Le Devoir

Nota: Este archivo abarca los artículos publicados a partir del 1 de Marzo de 2008.

À l’issue de 44 jours de guerre sanglante dans le Haut-Karabakh (Artsakh, en arménien), les Russes ont été les instigateurs d’un accord obligeant les Arméniens à céder d’importantes étendues territoriales à l’Azerbaïdjan. Dès le 10 novembre, un cessez-le-feu est observé et environ les trois quarts d’Artsakh seront graduellement vidés de leurs habitants millénaires pour laisser la place aux Azéris. C’est une situation crève-cœur qui suscite la colère et l’indignation.

Depuis le 27 septembre, les Arméniens de la diaspora ont manifesté, participé à des collectes de fonds, pris d’assaut les médias sociaux, milité auprès de divers gouvernements pour la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple d’Artsakh et la fin des hostilités dans le Haut-Karabakh.…  Seguir leyendo »

On apprenait récemment que la mairesse de Longueuil et plusieurs de ses conseillers municipaux avaient reçu des menaces de mort en lien avec la décision débattue au conseil d’abattre plusieurs cerfs de Virginie dans un parc de la ville. Quelques semaines auparavant, nous avions déjà pris connaissance du fait que Verushka Lieutenant-Duval et plusieurs des 34 signataires d’une lettre de soutien à son endroit étaient eux aussi l’objet de menaces sérieuses sur les réseaux sociaux, au point que certains d’entre eux affirmaient craindre pour la sécurité de leurs familles. Un peu plus tôt, c’était une coiffeuse atteinte de la COVID-19, qui l’avait transmise en toute inconscience et avant d’être diagnostiquée à quelques-uns de ses clients hébergés en CHSLD, qui se voyait harcelée et menacée.…  Seguir leyendo »

Recommander plutôt qu’imposer la vaccination contre la COVID-19

L’idée de rendre obligatoire la vaccination contre la COVID-19 gagne du terrain au Canada. Selon un sondage récent, près de 45 % des Canadiens seraient favorables à cette mesure de santé publique. Au Québec, la vaccination obligatoire pourrait être imposée en vertu de l’article 123 de la Loi sur la santé publique. Ce dernier spécifie que le gouvernement ou le ministre peut ordonner la vaccination obligatoire de toute la population ou d’une partie de celle-ci pour la protéger d’une maladie contagieuse grave. Cette loi permet aussi à un juge d’ordonner qu’une personne soit conduite à un endroit précis pour être vaccinée contre son gré.…  Seguir leyendo »

Un âgisme systémique révélé par la pandémie

La pandémie de COVID-19 a provoqué un véritable âgicide, notamment chez les personnes aînées vivant en milieu collectif. Les plus de 70 ans ne constituent que 19 % des cas de COVID-19  ; or, 92 % des décès ont été constatés dans ce groupe d’âge. Pourtant, une telle hécatombe n’a pas suscité la colère de la population, ni celle de nos dirigeants. Pas de mouvement « Old Lifes Matter », pas de flambée d’indignation sur les réseaux sociaux, pas de limogeage de dirigeants, ni même de manifestation symbolique comme on en voit un peu partout à travers le monde. N’y a-t-il pas là un âgisme systémique latent que la pandémie a soudainement mis au jour ?…  Seguir leyendo »

Les limites de la liberté d’expression

Interrogé, à la suite de l’horrible assassinat du professeur français Samuel Paty, sur la republication en France des caricatures de Mahomet, Justin Trudeau a estimé que la liberté d’expression « n’est pas sans limites » et « qu’on n’a pas le droit par exemple de crier “au feu” dans un cinéma bondé ».

Outre que cet exemple choisi par le premier ministre du Canada constitue un sophisme, ainsi que le soulignait tout récemment le professeur de philosophie Jean-Sébastien Bélanger, on pourrait ajouter qu’il en faisait usage à contre-emploi. Aux États-Unis, en effet, l’exemple du cinéma bondé est invoqué en règle générale pour défendre une liberté d’expression (qui est très large au pays de l’oncle Sam et constitutionnellement garantie) en évoquant le principe selon lequel elle ne peut être limitée que dans des cas de force majeure qui demeurent tout à fait exceptionnels.…  Seguir leyendo »

Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse «La campagne qui mena Trump au pouvoir en 2016 renvoyait à un cadre bien connu: le "paléoconservatisme", reposant sur un appel au ressentiment "nativiste" et racial», écrit l'auteur.

Reposant sur la mobilisation d’une base de fidèles dans un contexte d’apathie électorale (guère plus d’un tiers des personnes inscrites ou susceptibles de l’être ayant voté « pour » Donald J. Trump en 2016) et d’un virage constant du Parti républicain, devenu succursale du nationalisme autocratique, vers des tactiques comme l’incitation à la violence contre des opposants diabolisés, la campagne qui mena Trump au pouvoir en 2016 renvoyait à un cadre bien connu : le « paléoconservatisme », reposant sur un appel au ressentiment « nativiste » et racial.

Le « trumpisme » correspond ainsi à un « populisme de droite » ouvertement chauviniste («America First»).…  Seguir leyendo »

Photo: Justin Lane Agence France-Presse «Le phénomène des inégalités n’est pas nouveau dans l’histoire récente des États-Unis», rappelle l'auteur.

Le moins que l’on puisse dire est que la question des inégalités sociales aura été la grande oubliée de la campagne présidentielle aux États-Unis en 2020. Et même si celles-ci ne cessent de s’aggraver pour atteindre aujourd’hui des niveaux inquiétants non observés au pays depuis la Seconde Guerre mondiale, cette question n’aura eu aucune tribune ni un quelconque intérêt durant toute cette course.

Pourtant, les inégalités représentent un défi de taille aux États-Unis, et ce, pour trois raisons fondamentales. Premièrement, il y a leur ampleur considérable qui s’inscrit dans une tendance lourde, dont l’élan semble irrésistible depuis le début des années 1980.…  Seguir leyendo »

Allan J. Lichtman a prédit sans erreur les candidats qui ont été élus président des États-Unis depuis 1984, y compris en 2016. Dans un texte écrit en exclusivité pour Le Devoir, le professeur émérite d’histoire à l’American University, à Washington, explique pourquoi son système des «13 clés» laisse entrevoir la défaite de Donald Trump et la victoire de Joe Biden cette année.

i vous cherchez à comprendre la dynamique de l’élection présidentielle américaine et à prédire l’issue du scrutin, oubliez les sondages et les experts. Ignorez également la campagne et ses péripéties quotidiennes. Prêtez plutôt attention au portrait d’ensemble, c’est-à-dire à la façon dont le parti à la Maison-Blanche a gouverné les États-Unis — ce qui peut être mesuré à l’aune des faits marquants du mandat qui s’achève (essor et ralentissement économiques, succès et échecs de politique étrangère, troubles sociaux, scandales, politiques novatrices, etc.).…  Seguir leyendo »

Photo: Andrew Harnik Associated Press «Le candidat Biden, réputé pour son pragmatisme et son sens du compromis, n’a pas été jusqu’à maintenant clair sur les objectifs de sa politique étrangère, au-delà de son opposition à Trump et de son désir de réparer les pots cassés depuis quatre ans», écrit l'auteur.

S’il était élu, la politique étrangère d’un gouvernement Biden sera-t-elle soporifique, pour paraphraser Trump qui parle de « Joe l’endormi », ou au contraire celle du « renouveau » ? Les talents de Biden dans la maîtrise des relations interpersonnelles seraient, d’après les observateurs, un gage de réussite pour relancer la diplomatie américaine. La vérité se situera sans doute loin de ces prévisions.

La politique étrangère a été un sujet peu abordé durant la campagne électorale (hormis pendant le débat vice présidentiel), tandis qu’elle représente l’une des plus grandes vulnérabilités de Trump. Durant toute la campagne présidentielle, y compris celle des primaires, Foreign Policy estime à 15 % le temps utilisé par les candidats démocrates pour débattre des affaires étrangères.…  Seguir leyendo »