Olivier Esteves

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Hasard de l’histoire ou bien donnée inévitable d’une ségrégation résidentielle corollaire de la multiculturalité en Grande-Bretagne et ailleurs, le lycée Burnage, à 6 kilomètres au sud du centre de Manchester, a plusieurs fois défrayé la chronique ces trente dernières années. Appréhender les faits divers qui y ont été associés et leur lien au récit national et à l’actualité internationale éclaire de manière originale certaines évolutions au cœur du débat qui anime l’Angleterre de l’après-attentat du 22 mai (Manchester) comme celui dans la nuit du 3 au 4 juin (Londres).

Le 17 septembre 1986, dans ce qui était alors appelé «Burnage High School», Ahmed Iqbal Ullah, 13 ans, est tué par un garçon du même âge, Darren Coulburn, qui proclame : «J’ai tué un sale Paki» («I killed a fuckin’ Paki»).…  Seguir leyendo »

Alors que l’Angleterre subit une vague d’émeutes qui semble s’inscrire dans la durée et que les zones de turbulence s’étendent désormais à Birmingham, Manchester, Bristol ou Leicester, on peut tenter – il faut insister sur ce mot compte tenu d’événements complexes en train de se dérouler sous nos yeux – de replacer ces violences urbaines dans le contexte des émeutes britanniques depuis 1958, lorsque Notting Hill (dans l’Ouest londonien) fut le théâtre des premières véritables émeutes de l’après-guerre.

Premier constat : la difficulté de pointer une cause ethnique ou raciale à la flambée de violence. L’identité raciale de Mark Duggan, tué par la police, jeudi 4 août, n’a guère soulevé de débat… et nombre de quartiers multiethniques, où des émeutes ont éclaté depuis 1980, n’ont pas été davantage touchés que d’autres.…  Seguir leyendo »