Antisemitismo

La política de la memoria nacional

Durante una visita a Varsovia en 1970, el canciller alemán Willy Brandt se arrodilló ante el monumento al levantamiento del gueto; en ese momento, Władysław Gomułka (líder comunista de Polonia) susurró: “el monumento equivocado”. Gomułka hubiera preferido que se les rindiera homenaje a los soldados polacos caídos en la Segunda Guerra Mundial. Y probablemente el actual gobierno ultranacionalista de Polonia, liderado por el partido Ley y Justicia (PiS, por la sigla en polaco) estaría de acuerdo.

De hecho, el gobierno de PiS está tratando de reescribir el relato polaco de la Segunda Guerra Mundial (y no en un susurro) con una nueva ley que criminaliza toda mención de la complicidad de la “nación polaca” en los crímenes del Holocausto.…  Seguir leyendo »

La publication, en 2000, d’un livre de l’universitaire américain Jan Gross consacré au massacre de la totalité de la population juive, sauf un survivant, par ses voisins polonais, dans une bourgade de l’est de la Pologne occupée, Jedwabne, le 10 juillet 1941, plongeant l’opinion dans la stupeur, allait rompre avec un demi-siècle d’occultations. Une Pologne victime et héroïque, frappée par les deux totalitarismes du XXe siècle, pouvait-elle avoir participé aux crimes commis par les nazis ?

Un débat national s’engagea, franc, ouvert. Soixante ans jour pour jour après le massacre, le 10 juillet 2001, le président de la république polonaise, Aleksander Kwasniewski, suivi des plus hautes autorités de l’Etat, se rendit à Jedwabne pour une cérémonie repentance, l’Eglise ayant fait de même de son côté.…  Seguir leyendo »

Située au cœur de l’espace européen, la Pologne incarne de façon emblématique l’histoire de notre continent. L’histoire d’une division constante au gré des ambitions des puissances voisines, d’un asservissement sans précédent par les régimes tyranniques du XXe siècle, le nazisme et le stalinisme, au point d’y perdre son autonomie, son identité même.

Une tache noire, indélébile marque à jamais la carte géographique de ce pays, celle des camps d’extermination, dont Auschwitz-Birkenau. Trente ans plus tard la naissance [du syndicat] Solidarnosc marquait le réveil de la liberté et de la démocratie. C’est tout le sens de notre histoire à nous Européens et de l’idéal qui nous a portés après 1945 : plus jamais ça !…  Seguir leyendo »

Monument to the Ghetto Heroes in Warsaw, honoring those who fought in the 1944 uprising. Credit Czarek Sokolowski/Associated Press

My grandparents, great-aunts and great-uncles, the generation who lived through World War II, never visited a concentration camp. Neither have I. To remember the Holocaust, it’s enough to ride the No. 35 tram through Warsaw. On its voyage from north to south, it passes sites of public commemoration, like the Monument to the Ghetto Heroes; the Umschlagplatz, where Jews from the ghetto were herded into railcars for transport to the death camps; and the Pawiak prison, the main holding place for political prisoners during the Nazi occupation. It also passes by places that have a more personal meaning: the location of what was once my great-grandparents’ house and my grandfather’s grave in Powazki Cemetery.…  Seguir leyendo »

En deux ans, on nous a brouillés avec nos voisins les plus proches, la communauté des pays alliés et les partenaires stratégiques de l’Etat polonais. Chaque conflit successif est ouvert au nom d’une fictive défense de la Pologne contre une attaque imaginaire dirigée contre ses intérêts et son renom pour revenir sans cesse aux réalités de la guerre d’il y a quatre générations. Par aversion envers son propre Etat, on anéantit les acquis du dernier quart de siècle durant lequel la République ressuscitée, en participant à la création d’un système d’alliances européennes, a réalisé efficacement, en toute conséquence, sa réconciliation historique avec l’Allemagne et les peuples juif et ukrainien.…  Seguir leyendo »

Le monument aux héros du ghetto à Varsovie, le 6 février 2018. © Alik Keplicz

La multiplication des articles parlant de la Pologne qui s’efforcerait de «récrire l’histoire» ou de «nier sa complicité dans la Shoah» est à peine croyable. Il est vrai que c’est le résultat immédiat d’une opération politico-juridique menée à Varsovie de manière inadéquate et très maladroite; mais rien ne justifie que l’on fasse aujourd’hui passer pour une vérité historique la prétendue responsabilité du peuple polonais face à l’Holocauste.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a fait, le 3 février dernier, une déclaration qui ne manque pourtant pas de clarté, ni de classe: «Il n’y a pas le moindre doute sur la question de savoir qui porte la responsabilité des camps d’extermination, qui les a établis et administrés, qui a tué des millions de juifs d’Europe: ce sont les Allemands.…  Seguir leyendo »

Comment une loi en apparence liberticide, interprétée comme interdisant de suggérer l’implication des Polonais dans la Shoah, a pu être votée par l’Assemblée nationale polonaise la veille de la célébration du 73e anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz ? Cette situation ubuesque mérite quelques éclaircissements sur la Pologne, un pays aussi déchiré entre deux conceptions du patriotisme et de son histoire que les Etats-Unis.

De fait, depuis des années, les médias internationaux emploient parfois l’expression : « les camps de la mort/de concentration polonais » (« Polish death camps »). Si nous savons tous que plusieurs camps de la mort situés en Pologne y ont été construits par les Allemands pour anéantir le peuple juif d’Europe, il faut justement s’arrêter sur la formule « peuple juif », ou encore « peuple polonais », alors qu’on ne dit jamais, ou presque, « peuple anglais » ou « peuple français ».…  Seguir leyendo »

Hace ya algunos años, en 1969, Jan T. Gross, un estudiante polaco de Ciencias Físicas, consiguió la nacionalidad americana gracias a una ley que se lo permitía por ser hijo de judío. Ese hecho le libró de la cárcel.

En 1969, por supuesto, ya que Gross formó parte de un colectivo que luchaba contra el régimen comunista. Pero también ahora, porque es autor de un libro que cuestiona la verdad oficial sobre las relaciones entre el pueblo polaco y el exterminio de judíos llevado a cabo por los nazis durante las II Guerra Mundial. El Gobierno de Polonia, un país que todavía forma parte de la Unión Europea pese a sus múltiples violaciones del sistema de libertades y derechos de Europa, quiere encarcelar a todos los que violenten la imagen de un país libre de toda sospecha.…  Seguir leyendo »

Anti-Semitism is back. Not just as a nasty little fringe sentiment, and not just in the Breitbart comment sections. Not just in social media either, although anyone who posts or tweets and has a Jewish-sounding surname (and even many who don’t) has had to get used to the fact that social media is a perfect conduit for language that would once have been too filthy to use.

The best antidote is not to care; that is what the “block” button on Twitter is for. But when the sentiments begin to creep into mainstream institutions in European countries, then some deeper analysis is required.…  Seguir leyendo »

Quien haya visitado el gueto de Cracovia habrá oído el escalofriante dato con el que los guías resumen el impacto de la ocupación alemana. Desde que llegaron los nazis, el 6 de septiembre de 1939, hasta que los echaron los soviéticos, el 19 de enero de 1945, fueron masacrados 58.000 judíos, una cuarta parte de los habitantes de la ciudad. Nadie que no sea un malnacido pone en cuestión esta cifra. Y todo aquel que haya leído algo serio sobre la segunda guerra mundial sabe que Polonia pagó un precio más alto que nadie, con unos seis millones de muertos, tres de ellos judíos.…  Seguir leyendo »

A pile of human bones and skulls at the Majdanek concentration camp on the outskirts of Lublin, Poland, in 1944. Credit Agence France-Presse — Getty Images

“Life, as we find it, is too hard for us,” Sigmund Freud wrote. “In order to bear it we cannot dispense with palliative measures.”

Since coming to power in Poland in 2015, Law and Justice, the nationalist populist party led by Jaroslaw Kaczynski, has embarked on a series of palliative measures. The most recent is a draft law outlawing accusations of Polish participation in the Holocaust and other war crimes that took place during the German occupation of Poland. In the past 10 days, the bill has been approved by both legislative houses, the Sejm and the Senate. Poland’s president, Andrzej Duda, was given 21 days to decide whether to sign the bill.…  Seguir leyendo »

“Miren el suelo”, dije a mis estudiantes. Estábamos en Treblinka. Una zona descubierta, heladora, rodeada de bosques oscuros. Ellos bajaron la vista. “Bajo sus pies”, les dije, “hay una ciudad de muertos. Una ciudad el doble de grande que Tel Aviv, 880.000 cadáveres. Y murieron por una sola razón: porque eran judíos”.

En Treblinka hubo menos de 30 alemanes encargados de supervisar el exterminio. La mayor parte de las atrocidades las cometió un escuadrón ucraniano. Los presos que intentaban escapar de los trenes que los llevaban al campo eran capturados y devueltos por los vecinos polacos. Todos fueron cómplices.

La abuela de mi padre, Hermione, fue arrestada por los alemanes en Serbia.…  Seguir leyendo »

The gate at the Auschwitz concentration camp. (Kacper Pempel/Reuters)

The Streisand effect is one of the curious byproducts of the Internet age. Named for the singer — who tried to suppress a photograph of her Malibu mansion, only to have the picture seen far more widely as a result — it occurs when an attempt to hide, remove or censor something from public view backfires badly.

The Streisand effect is now in full swing in Poland, where a simultaneously incompetent and malevolent government has passed a law — rapidly, in the middle of the night — intended among other things to criminalize the term “Polish death camps” and other expressions implying that the Polish nation was responsible for Auschwitz and other camps built by German Nazis.…  Seguir leyendo »

Undersecretary of State at the Chancellery of the President of Poland Wojciech Kolarski, left, Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki and Deputy Prime Minister Beata Szydlo, right, place candles at the Monument to the Victims at the former Nazi German concentration and extermination camp Auschwitz II-Birkenau, on International Holocaust Remembrance Day in Oswiecim, Poland, on Jan. 27, 2018. (Czarek Sokolowski/AP)

On Feb. 1 the Polish parliament’s upper house approved a controversial bill that aimed, according to its backers, “to protect Poland’s reputation and ensure historians recognize that Poles as well as Jews perished under the Nazis.” Widely interpreted as criminalizing any mention that some Poles committed crimes during the Holocaust, the law was swiftly condemned by a wide range of Holocaust commemoration bodies, survivors, and historians. The United States asked Poland to rethink the legislation. Israel countered with a bill that criminalizes denying or minimizing the role of Nazi collaborators.

But few in the Western media read Polish, and the law’s actual scope is actually broader than has been reported.…  Seguir leyendo »

The Auschwitz concentration camp is seen on International Holocaust Remembrance Day in Oswiecim, Poland. (AP)

On Jan. 26, the day before Holocaust Remembrance Day, the Polish Parliament approved a controversial draft law outlawing the term “Polish extermination camp” and criminalizing discussion of any Polish crimes relating to the Holocaust.

The law’s language is slightly arcane and even ambiguous about scholarly work, but its purpose is clear: to restrict discussion of Polish complicity. Violation is punishable with a fine or imprisonment of up to three years. Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and other Israeli politicians have condemned the law, which threatens to create serious diplomatic tensions.

Polish legislators say they are simply trying to correct the record, clarifying that Germans, not Poles, built and ran the Nazi extermination camps in occupied Poland.…  Seguir leyendo »

vaquillafresnedillas.es The Cow running with Motilones and Judíos in the Fiesta de la Vaquilla at Fresnedillas de la Oliva, Spain, 2011

Forty-odd bachelors in flowered pajamas, tubular bells extending from their rears, chase another, rigged up as a cow, around a Spanish village. Others, playing a seedy official and his libertine wife, roam the streets flashing pornographic sketches at townspeople, blackmailing them for alms under threat of revealing naked pictures of them, as well.

The runners are known, interchangeably, as Judíos and Motilones. The first means Jews; the meaning of the second is unclear. The mêlée breaks for Mass, at the height of which the runners kiss the priest’s stole and spit gold coins from their mouths. The pursuit then resumes, capped by a gunshot in the air to signal the cow’s defeat.…  Seguir leyendo »

Cuando es el Estado el que asesina

Ocurrió durante la Segunda Guerra Mundial, pero no como consecuencia de sus numerosos estallidos bélicos. Porque el Holocausto no fue sólo una matanza masiva de personas. Abundan los ejemplos de destrucción de población civil durante esos años, desde las provocadas por los bombardeos del Reich sobre Londres, o los de los aliados sobre Colonia, Hamburgo y Dresde (que dejaron las ciudades reducidas a cenizas), hasta las prácticas genocidas del Japón imperial en China y el Pacífico Sur o la masacre de oficiales del Ejército polaco a manos del NKVD soviético. Por supuesto, el criminal acto que supuso el lanzamiento por la aviación estadounidense de dos bombas atómicas sobre los habitantes de Hiroshima y Nagasaki.…  Seguir leyendo »

A German soldier aiming his rifle at a woman and her child in Ivangorod, Ukraine, in 1942.

One of my big shocks upon arriving in America from Ukraine in the 1980s was learning that the United States had museums to commemorate the Holocaust.

We Soviet Jews didn’t meticulously construct exhibits — we walked past Nazi killing grounds on the way to buy groceries. Eastern Europe is crisscrossed with ravines holding bones of the millions who, instead of being deported to concentration camps, were massacred on the spot.

Three times cursed are the dead Jews of the old Communist bloc: gunned down outside their towns and villages, ignored and whitewashed by the Soviet Union, and now, their killers glorified by the resurging nationalism of today’s Eastern European governments.…  Seguir leyendo »

Can a Jew Love France

I have spent my entire life trying to explain to people why I speak French, why I grew up speaking French with my father and grandparents, why at least half of my phone calls involve some shouting in French. “Are you French?” they’ll ask. “Sort of” is usually the best I can do.

My confusing family history and the reason I speak French begins in the 1860s, when Adolphe Crémieux, a Frenchman who would go on to become minister of justice, founded a Jewish organization called the Alliance Israélite Universelle and started what it called a “civilizing mission” aimed at teaching Middle Eastern Jews how to speak French and inducting them into French culture.…  Seguir leyendo »

Roger Viollet Collection/Getty Images The front cover of Bagatelles pour un massacre, by Louis-Ferdinand Céline, 1941

On December 12, Antoine Gallimard, head of the illustrious French publishing house founded by his grandfather Gaston in 1919, received a letter from the French prime minister’s office. It was signed by Frédéric Potier, head of the prime minister’s “delegation in charge of fighting racism, anti-Semitism and anti-LGBT hatred.” It was a polite but firm invitation to meet. In fact, the French government was summoning a French publisher to ask the company to justify its decision to publish a certain book.

Such an occurrence is extremely rare. But the nature of the book in question, and its author’s identity, explain the intense scrutiny.…  Seguir leyendo »