Raouf Farrah

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Convertie en centre de détention pour migrants, la prison Abu Salim de Tripoli se dresse comme un phare face à la mer. L’odeur iodée et nauséabonde qui traverse ses corridors se mêle aux souvenirs passés des hommes incarcérés. À l’intérieur, les cellules sont exiguës, et les migrants s’agglutinent dans la douleur d’un dénouement impossible ; le « rêve » d’une vie décente a sèchement pris fin dans l’« enfer » libyen. Mais la prison d’Abu Salim n’est pas une exception.

À ce jour, il existe une trentaine de centres de détention « officiels » et autant de prisons « clandestines » où des migrants, majoritairement d’Afrique subsaharienne, sont détenus dans des conditions inhumaines.…  Seguir leyendo »

L’Angleterre vient de subir trois attentats en moins de trois mois. Bilan : plus d’une quarantaine de morts, des dizaines de blessés, et un traumatisme généralisé. Le pays est blessé, indigné, marqué au fer brûlant du terrorisme mondialisé.

Et comme pour les deux attentats de Londres, l’attaque suicide commise à l’Arena de Manchester le 22 mai par le jeune kamikaze d’origine libyenne, Salman Abedi, s’est imposée aux médias du monde entier. Du nord de l’Angleterre aux côtes libyennes, l’onde de choc fut retentissante. Images en boucle et micros-trottoirs ont accompagné d’interminables discussions sur cet événement alors que les récitals d’experts et les casuistiques politiciennes ont psalmodié la nuisance du terrorisme international.…  Seguir leyendo »

Gandoufa pleure dans un silence de mort. La ville n’existe aujourd’hui que par le gémissement de sa population, isolée du reste de la Libye. Du monde aussi. Cette petite encablure de la banlieue de Benghazi fait partie de ces mille et un lieux abandonnés par les discours médiatiques dont les souffrances et les tourments résonnent comme des cris terrifiants.

De jour comme de nuit, Gandoufa vibre sous le bourdonnement des bombes de l’armée du général Haftar [homme fort de la Cyrénaïque et chef de l’Armée nationale libyenne (ANL)] et des balles des groupes terroristes. Une triste symphonie que les enfants de la ville connaissent par cœur.…  Seguir leyendo »