Maya Collombon

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A la sortie de Managua, la capitale, sur la route de Masaya, début juillet. Photo Susan Meiselas. Magnum

Tout a commencé le 18 avril. Des manifestations contre une réforme du régime des retraites sont réprimées dans le sang. Des étudiants et lycéens, accompagnant les cortèges de retraités, sont alors tués à Managua, la capitale. En quelques heures, les images de ces premiers morts se diffusent dans tout le pays à travers les réseaux sociaux. La violence démesurée de la répression choque les Nicaraguayens qui descendent en masse dans les rues pour manifester. Malgré l’annulation de la réforme par Ortega, en signe d’apaisement, c’est l’escalade. Les protestations se multiplient : outre les retraités, les étudiants, ce sont désormais les organisations féministes, les paysans mobilisés contre le projet de canal, les partis d’opposition, et surtout une multitude de Nicaraguayens, sans affiliation militante aucune, qui descendent dans les rues protester.…  Seguir leyendo »

Les étudiants montrent des douilles de balle lors de la manifestation contre les réformes du gouvernement à l'Institut de sécurité sociale (INSS) à Managua le 21 avril 2018. Photo Inti Ocon / AFP

Il est généralement difficile d’anticiper quand et pourquoi la goutte d’eau fait déborder le vase. Le Nicaragua du printemps 2018 en est un cas emblématique. Avant ce 19 avril, qui a fait basculer le pays dans la crise politique majeure de ses trente dernières années, il semblait peu probable que les manifestations des retraités, vieilles de plusieurs mois, et des étudiants les soutenant, donnent lieu à une mobilisation des Nicaraguayens d’une telle ampleur, et moins encore suivie d’un tel niveau de violence dans la répression. Depuis une quinzaine de jours, le Nicaragua, Managua sa capitale tout spécialement, proteste et se voit transformé en champ de bataille.…  Seguir leyendo »

Le Nicaragua vient de réélire, le 6 novembre, pour la troisième fois consécutive et pour un quatrième mandat, Daniel Ortega, du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) à la tête de l’Etat, avec comme candidate à la vice-présidence son épouse, Rosario Murillo.

Avec 72,5 % des voix, la victoire d’Ortega aurait bien pu avoir une saveur amère si elle ne s’était pas produite dans des circonstances exceptionnelles. En effet, le scrutin de 2016 vient couronner un cycle d’élections progressivement vidées des attributs de la démocratie représentative. Un cycle qui commence par le retour au pouvoir d’Ortega, en 2006, à la faveur du «Pacte» conclu entre les deux principaux leaders de l’opposition Arnoldo Aleman du parti libéral constitutionnel (PLC) et Ortega dans lequel ils se partagent les nominations au sein des principales institutions du pays, dont le controversé Conseil suprême électoral (CSE).…  Seguir leyendo »