Aurélie Daher

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A en croire les déclarations des responsables saoudiens, comme les analyses de la presse saoudienne et de celles du Golfe, la démission forcée de Saad Hariri visait à créer un choc salutaire. En sortant le principal leader de la communauté sunnite du gouvernement libanais, l’Arabie pousserait les sunnites, gonflés à bloc par un soutien saoudien réitéré avec éclats, à choisir la confrontation avec la communauté chiite, et plus spécifiquement le Hezbollah.

On se rappelle que le Hezbollah et le Courant du futur (parti de Hariri) étaient arrivés, il y a un an, à un accord établissant lignes de partage du pouvoir et seuils d’influence au Liban.…  Seguir leyendo »

Lundi et mardi 30 et 31 octobre. Saad Hariri, Premier ministre sunnite du Liban, allié de l’Occident et de l’Arabie Saoudite, est en visite à Riyad. Mercredi, de retour à Beyrouth, il annonce le maintien du soutien saoudien au gouvernement libanais. La formation de ce dernier fin 2016 avait mis fin à deux ans et demi d’une crise institutionnelle aiguë et d’un bras de fer entre sunnites et chiites qui avaient fait craindre une dégradation dangereuse de la sécurité dans le pays. Avec l’élection du président chrétien Michel Aoun, les tensions confessionnelles avaient significativement baissé et le gouvernement, mené par Hariri, avait enfin la possibilité de réaliser des avancées politiques et économiques.…  Seguir leyendo »

Des combattants du Hezbollah lors de la cérémonie funéraire du commandant Ali Fayyad, à Ansar, Sud-Liban, le 2 mars. PHOTO Mohammed Zaatari. AP

Il y a trois ans, en mai 2013, une première unité du Hezbollah libanais débarquait officiellement en territoire syrien. Aux côtés des forces de Bachar al-Assad, ses combattants participaient à la grande bataille d’AlQusayr, près de Homs (dans l’ouest du pays), permettant à l’armée régulière de reprendre la région en un temps record et mettant fin à une guerre d’usure de plusieurs mois dans laquelle les troupes de Bachar al-Assad s’étaient empêtrées sans résultat probant.

Au Liban, l’opinion s’était rapidement divisée. D’une part, la coalition du 14 Mars, pro-occidentale, pro-saoudienne et anti-Assad, avait fait connaître son mécontentement haut et fort. Par le choix d’intervenir directement dans le conflit voisin, le Hezbollah ne se contentait pas d’apporter son aide à un dictateur bourreau de son peuple, mais mettait en péril la sécurité même de son pays d’origine.…  Seguir leyendo »