Annie Daubenton

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Attaqué sur son front sud et est, l’Etat ukrainien comprend parfaitement que la meilleure défense est la réforme, aussi disproportionnée que cela puisse paraître. Mieux que les lance-missiles ou les «orgues de Staline», bâtir un Etat démocratique est la seule réponse au niveau des attaques d’un Etat voisin, davantage soucieux de voir s’élargir à l’Ouest une «zone d’influence démocratique» que de gérer des territoires précipitamment occupés ou annexés.

Cela étant dit, la tâche est rude. La mener en temps de paix est un pari, y parvenir avec une économie grevée par la guerre est une gageure.

Aux impératifs que le pouvoir s’était lui-même assigné, depuis le déclenchement du mouvement de Maidan il y a plus d’un an, sont venus s’ajouter ceux implicitement glissés par les récents accords de Minsk et qui font l’objet d’une lecture divergente selon qu’ils sont interprétés à Moscou ou à Kiev : mener tambour battant une loi sur la décentralisation permettant d’échapper à une fédéralisation qui légitimerait le dépeçage du territoire, reprendre le financement public des «enclaves» sans que de nouvelles élections n’y soient strictement garanties, un terme vague sert à demander le retrait des «troupes étrangères» permettant de ne nommer personne.…  Seguir leyendo »

Une «intervention», qu’elle soit économique, militaire ou politique est une affaire qui se prépare à l’avance, surtout si l’on souhaite lui conserver un certain caractère de spontanéité. Ce n’est pas aux responsables du Kremlin qu’il faut apprendre ce b.a.-ba de la stratégie. La Crimée, aspirant si soudainement à plus d’autonomie, est un territoire où le pouvoir russe a ses habitudes et que le régime Ianoukovitch a encore contribué à renforcer. Les accords sur la flotte de la mer Noire permettant aux bâtiments russes de rester sur le territoire jusqu’en 2042 étaient assortis d’autres facilités. Dont la possibilité pour les services de sécurité des deux pays d’y travailler légalement.…  Seguir leyendo »

Unanimement saluée pour ses progrès en matière de démocratisation (liberté d’expression, scrutins réguliers, émergence d’une société civile), l’Ukraine est en train de vivre, avec l’arrivée au pouvoir du nouvel élu, Viktor Ianoukovitch, l’évolution inverse. Le résultat de l’élection du 7 février dernier a été précipitamment salué par Bruxelles et Washington, et le nouveau chef d’Etat a reçu les félicitations du monde entier.

Très vite pourtant, ce dernier commet de nombreuses entorses constitutionnelles et devance les exigences du Kremlin qui surenchérit chaque jour. L’accord signé avec Moscou pour que les navires de la Flotte de la mer Noire puissent mouiller en port de Sébastopol jusqu’en 2042, et non quitter en 2017 comme le notifiait l’accord précédent, met à Kiev le feu aux poudres.…  Seguir leyendo »