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	<title>Tribuna Libre &#187; Namibia</title>
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	<description>Revista de Prensa: Tribuna Libre</description>
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		<title>La Namibie vibre au rythme de l’uranium</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Dec 2010 18:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Energía]]></category>
		<category><![CDATA[Energía Nuclear]]></category>
		<category><![CDATA[Namibia]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par <strong>Christine von Garnier</strong>, sociologue (LE TEMPS, 21/12/10):</p>
<p>Vingt ans après son indépendance, acquise en 1990, la Namibie est  propulsée au cœur de la stratégie mondiale de l’uranium pour les années à  venir. Elle est actuellement le 4e producteur mondial et deviendra même  le 2e après le Kazakhstan.</p>
<p>Longtemps avant l’indépendance, la mine de Rössing était à l’œuvre  dans le beau désert du Namib qu’on dit être le plus vieux du monde. Mais  avec la montée en puissance des pays émergents et l’idéologie de la  croissance pour résoudre tous les problèmes économiques, les vautours de  l’uranium s’y précipitent et &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/32643/la-namibie-vibre-au-rythme-de-l%e2%80%99uranium/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <strong>Christine von Garnier</strong>, sociologue (LE TEMPS, 21/12/10):</p>
<p>Vingt ans après son indépendance, acquise en 1990, la Namibie est  propulsée au cœur de la stratégie mondiale de l’uranium pour les années à  venir. Elle est actuellement le 4e producteur mondial et deviendra même  le 2e après le Kazakhstan.</p>
<p>Longtemps avant l’indépendance, la mine de Rössing était à l’œuvre  dans le beau désert du Namib qu’on dit être le plus vieux du monde. Mais  avec la montée en puissance des pays émergents et l’idéologie de la  croissance pour résoudre tous les problèmes économiques, les vautours de  l’uranium s’y précipitent et les mines à ciel ouvert poussent comme des  tumeurs dans ce splendide désert. Il y en a actuellement une vingtaine,  dont les 4 plus grandes sont exclusivement pour l’uranium. La mine de  Rössing (Rio Tinto) a une forte participation australienne et anglaise,  mais aussi française et d’autres, difficilement repérables, dans ces  toiles d’araignées opaques que sont les multinationales. L’Iran y a une  participation de 10% et vient d’affirmer que cet uranium est à but  «civil»… En 2009, la Namibie a produit 10% de la demande mondiale (50  000 tonnes). 45% des acheteurs d’uranium sont des pays asiatiques; en  tête, la Chine, récolte 35%. Il y a deux ans, Le président Hu Jintao est  venu en personne négocier avec le gouvernement namibien. Viennent  ensuite le Japon avec 10% d’achat, et les principaux pays  industrialisés. Il y a une année, Dmitri Medvedev a aussi tenté  d’acheter une grande partie de la future mine de Usab à 53 km de  Swakop­mund, mais cela a été refusé par le comité de la Swakop Uranium,  consortium australien. La France est de plus en plus présente avec Areva  qui a construit rapidement une usine de désalinisation de l’eau de  l’océan Atlantique, car les nappes phréatiques sous le désert sont, ici  comme ailleurs, surexploitées. Elle vient aussi d’offrir 600 millions de  dollars namibiens (9 millions de francs) pour l’électrification de la  zone côtière. Cette multinationale préfère un lieu sans islamistes. En  effet, deux de ses employés en Namibie, qui avaient été envoyés chez  Areva Niger, figurent parmi les otages d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb  islamique). Elle a aussi conclu un de ces contrats win-win en livrant de  l’uranium à la Chine en échange de l’achat de 100 Airbus 380 par le  gouvernement chinois.</p>
<p>Les experts assurent qu’il y a actuellement 50 000 tonnes d’uranium  sur le marché mondial, ce qui est suffisant pour assouvir la demande des  40 000 tonnes par les 376 centrales nucléaires du monde, bientôt 400 à  cause du développement de la Chine. L’uranium sera indispensable ces 20  prochaines années, en attendant que d’autres sources d’énergies le  remplacent «en partie»: soleil, eau, géothermie, gaz, éoliennes,  charbon. Mais les experts sont moins bavards sur le stockage des déchets  radioactifs et sur les poussières d’uranium qui se répandent dans le  désert, poussées par les vents. On pense même que certains grands pays  auraient commencé depuis plusieurs années à stocker des déchets dans la  Côte des Squelettes.</p>
<p>Qu’en est-il du reste de l’Afrique? Malgré son récent Protocole sur  l’emploi civil du nucléaire, il faut bien avouer que seule l’Afrique du  Sud peut entretenir une centrale nucléaire – elle en a déjà une – car  elle possède les infrastructures, les technologies et les experts pour  cela. Les autres pays «émergents» africains: Nigeria, Ghana, Kenya,  Maroc, Egypte, Algérie, souhaiteraient sans doute avoir «leur» petite  centrale nucléaire, mais c’est une utopie actuellement, tant leur manque  des moyens sophistiqués et coûteux.</p>
<p>Il est significatif que la stratégie mondiale de l’uranium se soit  reflétée dans la nouvelle réunion climatique à Cancun, où même le  Protocole de Kyoto est mis en doute par certaines puissances. En fait,  chaque pays «puissant» donne l’impression de vouloir faire peur à ses  voisins en ayant «sa» bombe et veut aussi maintenir ou se mettre à  l’heure de la croissance, de la consommation à outrance, de la  concurrence, de «l’innovation». Ceci, dit-on, pour donner du travail aux  millions de chômeurs potentiels.</p>
<p>D’une manière générale, la majorité de la population namibienne (2  millions d’habitants) n’est pas à même de comprendre les enjeux  stratégiques mondiaux qui se jouent dans leur pays, ni leurs  conséquences réelles dans ce pays où la démocratie, tant désirée après  la colonisation sud-africaine, est mise à mal: le parlement n’est pas  consulté, il n’y a pas de référendum, le président et les ministres  agissent comme si les ressources leur appartenaient de droit divin. On  ne sait pas non plus le montant des taxes que paient les  multinationales, ce qu’elles rapatrient ailleurs, ni comment les revenus  importants sont et seront utilisés pour le bien de tous. C’est le  secret des «dieux» qui semblent être tombés sur la tête, car les permis  d’exploitation sont distribués comme des petits pains, accroissant  l’industrialisation du splendide Namib. Les femmes herero qui, il y a  100 ans, allaient se promener sur les sites des mines actuelles pour  devenir stériles, ne préfiguraient-elles pas déjà la stérilité d’un  monde devenu fou?</p>
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		<title>Success weighs heavy on Namibia</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 20:51:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>José Moliné Escalona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Namibia]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>By <strong>Rose Orlik</strong>, a former teacher in Malawi and for the European Commission delegation to Namibia (THE GUARDIAN, 27/11/09):</p>
<p>Much significance is attached to the <a title="AP: Namibia vote expected to return party to power" href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5gObMCv2IcyFEp59weo7DUG7Sr_UQD9C7URG00">regional and parliamentary elections</a> taking place in Namibia. It is the first time that so-called &#8220;free borns&#8221; – children born after Namibia gained independence from South Africa in 1990 – are able to vote. As the 20th anniversary of independence approaches, debate over Namibia&#8217;s economic and social progress is reaching fever pitch; analyses produced by research institutions and the media compete with party manifestos and impassioned public speeches.</p>
<p>International organisations, for their part, seem &#8230; <a href="http://www.almendron.com/tribuna/27924/success-weighs-heavy-on-namibia/" class="read_more">Seguir leyendo</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By <strong>Rose Orlik</strong>, a former teacher in Malawi and for the European Commission delegation to Namibia (THE GUARDIAN, 27/11/09):</p>
<p>Much significance is attached to the <a title="AP: Namibia vote expected to return party to power" href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5gObMCv2IcyFEp59weo7DUG7Sr_UQD9C7URG00">regional and parliamentary elections</a> taking place in Namibia. It is the first time that so-called &#8220;free borns&#8221; – children born after Namibia gained independence from South Africa in 1990 – are able to vote. As the 20th anniversary of independence approaches, debate over Namibia&#8217;s economic and social progress is reaching fever pitch; analyses produced by research institutions and the media compete with party manifestos and impassioned public speeches.</p>
<p>International organisations, for their part, seem to have reached a consensus; in July this year the World Bank upgraded Namibia to <a title="World Bank: Country Classification" href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/DATASTATISTICS/0,,contentMDK:20420458%7EmenuPK:64133156%7EpagePK:64133150%7EpiPK:64133175%7EtheSitePK:239419,00.html">upper middle income</a> (UMI) status, alongside countries such as Mexico and Brazil. Namibia was first classified as a lower middle income country in July 1990, triggering the withdrawal of NGOs and the scaling back of <a title="Official Development Assistance" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Official_development_assistance">Official Development Assistance</a> (ODA). This new upgrade pushes Namibia further into anonymity; the country is known neither for the grinding poverty of much of southern Africa, nor for the impressive gains seen in other parts of the developing world.</p>
<p>Namibia&#8217;s economic statistics – a pre-credit crunch budget surplus and per capita GDP of $4,278 – disguise huge inequalities crippling this arid and sparsely populated land. The <a title="Wikipedia: Gini coefficient" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gini_coefficient">Gini coefficient</a>, a statistical measure of inequality, rates Namibia at 0.74 in a range of 0 to 1 – by far the most unequal society in the world. In the poorest regions, 30% of the population suffer from HIV and Aids, and only a third of children finish high school. Two-thirds of Namibians live in rural areas or informal settlements, and only 20% have access to acceptable sanitation. These statistics seem to fit better with Ethiopia or Sudan, and would make most people expect to see an Oxfam 4&#215;4 barrelling down the dirt track at any moment.</p>
<p>Yet, on the assumption that middle income countries have less need for aid, major development organisations are absent in Namibia. In terms of anti-corruption measures, environmental law and spending on education, Namibia does outshine many of its neighbours. However, these western-friendly reforms do not alter the fact that social and economic indicators, for the majority of the population, are on a par with least developed nations around the world.</p>
<p>Less tangible, yet no less significant for human development, are issues such as gender parity, media access and democracy free from ethnic and cultural bias. Zimbabwe and Swaziland are cautionary tales in this respect; hailed as success stories in the 1970s, then a preoccupation with multi-party elections and corruption control led to neglect of broad-based civil democratisation, paving the way for suppression of democratic and media freedom, and – ultimately – the &#8220;failed states&#8221; we see today.</p>
<p>Getting the soft infrastructure of social institutions right makes the difference between countries on the path to sustainable growth and those where serious development challenges remain. Addressing these problems requires capacity building and long-term political and civil collaboration – areas where the expertise of development organisations still has an important role to play.</p>
<p>The Government of the Republic of Namibia (GRN) is proud of its middle income status, and of being held up as a &#8220;shining example&#8221; to the rest of sub-Saharan Africa. The classification provides positive publicity, encourages foreign investment and builds confidence in the banking system. But the costs of the label far outweigh the benefits.</p>
<p>Namibia is excluded from trade benefits afforded to &#8220;less successful&#8221; peers, while labouring under a weak economy prey to external shocks and credit crises. The GRN, anxious to preserve its standing in the international community, is mindful of criticism, and of drawing attention to less than shining aspects of the social, political and economic situation. This compounds the image of Namibia as a country with few pressing problems, and little claim to international concern.</p>
<p>The simple truth is this: Namibia, neither challenging nor challenged, surrounded by stories of greater success, or more heartrending failure, is disabled by its middle income status. Neatly pigeonholed, this classification denies the reality of life for 60% of households, who share in only 37% Namibia&#8217;s wealth.</p>
<p>The international development community should not be faulted for directing limited resources where need is greatest and results most dramatic. However, desire at a national and international level to file Namibia away as a job well done is both short sighted and counter-productive. The Namibian authorities and the development community must take an honest look at progress made and progress still to come, and decide whether Namibia really is ready to go it alone.</p>
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