Marie Mendras

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Dimanche 18 mars [date du premier tour de la présidentielle], dix-huit ans après sa première élection à la tête de la Russie, Vladimir Poutine engagera un cinquième mandat, de six ans. Un cinquième, et pas un quatrième, comme une lecture institutionnaliste le laisse croire. En effet, la présidence Medvedev de 2008-2012 était bien le troisième mandat. Le jeune protégé avait été élu avec l’engagement de faire de Poutine un chef de gouvernement tout-puissant. « Votez Medvedev, vous garderez Poutine », scandaient alors les médias aux ordres.

Cette année encore, le président russe a préféré un vote sous contrôle à une élection honnête.…  Seguir leyendo »

Le 18 septembre, le Kremlin s’est de nouveau doté d’une assemblée législative aux ordres, grâce aux suffrages d’une minorité d’électeurs. Il est stupéfiant de lire les gros titres : « Victoire écrasante de Poutine aux législatives ! » Les pourcentages volent, on les attrape et on répète les bonnes nouvelles du Kremlin.

Comme si un scrutin en Russie se commentait à la légère, en reprenant les dépêches d’agences russes, ou en citant le président russe qui, en personne, annonce la victoire à peine une heure après la fermeture des derniers bureaux de vote, alors que seulement 7 % des bulletins ont été dépouillés.…  Seguir leyendo »

Boris Nemtsov est mort au combat, sans arme ni armure. De quatre balles dans le dos et dans la tête. Il marchait avec une amie ukrainienne sur le pont Bolchoï-Moskvoretski, face aux remparts du Kremlin. Il refusait de succomber à la peur de la forteresse. Et pourtant, il recevait des menaces de mort. Sa mère le priait de ne pas s’exposer plus ; elle savait que la manifestation du 1er mars, prévue depuis des semaines pour protester contre la guerre russe en Ukraine, présentait un immense danger pour son fils.

La Russie a vécu le 27 février un drame qui marquera profondément son histoire politique.…  Seguir leyendo »

Boris Nemtsov est mort au combat, sans arme ni armure. De quatre balles dans le dos et dans la tête. Il marchait avec une amie ukrainienne sur le pont Bolchoï-Moskvoretski, face aux remparts du Kremlin. Il refusait de succomber à la peur de la forteresse. Et pourtant, il recevait des menaces de mort. Sa mère le priait de ne pas s’exposer plus; elle savait que la manifestation du 1er mars, prévue depuis des semaines pour protester contre la guerre russe en Ukraine, présentait un immense danger pour son fils.

La Russie a vécu le 27 février un drame qui marquera profondément son histoire politique.…  Seguir leyendo »

Boris Nemtsov est mort au combat, sans arme ni armure. De quatre balles dans le dos et dans la tête. Il marchait avec une amie ukrainienne sur le pont Bolchoï-Moskvoretski, face aux remparts du Kremlin. Il refusait de succomber à la peur de la forteresse. Et pourtant, il recevait des menaces de mort. Sa mère le priait de ne pas s’exposer plus; elle savait que la manifestation du 1er mars, prévue depuis des semaines pour protester contre la guerre russe en Ukraine, présentait un immense danger pour son fils.

La Russie a vécu le 27 février un drame qui marquera profondément son histoire politique.…  Seguir leyendo »

Depuis des mois, la Russie intervient militairement en Ukraine et met en danger la sécurité de l’Europe. Enfin, les opinions européennes en sont informées sans détour. Après avoir tourné autour du pot, nos gouvernements appellent un chat un chat : oui, l’agresseur est russe, la cible est l’Ukraine, et les victimes de l’intervention armée sont les citoyens ukrainiens aujourd’hui, potentiellement d’autres populations voisines de la Russie demain.

Pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour regarder les faits en face et modifier la posture diplomatique, politique et militaire des Etats européens ? Qu’est-ce qui a changé cet été ? C’est d’abord l’ampleur du dispositif russe et l’escalade de la violence qui a fait passer le conflit de la subversion à l’attaque directe.…  Seguir leyendo »

C’est un combat politique et humain que les Ukrainiens ont remporté. Ils ont choisi la non-violence et la posture politique, l’occupation de la Cité. «Nous y sommes, nous y restons», me disaient les manifestants sur Maidan en décembre. Il suffisait de les voir, de les entendre, pour prendre la mesure de leur tranquille détermination à tenir debout jusqu’au départ de Viktor Ianoukovitch. Jamais un mot de trop, pas de haine, et une bonne dose de dérision sur eux-mêmes. Le plus remarquable dans l’attitude des Ukrainiens est leur lucidité sur ce qu’ils ont manqué, sur les erreurs de la coalition Orange après 2005, sur leur coupable inertie face à un régime incapable et corrompu, sur le rôle nuisible du pouvoir russe.…  Seguir leyendo »

La Russie des très grandes villes a défié le pouvoir aux élections locales et régionales du 8 septembre. En dépit de pressions exercées par les administrations, de nombreux électeurs se sont tournés vers les candidats d’opposition. A Ekaterinbourg, capitale de l’Oural et quatrième ville de Russie, l’opposant Evgueni Roïzman, du parti Plateforme civique, a battu le candidat du Kremlin. A Moscou, 27% des votants selon les résultats officiels, 30 à 33% selon les estimations des observateurs, ont voté pour le plus farouche opposant à Vladimir Poutine. C’est un résultat remarquable pour Alexis Navalny, condamné le 17 juillet à cinq ans de prison pour des délits invraisemblables, et qui a fait campagne cet été en liberté conditionnelle, dans l’attente du verdict de la Cour d’appel.…  Seguir leyendo »

La Russie a obtenu à peu de frais la suspension du projet de frappes contre le régime de Damas. Elle continue à s’opposer à toute intervention armée, quels que soient les termes d’un accord obtenu avec Bachar Al-Assad concernant la destruction des stocks considérables d’armes chimiques.

Vladimir Poutine a ainsi gagné du temps et donné un nouveau répit à son allié syrien. Il a repris la main et exposé les fragilités et hésitations des pays occidentaux. Et il a regagné l’attention de Barack Obama, qui avait ostensiblement coupé le dialogue avec lui pendant l’été.

Mais le président russe a aussi dû mettre tout son poids dans la balance.…  Seguir leyendo »

¿Por qué el presidente ruso, Vladímir Putin, apela a medidas cada vez más represivas contra sus oponentes? Después de todo, el régimen de Putin, que ya lleva casi 14 años, controla la mayoría de las instituciones públicas y todo el aparato de seguridad, incluidas las fiscalías públicas, y puede cerrar o censurar cualquier medio de comunicación en cualquier momento y sin preaviso. Así que, ¿para qué perseguir a periodistas, pequeños emprendedores y ONG, un método que conduce inevitablemente a la asfixia de la vida social y económica y condena al país al estancamiento? ¿Será que el león tiene miedo del ratón?…  Seguir leyendo »

La seconde condamnation de Mikhaïl Khodorkovsky n’est plus une punition, mais une exécution. L’ancien patron de la compagnie pétrolière Ioukos, emprisonné depuis 2003, a déjà été condamné en 2005 pour évasion fiscale à huit ans de détention. Le jugement du 30 décembre 2010 lui inflige quatorze ans en tout, soit encore sept ans de camp en Sibérie, pour des délits extravagants qu’il n’a pas pu commettre. Cette sentence sonne le glas de l’expérience Medvedev et met fin à tout espoir d’une libéralisation prochaine du régime politique. Pour bien asséner le message, les forces spéciales du ministère de l’intérieur ont arrêté, le 31 décembre 2010 à Moscou, plusieurs opposants respectés, dont Boris Nemtsov, ancien vice premier ministre de Russie, condamné à 15 jours de prison pour avoir manifesté pour le respect des droits constitutionnels.…  Seguir leyendo »