Cécile Daumas

Nota: Este archivo abarca los artículos publicados por el autor desde el 1 de enero de 2009. Para fechas anteriores realice una búsqueda entrecomillando su nombre.

Boulevard Saint-Michel en Mai 68. Photo Keystone France

Ils n’étaient pas sur les barricades du Quartier latin, ni même étudiants à Nanterre, ils ne s’appelaient pas Geismar ou Cohn-Bendit mais leur existence a tout autant basculé avec 68. Militants ordinaires des années folles du gauchisme, du féminisme, du syndicalisme, ils ont consacré leur vie à la transformation sinon du monde, du moins de la société. Pour la première fois, un travail de sociologie politique d’envergure donne une photographie précise des soixante-huitards et de leurs parcours. Qui étaient-ils ? Que sont-ils devenus ? Quelles ont été les conséquences de leur engagement sur leurs vies professionnelles et privées ?

Fruit de cinq années d’enquêtes menées par une trentaine de politistes et de sociologues, Changer le monde, changer sa vie, que publient ce 22 mars les éditions Actes Sud, dresse le portrait inédit de la France militante des années 70, loin de Paris, à travers cinq villes : Lille, Marseille, Lyon, Rennes, Nantes.…  Seguir leyendo »

Comme une société secrète connue d’un petit cercle d’initiés, les adorateurs de Simone Weil se dénomment les «weiliens». «Ah vous êtes weilien !» dit-on en chuchotant dans cette famille disparate qui unit idéalistes révolutionnaires, serviteurs de Dieu ou philosophes épris d’éthique. Quelques anciens vont même jusqu’à l’appeler «Simone», familiarité qui agace la nouvelle génération, signe d’un accaparement déplacé. Car Simone Weil, morte d’épuisement à 34 ans à Londres en 1943, jeune philosophe, normalienne, passée par le travail en usine, la guerre d’Espagne et l’interrogation mystique, est devenue au lendemain de sa mort un mythe, objet de cultes et de diverses récupérations.…  Seguir leyendo »

Le tueur de Nice avait un visage, fallait-il le montrer ? A 31 ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait une vie derrière lui, fallait-il la raconter ? Dans le dispositif d’héroïsation médiatique de l’Etat islamique, évoquer l’auteur d’un attentat serait faire son jeu, estiment certains. Mais garder pour soi une image n’aurait-il pas l’effet inverse ? Une héroïsation sous le manteau n’est-elle pas plus attirante encore ?

Spécialiste du jihadisme, le journaliste David Thomson (*) juge que les terroristes n’ont plus besoin des diffuseurs classiques, ils ont leurs propres moyens via Internet. Publier nom et photo ne changerait rien à l’horreur des attaques.…  Seguir leyendo »