Túnez (Continuación)

Depuis quelques jours les médias internationaux s'intéressent à la situation en Tunisie et aux troubles qui ont accompagné le suicide d'un jeune tunisien de Sidi Bouzid dans le centre du pays. Vu d'Europe, cette autre image de la Tunisie peut surprendre. Car dans l'esprit de tous, la Tunisie véhicule plusieurs représentations, devenues classiques : une destination touristique prestigieuse, une société qui s'insère dans la modernité et une économie parmi les plus dynamiques de l'aire sud-méditerranéenne. Néanmoins, ce pays renvoie une autre image, plus complexe sur le plan des imaginaires politiques et des rapports entre gouvernants et gouvernés. La Tunisie est un pays à histoire et géographie variables selon la place qu'on lui donne par rapport au Maghreb, à l'Occident chrétien, à la Méditerranée, au monde arabo-musulman et à l'Afrique.…  Seguir leyendo »

Il existe aujourd'hui de par le monde de vraies dictatures, de vraies démocraties, et en Afrique, dans les républiques d'Asie centrale et dans le monde arabe, des démocraties frelatées. Hommage du vice à la vertu puisque reconnaissant implicitement la supériorité de la démocratie et essayant d'en utiliser les rouages, elles n'en demeurent pas moins des dictatures déguisées en démocraties comme le loup de la fable en paisible grand-mère.

De toutes ces démocraties frelatées, la Tunisie est certainement la plus sophistiquée. Le régime se targue, tout en torturant tous azimuts depuis vingt ans, d'avoir signé toutes les conventions internationales sur les droits de l'homme.…  Seguir leyendo »

Les élections présidentielle et législatives du dimanche 25 octobre n'ont pas failli à la tradition : les instances dirigeantes ont proclamé, encore une fois, l'unanimité ou presque en faveur du pouvoir.

Au-delà de cet événement conjoncturel, des questions lancinantes préoccupent de plus en plus mes compatriotes, à tous les niveaux : le système va-t-il évoluer pendant le prochain mandat ? Quel sera l'avenir du pays après Zine El-Abidine Ben Ali ? Les mêmes interrogations semblent courir chez beaucoup d'observateurs étrangers.

Pour ma part, j'ai choisi de dire publiquement mes convictions. Trente années d'action publique et de vie politique m'autorisent à libérer ma conscience et à révéler ce qui, depuis longtemps, me tourmente.…  Seguir leyendo »

Tunisia's opposition has never been so divided. Two of the most influential official parties, the Progressive Democratic party (PDP) and the Democratic Forum for Labour and Liberties (FTDL), are boycotting tomorrow's election, while the Ettajdid (Renewal) movement is still in the running, despite considerable restrictions. Non-recognised opposition parties, including the Islamist Ennahda movement, the Communist Party of Tunisian Workers (PCOT) and the Congress for the Republic (CPR), called its participation "irresponsible".

The debate on participation has been focused on the electoral system, which doesn't permit opposition parties to achieve a breakthrough. President Ben Ali's Democratic Constitutional Rally (RCD), the ruling party, has such a stranglehold on the political arena that, since 1999, it has given 25% of the parliamentary seats to carefully-selected members of the opposition, to maintain a semblance of pluralism.…  Seguir leyendo »

Cuando se aprobó en 1995, la Declaración de Barcelona despertó muchas esperanzas en la ribera sur del Mediterráneo. Pero el proceso de Barcelona, que debía impulsar la democratización de los países del norte de África, se ha desviado de sus objetivos y ha quedado reducido a una plataforma de apoyo a regímenes dictatoriales. Gadafi, el jefe del Estado "proscrito", se ha vuelto tolerable, y las democracias europeas no se avergüenzan por cubrir de elogios a dictadores como el presidente tunecino Ben Alí.

Los mensajes que envía la UE a las sociedades de la orilla sur son contradictorios con los supuestos objetivos del partenariado (lentitud en la política de concesión de visados, políticas pusilánimes de inmigración, racismo contra los musulmanes...).…  Seguir leyendo »

By Anne Applebaum (THE WASHINGTON POST, 13/02/07):

"If you wanted to support democracy in the Arab world, why did you begin with your enemies instead of your friends? Why Iraq and Iran? Why not us?"

It's an excellent question, and when it was posed to me a few days ago by Mokhtar Trifi, president of the Tunisian League for the Defense of Human Rights, I at first found it hard to answer. Trifi, whose dark suit and elegant French make him seem like the statesman he ought to be, does indeed seem a far better candidate for American friendship and support than, say, the prime minister of Iraq.…  Seguir leyendo »