Mahmoud Abbas est l’un des derniers partisans de la paix de la région

Plus de vingt ans ont passé depuis la signature des accords d’Oslo, en 1993. Au fil des années, des séries de négociations se sont succédé sans aboutir à des résultats. Israël continue à se vanter d’être « la seule démocratie au Moyen-Orient » mais, de fait, c’est un Etat qui englobe deux peuples, l’un opprimé, l’autre privilégié.

Il ne reste que très peu d’options pour les forces palestiniennes de libération qui refusent un conflit armé. La droite israélienne, qui domine la vie politique, et dont la ligne est devenue de plus en plus conservatrice, fait tout ce qui est en son pouvoir pour affaiblir les forces modérées qui souhaitent un accord. Cette politique n’a qu’un seul objectif : justifier l’idée selon laquelle il n’y a pas d’interlocuteur palestinien pacifique.

Benyamin Nétanyahou a tout intérêt à ce que le Hamas reste au pouvoir, car cela lui évite d’avoir un interlocuteur – tel le président palestinien Mahmoud Abbas – avec des droits et des obligations identiques aux siens. Face au Hamas, Israël peut légitimement se contenter de mettre en place quelques missions humanitaires et de donner des miettes aux Palestiniens. Mais Abbas, lui, demande la reconnaissance, la légitimité, la souveraineté, une justice collective et un statut national équivalent à celui d’Israël.

Quelles options reste-t-il donc pour le président Abbas ? Faut-il qu’il rejoigne le Hamas, ou bien qu’il continue à se battre pour la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël ? En tant qu’Israélien et en tant qu’être humain, je suis heureux et reconnaissant de voir qu’il persévère à se battre. Le choix d’Abbas est en effet le seul qui permettra d’aboutir à la paix et de garantir aux Israéliens comme aux Palestiniens leur liberté, leur sécurité et leur dignité. L’appel lancé par le président palestinien au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) est un pas courageux dans cette direction.

Un espoir

La déclaration d’Abbas pose l’existence de deux Etats comme étant le seul moyen permettant de résoudre le conflit israélo-palestinien. Sur la base de ce principe, la communauté internationale est appelée à reconnaître un Etat palestinien délimité par les frontières de 1967 et à établir un calendrier pour mettre fin à l’occupation israélienne.

Cet appel représente un espoir pour tous ceux qui souhaitent une solution juste pour les deux peuples vivant dans la région. L’idée est simple : d’abord, l’Etat palestinien doit être créé selon les normes approuvées par la communauté internationale qui avaient présidé à la création de l’Etat d’Israël. Quant aux problèmes qu’il faudra résoudre ensuite – celui des réfugiés, de Jérusalem, des frontières, de l’autorité et de l’infrastructure –, ils devront faire l’objet de négociations. Ces demandes constituent une avancée juste et nécessaire dans le cadre du seul processus pacifique existant. Au fond, il semble que le président palestinien soit l’un des derniers « partisans pour la paix » dans la région.

Certains affirment que l’initiative d’Abbas a un caractère unilatéral. C’est une idée non seulement fausse, mais trompeuse. L’entreprise du président palestinien est tout sauf unilatérale. Elle ne constitue pas le moins du monde une réponse aux seuls problèmes du peuple palestinien. Elle n’a pas grand-chose à voir avec l’annexion violente de territoires ; la multiplication de checkpoints et de restrictions à la liberté de circulation ; les intrusions nocturnes daPlus de vingt ans ont passé depuis la signature des accords d’Oslo, en 1993. Au fil des années, des séries de négociations se sont succédé sans aboutir à des résultats. Israël continue à se vanter d’être « la seule démocratie au Moyen-Orient », mais, de fait, c’est un Etat qui englobe deux peuples, l’un opprimé,, l’autre privilégié.

Il ne reste que très peu d’options pour les forces palestiniennes de libération qui refusent un conflit armé. La droite israélienne, qui domine la vie politique, et dont la ligne est devenue de plus en plus conservatrice, fait tout ce qui est en son pouvoir pour affaiblir les forces modérées qui souhaitent un accord. Cette politique n’a qu’un seul objectif : justifier l’idée selon laquelle il n’y a pas d’interlocuteur palestinien pacifique.

Benyamin Nétanyahou a tout intérêt à ce que le Hamas reste au pouvoir, car cela lui évite d’avoir un interlocuteur – tel le président palestinien Mahmoud Abbas – avec des droits et des obligations identiques aux siens. Face au Hamas, Israël peut légitimement se contenter de mettre en place quelques missions humanitaires et de donner des miettes aux Palestiniens. Mais Abbas, lui, demande la reconnaissance, la légitimité, la souveraineté, une justice collective et un statut national équivalent à celui d’Israël.

Quelles options reste-t-il donc pour le président Abbas ? Faut-il qu’il rejoigne le Hamas, ou bien qu’il continue à se battre pour la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël ? En tant qu’Israélien et en tant qu’être humain, je suis heureux et reconnaissant de voir qu’il persévère à se battre. Le choix d’Abbas est en effet le seul qui permettra d’aboutir à la paix et de garantir aux Israéliens comme aux Palestiniens leur liberté, leur sécurité et leur dignité. L’appel lancé par le président palestinien au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) est un pas courageux dans cette direction.

Un espoir

La déclaration d’Abbas pose l’existence de deux Etats comme étant le seul moyen permettant de résoudre le conflit israélo-palestinien. Sur la base de ce principe, la communauté internationale est appelée à reconnaître un Etat palestinien délimité par les frontières de 1967 et à établir un calendrier pour mettre fin à l’occupation israélienne. Cet appel représente un espoir pour tous ceux qui souhaitent une solution juste pour les deux peuples vivant dans la région. L’idée est simple : d’abord, l’Etat palestinien doit être créé selon les normes approuvées par la communauté internationale qui avaient présidé à la création de l’Etat d’Israël. Quant aux problèmes qu’il faudra résoudre ensuite – celui des réfugiés, de Jérusalem, des frontières, de l’autorité et de l’infrastructure –, ils devront faire l’objet de négociations. Ces demandes constituent une avancée juste et nécessaire dans le cadre du seul processus pacifique existant. Il semble qu’Abbas soit l’un des derniers « partisans pour la paix » dans la région.

Certains affirment que l’initiative d’Abbas a un caractère unilatéral. C’est une idée non seulement fausse, mais trompeuse. L’entreprise du président palestinien est tout sauf unilatérale. Elle ne constitue pas le moins du monde une réponse aux seuls problèmes du peuple palestinien. Elle n’a pas grand-chose à voir avec l’annexion violente de territoires ; la multiplication de checkpoints et de restrictions à la liberté de circulation ; les intrusions nocturnes dans des villages et des logements palestiniens ; les arrestations abusives par les forces de sécurité. Toutes ces mesures, prises par Israël à l’encontre des Palestiniens, sont loin d’avoir un caractère bilatéral. Le processus politique engagé par Abbas implique que l’attitude d’Israël change radicalement : son unilatéralisme doit être remplacé par un multilatéralisme international.

J’espère que la communauté internationale relèvera ce défi. Israël a besoin d’amis qui puissent soutenir l’initiative d’Abbas et promouvoir la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien, afin de pouvoir commencer des négociations justes. La France a l’opportunité d’être un ami de ce type pour Israël. Elle a la possibilité de voter en faveur de la résolution d’Abbas au Conseil de sécurité de l’ONU, et de choisir de reconnaître un Etat palestinien délimité par les frontières de 1967. Le gouvernement suédois comme le Parlement britannique viennent de montrer la voie. Président François Hollande, gouvernement et peuple français, je vous conjure de ne pas céder et de rester les vrais amis d’Israël et de la Palestine : des amis qui souhaitent la résolution pacifique du conflit. Je vous demande de nous aider à faire ce pas essentiel vers un avenir meilleur pour nos deux peuples.

Par Avraham Burg, ancien président de la Knesset de 1999 à 2003, ainsi que de l’Agence juive et de l’Organisation sioniste mondiale.

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