Mohammad-Reza Djalili

Este archivo solo abarca los artículos del autor incorporados a este sitio a partir del 1 de noviembre de 2006. Para fechas anteriores realice una búsqueda entrecomillando su nombre.

En dépit de quelques succès, la politique régionale de Téhéran rencontre des limites importantes. La première limite est d’ordre géopolitique : Téhéran, contrairement à Riyad, n’a pas de véritables alliés étrangers qui puissent lui offrir aide et assistance. Il est indéniable que la République islamique s’est très fortement rapprochée de la Russie, surtout depuis 2015 sur le terrain syrien, mais il s’agit d’une alliance de circonstance, fragile, surtout du fait que précisément en Syrie, et plus généralement au Moyen-Orient, les objectifs des deux pays ne coïncident pas.

Les Russes veulent garder de bonnes relations à la fois avec Israël et avec l’Arabie saoudite.…  Seguir leyendo »

Les rivages du lac Orumiyeh, quand ils existent encore, sont rongés par le sel. Le deuxième lac salé du monde a perdu 90% de son volume en dix ans. (Getty Images)

La signature, le 14 juillet dernier, après deux ans d’intenses négociations entre l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne, d’un accord sur le nucléaire qui prévoit une levée progressive des sanctions économiques, a été très bien accueillie par l’opinion publique iranienne. La majorité des Iraniens espère désormais vivre un avenir meilleur. Mais ils savent cependant que le pays est aussi confronté à un autre problème encore plus grave que la question du nucléaire, un problème dont la responsabilité incombe presque exclusivement au pouvoir et qui malheureusement ne pourra pas être réglé par une négociation internationale.

L’Iran va vers une «grande catastrophe».…  Seguir leyendo »

L’image que renvoie un pays vers l’extérieur est toujours importante, mais elle l’est encore davantage dans le cas d’un régime qui se veut révolutionnaire. Cela a été particulièrement le cas dès la fondation de la République islamique.

Le régime iranien, créé par l’ayatollah Khomeiny en 1979, est une «république islamique». Même si, par la force des choses, il s’appuie sur la prééminence du chiisme à l’intérieur du pays et sur les communautés chiites à l’extérieur, il ne se présente cependant jamais comme une république «chiite». Bien au contraire, il se veut le meilleur soutien de l’unité islamique (vahdat-e eslam) et le champion de la lutte des masses musulmanes contre «l’arrogance mondiale» et les régimes musulmans «complices» de l’Occident selon le jargon du pouvoir iranien.…  Seguir leyendo »

Depuis la Révolution islamique de 1979, les relations entre Téhéran et Riyad ont été marquées par de nombreuses tensions. Certes, il y a eu quelques tentatives de rapprochement, mais elles sont restées sans lendemain. Après l’intervention américaine en Irak, le renversement de Saddam Hussein et la prise du pouvoir à Bagdad par un gouvernement à dominance chiite, les relations entre la République islamique d’Iran et le Royaume saoudien se sont très nettement détériorées. Dès lors, la rivalité entre les deux pays s’est transformée en une sorte de guerre froide. Avec les Printemps arabes, cette guerre froide va atteindre son paroxysme, les deux Etats se livrant une lutte d’influence sur la plupart des théâtres de conflits du Moyen-Orient, de Bahreïn au Liban en passant par l’Irak, la Syrie, la Palestine et, dernièrement, par le Yémen.…  Seguir leyendo »

Depuis quelque temps, les médias internationaux font état de la montée en puissance de l’Iran. Ce constat ne se limite pas uniquement au discours médiatique international. Il est aussi le fait de certains responsables iraniens.

Comment expliquer cette situation ? De quels moyens dispose le régime islamique pour mener cette politique ? Quelles sont les possibilités et les limites de l’expansionnisme iranien ?

Dans un contexte régional marqué par une déstabilisation chronique suite au déclenchement des «printemps arabes», à la guerre civile en Syrie, à la main mise de «l’Etat islamique» sur une partie des territoires syrien et irakien et, finalement, à la prise, début 2015, de la capitale du Yémen par les Houthis, parti politique regroupant la minorité chiite zaydite, l’Iran paraît jouir, pour le moment, d’une situation relativement stable.…  Seguir leyendo »

Iran, l'arbitre du Proche-Orient ?

Une année après son arrivée au pouvoir, le gouvernement d'Hassan Rohani est confronté à une situation géopolitique extrêmement mouvante au Moyen-Orient. Longtemps présenté comme le principal bénéficiaire de l'intervention américaine de 2003 en Irak, Téhéran doit aujourd'hui faire face dans ce pays à des difficultés inattendues.

Les succès militaires de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), devenu depuis l'Etat islamique (EI), l'ont pris par surprise. La proclamation d'un « califat » à cheval sur les territoires du nord de l'Irak et de l'est de la Syrie, peuplés en majorité de sunnites, a constitué une mauvaise nouvelle supplémentaire. Face à ce mouvement radical sunnite, très antichiite, Téhéran est confronté à la fois à des risques de sécurité sur son territoire et à une remise en question de ses gains géopolitiques en Irak.…  Seguir leyendo »

Genève accueille, aujourd’hui et demain, la réunion entre les puissances du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) et l’Iran. Cette réunion est la deuxième rencontre de ce type consacrée à l’épineuse question du nucléaire iranien depuis l’entrée en fonction du nouveau président, Hassan Rohani. La première a eu lieu à Genève les 15 et 16 octobre dernier. Cette première rencontre, bien que n’ayant pas permis une avancée spectaculaire, a fait naître un brin d’optimisme chez les observateurs, qui ont souligné une volonté apparente, de part et d’autre, de trouver un terrain d’entente. Cette percée sur une des questions les plus importantes, qui préoccupe depuis plus de dix ans la communauté internationale, mérite d’être encouragée, même si, pour l’heure, il est impossible de parier sur la réussite de ces négociations, tant il existe de difficultés et d’oppositions diverses à sur­monter.…  Seguir leyendo »

En Iran, l’élection présidentielle du 14 juin prochain diffère de ­celles qui se sont déroulées en République islamique depuis 1979. Elle fait en effet suite à l’élection de 2009 dont les résultats – la réélection de M. Ahmadinejad – ont été largement contestés par une grande partie des électeurs iraniens. Cette contestation populaire avait surpris le monde entier par son ampleur sans précédent dans le pays depuis la chute du Shah. Il s’est agi de la plus grave crise que le régime islamique ait connue depuis sa fondation. La contestation a été réprimée de manière extrêmement brutale par les forces spéciales du régime aux ordres du guide, Ali Khamenei.…  Seguir leyendo »

Ahmadineyad es un fenómeno extraño y a la vez conocido. Para muchos, su conducta recuerda a la conducta ofensiva de un joven miliciano basiyí que está armado y humilla a los ciudadanos de tal forma que estos terminan siendo incapaces de entender su entorno. Su dignidad social, su valor cultural, su personalidad y hasta su gusto quedan aplastados. Se viola su vida privada, mientras el aparato propagandístico sigue pregonando que deben estar agradecidos porque en su país ha sucedido "este milagro del tercer milenio". Ahmadineyad moviliza a los márgenes para fortalecer el centro. Hace correr a los necesitados detrás de su coche; y ellos corren, levantan el polvo y dan empujones al resto de los transeúntes.…  Seguir leyendo »