Lunes, 31 de enero de 2011 (Continuación)

La révolution tunisienne est d’une extraordinaire nouveauté dans sa région. Elle est moderne, mixte, démocratique, séculière, ses mots d’ordre empruntent au registre des principes universels de liberté et d’égalité. En cela, elle ne ressemble à aucun des mouvements qu’a connus le monde arabe au cours du dernier demi-siècle. Mais nouvelle ne veut pas dire sans histoire. Dès avant la colonisation, la question de la modernité a été posée par ses élites intellectuelles et politiques, qui ont jeté les bases d’un Etat national autonome. Dès le début du XXe siècle, la question de la condition féminine y a fait débat. Et le régime bourguibien, pour autoritaire qu’il ait été, a ancré quelques principes fondamentaux de la modernité dans les lois et dans les pratiques sociales.…  Seguir leyendo »

Le mouvement tunisien a reçu un vaste soutien en Jordanie et y a renforcé l’opposition, alors que depuis quelques semaines, les manifestations se multiplient. Les cortèges réclament des mesures économiques contre les hausses de prix, le départ du gouvernement, et que désormais le premier ministre soit élu plutôt que nommé par le roi.

Initiés par la gauche, rejoints – fait plus rare en Jordanie – par des jeunes et des Palestiniens des camps, ils ont ensuite été ralliés par le mouvement islamiste et les syndicats professionnels qui disposent d’une capacité de mobilisation bien plus importante. Ces manifestations s’ajoutent à des sit-in répétés depuis un an d’ouvriers ou d’enseignant qui demandent des hausses de salaire ou l’autorisation de créer un syndicat.…  Seguir leyendo »

Après la répression (plus de 200 morts durant les premières 24 heures, des milliers de détenus, et des milliers de blessés, au point d’avoir des appels constants des hôpitaux aux citoyens pour des dons de sang), c’est avec la menace d’installer le chaos total que le président Moubarak essaye de maitriser la révolte. N’ayant pas l’air d’aboutir, les hommes du pouvoir se dirigent vers divers tentatives de sauver le régime en sacrifiant sa tête. Si cette dernière manœuvre ne réussit pas, il y a fort à craindre qu’il n’y ait retour à une répression des plus violentes.

Le changement en Egypte est donc difficile et sanglant.…  Seguir leyendo »

Lorsqu’un peuple veut la vie, force est au destin de répondre, Aux ténèbres de se dissiper et aux chaînes de se rompre !

Ces paroles extraites de l’hymne national tunisien écrit par Abou Qacem El Chabi, je les ai clamées avec fierté et émotion lors de la déclaration d’indépendance de mon pays, la Tunisie. Aujourd’hui, je suis encore plus fier de les clamer avec l’ensemble du peuple Tunisien. Et comme lui, j’éprouve un sentiment de douleur, de colère, mais aussi de respect devant ceux qui sont morts par le feu de la répression, ou pire encore, par le feu de leur propre désespoir.…  Seguir leyendo »