Jean Matouk

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Depuis plusieurs années, par la baisse de son taux directeur, aujourd’hui négatif, et plus encore par le rachat de dettes publiques et privées, la Banque centrale européenne (BCE) a très largement actionné le levier monétaire pour tenter de relancer l’économie européenne.

Elle a évité la déflation, mais nous sommes aujourd’hui enfermés, comme le Japon, dans une « trappe à liquidités ». Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont affirmé la nécessité, le « devoir » même, d’augmenter les dépenses publiques pour les pays qui le peuvent. Mais l’injonction se heurte à la nécessité contraire de rééquilibrer les budgets, et à une sourde résistance allemande.…  Seguir leyendo »

Tous les économistes sérieux pensent, avec le Fonds monétaire international (FMI), que s’il a été judicieux d’éviter une sortie, même temporaire, de la Grèce de la zone euro – qui aurait pu entraîner des répliques dans tout le système, et finalement un éclatement de la zone – l’endettement grec reste insoutenable. Mais les gouvernements des pays du nord, notamment l’Allemagne, s’opposent à toute amputation de la dette grecque, estimant à juste titre que ce serait la porte ouverte à des demandes similaires d’une cohorte d’autres pays trop endettés.

Il est vrai que le ratio dette/PIB – au sens du traité de Maastricht – de la Belgique (104,5 % fin 2013), de Chypre (102 %), de l’Espagne (92 %), de la France (92 %), de l’Irlande (123 %), de l’Italie (128 %), du Portugal (128 %) ou de l’Espagne (116 %) sont eux aussi très lourds.…  Seguir leyendo »

Attendons les Britanniques ! Et soyons prêts à céder à suffisamment d’exigences pour qu’ils ne décident pas de quitter l’Union européenne. Tel est l’opinion affirmée ou sous-jacente d’hommes politiques ou journalistes, en vue du référendum qu’a promis David Cameron aux Britanniques, s’il est réélu. Même si les travaillistes l’emportent, ils ne manqueront pas eux aussi, sans menace réelle de « brexit », mais en agitant le chiffon rouge du poids électoral de l’UKIP, de demander des modifications eurodestructrices.

Plusieurs arguments font flores pour se préparer à céder aux revendications britanniques. Si les Britanniques s’en vont, nous resterons seuls face aux Allemands qui domineront l’Europe Leur départ réduirait les ressources financières de l’Union européenne, alors même qu’elle est censée se préparer à accueillir Bosnie, Macédoine, Monténégro, Albanie, autant de pays aux agricultures dominantes et retardataires qui exigeront de lourds aides pendant des années.…  Seguir leyendo »

La simultanéité des politiques budgétaires restrictives dans plusieurs pays de l’Union européenne (UE) freine fortement la croissance économique de la zone. La concentration des exportations de chaque pays sur cette zone agit comme un « multiplicateur négatif ». C’est évidemment beaucoup moins le cas pour l’Allemagne, qui est parvenue à basculer une bonne partie de son excédent commercial vers des pays tiers d’Asie, même si sa piètre performance au deuxième trimestre montre qu’elle n’est pas complètement à l’abri.

Ce multiplicateur négatif rend – et va rendre de plus en plus – le retour de chaque pays de la zone euro dans les normes budgétaires plus difficile et plus lent.…  Seguir leyendo »

On peut imaginer de deux façons l’éclatement de la zone euro : sous une forme atténuée : certains pays en difficulté décident d’en sortir, pensant ainsi se donner des marges de compétitivité (prix à l’exportation) ; sous une forme plus grave, la France ou l’Allemagne décident de mettre fin à l’union monétaire. Ni l’une ni l’autre ne sont vraiment plausibles.

Imaginez la Grèce, l’Irlande ou le Portugal décidant de revenir vers leurs drachme, livre, escudo. Ces monnaies s’effondreraient immédiatement par rapport aux autres, et les maux qui en résulteraient seraient bien plus violents que leurs petits avantages à l’exportation.

Où sont d’ailleurs les capacités industrielles leur permettant, brutalement, de se remettre à exporter ?…  Seguir leyendo »