Hamit Bozarslan

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Mehmet Fatih Tras, jeune assistant chercheur de 34 ans à la faculté des sciences économiques et administratives de l’université Cukurova d’Adana, a décidé, le 25 février, de mettre fin à ses jours en se jetant du 7e étage d’un immeuble de Mersin.

Ce geste s’entoure de circonstances qui jettent une lumière glaçante sur ce qui se déroule aujourd’hui en Turquie. Les faits entourant son suicide peuvent être établis sur la base de sources convergentes. Mehmet Fatih Tras avait soutenu sa thèse d’économétrie le 23 juin 2016. Depuis septembre 2010, dans le cadre de la préparation de son doctorat, il bénéficiait d’un poste temporaire.…  Seguir leyendo »

La stratégie de terreur et de peur que Recep Tayyip Erdogan poursuit avec ténacité depuis les élections législatives du 7 juin, qui l’ont privé de sa majorité absolue à l’Assemblée, a transformé la Turquie en une maison endeuillée.

La défaite estivale que le président subissait alors l’empêchait de présidentialiser le système politique comme il le souhaitait et balayait ses ambitions de faire de son pays une puissance mondiale, turque et sunnite, avant le centenaire de la République en 2023. Deux autres échéances, situées au-delà de son temps générationnel – le 600anniversaire de la conquête d’Istanbul (2053) et le millénaire de l’arrivée des Turcs en Asie mineure (2071)–, devaient succéder à cette date pour ancrer l’« erdoganisme » dans l’éternité.…  Seguir leyendo »

Il y a un an, l’Etat islamique (EI) annonçait l’instauration du califat et exigeait des musulmans du monde entier de prêter allégeance à son leader Abu Bakr Al-Baghdadi, intronisé « Calife Ibrahim ». Ce geste symbolique fort montrait qu’il se projetait dans l’avenir comme une entité irréversible.

Le succès de l’EI est dû, en partie, à l’aveuglement de la communauté internationale qui accueillit la chute de Raqqa en Syrie (juin 2013) et de Falloudja en Irak (janvier 2014) comme de simples faits divers, avant de prendre conscience de la gravité de la situation avec celle de Mossoul cinq mois plus tard.…  Seguir leyendo »

Les contestations qui secouent Istanbul et plusieurs autres villes de Turquie traduisent la colère de trois acteurs radicalement différents. Le premier, de loin le plus important, regroupe les intellectuels et une jeunesse de sensibilité de gauche ou écologiste qui rejettent la volonté de l’AKP, le parti au pouvoir, d’imposer sa domination sur le corps, le temps et l’espace. Fort du soutien d’une grande partie de la bourgeoisie provinciale depuis sa conversion à un néolibéralisme à outrance, ainsi que des couches défavorisées clintélisées par ses politiques de charité, le gouvernement d’Erdogan transforme en effet la société, autant par de nouvelles diapositives juridiques que par un contrôle social accru.…  Seguir leyendo »