Catherine Vincent

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Les travaux d’historiens et de sociologues apportent un regard neuf sur le mouvement qui a secoué la France en mai-juin 1968, et remet en cause nombre de lieux communs élaborés au fil des célébrations. Démonstration en six points.

Idée reçue n° 1 : il existe une « génération 68 »

Les jeunes révoltés de Mai 68 se seraient-ils tous convertis au néolibéralisme ? Ce lieu commun ne résiste pas aux recherches récentes. « Un certain nombre de porte-parole autoproclamés ont construit cette idée de “génération 68” sur la base de leur devenir propre », estime la sociologue Julie Pagis. L’historienne Michelle Zancarini-Fournel relève des « absences criantes » dans ce récit : « celle de la banlieue, de Nanterre et de ses libertaires pourtant à l’origine conjoncturelle du mouvement ; absence aussi des catholiques, des immigrés, des paysans et des OS [ouvriers spécialisés] ».…  Seguir leyendo »

Mai 1968. Dans sa belle bâtisse du Gers, Mme Vieuzac est victime d’une crise cardiaque. La famille accourt pour un ultime hommage, mais celui-ci va prendre une tournure inattendue… Car le vent révolutionnaire qui souffle sur la capitale propage ses effluves jusqu’à cette campagne cossue, si joliment filmée par Louis Malle dans Milou en mai (1990). Campagne dans laquelle n’apparaît pas le moindre contestataire, laissant croire, comme souvent, que les événements de mai-juin restèrent essentiellement parisiens.

Villes universitaires

Rien de plus faux ! Dans certains cas, la province précéda même la capitale. Toulouse est ainsi la première ville universitaire à avoir réagi au mouvement lancé le 22 mars à la faculté de Nanterre.…  Seguir leyendo »