Asiem El Difraoui

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L’histoire n’existe pas pour Al-Qaeda, Boko Haram, les milices Al-Shabab, ni pour les douzaines d’autres groupuscules jihadistes. Aucune historicité n’est admise, comprendre l’histoire comme un processus de nouvelles interprétations et analyser le passé pour mieux saisir les développements et phénomènes du présent est prohibé. Les jihadistes n’admettent qu’un seul temps : le «temps originel» pour utiliser le mot de l’historien des religions et philosophe Mircea Eliade, in illo tempore. Ce temps primordial est le temps du vivant du prophète Mohammed et, à un degré moindre, le temps de la communauté musulmane sous les quatre premiers califes (al-Khulafa’ al-rashîdûn, les «califes bien guidés») et les Pieux Ancêtres, les al-salaf al-salah, un terme qui a donné son nom au salafisme.…  Seguir leyendo »

«Ne trouvez-vous pas que les vidéos de propagande de l’Etat islamique sont d’une qualité nouvelle, un véritable travail de professionnels ?». Cette question m’est posée depuis plusieurs mois par des journalistes ou des politiques. Après les assassinats filmés des reporters américains James Foley et Steven Sotloff, la question de savoir si le jihadisme n’a pas atteint de nouveaux sommets de barbarie est venue s’y greffer. Malheureusement, en ce qui concerne la barbarie, et contrairement à ce que maintiennent certains «jihadologues» autoproclamés, la réponse est non. A-t-on déjà oublié l’égorgement, dans la même tunique orange, de Nicholas Berg en 2004 et les dizaines d’autres meurtres perpétrés en Irak dans la même période, ou encore l’assassinat du journaliste de Wall Street, Daniel Pearl, en 2003, alors même qu’il existe aujourd’hui un prix Daniel-Pearl pour les apprentis journalistes en France.…  Seguir leyendo »

«Des centaines de places Tahrir existent en Egypte.» Cette phrase, je l’ai entendue en boucle durant mon périple dans le pays pour l’écriture de mes Carnets égyptiens (1) ; en fait à chaque fois que j’évoquais les dix-huit jours de manifestations sur la célèbre place du Caire qui, début 2011, ont conduit à la chute du «Pharaon Moubarak».

Mes interlocuteurs ont à la fois raison et tort. Ahmed, le Nubien, a manifesté sur la place de la gare d’Assouan, tandis que Leila était sur la Corniche, à Alexandrie, comme des millions d’autres Egyptiens qui se sont soulevés dans des lieux très différents à travers tout le pays.…  Seguir leyendo »