Burundi

Monsieur le président, ce n’est point en qualité de Burundais que je m’adresse à vous. C’est en qualité de citoyen du monde qui élève sa voix pour d’autres hommes et femmes en difficulté. Je ne plaide pas ici pour un peuple anonyme, perdu quelque part au cœur de l’Afrique ; je plaide pour des êtres humains concrets comme vous et moi.

Et si je me tourne vers vous c’est parce que vous incarnez par vos fonctions la responsabilité politique décisionnelle ultime et que, sous votre mandat, la France vient de décider de rétablir sa coopération militaire avec le régime de Bujumbura, objet d’une enquête de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.…  Seguir leyendo »

Des militaires patrouillent près d’un bureau de vote lors du référendum du 17 mai 2018, à Bujumbura, au Burundi. STR / AFP

Mi-avril, un enregistrement audio a circulé sur les réseaux sociaux burundais. On y entend une personne décrite comme un officier supérieur de la police adresser un message effrayant aux opposants politiques du gouvernement : « Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partirez ensemble. » Si elles sont authentiques, ces menaces à l’intention des membres du nouveau parti d’opposition du Burundi, le Congrès national pour la liberté (CNL), démontrent un mépris inquiétant de l’Etat de droit.

Quatre ans après qu’une crise des droits humains généralisée a démarré au Burundi, cette situation est en train de devenir la norme.…  Seguir leyendo »

Burundi held a referendum on Thursday amid growing violence, and intimidation as the government tried to silence voices opposed to its plan to alter the constitution.

The changes, if passed could reset the clock on term limits for President Pierre Nkurunziza — potentially giving him an additional 14 years in power — and paving the way for the dismantling of ethnic balances embedded in the 2000 Arusha Agreement, which brought an end to Burundi’s protracted civil war.

According to the new Constitution, clauses guaranteeing the minority Tutsi community a 40 or 50 per cent share of posts in some state institutions will be reviewed over the next five years.…  Seguir leyendo »

Burundi soldiers and police officers in the Ruhagarika community, where more than 20 people were killed in an overnight attack last weekend. The country’s security minister called it the work of a “terrorist group” he did not identify. (AP)

On Thursday, Burundi will hold a referendum to revise its constitution. The current constitution, adopted in 2005, grew from the 2000 Arusha Peace and Reconciliation Agreement, which helped end Burundi’s civil war by establishing one of Africa’s most inclusive political arrangements. The proposed amendments threaten to dismantle the Arusha Agreement without a broad national debate — and could lead to renewed instability.

How Burundi got here

During Burundi’s civil war, which lasted from 1993 to 2005, rebels from the Hutu majority battled the ruling minority Tutsi army. The war started after Tutsi soldiers assassinated Melchior Ndadaye — the country’s first democratically elected president and first Hutu president.…  Seguir leyendo »

Mientras la Unión Europea se quiebra políticamente por la gestión de su propia mal llamada crisis migratoria, 65 millones de desplazados forzosos en todo el mundo luchan por sobrevivir en unas duras condiciones de vida. Burundi, un país de apenas 11 millones de habitantes, y con un territorio algo menor al de Bélgica, es el noveno país del mundo, según datos de UNHCR, que más desplazados forzosos produce. Las historias de estas personas obligadas a salir de sus hogares parten de la memoria y de las consecuencias del genocidio. Hombres con cuerpos abrasados porque un día sus casas fueron prendidas por pertenecer a una etnia que no correspondía, mujeres violadas con brazos lacerados a golpe de machete que apenas tienen movilidad suficiente como para llevarse el cubierto a la boca.…  Seguir leyendo »

The crisis that has engulfed Burundi since April 2015 is the result of infighting among a small number of insiders belonging to the ruling party, the CNDD-FDD. Having all fought in the bush together, some of them felt that the president, Pierre Nkurunziza, should make way for others to have a turn at the top job, and refused to accept his plan to rule for life.

Most senior members of the regime were and remain officers, having joined the new army at senior ranks after the civil war. The government presents a civilian veneer to the outside world, but it has always been military at heart.…  Seguir leyendo »

La crise politique de 2015 a eu d’importantes répercussions dans l’armée burundaise : une tentative de coup d’Etat a eu lieu en mai 2015. Mais le régime est parvenu à garder l’armée sous son contrôle en combinant la répression contre les militaires soupçonnés d’être opposés au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza et le maintien du statut socio-économique privilégié des militaires. Les revenus tirés des missions de maintien de la paix à l’étranger jouent un rôle clé dans le maintien de ce statut privilégié. Début 2017, le gouvernement a su manœuvrer pour garder ses troupes dans la mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), malgré les réticences de l’Union européenne (UE) qui finance la quasi-totalité des indemnités des troupes et est accusée par le gouvernement burundais de le déstabiliser.…  Seguir leyendo »

Le 5 avril dernier, l’International Crisis Group sortait un rapport sur les tensions et dissensions qui s’observent au sein de la Force de Défense Nationale (FDN) depuis le début de la crise née de la volonté de Pierre Nkurunziza de se représenter pour un troisième mandat en avril 2015. Le rapport fait le contour des problèmes qui minent l’institution militaire. Thierry Vircoulon, un des auteurs du rapport, a répondu aux questions de Yaga.

Peut-on considérer le Cndd-Fdd aujourd’hui comme l’Uprona des années 70-80 qui avait la mainmise sur toutes les institutions de défense et de sécurité?

Oui, on a bien vu dès le début de cette crise qui vient de durer deux ans que la police et le Service national de renseignement ont joué un rôle majeur dans la répression des manifestants dès 2015.…  Seguir leyendo »

Burundi will soon mark two years since it was propelled into a political crisis by President Pierre Nkurunziza’s determination to be elected to a third term in power. As it stands, more than 327,000 of Burundi’s 11 million people have now sought refuge outside the country according to UN figures from early 2017 – nearly all fleeing since the crisis erupted.

This calamity reverses a decade of refugee returns after the 1993-2005 civil war, and a new surge of people fleeing in late-2016 risks overwhelming the woefully underfunded humanitarian response.

Most live in camps in neighbouring Tanzania, which has hosted Burundian refugees since the 1970s.…  Seguir leyendo »

Les réfugiés burundais ont fui leur pays dans la peur et la confusion. Persécutés pour leurs choix politiques et dans certains cas pour leur appartenance ethnique, beaucoup sont inquiets à l’idée d’un éventuel retour. Si quelques-uns se sont résolus à l’exil, rares sont ceux qui ont laissé derrière eux la crise qui frappe le Burundi. Certains réfugiés sont déterminés à se battre pour reconquérir la « liberté » dans leur pays, et retrouver leur place dans la société burundaise.

Dans ce texte, le dernier d’une série de trois, des réfugiés burundais envisagent leur avenir et celui de leur pays.

Dans les autres récits, ils évoquent les raisons de leur fuite et leurs conditions de vie en exil.…  Seguir leyendo »

Ils sont Hutu, Tutsi ou Twa, viennent de la capitale ou de l’intérieur du Burundi, et sont issus de tous les milieux sociaux. La plupart de ces réfugiés vivent en Tanzanie, au Rwanda, en Ouganda ou en République démocratique du Congo (RDC). Leurs conditions de vie varient beaucoup selon leurs ressources, la politique du pays d’accueil, et s’ils vivent dans des camps de réfugiés fermés, des sites ouverts ou en milieu urbain. Leurs demandes sont parfois antagonistes : désir de sécurité et de liberté ; besoin d’assistance et quête d’autonomie. Pour quelques-uns, des opportunités se créent ; pour la majorité, le quotidien est devenu synonyme d’attente.…  Seguir leyendo »

Depuis avril 2015, plus de 300 000 Burundais ont fui leur pays. La majorité a moins de 18 ans. Cet exode est le résultat de la dérive autoritaire du régime de Bujumbura, qui réprime violemment les opposants au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. L’élimination de toute forme de dissonance politique s’inscrit dans le projet du parti au pouvoir de démanteler l’accord d’Arusha, conclu entre les élites hutu et tutsi en 2000. En ayant recours à un discours ethnicisant et à la violence arbitraire, le régime cherche à diviser les Burundais et à répandre la peur, et mise sur l’enlisement du conflit pour se maintenir au pouvoir.…  Seguir leyendo »

A man listens to the news on the radio in Bujumbura. The media landscape has changed dramatically, with journalists fleeing and foreign reporters staying away. Photograph: Phil Moore/AFP/Getty Images

Burundi’s year-long crisis has not gone away. It started with President Pierre Nkurunziza’s determination to claim a third term, trampling over the constitutional arrangements that ended a decade-long civil war.

Press freedom is a major casualty of the new strife; but the turmoil has also transformed the way in which Burundians get information. For better or worse, social media has filled the vacuum left by the shutting down of the most popular radio stations and forcing out of many of the country’s professional journalists.

With 90% of the population relying on radio as their main source of information, traditional media has been in the eye of Burundi’s gathering storm since at least 2010.…  Seguir leyendo »

« Du haut d’une camionnette, micro à la main, sous très haute protection de l’armée et de la police », rapporte l’AFP, le président burundais a ordonné aux insurgés de cette commune du Sud du pays de déposer les armes dans les quinze jours : « Téléphonez à vos frères qui ont pris les armes, dites-leur que nous leur donnons quinze jours pour qu’ils y renoncent […] Quinze jours, pas plus. Dites-leur cela ». Hasard ou préméditation, la fin de cet ultimatum devrait coïncider avec la reprise prévue des discussions à Arusha, en Tanzanie, entre le gouvernement et l’opposition.

La crise politique, déclenchée en avril 2015 par l’annonce de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, n’en finit pas de s’approfondir depuis sa réélection en juillet 2015.…  Seguir leyendo »

Reunir una lista de las guerras a las que más atención y apoyo debe prestar la comunidad internacional en 2016 es difícil, y no por buenos motivos. Tras el fin de la guerra fría, durante veinte años, el número de conflictos mortales disminuyó. Había menos guerras y mataban a menos gente. Sin embargo, hace cinco años, esa tendencia positiva se invirtió, y desde entonces cada año hay más conflictos, más víctimas y más personas desplazadas. No parece que en 2016 vaya a mejorar la situación de 2015: lo que está en alza no es la paz, sino la guerra.

Dicho esto, hay algunos conflictos cuya urgencia y cuya importancia son mayores que las de otros.…  Seguir leyendo »

10 Conflicts to Watch in 2016

Pulling together a list of the wars most in need of international attention and support in 2016 is challenging for all the wrong reasons. For 20 years after the end of the Cold War, deadly conflict was in decline. Fewer wars were killing fewer people the world over. Five years ago, however, that positive trend went into reverse, and each year since has seen more conflict, more victims, and more people displaced. 2016 is unlikely to bring an improvement from the woes of 2015: It is war — not peace — that has momentum.

That said, there are conflicts whose urgency and importance rise above.…  Seguir leyendo »

Burundian security forces stand guard following the discovery of several bodies resulting from the country's renewed violence. Bjumubura, Burundi, October 4, 2015. October 4, 2015. (Yvan Rukundo/Anadolu Agency/Getty Images)

Burundi is back in the spotlight of the world’s media and the agenda of the United Nations Security Council. As recently as two years ago, the country was considered a success story in peacebuilding circles, but now the news is firmly of a negative variety. The UN is trying to prevent a new civil war in a region still haunted by the Rwandan genocide. How did success so quickly turn to failure?

Following the re-election of President Nkurunziza for a contentious third term in July this year, the Burundian crisis has itself entered a third phase. The first was the 2014 dispute around electoral preparations.…  Seguir leyendo »

The deteriorating situation in Burundi is a perfect storm of much that undermines stability in Africa today — presidents seeking impunity and power through dubious new terms, authoritarian regimes muzzling opposition and independent media, regional rivalries stalemating efforts to bring peace and outside powers unwilling or unable to act.

If Africa’s problems need African solutions, as we truly believe, this is the time for the African Union to step up and prove its worth.

We welcome the AU’s strong statements so far on Burundi, but it needs to go much further, by insisting its observers deploy throughout the country and preparing for a robust peace implementation mission that can forestall atrocities, incipient civil war and a possible intervention from neighbouring Rwanda.…  Seguir leyendo »

In July, Burundi, a speck on the Continent’s map, has become the focus of attention on the international stage thanks to a familiar story, “Democratizing Africa”. Burundi’s Nkurunziza has stepped into the famous role of the immovable African President. Like 007, this is a role that overshadows the actors that step up to play it; and we know that every time they do, politics–the metaphorical Martini–is going to get seriously shaken.

However, we must to look through the disguise: this isn’t a one-size-fits all get-up, and however tempting it may be to roll our eyes at Nkurunziza and start muttering about Mugabe, Kabila or Museveni, we must resist, for a very simple reason.…  Seguir leyendo »

Le 20 août, Pierre Nkurunziza a été investi pour la troisième fois. Son investiture, annoncée le matin même, a eu lieu presque en catimini et les ambassadeurs européens et américains accrédités à Bujumbura étaient visiblement absents tout comme l’Union africaine. La multiplication des assassinats en août a conduit la présidence à organiser l’investiture à la sauvette.

La crise a débuté en avril avec la candidature du président burundais à un troisième mandat alors que l’accord d’Arusha signé en 2000 et qui a mis fin à la guerre civile n’en prévoit que deux. Comme au Burkina Faso, société civile et opposition ont manifesté d’avril à juin dans les rues de la capitale et la communauté internationale s’est mobilisée pour le faire renoncer à son projet.…  Seguir leyendo »