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Paisaje en mitad de la batalla

No es descabellado afirmar que la reivindicación feminista, que cobró inusitada fuerza con el estallido del caso Harvey Weinstein, ha encontrado su culminación simbólica, al menos por el momento, en la exitosa huelga convocada con motivo del Día Internacional de la Mujer. Justo es afirmar que esta conmemoración ya gozó de un notable alcance político el año pasado, en buena parte gracias al éxito de la Marcha de las Mujeres organizada tras la victoria de Donald Trump en las elecciones norteamericanas. En buena medida, se trata de protestas posmodernas, pues carece de ese destinatario preciso que antaño constituía el poder estatal.…  Seguir leyendo »

En la sala Matadero de Madrid se exhibe la escultura hiperrealista El hombre sentado en el sofá cuyo destino podría ser quedar aparcado en el Museo Arqueológico como ha reclamado Change.org. Una parábola sobre el fin de los hombres que no colaboran en las tareas domésticas. Según el Club Malasmadres, creadora de la campaña, un 8% de los hombres lleva la voz cantante en las tareas domésticas, frente al 72% de las mujeres. Por algo se empieza. Claro que el cambio lo desató la incorporación de la mujer al trabajo, y no todas ellas trabajan y algunas lo hacen a tiempo parcial.…  Seguir leyendo »

Para las más de 100 mujeres de las artes y las letras francesas que firmaron el manifiesto en favor de la «libertad de importunar», publicado en Le Monde, el impulso sexual es «ofensivo y salvaje». El proyecto de «domar» el sexo, la aspiración de moralizarlo, precede a la religión y a las feministas, es anterior a los arciprestes y por doquier parece condenado a fracasar. Las normas que pretenden regular el impulso salvaje se pierden en la noche de los tiempos y se hallan documentadas en los códigos sumerios, las antiguas leyes indias y, como no, la Biblia.

La conflictividad sexual no es una ocurrencia maliciosa de la «tradición judeocristiana», como muestra la supervivencia secular de los puritanismos.…  Seguir leyendo »

Igual que los estadounidenses sienten desde hace mucho tiempo cierta fascinación por las francesas y sus actitudes respecto al amor y el sexo, los franceses se han sentido siempre intrigados por las opiniones de los estadounidenses sobre el sexo, las normas sexuales y las relaciones entre hombres y mujeres. Un ejemplo fue Simone de Beauvoir.

En América día a día, que escribió cuando vivió en Estados Unidos en 1947, la autora observaba a sus homólogas estadounidenses con una perplejidad que todavía hoy caracteriza las relaciones entre las mujeres de los dos países. “La mujer americana es un mito”, escribió. “Se la suele considerar una mantis religiosa que devora al varón.…  Seguir leyendo »

Tout mouvement d’émancipation suscite une réplique réactionnaire. Comme un hoquet, plus ou moins violent, signant le refus voire une forme d’angoisse à l’égard d’un bouleversement des normes existantes. #metoo, moment de rupture historique pour la libération des femmes et du désir, n’y a pas échappé. En réplique, la tribune des 100 femmes revendiquant la « liberté d’importuner » a cristallisé la réaction, traînant son éternel procès en puritanisme et enfermement victimaire, des critiques à l’égard des discours féministes aussi vieilles que le féminisme lui-même.

En matière de séduction et de sexualité comme dans la société tout entière, il n’y a pas d’égalité entre hommes et femmes.…  Seguir leyendo »

El apoyo prácticamente unánime a la campaña #MeToo (#YoTambién) contra las agresiones sexuales a la que se han sumado en tromba tantos hombres no podía durar demasiado. El contrapunto lo han puesto algunas opiniones críticas, pero, sobre todo, un manifiesto francés suscrito por un centenar de mujeres del mundo de la cultura que está dando la vuelta al mundo y que intenta desbrozar el camino; delimitar lo que es un delito (la violación, por ejemplo), de una simple grosería (que un desconocido frote su sexo contra una mujer en un transporte público). El debate está servido y, también, llega cargado de trampas.…  Seguir leyendo »

Este es el texto completo del manifiesto publicado en 'Le Monde' por 100 artistas e intelectuales francesas, el pasado 9 de enero:

"La violación es un crimen. Pero el coqueteo insistente o torpe no es un delito, ni la galantería es una agresión machista. El caso Weinstein ha generado una concienciación legítima de las violencias sexuales contra las mujeres, particularmente en el ámbito profesional en el que algunos hombres abusan de su poder. Era necesario. Pero esta liberación de la voz de las mujeres se convierte hoy en su opuesto: ¡Nos ordenan a hablar como es debido, a silenciar lo que enoja, y aquellas que se niegan a cumplir con tales órdenes son consideradas como traidoras y cómplices!…  Seguir leyendo »

La polémique lancée par notre tribune me semble opposer deux idées de la liberté. Pour quantité de militantes féministes, que je respecte tout à fait, ce que nous appelons la « liberté d’importuner » ne doit jamais prendre le risque de traumatiser les faibles. La sécurité prime. Or, il y a une seconde sorte de liberté liée au risque d’offenser. Et c’est celle dont nous voulons rappeler les droits.

On nous a reproché une approche « bourgeoise » et « anarchiste » de cette liberté. Et, c’est vrai, elle est étroitement liée à la sensibilité de l’artiste au travail et paraît, à tort, très éloignée des préoccupations pratiques des femmes agressées sexuellement, etc.…  Seguir leyendo »

Violences sexuelles : « La nature a remplacé la culture comme origine de la violence »

Quelque chose vient de changer dans la dénonciation des agressions sexuelles. Qu’on se rappelle celles de Cologne lors du Nouvel An 2016, ou bien le débat sur la circulation des femmes dans les « quartiers » : la faute était attribuée alors à la culture des agresseurs (en l’occurrence, bien sûr, l’islam). Les agressions commises par des hommes occidentaux bien sous tous les rapports étaient soit minimisées, soit présentées comme relevant d’une pathologie individuelle. Et la solution était de promouvoir les « valeurs occidentales » de respect de la femme.

Or avec l’affaire Weinstein et « balance ton porc », on a un renversement de perspective : le problème n’est plus la culture de l’agresseur (de toutes races et de toutes religions, éduqué, cultivé voire même, en public, grand défenseur des « valeurs occidentales »), c’est sa nature même de mâle, d’animal, de cochon.…  Seguir leyendo »

L’extraordinaire mouvement de protestation contre le harcèlement et les violences faites aux femmes, qui a embrasé une grande partie du monde occidental, représente un bond en avant décisif dont nous pouvons nous réjouir sans réserve. On imagine mal comment les rapports entre les sexes pourraient ne pas être définitivement transformés par la vigueur et l’étendue de la dénonciation.

Si l’on a fait remarquer qu’elle comportait parfois des outrances ou des maladresses dans certaines de ses expressions, il n’en reste pas moins qu’aucun homme ne peut plus feindre d’ignorer la violence contenue dans des attitudes qui passaient jusqu’ici pour acceptables, sinon normales, et qu’aucune femme ne se reprochera plus d’exagérer lorsqu’elle souffre de cette violence.…  Seguir leyendo »

«J’ai effectivement signé la pétition titrée dans le journal le Monde, "Nous défendons une liberté…", pétition qui a engendré de nombreuses réactions, nécessitant des précisions.

«Oui, j’aime la liberté. Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner. Une époque où de simples dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. Un acteur peut être effacé numériquement d’un film, le directeur d’une grande institution new-yorkaise peut être amené à démissionner pour des mains aux fesses mises il y a trente ans sans autre forme de procès.…  Seguir leyendo »

7,9 % des femmes ont subi à un ou plusieurs moments de leur vie des attouchements sexuels dans l’espace public. Photo Sandra Rocha

Mesdames, Messieurs, et les autres,

Au milieu des tirs croisés autour des politiques de harcèlement sexuel, je voudrais prendre la parole en tant que contrebandier entre deux mondes, celui «des hommes» et celui «des femmes» (ces deux mondes qui pourraient très bien ne pas exister mais que certains s’efforcent de maintenir séparés par une sorte de mur de Berlin du genre) pour vous donner des nouvelles depuis la position d’«objet trouvé» ou plutôt de «sujet perdu» pendant la traversée.

Je ne parle pas ici comme un homme qui appartiendrait à la classe dominante, de ceux à qui l’on assigne le genre masculin à la naissance, et qui ont été éduqués comme membres de la classe gouvernante, de ceux à qui l’on concède le droit ou plutôt de qui l’on exige (et c’est une clef d’analyse intéressante) qu’ils exercent la souveraineté masculine.…  Seguir leyendo »

On reading that 100 French women, including actor Catherine Deneuve, had penned a letter that claimed social media campaigns such as #MeToo were “witch-hunts” against men and threatened sexual freedom, the internalized misogyny was almost too much to bear. It was predictable that some women would dutifully side with men rather than the women who are exposing sexual harassment and abuse in almost every profession and industry imaginable.

Much of the outrage directed against Deneuve, et al. has mostly explained the anti-#MeToo sentiments of the signatories as belonging to another generation of women who were socialized to accept misogyny in a way younger women today reject.…  Seguir leyendo »

Le viol est un crime, certes. Mais la drague insistante peut incarner une forme de harcèlement sexuel, si répétée, ou mener à un éventuel viol. La malencontreuse tribune « Des femmes libèrent une autre parole » (Le Monde du 10 janvier) banalise les violences sexuelles.

Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment. Chaque vague de dénonciation a engendré une réponse systématiquement négative. La féministe américaine Susan Faludi avait appelé ce phénomène backlash (« retour de flamme »). Voilà pourquoi un tel texte est problématique. Il y a plusieurs confusions théoriques et pratiques qui méritent d’être clarifiées.

« Alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes », disent-elles.…  Seguir leyendo »

Les femmes qui prennent la parole ne sont pas des « petites choses », et encore moins « des proies » qui auraient décidé de lancer une campagne contre les hommes en propageant la haine au nom d’un puritanisme d’un autre âge ! Ignorer à ce point le sens de l’émancipation au nom de la liberté d’importuner et d’être importuné, c’est être aveugle au monde réel. Vous qui prétendez libérer une autre parole semblez ignorer ce qui se passe aujourd’hui.

Cette révolution de la parole, à la fois individuelle et collective, non violente, révèle pour la première fois massivement ce qu’émancipation veut dire.…  Seguir leyendo »

La semaine dernière cent femmes ont exigé dans une tribune publiée dans le Monde qu’on protège leur liberté d’être sexuellement importunées. Outrées par le mouvement #BalanceTonPorc - qui constituerait à leurs yeux une véritable menace à cette liberté -, elles se sont donné la peine d’en dénoncer le danger. Or, loin d’être politique ou critique, ce texte semble l’expression d’un fantasme sexuel construit à l’époque où Catherine Deneuve, la signataire emblématique de cette tribune, tournait Belle de Jour (1967). En effet, la scène sexuelle qui hante ce pamphlet est née à l’époque où les femmes investirent en masse les universités et le monde du travail tandis que dans leur vie sexuelle et familiale, elles continuaient à être dominées par les hommes.…  Seguir leyendo »

Non madame Millet, toutes les femmes n’attendent pas comme vous dans le métro la main d’un inconnu sur leurs cuisses.

Non madame Millet, toutes les femmes n’ont pas les moyens d’oublier en quelques secondes des gestes qui sont des intrusions qui les surprennent dans leur vie de tous les jours. Le transport public n’est pas le lieu le plus haut de la sexualité et de la sensualité. Peut-être l’est-il pour vous, qui défendez les frotteurs du métro mais pas pour la plus grande majorité des femmes qui prennent les transports publics par nécessité.

Non, toutes les femmes n’ont pas les moyens de cette résilience dont vous parlez après une agression sexuelle ou un viol.…  Seguir leyendo »

A peu près tout a été dit sur la tribune parue la semaine dernière dans le Monde qui plaidait pour la libération d’une «autre parole» des femmes, au point qu’il est sans doute inutile de revenir sur le fond. Il y a en revanche un aspect du texte qui n’a pas été relevé et qui mérite qu’on s’y arrête. Au milieu du galimatias qui caractérise habituellement ce genre d’intervention – mélange de protection de l’exception culturelle française en matière de harcèlement (contre le «puritanisme» américain érigé en épouvantail), de défense des agresseurs devenus victimes de procès en «sorcellerie», le tout pimenté du vocabulaire psy de circonstance sur la pulsion sexuelle «par nature offensive et sauvage» – se trouve un éloge constant de la liberté individuelle.…  Seguir leyendo »

Tras los Globos de Oro, leo un manifiesto de artistas e intelectuales francesas contra lo que llaman el "puritanismo sexual" a raíz del 'caso Weinstein'. Es obvio que ser  mujer no te hace feminista, cuando somos educadas bajo el patriarcado, pero el manifiesto contiene frases que merecen reflexión.

"Puritanismo sexual". Es la respuesta automática ante la denuncia. Es la falacia de hacer creer que la libertad va asociada a la sexualidad. La libertad no está en nuestros cuerpos, sino en nuestra mente y deseos. No  está en los deseos del patriarcado. Hay que ignorar la historia para vendernos de puritanas cuando fue el feminismo radical el que puso sobre la mesa el debate sobre nuestro placer o el clítoris, cuando miles de mujeres confesaban que no habían sentido un orgasmo en su vida.…  Seguir leyendo »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».


Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

A la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !…  Seguir leyendo »