Anne Chemin

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Les travaux d’historiens et de sociologues apportent un regard neuf sur le mouvement qui a secoué la France en mai-juin 1968, et remet en cause nombre de lieux communs élaborés au fil des célébrations. Démonstration en six points.

Idée reçue n° 1 : il existe une « génération 68 »

Les jeunes révoltés de Mai 68 se seraient-ils tous convertis au néolibéralisme ? Ce lieu commun ne résiste pas aux recherches récentes. « Un certain nombre de porte-parole autoproclamés ont construit cette idée de “génération 68” sur la base de leur devenir propre », estime la sociologue Julie Pagis. L’historienne Michelle Zancarini-Fournel relève des « absences criantes » dans ce récit : « celle de la banlieue, de Nanterre et de ses libertaires pourtant à l’origine conjoncturelle du mouvement ; absence aussi des catholiques, des immigrés, des paysans et des OS [ouvriers spécialisés] ».…  Seguir leyendo »

« Jouissez sans entraves », « Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour »… Les graffitis inscrits sur les murs de Paris en Mai 1968 ont construit une légende : ce joli mois marquerait l’an I de la révolution sexuelle. Un mythe que déconstruit patiemment Michelle Zancarini-Fournel. « Il faut distinguer les représentations qui se sont imposées au cours des décennies qui ont suivi 1968 et les pratiques réelles de l’époque », prévient l’historienne, qui a dirigé, avec Philippe Artières, 68. Une histoire collective (1962-1981) (La Découverte, 2008).…  Seguir leyendo »