Experimentación con animales

Photo datant du 27 juillet 1995 de deux souris devenues obèses : celle de droite a reçu une injection de Leptine, une hormone qui brûle les graisses. Photo Jon Levy. AFP

Jusqu’au début des années 80, par fidélité à la pensée d’Aristote, de Descartes et des positivistes, les animaux étaient exclus du domaine de l’éthique. Ils n’étaient que des «machines biologiques» mues par des instincts innés et dépourvues de toute sensibilité – de toute âme, diraient certains. Il était donc parfaitement légitime de les utiliser comme des «tubes à essai vivants» pour la recherche scientifique, surtout si celle-ci devait conduire à des améliorations de nos conditions de vie, à nous les humains. Ainsi, Claude Bernard, le père de la physiologie et de la médecine expérimentale, affirmait en 1865 : «A-t-on le droit de faire des expériences et des vivisections sur les animaux ?…  Seguir leyendo »

Volkswagen y los monos

A fines del mes pasado, el New York Times informó que investigadores utilizaron monos para evaluar los efectos de inhalar humo de diésel proveniente de un automóvil Volkswagen. La investigación fue encargada por ‘European Research Group on Environment and Health in the Transport’, una organización financiada en su totalidad por tres grandes fabricantes alemanes de automóviles: Volkswagen, Daimler y BMW.

La reacción ante la publicación de dicha noticia ha sido una de repudio tajante – por parte del público, el gobierno alemán y la propia Volkswagen – a la utilización de monos. ¿Por qué? ¿Podría la vehemencia de la respuesta indicar un cambio tectónico en las actitudes éticas con respecto a los animales?…  Seguir leyendo »

Nous reprendrions volontiers à notre compte le titre de la tribune parue dans Libération le 30 novembre et que 400 scientifiques ont signée : «Assez de caricatures sur l’expérimentation animale !» On pourrait leur retourner le compliment lorsqu’ils évoquent des «groupuscules déguisés en lanceurs d’alerte (qui) remettent en cause les bases de la biologie».

Qu’il y ait des minorités actives est une chose, mais rien ne permet de penser qu’il s’agit là d’un complot obscurantiste dont les médias se feraient complices. La critique des expérimentations sur ces êtres sensibles que sont les animaux excède largement les militants de la cause animale.…  Seguir leyendo »

Le grand public soutient la recherche sur les animaux à condition qu’elle apporte des avancées réelles pour la santé humaine. Mais il est clair que la majorité des citoyens, n’ayant pas de formation scientifique, fait confiance aux chercheurs quand ils affirment que l’expérimentation animale demeure incontournable. Cependant, la société du XXIe siècle mérite une plus grande transparence, la recherche biomédicale publique étant largement subventionnée par les contribuables.

L’utilisation de modèles animaux constitue le paradigme actuel de la recherche biomédicale. Il est donc évident que si la quasi-totalité des chercheurs (y compris les lauréats du prix Nobel) se focalisent sur des animaux plutôt que sur les données humaines, les avancées biomédicales seront attribuées aux expériences sur des animaux, même si la découverte aurait pu se faire sur du matériel humain (exemples : l’ADN humain, la radiographie, le cathétérisme cardiaque).…  Seguir leyendo »