Hosham Dawod

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Quatre semaines après avoir commencé, l’intervention militaire russe en Syrie a non seulement bouleversé la donne, mais internationalisé de manière inexorable la crise syrienne, et déplacé le centre de décision à Moscou, loin devant Washington. Les rôles des protagonistes régionaux ont été redistribués, et la destruction de Daech remplace le départ d’Assad en tant que préalable à la résolution du conflit.

En Syrie, l’Iran demeure important sans être désormais déterminant. L’intervention russe, qui se met certes en place en étroite coordination avec Téhéran, a lieu après que l’Iran ait échoué à changer les rapports de force sur le terrain. Les pertes du Hezbollah en Syrie sont de plus en plus importantes, sans parler de celles de l’Iran (y compris des hauts gradés).…  Seguir leyendo »

Dix mois après la chute de Mossoul, la dynamique militaire de Daech en Irak est non seulement contenue, mais amoindrie. Seulement, si Daech montre des signes de faiblesse en Irak et dans une moindre mesure en Syrie, plusieurs mouvements djihadistes ont porté allégeance à l’organisation, en Libye, au nord du Nigeria (Boko Haram), en Egypte, en Afghanistan et au Pakistan. Des cellules se réclamant de Daech existent en Arabie saoudite, au Yémen, en Turquie. En vérité, il ne s’agit pas d’une Internationale daechi, mais plutôt d’une identification aux modes d’action de l’organisation en Irak et en Syrie.

La « décrue » du djihadisme en Irak ne signifie pas encore sa déroute.…  Seguir leyendo »

Ce qui était hypothétique est devenu possible : pour que l’Irak se ressaisisse, il faut écarter Nouri Al-Maliki. Ce n’est sans doute pas le processus politique ni le jeu électoral qui viendront seuls à bout du premier ministre au pouvoir à Bagdad depuis huit ans, mais l’attaque foudroyante des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (Daesh, devenu depuis peu l’Etat islamique avec à sa tête un « calife », Abou Bakr Al-Baghdadi) et des autres groupes de sunnites, d’ex-baasistes, ou de certaines tribus, alliés naturels ou de circonstance.

L’effondrement d’une bonne partie des régions peuplées par des Arabes sunnites a créé un fait sans précédent depuis dix ans, l’effacement de l’armée et de l’Etat irakiens, y compris dans les zones disputées entre Arabes et Kurdes.…  Seguir leyendo »

La situation explosive de l’Irak évolue très vite et s’aggrave. La ligne de front demeure mobile, même côté des Kurdes, qui contrôlent de vastes territoires hier encore qualifiés des «zones disputées». Mais les Kurdes se trompent s’ils pensent pouvoir rester en dehors d’un conflit qui déborde petit à petit même le cadre irakien. Si l’essentiel des causes de la crise se trouvent à l’intérieur de l’Irak, les acteurs locaux se montrent de plus en plus incapables d’y faire face. Les Etats-Unis payent les hésitations d’Obama : en quittant prématurément l’Irak en 2011, en laissant la Syrie devenir une niche de djihadistes, en misant uniquement sur les islamistes « fréquentables » de l’après printemps arabes, cette politique contre-productive a favorisé soit une situation chaotique soit un retour vers des régimes autoritaires.…  Seguir leyendo »

La révolte syrienne a déjà plus de cent jours derrière elle, des centaines de morts, des milliers d’arrestations, des dizaines de milliers de réfugiés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pourtant, le régime a tout essayé pour venir à bout des protestations. Il a même tenté au début de suivre le modèle algérien par la recherche d’un équilibre entre promesses de réformes et coercition, mais la réaction démesurée des forces de sécurité contre les civils a poussé une bonne partie du pays dans les rangs des protestataires irréductibles. Le régime a renoué avec ses propres pratiques en vigueur depuis quarante ans.…  Seguir leyendo »

Pendant que les révoltes sapent les bases des régimes autoritaires arabes, la situation sécuritaire de l’Irak se détériore. Des centaines de morts parmi les forces de sécurité et les civils et un nombre élevé parmi les soldats américains tel que ne l’avions pas constaté depuis 2008. Les dissensions politiques interirakiennes, avec leurs ramifications dans la région, y sont pour beaucoup. Presqu’un an et demi après les élections législatives, et après de longs mois de tractations, le gouvernement reste incomplet. Des ministères importants lui font toujours défaut, la défense, l’intérieur et la sécurité nationale.

On observe aussi une montée de la contestation sociale et civile, menée par des jeunes dans les grandes villes.…  Seguir leyendo »

Dans quelle mesure le bouleversement que connaît une grande partie du monde est-il transposable en Irak ? Ce n’est pas une hypothèse de travail, mais une question d’actualité, malgré la très forte spécificité irakienne.

Il semble que les décideurs politiques, eux-mêmes fussent-ils arabes ou kurdes soient gagnés par une crainte réelle que la contestation populaire en cours se transforme, en Irak aussi, en un véritable rejet politique pointant d’un doigt accusateur l’échec cuisant des gouvernements successifs depuis 2003 : absence de sécurité, manque de services de première nécessité, chômage massif, corruption endémique…

Il est à cet égard très symptomatique d’entendre depuis quelques jours le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, dire qu’il s’attend lui aussi à des manifestations s’apparentant à celles qui secouent d’autres parties du monde arabe.…  Seguir leyendo »