Luc Le Vaillant

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L'oeuvre de Bansky s'est auto-détruite après sa vente. Sotheby's

En préambule, démantibulons l’étymologie du pseudonyme de l’artiste de rue anglais qui vient d’autodétruire l’une de ses œuvres, tout juste achetée 1,2 million d’euros. Dans «Banksy», il y a «bank», alias «banque» en français, rappel que l’artiste anticapitaliste a des doigts d’or et a fait imprimer des billets à l’effigie de Lady Di au lieu d’Elisabeth II. Cette façon de battre monnaie renvoie à l’ambiguïté du dénonciateur du marché de l’art, détrousseur de spéculateurs mais aussi refondateur d’une économie divertissante de l’argent content.

Dans «Banksy», il y a aussi «ban» pour bannir et quasi «sky» comme ciel, celui où s’envole le ballon rouge en forme de cœur lâché par la petite fille ébouriffée.…  Seguir leyendo »

Le 6 mai 1968, rue Saint-Jacques à Paris. Photo AFP

Je suis le (tout) petit frère de Mai 68. Et je garde une admiration enflammée pour les barricadiers de l’amour libre et pour les incendiaires d’une consommation à laquelle ils céderont avec délices. Je ne suis pas encore, à diable ne plaise, le grand-père de la génération gnangnan, celle de 2018. Dans cette comparaison déraisonnable que déclenche la rime chiffrée des saisons, je vais essayer de m’éviter l’acrimonieux «C’était mieux avant», comme le bêta «Demain sera bien».

Mai 68 ? Mais, c’était il y a un siècle, voyons… Il paraît certain que la prometteuse et ambivalente 2018 n’aura rien à voir avec cette échauffourée d’enfants gâtés, furieuse et ardente, libératrice et libérale.…  Seguir leyendo »

Franchement, entre nous, ça aurait dû le faire 100 fois. J’aurais dû voter pour toi, Benoît. Mais je t’ai fait faux bond pour aller chez l’irascible Mélenchon qui, aujourd’hui, ne digère pas d’être passé si près et tarde à faire barrage à Le Pen. Je vais tenter de t’expliquer pourquoi, au lieu de parier sur ton futur désirable, j’ai cédé à l’appât d’un gain inespéré qui s’est révélé n’être que pure perte.

Il y a longtemps, en blouson de chinchilla et pantalon à carreaux, Françoise Hardy fredonnait «Etonnez-moi Benoît». Et il faut reconnaître, Benoît, que dès les primaires, tu commences par nous bluffer en marchant sur les mains et en faisant le grand soleil.…  Seguir leyendo »

Le débat est vorace qui claque les mâchoires de ses idées et grince les dents de ses arguments. Il se trouve que je réprouve l’hypothétique recours aux frappes «punitives» en Syrie, lui préférant des actions moins sanglantes et l’aléa de pourparlers entre les forces en présence, tyran et opposants, chiites et sunnites, sans vouloir au préalable raser la moustache d’Assad ni lui couper le reste, sachant que c’est toujours avec son ennemi que l’on négocie.

En cette rentrée des claques, me voilà ex abrupto réduit au rang de munichois, c’est-à-dire de lâche collabo fourrier du nazisme, d’isolationniste, ou si vous préférez, de lepéniste trouillard planqué derrière les frontières de sa nostalgie, et de couille molle antimilitariste, car sentez comme tout ce barouf mobilisateur renifle la testostérone de chambrée, avec virilité en bandes molletières et péroraisons kakis des petits télégraphistes des médias grimés en foudres de guerre.…  Seguir leyendo »