egged on by Iranian propaganda, are likely unconvinced that US forces are indeed leaving.</p>
<p>But what about the more frequent Sunni attacks? Where is <em>their</em> support coming from?</p>
<p>Think-tank pundits, obsessed with the permutations of issues surrounding US forces’ deployment in the world’s trouble spots, have concluded that the rising Sunni violence, too, is related to the US troop withdrawal. Sunni groups are supposedly trying to prove that they still matter, that they have been neither defeated nor deterred by US troops.</p>
<p>Americans, not unlike many people outside the Middle East, regard the struggle in Iraq as one pitting those who supported democracy against those who somehow supported the dictatorship (“dead-enders,” as then Secretary of Defense Donald Rumsfeld described them at a Pentagon press conference). But, for many people in the region, the Iraq war involved something else: the transfer of power in what had been a Sunni-led country to the Shia majority. Shia-ruled Iraq has not been well received in the Sunni Arab world. Indeed, some extreme Sunnis in the Arab world consider Shia power a mortal threat.</p>
<p>The 1,300-year-old Sunni/Shia divide was not what the US had in mind when it invaded in 2003. After all, such sectarian identities are not the sort of basis for politics that a twenty-first-century democracy should embrace. The US had high hopes that identities would be forged on some other, more secular ground. It is hard to say what that ground was supposed to be – the welfare state? Taxation? Regulation? – but somehow, in the US mindset, secular political identities would emerge, and Iraq would be welcomed and perhaps emulated in the Arab world.</p>
<p>Of course, that did not happen, and when Sunni and Shia alike came to understand de-Baathification as vengeance against the Sunni, the insurgency was on.</p>
<p>Today, the insurgency, violent as it can be from time to time, is not supported by anything close to a majority of Iraqis, if it ever was. Insurgents hold no land or cities, unlike before, and, while many Sunnis chafe at life under a prime minister who leads a Shia-based political party, they have for the most part accepted the new reality and have focused on getting as much as they can from it. Can this be said of all Sunnis in the rest of the Arab world?</p>
<p>Indeed, in the rest of the Arab Middle East, where Sunni governments or monarchs prevail, the unprecedented “Shiafication” of Iraq has never gone down well. Many countries in the region have refused to open embassies in Baghdad, often citing “security concerns” as the reason.</p>
<p>The Saudis have been particularly unimpressed by progress in Shia-led Iraq to date, and have taken the lead in sounding the alarm about the danger that Iran poses to the Arab world’s only Shia-led country. Indeed, one wonders how much more progress Iraq would have made had the Saudis had spent more time and money supporting Iraq rather than denouncing it.</p>
<p>During the height of the Sunni insurrection, US forces devoted considerable efforts to closing borders and otherwise seeking to monitor and interdict elicit money flows from extremist groups in Sunni states to Iraq. Perhaps, given the ongoing turmoil in the Arab world, security services that had previously – though sometimes reluctantly – shut down these money flows are now distracted by other, more immediate, problems. It might be worth checking again.</p>
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		<title>NATO, the Sequel</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 18:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Islam y Mundo Árabe]]></category>
		<category><![CDATA[ONU - OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[Conflicto social]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Giles Merritt</strong>, Editor of Europe&#8217;s World and heads the Brussels-based think tanks Friends of Europe and Security &#38; Defense Agenda (Project Syndicate, 27/09/11):</p>
<p>The Arab Spring entered a new phase with the collapse of the Qaddafi regime, but it is still far too soon to pronounce North Africa stabilized. International peacekeeping arrangements may yet be needed in a Libya riven by ethnic and religious cleavages, and policymakers should think about long-term arrangements and consider a new collective security framework for the Maghreb region as a whole. In short, the region needs a new NATO – the North Africa &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/37122/nato-the-sequel/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Giles Merritt</strong>, Editor of Europe&#8217;s World and heads the Brussels-based think tanks Friends of Europe and Security &amp; Defense Agenda (Project Syndicate, 27/09/11):</p>
<p>The Arab Spring entered a new phase with the collapse of the Qaddafi regime, but it is still far too soon to pronounce North Africa stabilized. International peacekeeping arrangements may yet be needed in a Libya riven by ethnic and religious cleavages, and policymakers should think about long-term arrangements and consider a new collective security framework for the Maghreb region as a whole. In short, the region needs a new NATO – the North Africa Treaty Organization.</p>
<p>The unrest and instability of the Arab Spring – a term that many Arab political activists reject in favor of revolution or uprising – is far from over. And the best way to calm tempers and move towards democratic governments and more vibrant economic development is for Europe to balance economic cooperation with a regional approach to security.</p>
<p>The Arab League failed to play an adequate role as the popular uprisings gathered momentum, and NATO says that its own role in North Africa is coming to an end. The Alliance has neither the political appetite nor the financial resources to remain involved in Libya. With tensions between the country’s western and eastern parts likely to persist, the way ahead is probably a force of United Nations peacekeepers drawn from Asia or Africa, along with a distinctly Arab international security mechanism. Hence the idea of NATO II.</p>
<p>But it would be preferable to create a new North African security umbrella under the aegis of the European Union, rather than to link it to NATO. European governments know that they must be in the vanguard of a strategy to reconstruct the Arab world’s failing economies, and it would make sense to introduce a strong security component to their development partnerships.</p>
<p>Europe’s security and defense policy has so far been dogged by EU countries’ waning military capabilities and a general lack of cohesion. Helping to bring security and political stability to the Arab world would be a major achievement, and few international organizations, if any, can match the EU’s track record on the voluntary pooling of sovereign powers.</p>
<p>Until very recently, it would have been unthinkable for EU policymakers to contemplate a security framework. The European Commission’s eurocrats are most familiar with the politics of trade and economic cooperation, not security. Now, though, with the 2009 Lisbon treaty’s creation of an EU “foreign ministry” – the European External Action Service – the Union has a mandate for making security policy key to its relations with Arab countries.</p>
<p>There is a lot of ground to be made up. Europe’s relations with its neighbors in the Maghreb have been disappointing. Neither Arab autocrats nor the EU have wanted a collective approach, so “tailored” bilateral trade deals and association agreements have been the norm.</p>
<p>But this approach by Arab governments has been the root of their countries’ poverty and lack of opportunity. Only 2-3% of North African countries’ modest foreign trade occurs within the region, so they have missed out on the surge in international business that over the last two decades has lifted billions of people out of backwardness and misery in Asia, Latin America, and even sub-Saharan Africa. By all accounts, the lack of jobs has been as important as the lack of freedom and human rights in fueling the Arab spring.</p>
<p>The Maghreb countries have attracted little more than a trickle of foreign investment, and the chief source has been Europe. One reason is that the EU farmers’ lobby has ensured that these countries’ access to European markets for competitive exports like agricultural produce remains limited. Small wonder that the Maghreb’s principal export has been young men seeking a better life.</p>
<p>No one knows where the Arab Spring is headed. But, in Egypt and Tunisia as much as in Libya, post-revolutionary politics will be extremely volatile. A first step towards calming the turmoil will be to create a permanent forum for the new leaders to wield collective muscle when talking about terms of trade and other economic issues, and also to be in constant communication with each other. In its early years, NATO was, in addition to a bulwark against Soviet encroachment, a vehicle that enabled former World War II adversaries to create close new links.</p>
<p>From the EU’s timid Barcelona Process of the 1990’s to the damp squib of the current Union for the Mediterranean, Europe has been torn between a concern to stave off trouble and unrest in North Africa and its self-interested measures to protect its culture and economy. With the tumult in the Arab world far from over, European politicians are slowly waking to the idea that they must construct a relationship that is much more generous and far-sighted. It won’t be just a security mechanism, but nor can it be limited to economic issues alone.</p>
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