Albert Ogien

Nota: Este archivo abarca los artículos publicados por el autor desde el 1 de mayo de 2009. Para fechas anteriores realice una búsqueda entrecomillando su nombre.

Le monstre du populisme fait à nouveau surface dans les eaux déjà troubles de l’Union européenne : l’Italie devrait sous peu se doter d’un gouvernement «antisystème». Et Rome n’est pas Athènes. La différence entre le contrat qui lie le Mouvement Cinq Etoiles et le parti d’extrême droite La Ligue et la coalition nouée entre Syriza et les Grecs indépendants (parti d’extrême droite lui aussi) tient à deux choses. La première est que l’Italie est un pays fondateur de l’Union et sa troisième puissance économique alors que la Grèce a adhéré à l’Union pour des raisons politiques et que son économie y pèse un poids marginal.…  Seguir leyendo »

Les démocraties représentatives commencent à faire l’expérience concrète de l’inversion qui, depuis un quart de siècle, transforme leur nature: ce ne sont plus les partis qui forment l’opinion publique et structurent son expression dans les termes qu’ils fixent, mais les citoyens qui se donnent un type d’organisation leur permettant de satisfaire leurs aspirations politiques en constituant des «mouvements» dont ils entendent contrôler tous les rouages. Cette inversion a d’abord affecté les partis traditionnels, qui ont dû se résoudre à introduire des primaires pour donner voix aux adhérents; puis à glaner un peu de légitimité en faisant appel à des personnalités de la société civile pour les représenter; avant d’abaisser ou supprimer le coût de l’adhésion; ensuite en affichant la transparence des comptes et de mœurs de leurs dirigeants; et enfin en promettant de construire leurs programmes en reprenant les propositions de leurs militants.…  Seguir leyendo »

Le vote majoritaire de l’électorat britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne (UE) a plongé le monde dans la perplexité. Pour quelques analystes, l’échec de Cameron est bien plus grave que la perte d’un pari stupide : le Brexit serait un pas de plus – un pas énorme au regard de la puissance du pays qui rompt avec la logique imposée par le monde de la finance – en direction d’une sombre époque où l’humanité serait à nouveau saisie par les passions destructrices du nationalisme. Le vote des Britanniques est, pour eux, la preuve que les citoyens sont devenus insensibles aux arguments du «cercle de la raison» que forment les gouvernants et leurs conseillers.…  Seguir leyendo »

Quand on lit et entend les commentaires qui accompagnent la victoire de Syriza, on reste stupéfait. Pour les uns, le succès de Tsípras n’a aucun sens puisqu’il signe l’absence de démocratie en Grèce dans la mesure où la politique qu’il va conduire est de toute façon dictée et contrôlée par les créanciers ; pour d’autres, il consacre le fait qu’un parti radical confronté à l’exercice du pouvoir a une nouvelle fois trahi ses promesses et s’est transformé en parti social-démocrate ; pour d’autres encore, ce vote consacre le triomphe d’un «populisme hostile aux réformes» ; ou le fait que le peuple s’est grugé lui-même en confirmant au pouvoir ceux qui vont le déposséder de sa souveraineté.…  Seguir leyendo »

Le 9 février, les citoyens suisses ont été appelés, comme ils le sont régulièrement, à se prononcer par votation sur trois questions. Le résultat de leur vote à fait le tour de la planète : les Suisses se sont prononcés par 50,3% pour le retour à un contrôle de l’immigration par un système de quotas. Rien de bien neuf par rapport à ce qui a cours aux Etats-Unis, au Canada, au Japon ou en France. Ce qui a déchaîné la réprobation, c’est que ce contrôle devrait s’appliquer non seulement aux ressortissants des pays pauvres, mais aussi aux citoyens européens (ce qui suscite la crainte des 300 000 Allemands installés en Suisse comme celle des dizaines de milliers de frontaliers français ou italiens).…  Seguir leyendo »

Que s’est-il passé le 26 février 2013 en Italie ? 8,5 millions d’électeurs ont choisi, librement et de façon informée, d’envoyer 162 citoyens ordinaires les représenter au Parlement et au Sénat. Et qu’a-t-il été dit de ce résultat ? Que l’Italie était devenue ingouvernable, qu’elle était passée aux mains d’un clown, que le populisme venait de connaître un succès qui en appelait beaucoup d’autres, que le délitement des systèmes politiques institués avait commencé, que le projet européen était en danger et la démocratie en péril.

Les familiers du monde clos des professionnels et des experts de la politique se sont vite accordés pour affirmer que le vote des Italiens portait en germe les prémices d’un effondrement, annonçait un inéluctable désastre.…  Seguir leyendo »