Leïla Sebbar

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Dans l’enfance coloniale en Algérie, je voyais les femmes en voile blanc, le haïk, léger, gracieux et leurs gestes pour le maintenir contre le vent ou la main d’un enfant qui tirait le coin de l’étoffe, et ça glissait. Je n’ai jamais pensé, les voyant, à des fantômes et que leur voile ressemblait à un linceul, comme le racontait la littérature coloniale. Je les regardais, étrangères, des femmes invisibles que je ne verrai pas, que je ne connaîtrais pas, je n’en avais pas le désir, mais des femmes musulmanes qui allaient d’un pas assuré au marché, au dispensaire, au cimetière ou jusqu’au marabout du saint, jusqu’aux maisons européennes du village colonial, petites bonnes.…  Seguir leyendo »