Bayram Balci

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Certains choix politiques du gouvernement AKP (Parti de la justice et du développement) au pouvoir depuis 2002 à Ankara, et plus encore depuis 2010, préoccupent l’Alliance Atlantique (OTAN) et mettent en doute la fiabilité et la loyauté de la Turquie.

Certains cercles, notamment néoconservateurs américains, vont jusqu’à envisager l’exclusion du pays, comme l’a relayé le secrétaire d’Etat John Kerry lui-même. Or, malgré la pertinence des interrogations de ses alliés, la Turquie reste un membre précieux pour l’OTAN.

Longtemps docile, Ankara a commencé à se désolidariser de l’OTAN en 2010 en rejetant l’opposition au programme nucléaire iranien. Avec le Brésil, la Turquie a aussi osé proposer un plan de gestion de la crise, resté inacceptable aux yeux de l’OTAN, et elle a préféré s’abstenir lors du vote des sanctions contre l’Iran.…  Seguir leyendo »

Bien qu’éparpillés en Syrie, Iran et Turquie, c’est en Irak que l’idée d’un Etat kurde indépendant se pose avec la plus grande légitimité. Autonomes depuis les années 1970, les Kurdes d’Irak se sont approprié leur autonomie pour en faire une quasi-indépendance : administration, forces de l’ordre, et bientôt une armée nationale, celle encore officieuse des peshmergas. Ils disposent aussi d’un drapeau, de frontières définies et de représentations quasi diplomatiques dans plusieurs pays.

Fort de cette situation favorable, le président Massoud Barzani a donc annoncé la tenue d’un référendum sur l’indépendance. Inspirée des cas catalan, écossais et québécois, cette consultation vise plus à tester l’opinion qu’à rompre avec le gouvernement de Bagdad.…  Seguir leyendo »

Ce 1er janvier 2015 entre en vigueur l’Union économique eurasienne (UEE). Le projet d’intégration régionale de Vladimir Poutine a pour ambition de rassembler la plupart des pays de l’ex-URSS et au-delà autour d’intérêts économiques partagés.

Librement inspirée de l’exemple européen, l’UEE dissimule mal en réalité les intentions néo-impérialistes de la Russie, héritière humiliée et nostalgique de la grandeur soviétique ruinée. C’est parce qu’elle est fondée sur des sentiments revanchards et davantage animée par des considérations géopolitiques qu’économiques qu’elle est vouée à l’échec avant même d’éclore. Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur la manière dont ce projet est perçu dans les Républiques d’Asie centrale, censées être au cœur de cette construction eurasienne aux côtés de la Russie.…  Seguir leyendo »

Mécontent de la destitution d’un président ukrainien prorusse par un soulèvement pro-occidental, Vladimir Poutine réplique en annexant la Crimée.

Ce que Nikita Khrouchtchev avait donné à l’Ukraine en 1954, Vladimir Poutine le reprend en 2014. Vu de l’Ouest, ce geste brutal confirme le retour à une forme de guerre froide entre la Russie et l’Occident. L’objectif affiché, protéger la population russe de la péninsule et assurer la sécurité de la base navale de Sébastopol, affirme une force, mais cache mal une frustration : la prise de la Crimée entraîne la perte de l’Ukraine. Surtout, elle trouble les autres pays postsoviétiques du Caucase et de l’Asie centrale.…  Seguir leyendo »

Les contestations populaires qui ont déjà détrôné deux puissants et jusqu’alors incontournables leaders du monde arabe, Ben Ali et Moubarak, et qui menacent par effet de contagion d’autres chefs d’Etat autocratiques, ne cessent d’éveiller notre étonnement et notre admiration, de par leur caractère spontané, endogène et inattendu.

La rapidité avec laquelle les régimes tunisien et égyptien sont tombés et la façon pacifique dont les choses se sont passées sont d’autant plus surprenantes que les sociétés des deux pays étaient considérées comme les plus politiquement immatures. Chamboulant nos représentations caricaturales de sociétés arabes à jamais prisonnières de l’islamisme, du nationalisme et de bien d’autres fléaux, cette vague révolutionnaire est comparable à bien des égards à d’autres moments forts de l’histoire de l’humanité tels que le printemps des peuples européens en 1848 ou, plus près de nous, les révolutions populaires de 1989 qui ont changé le destin des démocraties populaires de «l’autre Europe».…  Seguir leyendo »

Ceux qui connaissaient l’existence du Kirghizistan, ce petit pays d’Asie centrale ex-soviétique, avaient l’image bucolique d’une sorte de Suisse, en plus haut (entre 4 000 et 7 000 mètres). Ou d’un pays en marche vers la démocratie, le seul bon élève de la région, accueillant aux organisations non gouvernementales (ONG) et aux aides généreuses de l’Occident, même si les régimes d’Askar Akaev (1990-2005) et Kourmanbek Bakiev (2005-7 avril 2010) avaient peu à peu fissuré l’image, laissant voir népotisme, corruption, autoritarisme.

Aujourd’hui, elle est souillée par un bain de sang. La chute de Bakiev, le 7 avril, dans la capitale, Bichkek, dans le nord, la paralysie du gouvernement provisoire qui a suivi, ont ouvert la voie, dans le sud, à une épuration ethnique bien éloignée des désordres «collatéraux» de la révolte du 7 avril, plongeant le sud du pays dans l’anarchie et le chaos.…  Seguir leyendo »