Gérard Chaliand

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Le djihadisme, forme extrême de l’islamisme, est loin d’avoir épuisé sa capacité de mobilisation. Après avoir eu pour creuset l’Afghanistan, soutenu par la logistique pakistanaise et les finances de l’Arabie saoudite et du Golfe, ce courant s’est particulièrement imposé en Syrie et en Irak.

En 2014, l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) proclamait un « califat » après la prise-éclair de Mossoul. Ces événements, ponctués par une politique de terreur, destinés à semer la panique, ne pouvaient qu’attirer des volontaires croyant que la victoire était au bout du fusil.

Un front de plus de 1 000 km

Une année plus tard, la situation de Daech en Irak est loin d’être triomphale.…  Seguir leyendo »

La barbarie n’est pas à venir, elle est déjà là, incarnée par le Daech, l’Etat islamique, qui détruit tout ce qui n’est pas lui-même. Laisserons-nous les Kurdes résister seuls ? La menace n’est pas que régionale, elle nous concerne aussi, du Parlement canadien à la Kabylie, comme chacun sait. Nous rentrons d’un séjour au Kurdistan syrien où les Kurdes ont mis en place des structures politiques démocratiques auxquelles participent les Arabes et les chrétiens. L’égalité homme/femme y a été instituée, comme la laïcité et les droits de l’homme. Un exemple pour tout le Moyen-Orient. Leurs combattants et leurs combattantes sont extraordinairement motivés par cet idéal, ainsi que la défense de Kobané le symbolise après quatre-vingts jours de siège.…  Seguir leyendo »

En menaçant les Occidentaux, et plus particulièrement les Français, l'Etat islamique (EI) a choisi de jouer l'intimidation par la terreur, ce qu'il a déjà fait sur le terrain. Cet effet d'annonce est essentiellement psychologique et quelques coups portés de façon spectaculaire peuvent inquiéter les foules, dans les esprits comme dans les volontés.

Nous n'avons pas à faire le jeu des islamistes. Nous disposons des moyens de riposter, et il ne saurait être question de répandre une atmosphère de panique devant des menaces dont l'adversaire sait qu'il lui est difficile de les mettre à exécution, sauf de manière exceptionnelle.

Le président américain, Barack Obama, a été, sur sa politique au Moyen-Orient, critiqué sur tout et son contraire, alors que, contrairement à son prédécesseur, il n'a commis aucune erreur grave.…  Seguir leyendo »

Les preuves de l'usage d'armes chimiques paraissent se multiplier mais, pour l'instant, la tenue d'une conférence sous l'égide des Etats-Unis et de la Russie concernant la Syrie est considérée comme prioritaire.

Pour que celle-ci débouche sur un compromis, il faudrait que les buts poursuivis par les Etats-Unis et la Russie soient convergents, ce qui n'est pas le cas. Entre-temps, le conflit régional s'élargit car la Syrie n'est pas seulement en guerre civile. Elle est aussi le centre d'un affrontement généralisé entre sunnites et chiites.

L'Iran, avant même les élections de mi-juin, durcit sa position et entend poursuivre un bras de fer en Syrie afin que son propre régime ne soit pas mis en danger.…  Seguir leyendo »

Officieusement le sort de la Syrie de Bachar Al-Assad est scellé. Sous l'impulsion de la Ligue arabe, où l'Arabie saoudite joue un rôle central, avec la participation décisive de la Turquie, l'accord actif des Européens, France en tête, et des Etats-Unis, le pouvoir syrien serait renversé au cours de l'année à venir.

Idéalement, l'aval des Nations unies, avec l'accord possible de la Russie, voire de la Chine, légitimerait cette opération. A cet effet, il s'agit de mettre en place, en territoire syrien, ce qu'on désigne du terme de "couloir humanitaire" grâce à la pression turque, à partir duquel s'organiseraient les conditions d'une confrontation armée destinée à provoquer la chute du régime alaouite.…  Seguir leyendo »

Qui aurait imaginé, il y a seulement une demi-douzaine d'années, que le Brésil et la Turquie pourraient proposer une médiation concernant le dossier nucléaire iranien ? Quelle que soit l'issue de cette initiative controversée, elle indique la montée de nouvelles puissances régionales, désireuses de modifier un statu quo dans lequel elles ne jouaient guère de rôle auparavant.

Nous sommes très loin de la perception de l'équilibre qui paraissait régner vers 2003, à l'époque où Washington se sentait omnipotent. Le refoulement de l'ancienne Union soviétique aux frontières de la Russie, avec l'extension de l'OTAN, et les révolutions de couleurs, étaient menés grâce au pouvoir feutré (soft power).…  Seguir leyendo »

Un an après son élection, Barack Obama, qui avait désigné l'Afghanistan comme un axe majeur de sa politique étrangère, est confronté au choix d'une stratégie tenant compte de la situation sur le terrain et de son opinion publique.

Ce dilemme résulte d'une constante dégradation de la situation en Afghanistan, de la montée en puissance des oppositions armées et de la lassitude d'une opinion publique dans un pays en crise face à un conflit sans fin prévisible et dont les buts de guerre sont mal perçus. Le fait qu'Hamid Karzaï cherche à négocier avec les talibans indique qu'il n'est pas question de parvenir à les éradiquer.…  Seguir leyendo »