Olivier Meuwly

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A la fin du mois d’août dernier, sous la plume de deux professeurs américains, le New York Times s’est ainsi demandé si le déclin de l’enseignement de l’histoire politique au niveau universitaire n’avait pas contribué à nourrir l’ignorance dont bénéficient aujourd’hui les tribuns de tout poil, prompts à asséner leurs «vérités» face à un public qui ne possède plus les armes pour comprendre les enjeux du débat.

L’histoire politique accablée par la défaveur

Dans leur article intitulé «Why Did We Stop Teaching Political History?», les deux auteurs constatent que la défaveur qui a accablé l’histoire politique a débouché sur un vide intellectuel dans lequel macèrent les discours les plus controuvés.…  Seguir leyendo »

Il est souvent d’usage d’attribuer l’essor des mouvements qualifiés de populistes et situés sur le flanc droit de l’échiquier politique au soutien que leur apporteraient ceux que l’on nomme les «perdants de la mondialisation». Mais que signifie ce concept?

Dans cette catégorie s’inséreraient, principalement, les hommes blancs travaillant en usine et qui seraient victimes des délocalisations d’entreprises à l’affût des salaires modestes versés aux ouvriers qui s’entassent dans des centres de production lointains. L’ouverture des marchés sanctionnerait en quelque sorte leur sortie de notre «modernité».

Ne pas sous-estimer l’idéologie

A leurs côtés s’agrégeraient des citoyennes et citoyens frustrés dans leurs antiques certitudes, incapables de s’adapter aux temps nouveaux.…  Seguir leyendo »

Tricentenaire oblige, le citoyen de Genève s’est propulsé au firmament des médias et des discours officiels, en général pour ne récolter qu’éloges et dithyrambes. Il est vrai que la pensée de Rousseau a irrigué de façon décisive les réflexions sur la démocratie alors en devenir et son influence sur la vie intellectuelle genevoise du XIXe siècle, surtout à travers L’Emile, n’est plus à démontrer: même la jeune génération libérale, des Sismondi, Rossi ou Dumont, qui pointe à l’horizon de la Restauration, ne reniera jamais sa dette envers Jean-Jacques.

Mais cette place de choix, le citoyen de Genève l’a-t-il jamais perdue? A intervalles réguliers les mânes de son Contrat social sont ressuscités pour dénoncer les dysfonctionnements de la société moderne, pour condamner l’individualisme contemporain, en général associé sans autre forme de procès au libéralisme.…  Seguir leyendo »

Depuis quelques mois, le mouvement du Tea Party, né aux Etats-Unis, défraie la chronique. Les élections législatives imminentes ont mis en vedette ce rassemblement s’affichant comme le dernier représentant d’un conservatisme authentique: va-t-il troubler le traditionnel conflit entre démocrates et républicains? Va-t-il insuffler aux seconds nommés un nouvel élan idéologique? Ou au contraire risque-t-il, paradoxalement, de sauver la majorité démocrate en accentuant les divisions du parti qui lui est malgré tout le plus proche?

Ces questions sont sans doute décisives pour l’avenir de la présidence Obama mais, après tout, les Etats-Unis sont coutumiers des mouvements hostiles au gouvernement central, réfractaires à l’impôt et adeptes d’une liberté individuelle intégrale.…  Seguir leyendo »

Les réseaux sont à la mode: pour se connecter électroniquement au monde entier, pour se faire des amis, pour trouver un job, pour vendre des bébés chiens… Et il est vrai que leur développement est fascinant, même s’ils n’ont pas attendu Facebook et l’e-mail pour devenir un objet d’interrogation. Mais il est tout aussi vrai que la révolution technologique de l’Internet a donné un sens inédit au réseau et à la pratique sociale qu’il a induite: le réseautage!

Le bouleversement est d’ailleurs tel que le réseau humain, appuyé par de merveilleuses trouvailles techniques, a inspiré de nouveaux usages politiques, fondés sur la discussion et en rupture avec les attitudes axées sur la force, comme le «soft power», théorisé par l’Américain Joseph Nye.…  Seguir leyendo »