Rumanía

Danse de l'ours à Comanesti, fin décembre 2013. La cérémonie porte chance pour l'année à venir. Photo Bogdan Cristel. Reuters

Dans le nord-est de la Roumanie, chaque année, la commune d’Asau est le théâtre d’une drôle de parade. Dans le silence du village endormi sous la neige, chacun se prépare à revêtir la peau de l’ours. Nul ne se souvient à quand remonte la première «danse de l’ours» à Asau, mais elle s’est transmise de génération en génération. «De mémoire d’homme, on a toujours dansé l’ours à Asau. Mon père et mon grand-père le faisaient déjà», raconte Danut Nicodim, responsable de la bande des ours d’Asau.

Autour du nouvel an, les danseurs disparaissent dans les peaux de bêtes, qui pèsent jusqu’à 30 kilos, directement cousues sur eux.…  Seguir leyendo »

“En España se es siempre bienvenido en todas partes”. La cita procede del Diario de un campesino del Danubio (1968) de Vintilă Horia. Condenado por sus publicaciones fascistas, este escritor huyó del régimen soviético en Rumanía. Tras un lustro en Buenos Aires, aterrizó en Madrid en 1953. Durante su exilio llegó a dominar la lengua y cultura españolas. Lean su novela sobre El Greco. Un sepulcro en el cielo (1987) pone esta frase en boca del pintor: “El destierro se volvía arraigo y yo no lo lamentaba de ninguna manera”. En efecto, Vintilă Horia siempre sostuvo que vivir en España era un privilegio.…  Seguir leyendo »

Manifestation face au siège du gouvernement contre un décret controversé pour pardonner les politiciens corrompus. Bucarest, 2017. © Daniel Mihailescu/AFP Photo ©

Il y a peu, Mirel Bran, correspondant du Monde à Bucarest, s’interrogeait sur une sortie de la Roumanie de l’Union européenne (UE). Si la situation politique, et même économique et sociale, de la Roumanie n’est pas brillante, cette analyse mérite d’être nuancée, voire contredite. Car la Roumanie n’a rien à voir avec ses voisines, gagnées par le courant populiste et «illibéral».

La singularité de la Roumanie dans l’ensemble de l’Europe de l’Est est d’être un pays aux marges, rappelant l’ancienne «Mitteleuropa», longtemps dominé par les Turcs puis occidentalisé à marche forcée dans la seconde moitié du XIXe siècle, apparemment uni par sa langue mais divisé en raison de sa géographie montagneuse, de son histoire pleine de drames, et de ses inégalités sociales profondes.…  Seguir leyendo »

Il y a quelques jours, Mirel Bran, correspondant du Monde à Bucarest, s’interrogeait sur une sortie de la Roumanie de l’Union européenne. Si la situation politique, et même économique et sociale actuelle de la Roumanie n’est pas brillante, cette analyse mérite d’être largement nuancée, voire contredite. Car la Roumanie n’a rien à voir avec ses voisines, gagnées par le courant populiste et « illibéral ».

Il faut dire d’abord la très grande singularité de la Roumanie dans l’ensemble de l’Europe de l’Est : un pays aux marges de l’Europe, rappelant l’ancienne « Mitteleuropa », longtemps dominé par les Turcs puis occidentalisé à marche forcée dans la seconde moitié du XIXsiècle, apparemment uni par sa langue mais en réalité divisé en raison de sa géographie montagneuse, de son histoire pleine de drames, et de ses inégalités sociales profondes.…  Seguir leyendo »

Riot police use a water cannon to clear the square during protests in August outside the government headquarters in Bucharest, Romania. (AP)

Just a week ago, more than 150,000 people in Bucharest and other cities in Romania filled the streets to protest attempts by the government to weaken anti-corruption measures. Police beatings — of protesters, Israeli tourists and an Austrian television crew — left several hundred injured and provoked an international response.

Romania’s Social Democratic Party (PSD)-led government sought to blame protesters for the unrest, while President Klaus Iohannis of the National Liberal Party (PNL) condemned the violence.

The protests were led by members of the large Romanian diaspora — those who left after the fall of the communist regime in 1989 in search of work and a better life.…  Seguir leyendo »

Voilà à chaud une série (non exhaustive) de dates historiques et événements qui constituent une partie de la toile de fond des incroyables dérapages et abus commis par les forces de l’ordre (notamment la Gendarmerie Roumaine) le 10-11 août 2018 contre des manifestants non-violents qui demandaient un système de justice équitable et la fin de la corruption endémique en Roumanie.

1 Décembre 1918 – date officielle de l’union des provinces historiques roumaines, Moldova, Tara Româneasca, Transilvania et Dobrogea (Moldavie, Valachie, Transylvanie, Dobroudja). Projet historique, culturel et politique de longue haleine, dont une première étape conclut en 1859 avec la Petite Union de la Moldavie et la Valachie (au déplaisir de l’Empire Ottoman, Russe et Habsbourg de l’époque, mais avec le soutien des pouvoirs Occidentaux).…  Seguir leyendo »

The Return of the Rhinoceros

Eugène Ionesco’s 1959 absurdist play “Rhinoceros” begins in a sleepy, unnamed provincial village where nothing of note ever happens. But after the inexplicable appearance of a rhinoceros raging through its streets, the unassuming villagers begin to metamorphose, one by one, into the very same brutish and unthinking beast.

The mass conversion of humans to rhinoceroses functions as a metaphor for the contagious rise of European fascism throughout the interbellum decades. Specifically, the play borrows from Ionesco’s own youth in Romania. There, the late 1920s and ’30s saw the emergence of the Iron Guard (also known as the Legion of the Archangel Michael), one of the most violent and virulently anti-Semitic organizations in that part of Europe.…  Seguir leyendo »

A month ago, images of hundreds of thousands of Romanians protesting in front of the government building in Bucharest and in other Romanian cities started to spread around the world. It may have seemed just another popular turn toward right-wing demagogy in a time of receding faith in democracy. But that is not the case.

This protest movement is, in fact, a signal to the world that in this corner of Europe, democracy and its ideals are alive and well — that the civic fabric destroyed during decades of Communist oppression has healed, and the people want to perfect their democracy, not to weaken it.…  Seguir leyendo »

It is rather unusual for a country like Romania to catch the eye of the international public to the extent it has in the past month.

An unprecedented wave of protests saw thousands of Romanians take to the streets regularly – night and day – despite the cold, reaching more than 600,000 people on February 5.

That peak day was crucial: thanks to people’s continuous involvement, the government has backtracked on a law, Decree 13, that could have weakened anti-corruption legislation, and made life much easier for corrupt officials and politicians.

But is there more to it? After the U-turn from the government, Romanians remain uneasy and restless.…  Seguir leyendo »

Romania recently saw the largest demonstrations on its streets since the fall of communism. On February 5, more than half a million people took part in protests across the country.

The marches came in response to an emergency decree passed by the recently elected PSD-ALDE government – a coalition of the PSD (Social Democratic Party) and ALDE (the Alliance of Liberals and Democrats). Among other things, this aimed to weaken anti-corruption legislation and offered potential amnesty for those convicted of corruption.

The decree was issued at 10pm on the evening of Tuesday January 31 and did not have to face parliamentary scrutiny.…  Seguir leyendo »

Les manifestations contre le gouvernement socialiste, fraîchement nommé, s’enchaînent à Bucarest. Le flot des manifestants bravant le froid de janvier ne cesse de grandir, atteignant jusqu’à 20 000 personnes comme dimanche soir. On compte également plusieurs milliers de manifestants à travers le pays et les capitales européennes. Parmi les frondeurs, le Président Klaus Iohannis. Dans leur ligne de mire: le projet de loi de réforme du code pénal initié par le nouveau Premier Ministre Sorin Grindeanu et son ministre de la Justice, Florin Iordache.

Si les manifestants réitèrent les slogans qui avaient fait chuter l’ancien gouvernement socialiste de Victor Ponta il y a plus d’un an, ils dénonçent un projet de loi qui viserait à faire sortir de prison le personnel politique corrompu.…  Seguir leyendo »

Lally Weymouth is a senior associate editor for The Post. Dacian Ciolos, a 46-year-old technocrat who previously worked at the European Union, did not come to power in Romania through an election or a coup. After youths rioted in the streets of Bucharest in November demanding an end to corruption and forcing the resignation of the previous government, Romanian President Klaus Iohannis called to ask Ciolos to serve as interim prime minister. Ciolos has said he will remain in office only until the next prime minister is chosen after fall parliamentary elections. On a visit to Washington this week that included a meeting with Vice President Biden, Ciolos also talked with The Post’s Lally Weymouth.…  Seguir leyendo »

Alors que la crise des migrants n’a pas fini de troubler l’Europe, à l’est du continent, la Roumanie revient sur le devant de la scène sur fond de manifestations populaires qui ont fini par renverser le gouvernement et le très puissant Premier ministre, Victor Ponta. En effet, ce week-end, la sortie du vendredi soir a pris une fin tragique pour une trentaine de jeunes roumains morts, et presque 200 gravement blessés après l’incendie du club où ils étaient allés assister au concert du groupe Goodbye to Gravity.

Depuis, la festive capitale roumaine, devenue une des destinations les plus prisées des city breaks ces dernières années, a baissé le rideau.…  Seguir leyendo »

Romania’s Anti-Corruption Mania

With its wide, tree-lined boulevards and Belle Époque buildings, this city was once known as Little Paris. Today, Romania’s capital feels more reminiscent of the French Revolution as it is roiled by a legal reign of terror.

In November, the leader of the center-right National Liberal Party, Klaus Iohannis, was elected president on a populist, anti-corruption platform, succeeding Traian Basescu of the more conservative Democratic Liberal Party.

Only lately had Mr. Basescu thrown his weight behind a long-running anti-corruption drive that had seemed relatively toothless. For Mr. Basescu, it was a useful political tool to attack opponents, as well as a way to appease American and European critics of Romania’s governance.…  Seguir leyendo »

Le lundi 22 décembre 2014, date emblématique de la révolution roumaine, le nouveau président de la Roumanie prendra sa place au Palais Cotroceni, à Bucarest, pour cinq ans, après avoir passé deux tours électoraux, le 2 et le 16 novembre.

25 ans après les événements de 1989, qui ont provoqué la mort de milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, et 20 ans de spéculation quant à leur véritable nature – révolution ou coup d’Etat? – les Roumains se retrouvent face au même choix qu’il y a un quart de siècle: continuer de vivre dans un pays rongé de l’intérieur par la cupidité et la corruption, ou construire un Etat de droit porteur d’espoir, de justice sociale et d’un avenir européen.…  Seguir leyendo »

Después de las elecciones italianas, la eurocrisis ha vuelto a la palestra paneuropea y lo hace con renovadas fuerzas. Está claro que en países como España y Grecia la crisis nunca había desaparecido. Pero, en un momento en el que las élites de Bruselas y las nacionales no quitan la vista de las primas de riesgo —como conejos paralizados por la serpiente de los mercados financieros—, hay una segunda crisis, potencialmente mucho más profunda, que no ha recibido más que una atención intermitente: se trata del debilitamiento del Estado de derecho y la democracia en varios países de Europa Central.

Europa necesita crear una nueva institución, una especie de guardián de la democracia, para encarar esas amenazas y, para hacerlo eficazmente, la UE debería hacer un seguimiento del Estado de derecho en todos los Estados miembros y estar dispuesta a aplicar sanciones cuando un Gobierno comience a atacarlo.…  Seguir leyendo »

Read the popular press in the U.K. and Germany over the past months, and you would hold the following truths to be self-evident:

  • That Romanians are toothless scroungers who want to steal your job, or failing that, they will steal from your country’s social security system;
  • That there is a flood of as many as 29 million of these people who are about to overwhelm Western Europe (if you bundle in the equally hapless and evil Bulgarians);
  • And that unless politicians act now, the U.K. and other countries face, according to the Daily Mail newspaper, a “potentially huge political and social disaster.”

None of this has much to do with reality.…  Seguir leyendo »

Romanians are even more tired, frustrated and angry than many other Europeans. Romania, the seventh most populous country in the European Union, ranks at the very bottom of almost all European human development measures. Its poorest citizens are paying the harshest price for the current fiscal tightening and years of negative or slow economic growth. Five years after Romanians acceded to the European Union, their hopes have been shattered, the promises made to them have been repeatedly broken, and their quest for dignity at home and in Europe has been denied.

On Sunday, Romania’s president, Traian Basescu, narrowly survived a referendum calling for his impeachment, despite the fact that more than 80 percent of those voting supported his dismissal.…  Seguir leyendo »

Las ciudades rumanas de Ploiesti y Bucarest fueron bombardeadas durante la II Guerra Mundial por soviéticos, ingleses, estadounidenses y, después, por alemanes. “No una semana, tampoco un mes ni un año, sino años enteros”, escribe en sus memorias Raúl S-W Berg, el personaje que protagoniza la Enciclopedia B-S (Periférica), donde el historiador argentino José Emilio Burucúa reconstruye los avatares del siglo XX siguiendo los pasos de una familia judía centroeuropea. La Rumanía de Antonescu se situó desde el principio al lado del Eje. El 23 de agosto de 1944, sin embargo, el rey Miguel dio un golpe de Estado y su país empezó a combatir en el bando de los aliados.…  Seguir leyendo »

¿Qué ocurre una vez que se desvanece la euforia de la revolución? La Europa del Este actual, cerca de dos décadas después de las revoluciones de 1989, puede ofrecer a los desafiantes y alegres jóvenes árabes de hoy la saludable advertencia de que deben permanecer vigilantes.

Desde que dejé Rumanía rumbo al exilio en 1986, mis retornos han sido escasos y tensos. Aunque el programa de mi viaje más reciente fue abrumador y ofrecía poco contacto real con la gente común, todavía podía comprender – a partir de los diarios, los programas de televisión y las conversaciones con los amigos – la profunda crisis económica, política y moral que envuelve al país.…  Seguir leyendo »