Michaël Foessel

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Le leader du Mouvement Cinq Etoiles, Luigi Di Maio, lors d’un rassemblement politique dans le quartier de Scampia, à Naples, le 12 février. PHOTO CIRO DE LUCA. REUTERS

Arrivé en tête des élections législatives italiennes, le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) a inauguré en 2017 une plateforme participative intitulée «Rousseau». Il est difficile de dire si cette référence à l’auteur du Contrat social s’est avérée électoralement payante. Rousseau a été secrétaire d’ambassade à Venise entre 1743 et 1744. Grand admirateur de la République romaine, son influence sur la culture italienne moderne est réelle. Pour un pays qui se constitue si difficilement en Etat, le problème posé par Rousseau se pose de manière particulièrement aiguë : par «quel acte un peuple est-il un peuple» ?

Mais l’hommage du M5S s’explique surtout par le rejet rousseauiste du système représentatif.…  Seguir leyendo »

La situation en Catalogne provoque une perplexité assez générale. Il suffit d’écouter l’une des parties en présence pour se ranger aux arguments de l’autre. Le déchaînement des passions identitaires plaide en faveur de la préservation de l’unité espagnole, mais la brutalité du gouvernement central provoque de la sympathie pour la cause indépendantiste. On n’est pas plus avancé lorsque l’on regarde du côté de l’histoire. Le destin, généralement autoritaire, des mouvements séparatistes fait douter de l’avenir de la «Catalogne libre». En revanche, la mémoire du franquisme rend suspect le maintien de l’unité nationale coûte que coûte. Notre côté démocrate estime que l’avenir de la Catalogne est lié au peuple espagnol tout entier.…  Seguir leyendo »

Rassemblement de personnes sur la place de la République malgré les injonctions de la police de quitter les lieux. Photo Denis Allard.Réa pour Libération

Au lendemain d’une perte de l’ampleur de celle qui a été subie le 13 novembre, nous avons, pour une fois, tous été en attente de discours officiels. Exactement comme dans le cas d’une douleur intime, on désire une parole de réconfort qui éclaire l’événement. Et ne trahisse ni ceux qui sont morts ni ceux qui devront survivre malgré tout.

Après les attentats, cette parole est d’abord venue sous la forme où on l’espérait : celle du «deuil national» avec ce qu’il implique de retenue et de recueillement. Le deuil public est rendu difficile par le fait qu’il associe deux tristesses : celle des proches des victimes et celle des citoyens ignorant tout des morts, mais qui les reconnaissent néanmoins comme les leurs.…  Seguir leyendo »

Les commémorations officielles de la chute du mur de Berlin ont mis en scène le triomphe de la liberté. Sous la porte de Brandebourg, les dirigeants du monde capitaliste (le seul, désormais) ont rejoué la conquête de l’Est par l’Ouest avec l’assurance tranquille que donne la certitude d’avoir eu raison. Dans le même temps, ceux qui ne se sont jamais réjouis de la disparition du communisme retrouvent des raisons d’espérer, alors que l’omnipotence des marchés financiers jette les hommes dans la crise. Et le doute de s’insinuer : trouve-t-on autre chose, sous les décombres du Mur, que le triomphe d’une idéologie qui devait mener le monde à la catastrophe ?…  Seguir leyendo »